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els rentrent le pain, les légumes secs et verts ; les Uments azotés, comprenant la viande, les poissons,
, œUfSj le lait, etc., et les aliments gras, représentés par les graisses, les huiles, le beurre, etc. Mais, malgré cette division des aliments- en fécujguts’, azotés et gras, dans la réalité, il n’y a pas d'aliment qui soit exclusivement féculent, azoté ou gras; chacun pris isolément contient quelues éléments des classes voisines. Ainsi, il n’y a pas de viande qui ne renferme plus ou moins de graisse ; de même le pain n’est pas seulement un aliment féculent, il est en même temps un aliment azoté, par le gluten qu’il renferment un aliment gras, par les matières grasses qui existent dans la farine; de même encore les légumes verts et secs se rattachent aux trois classes d’aliments car ils renferment de la fécule, des matières azotées et grasses. ■
Quant à la digestion des aliments, nous savons qu’à chaque classe correspond un ferment particulier. Sans refaire ici la physiologie chimique de la digestion, si nous nous reportons à cette fonction capitale de l’organisme, que voyons-nous? 1° La salive, grâce à la diastase qu’elle contient et qui est son principe actif, transforme les aliments féculents en dextrine et commence le travail de dissolution qui facilitera plus tard l’action des sucs gastrique et pancréatique. 2° Dans l’estomac les aliments azotés sont attaqués par la pepsine ferment .digestif du suc gastrique, qui les transforme en une substance soluble et assimilable appelée peptone, tandis que les substances féculentes et les graisses, ne sont ni sensiblement altérées ni attaquées par lui ; 3e Dans l’intestin grêle, la pancréatine, ferment du suc pancréatique, agit sur les aliments gras, les émulsionne, et les rend ainsi susceptibles d’être absorbées par les vaisseaux chylifères. De plus, la pancréatine complète l’action de la diastase salivaire sur les féculents et celle de la pepsine gastrique sur les aliments azotés ; elle est donc le véritable auxiliaire de tous les autres liquides de la digestion, car elle complète l’élaboration des substances alimentaires qui ont échappé à ces derniers. , ^es trois ferments sont tellement indispensables a la digestion, que lorsqu’un des trois est diminué ou. supprimé, celle-ci devient incomplète où impossible, et on dit que l’individu est atteint de yspepsie salivaire, gastrique ou intestinale, suivant c’est la diastase, la pepsine ou la pancréatine jim fait défaut. Mais dans la pratique, on ne rencPQtre jamais une dyspepsie absolument simple,
est-à-dire exclusivement salivaire, gastrique ou Jféfque. Elle est presque toujours triple, sougf11, niême on la voit changer d’un jour à l’autre, 3jj/® même malade digère un certain jour les ,, ’..eQls îu’il ne peut digérer le lendemain, si bien bon T* d’emprunter à l’arsenal pharmaceu- Cfi.e , supplément des trois ferments qu’il ne sée plus qu’insuffisamment.
W a y a donc eu absolument raison en réunis- PeDsirfDS UQe préparation, la diastase, la
Pour ®et/a pancréatine. Il a été assez heureux Uns reunir ces ferments sans qu’ils exercent les uiodifiUP es autres une action chimique capable de er ou de détruire leurs vertus respectives,
grâce à la forme liquide qu’il a choisie, parce que la dessication par la chaleur altère toujours plus ou moins l'action des ferments, surtout celle de la pancréatine. M. Tisy a rejeté le vin comme véhicule, parce que les vins médicinaux contiennent des substances animales qui s'altèrent facilement et promptement ; il a adopté l’eau sucrée, aromatisée et alcoolisée à 22 degrés centigrades seulement, car un degré alcoolique supérieur, outre 1 inconvénient d’être mal supporté par beaucoup de malades, aurait, chose plus grave, précipité les ferments en les rendant insolubles et par suite inactifs. Chaque cuillerée d’élix-ir contient 30 centigrammes de diastase, 10 de pepsine et 10 de pancréatine absolument pures.
L’élixir de Tisy, d’une conservation parfaite et d’un goût agréable, s’administre à la dose d’une cuillerée à soupe, au commencement ou à la fin de chaque repas, dans l’inappétence des chloroanémiques et des névropathes, dans l’athrepsie, les différentes formes de dyspepsie, les gastro-entéralgies, les convalescences des maladies aiguës, les affections chroniques où la nutrition est languissante; enfin, il est très utile aux personnes à vie sédentaire et aux vieillards dont les digestions sont lentes et laborieuses. Dr L. saint-Antonin.
TITILLATION. — On désigne sous ce nom un léger chatouillement des surfaces muqueuses produisant des actes réflexes différents selon la région excitée. C’est ainsi que la titillation du voile du palais provoque des vomissements et que celle des fosses nasales détermine des éternuements, p. L.
TOLÉRANCE. — On désigne sous ce nom l’aptitude de certains individus à supporter l’action d’un médicament, sans que celui-ci détermine l’effet qui lui est propre. C’est ainsi que certaines personnes arrivent à absorber chaque jour, un, deux ou trois grammes d’émétique sans présenter de vomissements. p- L-
TOLU ;baïïme de). — Le baume de Tolu est un suc léo-résineux qui s’extrait en pratiquant des inciions au tronc du myrosperme beaunuer, arbre de Amérique méridionale, qui croît aux environs de olu et de Cartagène. Il se présente sous l’aspect 'un corps solide, roussâtre, pâteux lorsqu’il est îcent, sec et friable quand il est ancien, soluble ans l’alcool et dans l’éther, d’une saveur un peu mère et d’une odeur agréable rappelant celle du enjoin. Il jouit de propriétés basalmiques : pris a ose modéré, il est légèrement excitant; u s enline surtout par les poumons et les reins, mi ue la sécrétion bronchique et augmente a secreon urinaire. Le baume de Tolu s’administre suriut en sirop à la dose de quatre à cinq cui erees a ifé dans un quart de verre d’eau sucree, en paslies et en pâte. Il entre dans la composition de la âte de Ghon, des gouttes livoniennes, ete. On lemloie dans le traitement d un grand nombre 'affections catarrhales chroniques, telles que les coulements muqueux, les affections pulmonaires vec expectoration abondante et les affections layngées s’accompagnant d’enrouements ou destine-