‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 236 sur 289 · SUB · texte numérisé non relu

SUB

SÜB

Colophane . 500

Résine éléni . 250

Cire jaune . 250

lové quelquefois à l’extérieur comme topique ■niant, dans le pansement des plaies et des ulcères atoniques. P. L.

ctjBDÉLIRIUM. — On désigne sous ce nom une te de délire incomplet dans lequel les malades *.or nt des propos inintelligibles, sont tourmentés 16 des rêves continuels ou se livrent à des actes ^nsbut apparent. Le subdélirium se rencontre dans J, grand nombre d’affections fébriles. p. l.

SUBLIMÉ. — Le sublimé corrosif n’est autre chose que le bichlorure de mercure (Y. Mercure), p. l.

SUBLINGUAL. — Nom donné quelquefois par les anatomistes à l’artère linguale (Y. ce mot), et à une glande salivaire (V. ce mot). p. l.

SUBLUXATION. — On désigne sous se nom une luxation incomplète dans laquelle les surfaces articulaires ne sont pas complètement séparées, p. l.

SUBMERSION. — La submersion peut déterminer deux ordres de phénomènes distincts : ou bien l’individu submergé succombe a une véritable asphyxie après avoir fait des efforts pour surnager et respirer; ou bien, après avoir été précipité subitement dans l’eau, il éprouve un violent saisissement, tombe en syncope, et la mort est alors produite par la congestion cérébrale, l’apoplexie, ou toute autre cause.

Dans le premier cas, on observe une pâleur générale, des excoriations à la face dorsale et au bout des doigts, de la vase ou du sable sous les ongles, quelquefois des plaques rosées ou violacées aux oreilles , aux cuisses et sur d’autres points du corps. Le submergé qui a lutté contre la mort s’est efforcé de remonter à la surface pour respirer, fflais il a aspiré de l’eau en même temps que de l’air, de là la formation de l’écume et la présence j de l’eau dans les bronches. La présence de l’eau et de 1 écume dans les voies respiratoires est aujourd’hui incontestée et constitue, d’après G. Bergeron et Montano, le seul signe constant et certain de la ^oct par submersion : on trouve environ une cuillei’ée d’eau et l’écume est blanche, mousseuse *Vac des bulles fines qui s’affaissent comme des mies de savon à l’ouverture du larynx et del’œophage. L’estomac contient une quantité d’eau htre ^Ds^®rable ÎU1 peut être évaluée à un demi-

^es poumons sont augmentés de volume, durs, ü p0u®s> crépitants sous le doigt. Ils présentent fak CO oraf'on grise ou violacée et, au lieu de s’a.tré 'st1" a^ moment de l’ouverture du thorax, ils tiQ ent a ^ main qui les comprime et, si l’on pracou. ûes Actions dans le parenchyme, on voit s et0^ I Une grande quantité d’un liquide spumeux, facilp, Sanguinolent. L’examen à la loupe permet d’air ri>ent ^.e constater que des vésicules pleines Yésicni Ua ^*amctre considérable, sont mêlées à des es très fines et que quelques-unes, très

distendues, se sont rompues et ont laissé échapper de 1 eau qui s’est épanchée sous la plèvre.

Tous les auteurs admettent que la fluidité du sang est constante chez les noyés; mais d’après Faure, ce phénomène n’existe pas chez les individus qui ont été retirés de l’eau avant d’avoir cessé de vivre ni chez ceux qui n’y ont été précipités qu’après leur mort.

Dans le second cas, lorsque l’individu submergé succombe à une congestion cérébrale, on ne trouve pas d’eau dans l’estomac ni d’écume dans les bronches et la trachée. C’est dans les viscères qu’on retrouve les lésions caractéristiques de l’affection qui a produit la mort. L’état piqueté de la substance cérébrale est alors le fait le plus commun. Dans certains cas, il y a à la fois congestion cérébrale et asphyxie et on trouve réunis les symptômes et les lésions qui correspondent à chacun de ces états.

Médecine légale. — On peut réduire à trois le nombre des questions médico-légales soulevées par -la submersion : 1° La mort est-elle le fait de la submersion? 2° La mort par submersion est-elle le résultat d’un accident, d’un suicide ou d’un homicide ? 3° Combien de temps le cadavre a-t-il séjourné dans l’eau?

1° La mort est-elle le fait de la submersion? —

D’après l’exposé, que nous venons de faire, il est facile de voir que les signes de la submersion n’ont rien de caractéristique, si ce n’est toutefois l’écume bronchique et la présence d’un peu d’eau dans les voies respiratoires et l’estomac. 11 sera donc souvent difficile de résoudre cette question et d’affirmer que l’individu submergé a succombé à la submersion. Néanmoins l’expert examinera avec le plus grand soin toutes les circonstances relatives au lieu et à l’état où a été trouvé le cadavre, il pratiquera l’autopsie et notera comme l’indice le plus important la présence de l’écume bronchique. Il notera également l’état du cerveau, du cœur et des vaisseaux, et constatera avec soin la quantité d’eau contenue dans l’estomac.

2° La mort par submersion est-elle le résultat d’un accident, d’un suicide ou d’un homicide ? —

Les traces de violences que peut présenter le ca1 davre submergé, telles que liens aux membres, poids- suspendus au corps, coups de feu, ne sauraient être des preuves décisives en faveur de l'homicide. On a vu souvent des individus s attacher eux-mêmes des poids aux jambes et se tirer des coups de feu au moment de se précipiter dans l’eau. L’expert devra donc avoir recours dans ces cas aux moyens qui peuvent faire distinguer le suicide de l’homicide, examiner le siège et la direction des blessures ainsi que la manière dont les liens ont été placés.

Cependant lorsque le cadavre d’un noyé ne présente aucune trace de violences, on doit croire à un suicide ou à un accident, car il est difficile d admettre qu’un individu puisse être violemment précipité dans l’eau sans opposer une résistance qui laisserait quelques traces. D’un autre côté, la submersion criminelle est plutôt pratiquée dans le but de faire disparaître le cadavre d’un individu homicidé que comme moyen direct d’homicide. Tardieu

fait encore, justement remarquer à ce sujet que, chez les individus qui ont péri submergés, la congestion et l’engouement sanguin occupent foute l’étendue du poumon, qu’on y observe rarement des ecchymoses sous-pleurales et des épanchements sous-péricrâniens et sous-péricardiques. En sorte que si l’on rencontre ces trois dernières lésions sur des corps retirés de l’eau, on serait autorisé à conclure que la suffocation a précédé l’immersion, et que l’on n’a noyé qu’un cadavre.

3° Combien de temps le cadavre a-t-il séjourné dans l’eau? — C’est grâce aux beaux travaux de Devergie sur la putréfaction dans l’eau qu’il est permis, dans beaucoup de cas, de répondre à celte question. Nous allons l'apporter d’après cet éminent médecin légiste, l’ordre d’apparition des phénomènes de la putréfaction dans l’eau; mais nous ferons d’abord remarquer que quelques heures du contact de l’air suffisent pour rendre très difficile la tâche de l’expert. Le corps du submergé qui séjourne à l’air s’altère très rapidement et il arrive presque toujours qu’on suppose la mort plus ancienne qu’elle n’est réellement.

Pendant l’hiver on observe les phénomènes suivants:

Pendant les trois premiers jours, nulle atération.

De trois à cinq jours, rigidité cadavérique, l’épiderme des mains commence à blanchir.

De quatre à huit jours, les parties spnt très souples et ont conservé leur couleur naturelle, l’épiderme de la paume des mains est très blanc..

De huit à dix jours, face ramollie présentant une teinte blafarde, différente de celle de la peau du reste du cçrps; l’épiderme delà face dorsale des mains commence à blanchir; teinte blanche de la lace plantaire des pieds.

Quinze jours : épiderme des mains et des pieds tout a tait blanc et commençant à se plisser; face bouffie, rouge par places ; teinte verdâtre de la partie moyenne du sternum.

Un mois : epiderme des pieds et des mains trè Blanc, plisse comme par des cataplasmes, faee rou* brunâtre, paupières et lèvres vertes, plaque rou* brune environnée d’une teinte verdâtre à la parti anterieure de la poitrine. ^

Deux mois : épiderme des mains et des pieds ei grande partie soulevé et détaché du derme fac généralement brunâtre tuméfiée, cheveux adhérents

ongles encore adhérents. xaanerents

Deux mois et demi : épiderme et ongles des main: détachés, epiderme des pieds détaché, ongles en eore adhérents; chez 1a femme, le tissu cellulain sous-cutané est plus abondant et il est converti er gras de cadavre aux joues, aux sourcils, au menton, a la partie, supérieure du cou; il y aégalemen saponification superficielle des mamelles, des aine' et ae la partie antérieure des cuisses.

'L ois mois et demi : destruction d’une partie di cuir clmveiu cles paupières, du nez; sapoffitiS partielle de la face, de la partie supérieure du coi et des aines; corrosion et destruction de la peaL sur diverses parties du corps; épiderme des uiain< et des pieds complètement enlevé, ongles tombés

Quatre mois et demi : saponification presque to taie de la graisse de. la face, du cou, des abms et d(

la partie antérieure des cuisses- rom d incrustation calcaire sur les cuisses- ^ent ment de saponification de la partie a’ î-ni,1’ei)ce cerveau ; état opalin de la plus grand!Tle'IPe du peau ; décollement et destruction de la ?tle taillé du cuir chevelu, calotte osseusf?-q,le to* commençant à être très friable. aenudée,

A une époque plus reculée, il n’est plus * • d indiquer, même approximativement KP°?Ie mènes de la putréfaction. ’ Pueaa-

Ces résultats ont été obtenus pendant iv s il s’agissait pendant l’été de fixer, d’après wf* notnènes de. la putréfaction, le temps* Wda P ! quel un individu a été submergé, il faudrait demment tenir compte de la différence des &!!!' D après Devergie, cinq à huit heures deséjourS leau en ete correspondent à trois à cinq jours ! hiver; vingt-quatre heures équivalent à quatre à huit jours ; quatre à quinze jours; douzejoursà un mois ou six semaines. J •

Il faut tenir compte également des saisons intermediaires, du temps que le cadavre a séjourné hors de l’eau, de la nature du milieu dans lequel il a ete submergé, de l’âge, du sexe, de l’état d’embonpoint et de -santé de l’individu noyé. Nous le répétons, les expériences de Devergie qui remontent a 1829 ont été reproduites sans contrôle par tous les auteurs et l’étude de ces altérations ne repose pas encore sur ces données absolument, positives. Il serait même à désirer que de nouvelles expériences fussent instituées en cette importante question, L expert ne se prononcera donc qu’avec circonspection et après avoir tenu compte de toutes cesdoon®es* Dr A. Ldtadd.

SUBSTITUTIF. — Nom donné, en thérapeutique, à un médicament ayant pour but de produire sur un organe malade une phlegmasie différente de celle qui s’y trouve, pouvant se substituer à elle, et se. guérissant ensuite avec plus de facilité que l’autre n’aurait pu faire (Bouchut). C’est ainsi qu’on fait de la thérapeutique substitutive en instillant un collyre au nitrate d’argent dans l’ophthalmie ou en donnant de l’huile de croton dans la diarrhée. Le nitrate d’argent et la teinture d’iode sont les médicaments substitutifs le plus employés. P- k

SUC— Qn désigne sous ce nom le liquide obtenu par l’expression d’une substance animale ou végétale. Les sucs animaux sont : le suc gastrique , ® suc pancréatique et le suc intestinal (V. dig^b estomac , pancréas et intestins). Les sucs végéta» se divisent en sucs aqueux, huileux et résineux > • huile et résine). Les siics aqueux sont comp°se3 substances entièrement dissoutes dans l’eau; on obtient par expression, par macération et pargra tage. On désigne sous le nom de sucs' d’herbes tains sucs, utilisés en thérapeutique et qu’on oW®* par l’expression de certaines plantes telles que cresson de fontaine, le cochléaria, le trèfle d» Les sucs entrent dans la composition d’u,) tain nombre de sirops dont on fait usage en » erne. P- l-

SUCCÉDANÉ. — On donne le nom de succéda0

sue

sue

('.(Jicament qu’on peut substituer à un autre W rce^u’il présente les mêmes propriétés, p. l.

ttCCION. — On désigne, sous ce nom l’acte par on attire un liquide dans la bouche en l’aspi- ^Tà l'aide des lèvres et de la langue. La succion ^ oiaies empoisonnées constitue un excellent ^nde de traitement, sans danger pour celui qui la tique à condition que la muqueuse buccale ne présente pas d’érosions. p. L.

SUCRES. — Les sucres sont des principes ternai- Te&pouvant être considérés comme fornlés par l’uion du carbone avec les éléments de l’eau. Ils appartiennent aune classe nombreuse de composés organiques que, pour cette raison, l’on a désignés gous le nom d’hydrates de carbone. Tous possèdent une saveur douce sut generis, tous sont solubles dans l’eau et susceptibles de se dédoubler sous l’influence d’un ferment, en alcool et acide carbo¬

nique.

On peut diviser les sucres en deux groupes distincts: le premier comprend les sucres qui ne fermentent pas directement, mais qui éprouvent la fermentation alcoolique lorsqu’ils ont été transformés en glycose ; les principaux sont : le sucre de canne et le sucre de lait ou lactose; le second groupe comprend les sucres qui subissent directement la fermentation alcoolique sous l'influence de la levure de bière ; le plus répandu est la glycose ou sucre de raisin.

Sucre de raisin ou glycose. — Le sucre de raisin (sucre d’amidon, sucre dé diabète), se présente dans le commerce sous la forme de masses mamelonnées, incristailisables, moins solubles dans l’eau froide et plus solubles dans l’alcool que le sucre de canne. Sa saveur est franche, farineuse, trois fois moins sucrée que celle de ce dernier, ce qui rend la glycose très inférieure à la saccharose comme matière sucrante. La glycose existe naturellement dans le sang et quelquefois dans des proportions tellement exagérées qu’on a vu des diabétiques en rendre plus d’un kilogramme par jour, | Elle existe encore dans les raisins, les prunes, les %ues, les pêches, les abricots, etc., et dans l'amidon et la fécule traités par l’acide sulfurique dilué.

E est une substance très rarement employée en médecine, mais à tort, car il est certains états cachechques graves, certaines chloro-anémies profondes °ù l'estomac est altéré à tel point que les matières jetées ne sont pas les seules à n’être pas digéïees> les féculents aussi ne peuvent être absorbés P^ce qu’ils ne se transforment pas en glycose. Ils ®°nt alors rejetés au dehors sans avoir été brûlés ans 1 économie et sans avoir pu servir de nutriüon On comprend qu’en pareil cas la glycose sera aliment respiratoire précieux, je dirai même un ^dicament d’utilité réelle.

t Ucre de canne. — Le sucre de canne qui est le ype des matières sucrées est retiré de la canne à e et de la betterave , d’où les noms de sucre de s ne> socre de betterave. On cultive la canne à re sous, les tropiques, en Asie, en Afrique et en . 1 épique; la betterave est principalement cultivée s le nord de la France. Qu’on ait recours à l’une

ou à l’autre de ces deux plantes, elles fournissent un sucre qui diffère des autres principes sucrés par sa belle cristallisation et par son goût exquis. Il se dissout à parties égales dans l’eau froide et en tou- . , tes proportions dans l’eau bouillante. Peu soluble dans l’alcool, il est absolument insoluble dans l éther. Le sucre se présente sous plusieurs formes. Les plus ordinaires sont le sucre blanc raffiné et le sucre candi; puis nous avons les sucres plus ou moins impurs connus sous les noms de cassonades et de mélasses. Enfin si l’on porte le sucre . ordinaire à la température de 180 degrés,'' il fond en un liquide gluant et incolore qui, par le refroidissement, se prend en une masse transparente, amorphe, vitreuse, connue sous le nom de sucre d'orge; vers 220 degrés il perd deux équivalents d’eau et se transforme en un corps brun, le caramel; en élevant davantage la température, il se décompose entièrement et laisse pour résidu un charbon très noir, léger et boursouflé.

Sucre de lait ou lactose. — (V. Lactose, Lait.) Usage du sucre comme aliment et médicament.

— Pris en petite quantité, le sucre est un aliment respiratoire par excellence, il entretient la respiration et contribue à la formation et a l’augmentation des matières grasses de l’économie. Pris, au contraire, en trop grande quantité, il rend la langue épaisse, pâteuse, donne delà soif, des douleurs d’estomac, de la perte d’appétit et de la constipation, enrâyé les fonctions digestives et cause de l’embarras gastrique. Des dérangements fonctionnels s’observent très fréquemment chez les enfants qu’on a habitués aux sucreries; ils deviennent pâles, chétifs, sans vigueur, ils ont un dégoût prononcé pour tous les aliments azotés sans exception; aussi les substances réparatrices étant prises par eux en quantité insuffisante, leurs organes se développent incomplètement et ils conservent parfois toute leur vie les caractères marqués de la cachexie scrofuleuse. Une nourriture choisie, l’exercice et le grand air, ne sont-ce pas la les trois conditions essentielles pour le développement régulier de nos organes !

En médecine, le sucre présente des indications .variées. Il favorise la sécrétion de la- salive, calme la sécheresse de la gorge, facilite l’expectoration, apaise les toux fatigûantes laryngées et bronchiques : aussi est-il très fréquemment employé contre les angines et les rhumes. Parfois il devient un excellent digestif, un bon palliatif de la pyrosis et de la gastralgie lorsqu’il est pris dans un verre d’eau sucrée, aromatisée ou non avec de l’eau de fleurs d’oranger. Les insufflations de sucre en poudre avec ou sans calomel sur les taches et les ulcères de la cornée, les applications topiques de cette même poudre sur les aphthes et les gerçures du mamelon produisent souvent de très bons résultats. Le sucre peut même jouer dans certains cas le rôle d’un véritable désinfectant, c’est lorsque, brûlé sur une pelle chauffée au rouge, il répand des vapeurs épaisses et très odorantes qui servent â neutraliser les mauvaises odeurs de la chambré d’un malade. Le sirop de sucre lui-même est un médicament d’un usage universel. Il n’est pas jusqu’à la cassonade et la mélasse qu’on n’utilise quelquefois par

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