TEMPÉRAMENT
muse de Los temp^f Nous définirons, avec H
les tempéraments des «différences entre ùi' mes, constantes, compatibles avec la conserva? de la santé et de la vie, dues à une diversité?! portion et d’activité entre les diverses partie? corps et assez importantes pour modifier Ew mie. » On accordait autrefois aux tempérament^ beaucoup plus d importance qu’aujourd’hui- cenen dant on distingue généralement quatre tempéra ments differents qui sont : 1° le tempérament sanguin; 2° le tempérament lymphatique; 3» le tempérament nerveux; 4° le tempérament bilieux. '
Tempérament sanguin. — Le tempérament sanguin est caractérisé par l’activité de la circulation, par le développement du système capillaire et par la coloration animée de la peau et des muqueuses. C’est le plus hygiénique et le plus favorable à la santé. Les individus à tempérament sanguin sont généralement doués d’une force musculaire développée, d’une intelligence et d’une imagination étendues; chez eux, les maladies donnent lieu aune réaction fébrile violente, elles ont généralement une invasion franche, des symptômes bien accusés, une marche régulière et se terminent fréquemment par la guérison. Becquerel regarde Marc Antoine, Platon, Henri IVetMirabe.au comme les types du tempérament sanguin. On admet généralement que le tempérament sanguin prédispose aux hémorrhagies et à l’apoplexie, mais cette influence est loin d’être démontrée.
Tempérament lymphatique. — Voici, d’après Becquerel, les caractères propres aux individus lymphatiques: «cheveux rouges ou blonds, fius’ yeux bleus; peau fine et blanche, système pileux peu développé ; chairs molles; orifices muqueux peu colorés : volume exagéré du nez, des lèvres, des oreilles; dents altérées; joues plaquées derouge> mains et pieds volumineux. » Leur système mu«' culaire est peu développé, leur marche est nonc a lente, ils résistent mal à la fatigue et transpire^ facilement. On observe fréquemment, le soir, sur tout chez les femmes, un peu d’œdème au nive des molléoles. Chez eux, Jes maladies sont rebe au Iraitement et ont une tendance à passer à Ie chronique. ,
Tempérament nerveux. — Il est difficile de ner au tempérament nerveux des caractères pr ^ il est caractérisé, dit Fleury, par l’irrégular» ^ fonctions, la mobilité et l’excitabilité exageree système nerveux. Chez les nerveux, les nlUbrUssont généralement grêles, les mouvements ques, saccadés, l’imagination est ardente, les £t et sions violentes, mais elles naissent brusquer» ^ s’éteignent de même, l’intelligence est vive ]a incapable d’une attention longtemps souten »
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sibililé est exagérée : ils redoutent la douleur et basèrent lorsqu’ils la ressentent. Le tempéra- 6 ut nerveux exerce une influence remarquable 1116 la plupart des maladies; il détermine des trouhfs de l’innervation qui revêtent une gravité plus 1)6 rente que réelle. Les nerveux sont sujets à un and nombre d’affections telles que les névralgies, fa gastralgie, l’hystérie, l’hypochondrie, la manie, te Parmi les personnages à tempérament nerveux, Becquerel cite : Tibère, Louis XI, Pascal, J.-J. Rousseau, Robespierre.
Tempérament bilieux. — Un certain nombre d’auteurs nient l’existence du tempérament bilieux, ils le regardent comme le début d’un état pathologique du foie. Voici les principaux caractères qu’on accorde à ce tempérament : Teinte foncée et légèment jaunâtre de la peau; cheveux noirs; système pileux abondant, muscles vigoureux, formes rudes et sans embonpoint; charpente osseuse forte; digestion facile, intelligence développée, caractère ferme, décidé, persévérant; ambition et opiniâtreté. Becquerel cite comme des types de ce tempérament: Alexandre le Grand, J. César, Brutus, Mahomet, Cromwell, Napoléon, etc.
Les quatre types de tempéraments que nous venons de décrire existent quelquefois purs et sans mélange, mais ils s’associent souvent deux à deux pour former des tempéraments composés qui présentent à la fois les principaux caractères des deux tempéraments qui entrent dans cette association. Les principaux tempéraments composés sont :
Le tempérament nervoso-sanguin qui se rencontre surtout chez l’homme ; il est formé par un tempérament sanguin modifié par l’air des montagnes ; on le trouve chez les habitants du Dauphiné et chez les Basques.
Le tempérament nervoso-lymphatique qu’on observe le plus souvent chez les femmes.
Le tempérament sanguin-lymphatique qui se rencontre chez l’homme et est propre à certaines populations comme celles de l’Alsace, de la Normandie, du Nord et de la Belgique.
Dr Louis Thomas.
TEMPÉRANT. — Nom donné à certains médicaments qui jouissent de la propriété de modérer la circulation et d’atténuer les propriétés excitantes du sang. Telles sont les boissons acidulés au citron, a l’orange, aux cerises, etc. P. l.
température. — On désigne sous le nom de température le degré de chaleur qui existe dans ma corps et qu’on apprécie généralement à l’aide du thermomètre. La température de l’homme, Pfrse sous les aisselles, est, en moyenne, de 37°; dans certaines affections elle peut ‘s’élever jusqu a 40°^ 4i°( et même au delà, elle constitue alors
état pathologique que l’on désigne sous le °m de Fièvre (V. ce mot). P. L.
temporal. — Nom donné quelquefois par les Un °m*stes à la région des tempes (V. ce mot), à iwS du Crâne, à un muscle, à des artères et à des celle région.
s temporal. — Les os temporaux, au nombre Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
de deux, sont situés de chaque côté sur les parties latérales du crâne. On les divise en trois portions :
Fig. 1200. — Région latérale de la tête.
1. Os propre du nez. — 2,3. Maxillaire 'supérieur. — 4. Os malaire. — 5. Conduit auditif, externe. — 6. Apophyse styloïde de l’os temporal. — 7. Maxillaire inférieur. — 8. Apophyse mastoïde de l’os temporal.
portion écailleuse, portion mastoïdienne et portion pierreuse ou rocher.
Portion écailleuse. — Sa face interne fait partie de la cavité crânienne ; sa face externe, lisse et convexe, donne insertion au muscle temporal, elle présente l’apophyse zygomatique avec ses deux ra-
1. Portion écailleuse. — 2. Portion mastoïdienne ou apophyse mastoïde- — 3. Apophyse zygomatique. — 4. Conduit auditif externe. — 5. Cavité glénoïde divisée en deux parties par la scissure de Glaser. — 6. Apophyse styloïde.
cines, la cavité glénoïde qui reçoit le condyle du maxillaire inférieur et l’orifice du conduit auditif.
Portion mastoïdienne. — Elle est formée par une grosse tubérosité dirigée en arrière et en bas et qui porte le nom d’apophyse mastoïde; au-dessus se trouve la rainure digastrique dans laquelle s’in-
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