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roide, doué d’une amertume excessive, et dont il gramme correspond à 0gr,75 de strychnine pure, possède la même action physiologique et les mêmes usages que l’alcaloïde qui lui sert de base. C’est un médicament soluble dont.les diverses préparations pharmaceutiques sont, dans un bon nombre de cas, préférablement employées, sous forme de poudre, de pilules ou de granules. Dr marc. Camboduves.
Empoisonnement par la strychnine. — L’empoisonnement par la strychnine est presque toujours accidentel en France; mais il n’en est pas de même dans la Grande-Bretagne. Un médecin légiste éminent, mort en février 1887, Gallard, a rapporté plusieurs cas d’empoisonnements criminels, suicides et accidentels, qui ont eu lieu en Angleterre, à l’aide d’une préparation vermicide désignée sous le nom de Batlles vermin Killer, et contenant une quantité notable de strychnine. Un seul cas d’empoisonnement criminel par la strychnine a été observé en France, et a été jugé devant la Cour d’assises de la Seine-Inférieure en août 1863.
La strychnine produit la mort, chez l’adulte, à la dose de 1 à 2 centigrammes. Aussitôt après l’ingestion du poison, on observe une angoisse et une agitation promptement Suivies de spasmes et de contractions toniques. Une raideur générale s’empare des muscles; le corps est renversé dans la position en arrière, la parole est entrecoupée 1 intelligence nette; les membres sont agités de secousses plus ou moins violentes. Cette contraction se dissipe après un temps variable, pour laire place a un instant de calme qui est suivi d’un second accès plus violent que le premier, puis d’un troisième plus violent encore; enfin la mort arrive apres un nombre d’accès variable, accès qui augmentent toujours en intensité. Il n’existe pas chez l’homme, un seul exemple d’empoisonnement dans lequel la mort n’ait été précédée de plusieurs accès convulsifs.
Aussitôt après la mort, survient une rigidité ca davérique remarquable. On trouve à l’autopsie une congestion prononcée des vaisseaux du cerveau de ses membranes et de la moelle épinière. Le cœnl
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C’est à tort que l’on a avancé que les individus tues par la strychnine présentaient les lésions de 1 asphyxie; on ne trouve aucune altération
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Le traitement consiste à évacuer l’estomac par es vomitifs et a pompe gastrique et à administVeï les antidotes. Les principaux sont le tannin le chlore et liode: le tannin forme un précinité Hp tennate de strychnine; le chlore, un précipité blanc de tnchlorostrychnine; l’iodure de potassium pré Sis ^ Strychmue ainsi <ïue la Plupart des alca- ■D' A. Ldtadd.
STUPEUR. — On désigne sous le nom de stunenr. ma engourdissement des facultés intellectuelles^ui rend le sujet indifférent à tout ce qui se passe
du^erveau U StUpeUr 6St due à
STYLET. — Nom donné à un petit ■ de chirurgie dont on se sert pour sond^nftrunieiit et les trajets fistuleux. Cet instrument es plaies en acier, long de 15 à 18 centimètres’ a? ar^ent ou pour prendre facilement la forme des t?-üexible l’on veut explorer, se compose d’une tiJ?ets qae a l’une de ses extrémités par une petite <JL lerminée destinée à explorer les plaies et munie !rr°ndie> ment, à son autre extrémité, d’un large et“e?e' lequel on peut introduire la mèche de charni dans
fistuleux! 1,0n VeUl P°rler da"S h pl“ « h ï P. L.
STYLO-GLOSSE. - Nom donné par les anatomie tes a un petit muscle qui s’insère à l’apophyseÏÏ' loide et descend sur les côtés de la langue où aï termine en s’épanouissant en plusieurs faisceaux Ce muscle est rétracteur de la langue. P, L
STYLO-HYOÏDIEN. - Nom donné par les anatomistes a un muscle qui s insère, d’une part à l’apophyse styloïde et, d’autre part, à la base de la grande corne de l’os hyoïde. Ce muscle est élévateur de l’os hyoïde. p L
STYLOÏDE. — Nom donné par les anatomistes : 1° à une apophyse longue et grêle, située- à la face inférieure du rocher (Y. ce mot); 2° aux saillies osseuses de 1 extrémité inférieure du radius - et du cubitus (V. ces mots). . P>1>
STYLO-MASTOÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes : 1° à une artère, branche de l’artère occipitale, située dans l’aqueduc de Fallope; 2° à un trou formé par l’orifice inférieur de l’aqùeduc de Fallope à ïa face inférieure du rocher (V. ce mot). p. l.
STYLO-PHARYNGIEN. — Nom donné par les anoto mistes à un muscle long et grêle étendu de 1 apophyse styloïde à l’aponévrose du pharynx. Ce muscle est élévateur du pharynx pendant la déglutition. P. L.
STYPTIQUE. — On donne le nom de styptique à certains médicaments, astringents qui, introduits dans l’économie, resserrent le calibre des vaisseaux. Les principaux styptiques sont : l’alun, le tannin, le sulfate de zinc, le ratanhia, le cachou et les acides minéraux étendus d’une certaine quantité d’eau. p. l.
STYRAX. — Nom donné par les chimistes à uQ produit obtenu en faisant bouillir dans de l’eau de mer 1 écorce d’un arbre appelé liquidambar (V. ce
mot), qui se présente sous la forme d’une substance
grisâtre, molle, tenace, d’une odeur forte, d’une sa veur stimulante, aromatique, mais sans âcrete, très peu soluble dans l’alcool froid, soluble au contraire en toute proportion dans l’alcool chaud. Ja. conseillé contre la blennorrhagie, mais sans succès, le styrax ne sert plus guère qu’à la fabrication 1 onguent styrax, dont voici la formule :
Huile d’olive . . 375
Styrax liquide . ’ , 250