‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 253 sur 289 · TIS · texte numérisé non relu

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et au-dessus, des rugosités pour l’insertion d’un ligament qui réunit ces deux os.

5° Une face interne lisse, sous-aponévro tique, se terminant en bas par une saillie, malléole interne , pyramidale, confondue avec l’os à sa base, échangée au sommet pour l’insertion du ligament interne de l’articulation, articulaire en dehors pour la face interne de l’astragale, convexe et sous-aponévrotique en dedans. Son bord antérieur, rugueux, donne insertion au ligament antérieur de l’articulation ; son bord postérieur est creusé d’une gouttière oblique en bas et en dedans pour le passage des tendons des muscles jambier postérieur et fléchisseur commun des orteils.

Fractures de tibia. — Ces fractures peuvent occuper le corps du tibia ou ses extrémités.

Les premières ne s’accompagnent pas ordinairement de déplacement; on ne les reconnaît qu’à l’ecchymose et à la douleur vive au niveau du point fracturé. Elles sont assez simples, et guérissent sans . difformité; un appareil inamovible doit être appliquée maintenu pendant 40 jours environ.

Les fractures de l’extrémité supérieure sont produites par des violences considérables; il n’y a presque jamais de déplacement: car, en général,, le trait de la fracture est horizontal, et les fragments ont une si grande surface, qu’ils ne peuvent que difficilement s’abandonner.

Les fractures de l’extrémité inférieure ne seraient pas plus graves que celle du cours de l’os et ne mériteraient pas une mention spéciale, si elles ne s’accompagnaient souvent d’une lésion grave, la pénétration de la fracture jusqu’aux surfaces articulaires. En effet, il n’est pas rare de voir le fragment taillé obliquement de dedans en dehors, de telle sorte qu’il y a communication avec l’articulation tibio-tarsienne. Ce fragment est quelquefois réduit en plusieurs éclats. On comprend toute la gravité d’une semblable complication, et les accidents qui peuvent en être la conséquence. Aussi doit-on s’attacher surtout à combattre ces accidents, en même temps que le membre sera maintenu dans l’immobilité. Cette dernière précaution suffira pour amener la guérison des fractures non compliquées.

Luxations du tibia. — (V. Genou, Pied.)

Dr J.-A. Fort.

TIBIAL. — Nom donné parles anatomistes à deux artères, a des veines et à un nerf de la jambe {Y. Jambe). p L

TIBIO-TARSIENNE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation formée par l’extrémité inférieure du tibia et du péroné avec la face supérieure de l’astragale. p. L ^

TIC. — Nom donné aux mouvements convulsifs de certains muscles, et particulièrement de ceux de la face. On désigne sous le nom de tic douloureux de la face.ld, névralgie du trij umeau (Y. Face), P L

TILLEUL. — Nom donné par les botanistes à un grand arbre de la famille des Tiliacées, de io à 15 mètres de hauteur, qui croît dans la plupart

des forêls et qui sert à orner nnç jardins. Ses fleurs, d’un blanc jaLPA?Cs et nos odeur suave et d’une saveur douce « ’ d’me

en médecine, sous forme d’infusion ’j r utüisées à 10 grammes pour un litre d’eau Cm d°Se de3 très en vogue dans la médecine non f ■nfüs[% ploie comme stomachique, antioasm^- lre’ s’emdorifique, dans les indispositions quireW et Su' état nerveux, d’un refroidissement ou a- 1 ^ des fonctions digestives. u un tr°uble

TINTEMENT D’OREILLE. — (S. Bourdonnement.)

TINTEMENT METAILIQIJE. - Oa déskn.

ce nom un brait argentin, analogue à Si T rend une petite cloche frappe ig”* avec une epmgle, ou a un grain de plomb tonS dans une coupe de métal et qu’on perçoit “ pliquant 1 oreille sur la poitrine. On l’observe dans la phthisie pulmonaire compliquée d 'hydro-vneu mothorax (Y. ce mot). .

TISANE. — On donne ce nom aux boissons tenant en dissolution dans de l’eau une petite quan. tite de principes médicamenteux. La plupart des tisanes se préparent par solution, macération, infusion ou décoction; on les édulcore avec du sucre ou du miel. Elles agissent surtout par l’eau quelles renferment et sont destinées à faciliter les sécrétions et, en particulier, celle de la sueur. On ne doit les préparer qu’en petite quantité parce qu’elles s’altèrent rapidement. Elles se prennent froides ou chaudes : froides, elles servent à combattre les hémorrhagies et les vomissements; chaudes, elles sont surtout destinées à rappeler la transpiration supprimée par un brusque refroidissement ou à favoriser la sortie d’une éruption. p. L.

TISSUS. — Nom donné en' histologie, aux parties solides de l’organisme, formées par la juxtaposition et l’enchevêtrement des éléments anatomiques de même espèce ou d’espèces différentes. Les tissus formés par des éléments anatomiques de même espèce sont appelés tissus simples, ceux qui sont formés par des éléments anatomiques d’espèces différentes ont reçu le nom de tissus complexes. Parmi les premiers, nous citerons : les tissus épithéliaux, épidermiques et cartilagineux, et parmi les seconds, les tissus conjonctif on cellulaire, osseux, musculaire et nerveux (V. Epith11' lium, Épiderme, Cartilage, Conjonctif, Muscle e Nerf). P. I.

TI S Y (ELIXIR eupeptique de). — L’élixir eu pep tique de Tisy est une préparation spéciale destinée à faciliter la digestion, dans laquelle se trouvent reunis les trois ferments indispensables à la digestro des aliments et à leurs assimulation : la dictas, la pepsine et la pancréatine. Cette préparation essentiellement physiologique et rationnelle et atteste l’ingéniosité de M. Tisy, son auteur, h s|"Tt pour s’en convaincre de se rappeler ce que s0 nos aliments et comment s’opère leur digestion- Nos. aliments se divisent en trois grandes elasj ■ Les aliments féculents proprement dits, dans

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