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résultats funestes, mais, depuis les découvertes modernes, elle ne présente plus les mêmes dangers; cependant cette opération est rarement pratiquée. Le point le plus important consiste à ne pas laisser au sang le temps de se coaguler. La transfusion a été utilisée pour combattre les anémies consécutives à des hémorrhagies graves. p; l.
TRANSMISSION. — On” désigne sous ce nom la communication d’une maladie d’un sujet à un autre sujet (Y. Contagion). P. l.
TRANSPIRATION. - (Y. Sueur.)
TRANSPORT. — Synonyme de délire (V. ce mot).
TRANSVERSE. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles : 1° le transverse de l’abdomen qui s’insère à la face interne des six dernières côtes et au bord interne de la crête iliaque ainsi qu’à la partie antérieure de l’arcade crurale; 2° le transverse dû périnée (V. Périnée). p. L.
TRAPÈZE. — Nom donné par les anatomistes : 1° à un muscle situé à la partie supérieure et postérieure du tronc qui s’insère, d’une part à la ligne courbe "occipitale supérieure, aux apophyses épineuses de la septième vertèbre cervicale et des dix premières vertèbres lombaires et, d’autre part, à l’épine de l’omoplate, à l’acromion et au bord postérieur de la clavicule; lorsque toutes ces fibres se contractent les épaules se portent en arrière et se rapprochent de la ligne médiane ; 2° A un os de la première rangée du carpe (V. Carpe). P. L.
TRAUMATISME. — Nom général sous lequel on désigne, en chirurgie, toutes les violences extérieures, telles que les blessures, les plaies, les contusions, etc. La fièvre qui les accompagne généralement a reçu le nom de fièvre traumatique, p. l.
TRÈFLE D’EAU. — Synonvme de mènianthe (V. mot). ’ P. L.
TRÈFLE MUSQUÉ. — Synonyme de mèlilot (V. ce mot). . pl
TRÉPAN. TRÉPANATION. — On désigne sous le nom de trépan, un instrument en forme de vilebrequin, employé pour, percer les os et en particulier ceux du crâne. L’extrémité du trépan, qui est destinée à agir sur la partie osseuse, en forme de scie circulaire, de dimension variable, et présente à son centre une pointe d’acier servant à fixer l’instrument sur la surface osseuse qu’on se propose d’enlever.
L’application du trépan porte le nom de trépanation : cette opération chirurgicale a pour but de donner issue à un épanchement sanguin ou purulent, siégeant sous une surface osseuse, ou de relever des fragments osseux dans les cas de fracture avec enfoncement des os. On pratique aussi, mais plus rarement, la trépanation sur les os du tronc ou des membres, pour combattre les progrès de la carie osseuse ou pour donner issue au pus des
abcès intra-osseux qu’on observe d
tite, dans l’ostéite ou dans l'ostéomyélite lapérios-
iniAiNunti . . . 1Tom . ,
anatomistes à une région du corps avanM par les triangulaire, située à la partie antérienrp *0rnie périeure de la cuisse et limitée, en 11 f Su' l’arcade crurale, en dehors, par le muscl ’ PaT rier et en dedans, par le muscle premier addnPt!tU' Cette région contient les vaisseaux nerf crural et des ganglions lymphatiques. p J
TRIANGULAIRE. — Nom donné parlesanatn mistes à plusieurs muscles, à cause de leur forme et qui sont : le triangulaire des lèvres (V. Lèvres) et le triangulaire du sternum, situé dans la région antérieure du thorax et s’insérant, de chaque côté aux bords du sternum et aux cartilages des troisième, quatrième, cinquième et sixième côtes. C’est un muscle expirateur. t
TRICEPS. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles situés l’un à la partie postérieure du bras, l’autre à la partie antérieure de la cuisse:
1° Le triceps brachial formé supérieurement par trois partions qui s’insèrent : au-dessous de la ciavité glénoïde de l’omoplate, au bord externe et au bord interne de l’humérus; ces trois portions se réunissent pour aller s’insérer inférieurement à la face postérieure de l’alicrâne. Ce muscle est extenseur de l’avant-bras.
2° Le triceps crural formé supérieurement par trois faisceaux musculaires qui sont : le muscle droit antérieur, s’insérant à l’épine iliaqu'e antérieure et supérieure ainsi qu’au rebord de là cavité glénoïde, le muscle vaste interne qui s’insérera la lèvre interne de la ligne âpre du fémur, le muscle vaste externe qui s’insère à la ligne âpre. Ces trois portions se réunissent pour former un large tendon qui va s’attacher à la base de la rotule et à la tubérosité antérieure du tibia. Ce muscle est extense.ur de la jambe sur la cuisse. . P-1-
TRICHIASIS. — Nom donné par les oculistes a une affection caractérisée par une déviation cils qui se dirigent en dedans, viennent frotter cornée et déterminent une vive inflammation
globe de l’œil. Le trichiasis peut n’atteindre a
quelques cils ou être général, et occuper todte tendue de la paupière. Son traitement consiste l’épilation des cils déviés, suivie d’une légère ca risation, au nitrate d’argent, de leur surface^ plantation; mais ce procédé ne suffit pas ae(toU. duire une guérison complète ; on doit alors r ^ rir à un traitement plus actif qui consiste a ^ verser en dedans le bord palpébral, soit aia aü: ligatures, soit en excisant un lambeau d e ] dans ce dernier cas la rétraction cicatricie ^ généralement à redresser les cils déviés. p-
TRICHINE et TRICHINOSE. — La J^^des!
un parasite vivipare de l’ordre des Hem ^èreSf habitant dans les intestins de certains nia®^àpétat passant une grande partie de son existenc d’un de . chrysalide, et attendant dans les musct
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• ai l’occasion favorable pour se développer sur aB1^juqUeuses intestinales d’un autre être. (Rec]jes de Virchow, Leuckart, Davaine, Tom- C 1) Deux choses sont à considérer dans la tripour se rendre un compte exact des diverses hases de son existence : le ver lui-même, et la Tésicule ou kyste qui le renferme.
Le ver a une longueur d environ 1 millimétré ; sa couleur est blanche et sa forme irrégulièrement
cylindrique.
Le kyste présente d’ordinaire une figure elliptique fusiforme ; ses parois, plus ou moins épaisses
Fig. 1210. — A. Trichine isolée. — B. Portion de muscle attaqué par les trichines. — C, D. Kystes renfermant une trichine.
Fig. 1211. — A. Kystes placés entre des fibres musculaires. — B. -Kyste ouvert. — C. Trichine enroulée dans le kyste. — D. Matière albumineuse.
du centre aux extrémités, sont constituées par une matière blanchâtre, homogène, transparente, qui résiste à l’action des acides et des alcalis. A mesure que la trichine vieillit, cette matière durcit et devient opaque en raison des granulations calcaires qui l’envahissent.
On donne le nom de trichinose à la maladie produite par l’ingestion et la diffusion des trichines dans l’organisme.
La marche et la gravité de la maladie sont en rapport direct avec l’intensité de la cause infectante (trichine libre ou enkystée), et avec la promptitude de diffusion des embryons dans: les fibres musculaires.
L étiologie de l’affection est des plus manifestes; °ûla reproduit à volonté sur lé chât, le lapin et le Porc.
Le diagnostic direct se fait par l’exportation au ®?yen du harpon de Middeldorpff, d’un petit sceau de fibres musculaires porté sur le champ
^microscope.
t}l.Usîu,à ce jour, on ne connaît pas encore l’agent vapeutique capable de tuer sur place les jeunes chines. Le traitement indirect delà maladie conle ea.c°mbattre les complications, et à favoriser actions réparatrices de l’organisme, cours de ces dernières années, la question
de la trichinose s’est posée devant l’opinion publique, comme une grave question d’hygiène et d’alimentation, suscitant par cela même une certaine émotion.
Des épidémies graves de trichinose se sont succédées en Allemagne et aux États-Unis : toutes avaient pour point de départ l’ingestion de viandes de porc, à l’état plus ou moins crues; toutes étaient en rapport direct avec les habitudes culinaires de ces populations (autochtones ou émigrées), très friandes de lards frais, de saucisses, de boudins, de viandes hachées, etc.
En France, nous ne connaissons pas un seul fait précis de trichinose, et nous sommes en droit de reproduire en 1887, les lignes que nous écrivions dès 1866, dans une communication à l’Académie de médecine : « Nous n’avons pas à redouter en France, la terrible maladie qu’engendrent ces êtres microscopiques, rongeant les muscles, fibre par fibre, conduisant à une mort prompte au milieu d’angoisses et de tortures. Nos habitudes et nos mœurs nous mettent â l’abri de l’orage, par cela seul que nous faisons subir à toutes les préparations culinaires qui dérivent du porc, une cuisson assez prolongée pour détruire les germes les plus intimes et les plus. ; multipliés. » . . -
Personne n’ignore qu’au point de vue de ^l’alimentation des classes peu aisées, et des déshérités de la fortune, l'arrivée des viandes salées d’Amérique a réalisé un progrès ' considérable au point de vue économique. Cependant, à un moment donné, des appréhensions puériles et exagérées, de fausses doctrines de protectionisme de l’agriculture et de l’élevage de la race porcine, les unes et les autres s’appuyant sur les recherches de certains micrographes, en quête d’une position sociale, sont venues porter le trouble et le désarroi dans le commerce des viandes d’Amérique, source de prospérité pour les ports du Havre, de Bordeaux et de Marseille, ressource précieuse pour l’alimentation
des classés ouvrières.
Les légions d’inspecteurs micrographes qui fonctionnent en Allemagne, pour découvrirJa trichine dans les jambons américains, ont été impuissantes a prévenir les récentes épidémies de trichinose, par cela seul que les porcs infestés de trichine sont des porcs autochtones, et que toutes les réglementations de police sanitaire viennent se briser contre les habitudes invétérées des populations allemandes ! ,
Des décrets de prohibition ont frappe les provenances d’au delà de F Atlantique et ces mesures injustes, vexatoires, anti-libérales, existent encore aujourd’hui malgré les protestations les plus énergiques du Comité consultatif d’hygiene de 1 rance et de l’Académie de médecine (Rapports H. Bouley).
Le chiffre annuel des porcs tues dans les divers Ftats de l’Union, pour la consommation indigène f/tefpoui ^exportation (i/3) s’élève à 30 millions de têtes (poids moyen de 175 livres.)
Toutes les classes de la Société font un usage journalier des divers produits du cochon (porc trais, jambon lard, saindoux, etc.), mais les populations agricoles y trouvent leur principale nourriture.
“Malgré cette consommation prodigieuse qui re-
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