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tt-THOSCOPE. — Nom donné à un instrument h "s composé d’un cylindre creux, d’une lon- & 1,01 Ig centimètres environ, terminé à sa jQférieure par une ouverture évasée en forme cornet, et à sa partie supérieure par une plaque te Cnciie, 'perpendiculaire à son axe. Le stéthoscope Remployé en médecine pour pratiquer l’auscul- H n Lorsqu’on veut en faire usage, on place la ta tie inférieure sur la région que l’on veut ausculfr tandis que l’oreille est appliquée sur la plaque de la partie supérieure (V. Auscultation). ' p. l.
STIBIÉ (tartre). — (V. Émétique).
STIMULANT. — On donne, en thérapeutique, le nom de stimulant à des médicaments qui ont la propriété d’exciter plus ou moins promptement, et d’une manière manifeste les divers systèmes de l’économie. Les médicaments stimulants se divisent en diffusibles et non diffusibles.
Les stimulants diffusibles ont une action prompte et de courte durée, ce sont les camphres, les éthers, les vins, les alcools et les liqueurs. Ils agissent si rapidement et si fortement sur le cerveau qu’il suffit parfois de doses moyennes pour amener la congestion sanguine vers la tête et un état morbide particulier désigné sous le nom d’ivresse.
Les stimulants diffusibles ont une action plus lente, mais toujours plus durable. Us n’agissent jamais aussi fortement sur l’encéphale et ne provoquent point, même à de hautes doses, l’état d’ivresse que je viens de mentionner. Ils sont excessivement nombreux. Leur indication est marquée toutes les fois que l’organisme affaibli par une maladie quelconque a besoin d’un excitant pour relever les forces abattues. Les principaux sont: l’anis, l’arrgélique, le fenouil, la coriandre, la mélisse, la menthe, l’hysope, la germandrée, le lierre terrestre, la sauge, le romarin, le thym, le raifort, le cresson, la camomille, l'arnica, la vanille, le gingembre, la muscade, le girofle, la cannelle, le phosphore et ses composés, le piment, la myrrhe, le café, le thé, le coca,, le cacao, l’oxygène, etc. (Y. ces mots.) p. l.
STOMACHIQUE. — On donne le nom de stomachique à certains médicaments qui jouissent de la propriété d’exciter l’action digestive de l’estomac.
.®i ces médicaments, les plus usités sont : le quinquina, la gentiane, la centaurée, etc. p. L.
STOMATITE. — On donne le nom de stomatite à inflammation de la muqueuse buccale. On en dé- ^ §®ncralement plusieurs espèces : 1° ln Sloma- I e teythèmaleuse ; 2° la Stomatite aphteuse; 3° la Uomatite crémeuse; 4° la Stomatite mercurielle; ?.. a Stomatite ulcéro-membraneuse ; 6° la Stoma- Ue. gangréneuse .
ul ^0Iûatite érythémateuse. — C’est la plus simet la plus fréquente. On l’observe à tout âge. demveC0nna^’ Plus souvent, pour causes : la l’ÿ, 1 1°.dî In carie dentaire, les dents artificielles, habn i°a %uides trop chauds ou trop froids, est un U tahaci une alimentation trop épicée. Elle Rymptôme habituel des troubles digestifs.
La stomatite peut se limiter aux gencives [gingivite), au voile du palais ( palatite ), à la langue (, glossite ). Elle s’annonce par de la chaleur, de la sécheresse et de la douleur, surtout pendant la mastication. La muqueuse est rouge, les papilles et les glandes sont tuméfiées ; elle est le siège d’érosions très douloureuses. Le rebord alvéolaire des gencives est souvent ulcéré.
La stomatite érythémateuse est généralement de courte durée, mais les récidives sont fréquentes.
Les soins de propreté constituent la partie la plus importante du traitement. On se servira, en outre, de collutoires à l’alun, au borax et au chlorate de potasse, on fera usage des pastilles de Dethan au chlorate de potasse, des pastilles de Palangié au chlorate de potasse et au goudron, des pastilles Yigier au borate de soude, etc.
2° Stomatite aphteuse.— (Y. Aphte.)
3° Stomatite crémeuse. — (V. Muguet.)
4° Stomatite mercurielle. — Elle débute généralement, d’après Ricord, près de la dernière molaire du côté où dort le malade. Ce dernier accuse d’abord un goût métallique, accompagné d’une abondante salivation [salivation mercurielle). La gencive présente un liseré rouge, tuméfié, saignant. Les dents sont déchaussées et ébranlées. L’haleine devient extrêmement fétide. La langue et les joues se tuméfient, s’ulcèrent, elles portent l’empreinte des dents. L’inflammation s’étend aux ganglions lymphatiques et aux glandes salivaires. La salive s’écoule jour et nuit, la fièvre s’allume, la diarrhée survient, le malade s’anémie rapidement. (V. Mercure.)
Dès le début de la salivation, il faut soustraire le malade aux causes qui la produisent et calmer l’inflammation par les gargarismes émollients. Mais les véritables spécifiques de cette affection sont le chlorate de potasse à la dose de 6 à 8 grammes par jour et le borate de soude, en gargarisme, ou bien sous forme de pastilles ( pastilles Dethan, pastilles Palangié, pastilles de Vigier, etc.).
Stomatite ulcéro-membraneuse. — Elle est caractérisée par des ulcérations occupant généralement un seul côté de la bouche, le côté gauche. Elles siègent aux gencives, aux joues, aux lèvres, quelquefois à la langue ou aux amygdales. Les ulcérations débutent par une plaque violacée qui s’ulcère bientôt. L’ulcération est irrégulière, son fond est recouvert d’une membrane grisâtre. La douleur est vive et rend la mastication impossible. L’haleine est d’une fétidité repoussante. Il existe de la salivation. On observe aussi de la fièvre et des troubles gastro-intestinaux et nerveux.
La stomatite ulcéro-membraneuse se dévoloppe de préférence chez les enfants scrofuleux et chez les adultes affaiblis. Abandonnée a elle-même, elle peut durer des mois ; elle guérit, sous l’influence dun traitement approprié en une huitaine de jours.
6° Stomatite gangréneuse. — Cette affection se rencontré surtout chez les enfants de trois à cinq ans. Elle est consécutive à larougeole, à une pneumonie, à la fièvre typhoïde, à la scarlatine, au mal de Pott, etc...
Elle débute, d’une façon insidieuse, par une phlyctène sur la muqueuse de la joue. Cette pblyc-
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tène se rompt, donne lieu à un écoulement de sérosité roussâtre et se transforme en un ulcère qui gagne rapidement en profondeur et en étendue. Quelquefois cet ulcère se cicatrise, mais le plus souvent il s étend, la joue est transformée en une vaste plaie par où s’écoule du pus sanieux et fétide. La gangrène envahit les paupières et les lèvres. Les os de la face sont frappés de nécrose. La mort survient généralement, du huitième au quinzième jour. Les cas de guérison sont rares et le malade conserve d’horribles cicatrices.
Le traitement consiste à circonscrire le progrès de la gangrène par des incisions au thermo-cautere et à soutenir les forces du malade à l’aide de t0m(ïues- Dr Louis Thomas.
STRABISME. — A l’état normal, les axes optiques des deux yeux, convergent vers le point visé et l image de cet objet se fait dans chaque œil au niveau du pôle postérieur. On dit, au contraire, qu’il y a strabisme lorsque les deux yeux ne regardent pas à la fois le même point et lorsque l’image de I objet visé, se dessinant au pôle postérieur de l’un des yeux, ira se former dans l’autre œil dans un point plus ou moins éloigné du pôle.
Le strabisme est dit interne ou convergent lorsque la cornée de l’œil dévié regarde en dedans
Fig. 1180. — Strabisme convergent de l’oeil gauche.
(fig. 1180) ; il est dit interne ou divergent lorsque la cornée de l’œil regarde en dehors.
Le strabisme peut n’être qu’ apparent - chez cer taines personnes, en effet, la disposition delà cornée est telle que les axes optiques semblent diverger alors qu’en réalité tous deux se réunissent au niveau du point visé; cette disposition se voit surtout chez les hypermétropes.
Le strabisme peut être fixe, offrant toujours la même intensité ; il peut aussi être variable quant à son degre et quant aux époques; il est dit intermittent ou périodique. Dans le strabisme rixe ou ver manent, la déviation de l’un des axes optiques nar rapport a l’autre, est toujours le même, quelle gL soit la direction du regard. L’œil dévié se redra^ lorsqu’on le force à fixer l’objet en plaçant la même main devant l’autre œil. Si l’on observe ce dernipr derrière la main qui le couvre, on le voit suivre d un mouvement associé le redressement de l’autre •
, ce mouvement associé est ce qu’on appelle la w motion secondaire , son degré est exactement u meme que celui du strabisme primitif.
La déviation peut varier d’après la position h» regard; c’est alors le strabisme à angle vSÆ dans lequel la déviation, nulle pour certaines 6 Bitions de l’objet fixé, apparaît au contraire 0^°' qu on : porte l’objet dans certaine direction et ai£
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mente avec la distance qu’on lui fait cette direction. Cette dernière form COurirdar ciale, l’affection est alors d’orÊ^ s agit d’une contraction ou d’une n ,Veuse ef ' ce cas le slrabisme s'accompaS Cï
malade voit les images doubles d’m, ,dlploPie; u bizarres qu’il donne à sa tête pour r* attitl% débarrasser de cette diplopie. essayer de ^
Dans le strabisme vrai, permanent, il nV
doubles images. Les axes optiques de! J pas fc font entre eux constamment le même a ^ toujours le même axe secondaire qui ïr devie, est en rapport avec l’axe optique de S L image dessinee dans l’œil dévié n’est iainçue; le malade s’habitue à ne point le voirif^ fait abstraction. Si au contraire on couS sain, cette image apparaît, et c’est alors que 2 devie se redresse pour fixer l’objet que œl
Cette latitude de neutraliser l’image dans l’reii devie amene presque toujours à sa suite l’affai? sement graduel delà sensibilité de cet organe S' a-dire de 1 amblyopie; au bout d’un certain temp
I œil devient presque complètement amaurotique
II importe donc de soigner dès le début les veux strabiques pour ne pas leur laisser le temps de devenir mauvais d’une façon définitive.
Une forme de strabisme assez commune est le strabisme alternant, dans lequel le malade présente indifféremment un strabisme de l’œil droit ou de 1 œil gauche. Cette forme offre ce grand avantage que les deux yeux restent à peu près également
Dans le strabisme permanent, encore appelé concomitant , parce que l’œil dévié accompagne toujours 1 oeil sain de ses mouvements associés; il faut attribuer le plus souvent la cause prédisposante de la déviation à un défaut d’équilibre entre les muscles qui servent à mouvoir le globe de d’œil; mais, d autre part, toutes les causes qui rendent la vision binoculaire difficile ou impossible, permettront au globe oculaire de suivre. l’action du muscle dé plus vigoureux. Cela se voit, par exemple, dans le.cas où, pendant l’enfance, l’un des yeux est quelque temps couvert d’un bandeau par suite d’une ophthalmie quelconque, dans les cas de taies de la cornée, de cataracte congénitale, etc., dans les paralysies musculaires.
On a, d’autre part, signalé le rapport qui existe entre la forme du strabisme et les anomalies delà refraction. Ainsi, Donders a montré que le pluS souvent les malades atteints de strabisme convergent étaient .des hypermétropes, tandis que leS myopes étaient généralement atteints de strabisme divergent; cela s’explique par le fait que les hypermétropes sont forcés de s’accommoder pour toutes les distances et, comme les efforts d accommodation entraînent toujours en même te®P* des efforts de convergence, les axes optiques se croisent à une distance plus rapprochée que lof jet; pour éviter les doubles images, rhyPerfflep; trope laisse un de ses yeux se dévier en dedans fixe avec 1 autre seulement. Au contraire, la fL
pie forte oblige les malades à faire converger leuf Ünf SUr/^ °bjets très rapprochés; il en f* une grande fatigue no ur les droits inter**
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si l’un d’eux abandonne bientôt la partie et rsse l’œil se dévier en dehors.
Pour remédier au strabisme, le chirurgien pos-
de plusieurs moyens : l’emploi des louchettes, Emploi ^es Pr*smes’ ^es lunettes, l’exclusion de l’œil sain pour forcer l’œil strabique à fonctionner, enfin *e traitement opératoire.
On appelle louchettes des coquilles placées devant l’orbite, portant à leur centre un petit orifice et dont le but est d’obliger l’œil dévié à se mettre en rapport avec la pupille artificielle ainsi créée; on espère ainsi faire recouvrer à l’œil strabique des mouvements synergiques à ceux de l’œil sain; mais ces louchettes ne donnent aucun résultat et, actuellement, on ne les emploie plus que pour confirmer et améliorer les résultats donnés par l’opération du strabisme.
L’exclusion de l’œil sain au moyen d’un bandeau ou d’un verre dépoli, n’exerce aucune influence sur la déviation. Son but est d’améliorer la vision de l’œil strabiqup et de rendre plus certains les ré- . sultats donnés ensuite par l’opération.
Le traitement par les prismes ne peut être employé que lorsqu’il est possible de provoquer chez les malades la vision binoculaire; de plus, il faut beaucoup de temps pour arriver à des résultats très incertains..
Le strabisme convergent étant causé par des efforts d’accommodation et de convergence, il était naturel de songer à le traiter par l’atropine ou la duboïsine, qui suppriment l’accommodation, et par les lunettes convexes qui permettent cependant aux malades de lire à des distances rapprochées. En effet, ce traitement réussit assez souvent chez les enfants jeunes, a croissance rapide et chez lesquels l’œil strabique possède encore une certaine acuité visuelle; mais lorsqu’au bout d’un mois ou six semaines on n’a pas obtenu un résultat nettement appréciable, il faut recourir à l’opération du strabisme, appelée strabotomie.
L’opération du strabisme est d’ailleurs tellement bien réglée aujourd’hui, qu’elle ne donne lieu à aucun accident et qu’elle amène presque toujours les meilleurs résultats. Les instruments nécessaires sont un écarteur de paupières, une pince à fixation, Uae paire de ciseaux courbes et deux crochets mousses à strabisme.
. Le premier temps de l’opération consiste à sechonner la conjonctive au niveau du muscle dont
Fig. 1181.
Operation du strabisme, section de la conjonctive.
’tion est prépondérante et vers lequel l’œil est 0tCTIONNAI1(E populaire de Médecine usuelle.
dévié {fig. 1181) par exemple au niveau du muscle droit interne dans le cas de strabisme convergent On passe ensuite les ciseaux sous la conjonctive de manière a détacher les adhérences qui unissent cette membrane et le tendon qu’il s'agit de déplacer. Dans le deuxième temps, on introduit le crochet entre la conjonctive et le tendon du muscle de manière à isoler et à soulever celui-ci. Le troisième temps consiste à sectionner le tendon du muscle avec la pointe mousse des ciseaux
Fig. 1182.
Opération du strabisme, section du tendon.
[fig. 1182). Enfin, dans le quatrième temps, oa s’assure que ce détachement est bien complet, car il suffirait de laisser quelques fibres tendineuses, même périphériques, pour empêcher le résultat de l’opération.
Le strabisme ayant une intensité plus ou moins grande, il faut, avant l’opération, mesurer l’étendue
de la déviation au moyen du strabomètre [fig. 1183). On a, en effet, divers moyens d’augmenter ou de diminuer l’effet de la strabotomie; ces moyens consistent dans l’étendue du débridement des adhérences cellulaires qui relient le muscle au globe oculaire, dans l’emploi de la suture conjonctivale
Fig. 1183. — Strabomètre perfectionné de Meyer.
et dans la direction à donner à l’œil après l’opération. 1
En outre de ce procédé, qui s’applique à la très grande majorité des cas de strabisme, il y a deux procédés qui sappliquent à certains cas particuliers: le déplacement du tendon en avant et l’avancement capsulaire.
En résumé, l’opération du strabisme est très simple, très élégante même, très inoffensive, et il est bien peu de cas dans lesquels on ne puisse obtenir un succès complet. D, A. chevallereau,
Chirurgien-oculiste de la Compagnie du chemin de fer de Paris-Lyon.
STRABOTOMIE. — Nom donné par les oculistes a l operation du strabisme (Y. ce mot). p. l.
STRAMQINE. — Nom donné par le vulgaire au (iatura stramonium (V. ce mot). P. p.
STRANGULATION. — La strangulation consiste dans une constriction exercée directement soit autour, soit au-devant du cou, et ayant pour effet, en s opposant au passage de -l'air, de suspendre brusquement la respiration et la vie.
La strangulation peut être produite de différentes maniérés; tantôt la constriction est opérée à l’aide dune corde, d’un mouchoir, d’une courroie, d’un ruban, d’un lien quelconque; tantôt, et c’est le procédé le plus ordinaire, elle est directement exercée par les deux mains ou par une seule. Il n’est pas besoin ni de beaucoup de force ni de beaucoup de temps pour que l’accès de l’air dans les voies respiratoires soit intercepté. Deux ou trois doigts suffisent même pour produire l’infanticide par étranglement. F
La strangulation peut être le résultat d’un homicide ou d’un suicide. On a longtemps nié qu’un individu puisse se donner la mort par étranglementmais les observations sont aujourd’hui trop nombreuses et trop avérées pour que cette possibilité puisse être mise en doute. Ces exemples sont surtout fournis par des aliénés; on a vu des individus s étrangler en se serrant simplement le cou avec
RrSrfaJatp maintenues Par Plusieurs nœuds. Brierre de Boismont rapporte le cas d’un jeune etranger qui s’est étranglé dans une maison d’alienes sans qu on lui ait vu faire le moindre mouvement : étant couché et ayant deux gardiens prés de lui il avait déchiré le bas de sa chemise, l'avait rouieeœn cordonnet, se l’était passée autour du cou, et un simple nœud fortement serré avait suffi pour produire rapidement la mort. Néanmoins il v a homicide dans presque tous les cas de stran°-u Iation et l’expert doit toujours rechercher avec soin, lorsque la mort est imputée à un suicide s’il n’y a pas eu avant la strangulation, un meurtrp que l’on cherche à déguiser.
Signes de la strangulation. — La face des cadavres reste généralement tuméfiée, violacée pt comme marbrée, mais l’altération de la physionomie est d'autant moins prononcée que la virtiml est moins forte; elle est très- peu marquée chez les nouveaux-nés- La langue est habituellement orné minente, serrée entre les dents ou fixée derrière
les arcades dentaires* On observe
roulement d’un sangspumeux par la\eIîaefois ïë narines; mais le signe le plus constat?6, etlf* formation d ecchymoses très nombreuse ^ petite dimension sur la face, sous h r • rès au-devant du cou et de la poitrine. Tout°nj0l,Ctlve> ties présentent une série de pointillés 6S Ces par' leur donne un aspect saisissant- mais0USeS qui n’est pas caractéristique de la straneulatin? Slgne qu’on l’observe aussi dans certains cas d!’ P«S’ catiôn par compression des parois de h nmi • du ventre et qu'il n'est pas rare de le renco„S la suite dun accouchement laborieux on?
effort violent ou prolongé. Néanmoins, les (Wh moses ponctuées ne sont jamais aussi prohoS et aussi frequentes que dans la strangulation Outre ces phénomènes extérieurs de la stramm Iation , il faut mentionner les traces de coups et dë blessures qui la compliquent presque toujours A côté de ses signes extérieurs communs il en existe de particuliers à chaque mode de strangulation. Si un lien a été serré autour du cou on trouve une empreinte en rapport avec sa forme son épaisseur et la manière dont il était disposé et attaché. C’est généralement un sillon transversal, peu profond, non parcheminé et qui a à peine changé la coloration du tégument. Le sillon peut être simple, double ou multiple selon le nombre de tours du lien, mais il e*t loin d’être toujours marqué sur toute la circonférence. Il est fréquentée ne rencontrer que de simples excoriations linéaires qui, d’après Blanchard, pourraient presque suffire pour distinguer la strangulation de la pendaison. La peau est souvent pâle au niveau du sillon et elle tranche par sa coloration avec la teinte violacée des parties voisines. Lorsque l’acte a été accompli à l’aide d’un tourniquet, on en trouve quelquefois des traces sur le voisinage ou sur les parties environnantes.
Lorsque la strangulation a eu lieu avec les mains, la présence d’ecchymoses et d’excoriations sur le cou permet souvent de reconnaître la position des mains du meurtrier et par suite la position respective de l’agresseur et de; la victime au moment du crime. Les - empreintes digitales sont d’abord d’un rouge vif, .puis elles deviennent bleuâtres et violacées. D’après Toulmouche, on pourrait reconnaître si l’individu était gaucher par la nature des empreintes. Lorsque celles-ci sont beaucoup pW* marquées à gauche, on peut en effet supposer que la main gauche a été appliquée avec plus de fermeté.
Il ne faut jamais négliger de pratiquer l’aU" topsie. On trouvera souvent dans le tissu cellular® profond, entre les muscles du cou et jusque dans le voisinage du larynx et de la trachée, des extravasations "sanguines dont rien à l’extérieur n’mdiquait la présence. Ces lésions s’observent surtou[ lorsque la strangulation a été opérée avec *a main. Les bronches et la trachée sont souven remplies dune écume fine et abondante qui tantôt blanche, tantôt rosée et sanguinolente, e a état coïncide presque toujours avec une congestif violacée des muqueuses. Les poumons sont tan rose clair ou pâles, tantôt d’une couleur très W
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, . sont quelquefois le siège d’un engouement cee’ considérable, tandis que, dans d’autres cas, P*° nt volumineux et fortement congestionnés; “s. jg phénomène le plus caractéristique est un ^nhvsème résultant de la rupture des vésicules ^officielles. Get emphysème est plus ou moins indu; il semble d’abord que le poumon est ta- 6'ssé de fausses membranes, mais il est facile de ^connaître que cet aspect est dû à de petites bulles d’air qu’une piqûre fait immédiatement disparaître. Contrairement à ce qu’avait autrefois affirmé Tardieu, on trouve parfois des ecchymoses souspleurales. .
Le coeur n’offre rien de particulier; il est quelquefois vide, mais il contient ordinairement un peu de sang noir et fluide. Le cer,veau est le plus souvent à l’état normal, ce qui n’a pas lieu dans la/ pendaison où l’engorgement sanguin est à peu près constant.
Lorsqu’il y a eu strangulation incomplète et que la tentative a été portée assez loin pour avoir laissé des traces, l’expert légiste se trouve en présence des signes suivants,* face gonflée, violette, marbrée, piquetée de roüge, livide. L’écume sort des narines et de la bouche. Les yeux sont sanglants et sous la conjonctive il existe une extravasation ecchymotique. Le cou est gonflé et douloureux, la déglutition pénible. Le gonflement s’étend à toute la région cervicale et à la partie inférieure de la mâchoire. L’empreinte des doigts est quelquefois très visible. Les suites d’une tentative de strangulation sont généralement longues et peuvent devenir très graves. Dr À. Lbtaud.
STRANGURIE. — Nom donné en médecine à un état morbide caractérisé par une douleur vive au moment de la miction et qui s’observe dans la cystite et dans l’urélhrite aiguë. P. L.
STRDMEUX. — Mot employé en médecine comme synonyme de scrofuleux. P. L-
STRYCHNINE. — La strychnine, découverte en 181 8, par Pelletier et Caventou, est un alcaloïde que l’on rencontre souvent dans la j&oe de Saintlyiiace et la norx vomique (Y. ces mots). 11 se présente sous la forme de petits cristaux octaèdres ou en prismes, incolores, d’une saveur amère exces si'’e et persistante, presque insolubles dans l’eau, Pei> solubles dans l’alcool, très solubles, au contfairé, dans les acides étendus, et forment avec eux des sels définis aussi amers et plus solubles qu’eux.
Effets. — Appliquée à l’extérieur, sous forme de pommade ou de linimeut, la strychnine, produit une .Ifie action astrietive sur les tissus, resserre les Vaisseaux capillaires, détermine la pâleur de la Poau, la diminution de la chaleur cl agit, par action ,ex"> sur la moelle et sur les nerfs moteurs, fioelle tait contracter d’une manière pins ou moins energic,ue.
Mmiuistréo à l’intérieur par la voie buccale, à os doses mo léréesM a 3 milligrammes), elle siitj. .e uPPéiit, exeiLe les fone.tions digestives et enrein'eiU 111 ^kerté du ventre; elle agit aussi sur les s en augmentant la sécrétion des urines. Mais
son principal rôle, celui qui lui appartient en propre et qui donne une valeur médicale toute particulière, c’est celui qui a trait à ses propriétés tétaniques. Les malades observent, en effet, bientôt après son administration, un resserrement dans les tempes et dans la nuque, des roideurs passagères dans les membres, des vertiges, du soubresaut des tendons, des fourmillements, des démangeaisons à la peau, symptômes qui témoignent que le sujet est sous l’influence d’un léger accès de strychnisme.
Le tout se dissipe avec la plus grande facilité. A un degré plus avancé, le trismus se déclare, les muscles intercostaux se resserrent, les secousses deviennent plus violentes, le corps se raidit et se renverse en arrière, la respiration s’embarrasse, mais l’intelligence reste nette et la guérison peut encore s’obtenir. Il n’en sera pas de même de doses toxiques, les accès se répéteront et deviendront de plus en plus violents, les secousses seront si fortes que le corps sera soulevé à une certaine hauteur au-dessus du lit, la parole sera impossible, la respiration de plus en plus gênée sera par moments complètement suspendue, les battements du cœur seront irréguliers et imperceptibles. Encore un aceès plus violent que les autres, et ces horribles souffrances se termineront par une mort instantanée.
Usages. — La première application des stryehniques à la thérapeutique est due à Fouquier, qui les essaya dans l’hémiplégie. Plus fard, Bretonneau et Trousseau précisèrent leurs indications. Dans les hémorrhagies cérébrales récentes avec hémiplégie, ces médicaments sont inutiles et même nuisibles; il faut attendre que l’épanchement se soit résorbé pour agir efficacement. Dans les maladies de la moelle avec paraplégie, il faut également attendre que les symptômes inflammatoires se soient dissipés pour oblenir de bons résultats. Dans tous ces cas, les doses doivent être suffisantes et alors, chose curieuse, les secousses se manifestent d’abord sur les parties paralysées ; c’est même une condition de succès, car lorsque les parties paralysées ne sont pas vivement influencées par la strychnine, il y a peu d’amélioration à espérer (C. Paul).
On emploie encore cet alcaloïde avec succès dans le traitement des paralysies qui ne dépendent pas de lésions organiques appréciables, soit dans les paralysies générales asthéniques, survenant chez des anémiques, des convalescents, des hystériques, soit dans les paralysies locales diphléritiques, saturnines, vésicales, rectales. Un certain nombre d’autres maladies lui sont aussi redevables de quelques succès : de ce nombre sont l’amaurose, la chorée, la paralysie agitante, l’épilepsie, la dyspepsie, l’inconlinence nocturne et diurne d urine, les gastralgies chroniques, les vomissements nerveux, la spermatorrhée et l’impuissance.
Comme c’est un poison d’une grande energie,la strychnine ne doit jamais s administrer sans inquiétude et ne doit se donner que par doses extrêmement faibles. On en fait prendre de 5 à 10 et jusqu’à 13 milligrammes par jour en poudre, pilules, granules.
Le sulfate de strychnine qui cristallise en prismes rectangulaires et se dissout dans 10 parties deau