THY
dé l'instrument, son obliquité lui permettant de s’enfoncer de plusieurs centimètres, sans cependant perforer la paroi ; la nature effilée ou mousse de l’instrument, la force et la vitesse de sa projection.
Quoi qu’il en soit, si ces données ne suffisent pas à éclairer le diagnostic, il faut rester dans le doute et ne pas aller, comme le faisaient les anciens chirurgiens, chercher à assurer le diagnostic par l’exploration de la plaie avec des stylets, des injections, etc.; ces manœuvres, aussi dangereuses qu’infidèles, sont justement proscrites.
Comme traitement, on cherchera par l’emploi d'un cordial, par des frictions excitantes, etc., à réveiller les sens du blessé. 11 sera assis, exposé à un air frais, la blessure, nettoyée des corps étrangers qui peuvent y être restés, sera fermée avec du taffetas Marinier collodionné, recouverte de quelques compresses, le tout maintenu par un bandage de corps médiocrement serré.
Les complications, telles que l’hémorrhagie, l’emphysème, les épanchements dans la plèvre, etc., réclament des soins spéciaux qui sont exposés dans les articles consacrés à leur étude. Dr Léon Moynac.
TERIDACE. — Nom donné, en pharmacie, à un extrait retiré des tiges de la laitue, qui présente une coloration brune, une saveur amère, jouit de propriétés sédatives peu intenses et s’emploie à la dose de 0,15 centigrammes à 1 ou 2‘grammes dans le traitement des gastralgies et de l’angine de poitrine. P l.
THROMBOSE. — On désigne sous ce nom les coagulations sanguines formées pendant la vie, et déterminant l’oblitération complète ou incomplète d’un vaisseau. Cette affection reconnaît des causes différentes : elle peut être due soit à une altération de la paroi vasculaire, soit à un ralentissement ou à un arrêt de la circulation sanguine, p. l
THROMBUS. — Nom donné à un épanchement sanguin causé par la rupture d’une veine et en particulier d’une varice. Le thrombus peut se produire spontanément ou être consécutif à un traumatisme. Le traitement est le même que celui de la contusion (V. Contusion). P L
THYM. — Nom donné par les botanistes à un genre de plantes de la famille des Labiées, dont l'espèce principale, le thym vulgaire, est très répandue dans le midi de la France et cultivée dans la plupart des jardins. C’est une petite plante ligneuse, ne dépassant pas 20 à 25 centimètres de haut, et dont les fleurs sont rouge pourpre. Lorsqu’on la froisse, elle exhale une odeur très pénétrante et possède une saveur amère. On l’emploie en médecine comme tonique et comme stimulant, en infusion, à la dose de 5 à 15 grammes pour un litre d’eau, dans le traitement des catarrhes chroniques et de l’atonie du tube digestif. On s’en sert aussi pour préparer des bains aromatiques contre les rhumatismes chroniques. P L
THYMIQUE. — Nom donné par les chimistes à un acide qui s’extrait du thym et qui se présente
sous la forme d’un corps liquide, peu sojubl l’eau, très soluble dans l’alcool, d’une save 6 ^ et d’une odeur .agréable, rappelant celle duth***6' L’acide thymique jouit de propriétés antisentk analogues à celle de l’acide phénique; on l’em r à l’intérieur à la dose de 0,20 centigramme??
1 gramme, et à l’extériçur, sous forme de solutir? alcoolique au millième pour panser les nia-n" (V. Pansement). p Lles
THYMUS. — Nom donné par les anatomistes à une glande vasculaire, sanguine, située à la base du cou, à la partie supérieure du médiastin antérieur, derrière le sternum, qui apparaît chez le fœtus vers le troisième mois et se développe jusqu’à l’âge de deux ans, puis, s’atrophie peu à peu jusqu’à l’âge adulte où on ne trouve plus à sa place qu’un peu de tissu cellulo-adipeux. On ignore ces usages. p. p.
THYRO-ARYTÉNOÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes à un muscle étendu du cartilage thyroïde au cartilage aryténoïde (Y. Larynx), p. l.
THYR0-GRIC0ÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes à un muscle allant du cartilage thyroïde au cartilage cricoïde (V. Larynx). p. l.
TYR0-HY0ÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes à un muscle s’insérant d’une part sur Je cartilage thyroïde et d’autre part sur la partie inférieure de l’os hyoïde. Ce muscle a pour action d’élever le cartilage thyroïde et d’abaisser l’os hyoïde (V. Larynx). P. L. .
THYROÏDE. - Mot employé par les anatomistes pour désigner un cartilage et une glande appelée aussi corps thyroïde. ; ,
Le cartilage thyroïde est situé à la partie anterieure du larynx (V. Larynx).
Le corps thyroïde est une glande sanguine vasculaire, située au-dessous du larynx et en avantdes premiers anneaux de la trachée qu’elle recouvre, se compose de deux lobes latéraux réunis par un partie médiane étroite, désignée , sô us le no d’isthme et présentant sur son bord supérieur petit prolongement auquel on a donné le nom pyramide de Lalouette. Cette glande, dune c leur rouge terne, quelquefois jaunâtre, se c ^ pose de vésicules closes, réunies par gr°upe 20 à 30 pour former des lobules entre *esC*g0{lt rampe un réseau de capillaires; ses .-usages inconnus. Dans certains cas, le corps thyroïde ^ pertrophie, se remplit de kystes et donne ^ ^ une affection connue sous le nom de goitre i * mot). P’L-
THYROÏDIENNE. — Nom donné par les anato mistes à des artères que l’on distingue en rieur e et inférieure. La première naît de aflt tide externe et se dirige vers le lobe corresp ^ du corps thyroïde dans lequel elle se dis ^
La seconde naît de l'artère sous-clavière, pas .[ier
rière l’artère carotide primitive et va se te ^ dans le corps thyroïde.