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Cette poudre de viande diastasée constitue un alient complet qui a l’avantage: 1° d’être d’une nullité beaucoup plus grande que la viande, toutes hoses égales d’ailleurs, puisqu’elle est privée des 77 pour 100 d eau que la viande renferme à Vétat normal; 2° d’être, grâce à son état pulvérulent moléculaire, beaucoup plus facilement transformable en peptone assimilable sous l’influence des sucs digestifs. ,
MM. Trôuette et Perret préparent aussi une poudre de viande diastasée et phosphatée, qui est la même que la précédente à laquelle ils ont ajouté, par kilogramme, 20 grammes de phosphate de chaux.
Ces deux poudres se prennent, suivant l’âge, à la dose de 1 à 2 cuillerées à soupe, plusieurs fois par jour (3 a 6 selon les cas), délayées dans du bouillon, du chocolat, du lait, du sirop de punch, ou simplement de l’eau sucrée, mais en ayant soin d’employer ces substances froides ou tièdes, et jamais trop chauffées. Elles sont très bien supportées par les personnes qui en font usage, et s’administrent dans tous les cas où la poudre de viande et le phosphate de chaux.i trouvent leur indication - (V. Yian de et Phosphate de Chaux) . Dr P.-L. Tarride.
TRUFFE. — La truffe est un champignon d’une saveur et d’un goût très agréable, que Brillat-Savârin, dans son enthousiasme, a baptisé le diamant de la cuisine. 11 en existe plusieurs variétés : la truffe noire du Périgord, la truffe grise marbrée de Provence et du Poitou, la truffe blanche du Piémont, etc.
La truffe possède des propriétés nutritives et sérieuses, puisque d’après l’analyse de Payen elle contient près de 10 pour 100 de matière azotée. Elle se mange seule, sous la serviette, ou sautée au vin de Champagne. Elle sert à relever et à parfumer les pâtés, les galantines, les sauces, les volailles, etc.
Est-elle indigeste? Brillât- Savarin résoud négativement cette question. « Cette décision officielle et en dernier ressort, dit-il, est fondée : 1° sur la nature de l’objet même à examiner (la truffe est un aliment facile à mâcher, léger et froid, et qui n’a eu soi rien de dur et de coriace) ; 2° sur nos observations depuis plus de cinquante ans, qui se sont écoulés sans que nous ayons vu en indigestion aueuu mangeur de truffes; 3° sur l’attestation des plus célébrés praticiens de Paris, cité admirablement §°urmande et truffivore par excellence ; 4° enfin la conduite journalière de ces docteurs delà tou^es choses égales, consomment plus de UBes qu’aucune autre classe 'de citoyens; témoin
entre
tit? 6 aUtres le °r M-—t» qui- en absorbait des quan- JJ? a mdigérer un éléphant, et qui n’en a pas y ;QS vécu jusqu’à 70 ans. » La truffe « passe, dithour^me une letlre à la poste, et c’est pour s’être nianJeS l>0mme des canons, que quelques gourou s °n1, eu des indigestions à la suite de repas a figuraient des truffes ».
dans 1°° k Professeur Chatin, de F Institut, Publié remarquable monographie sur la truffe, tuent m6-!11 dit que « la truffe n’est pas unahalsain, comme quelques-uns le prétendent;
elle est parfaitement innocente des affections goutteuses, dont la bonne chère est la cause ».
Enfin, voici^ les conclusions du professeur Fonssagnves : « J’estime 1° que les truffes en petite quantité facilitent, à titre de condiment aromatique, la digestion des viandes; 2° qu’en grande quantité, elles sont indigestes par elles-mêmes; 3° qu’on impute trop souvent aux truffes, dans un dîner, les méfaits du régime animalisé et surabondant dont elles ont été l’accompagnement luxueux ».
En raison de sa cherté, la truffe a été l’objet de nombreuses falsifications. Ainsi Yoiseux écrit qu’on a fait des truffes avec des pommes de terre avariées, pelées et découpées à l’emporte-pièce, que l’on colorait en brun et que l’on roulait dans la terre truffière venue du Périgord. Huraux a vu des truffes fabriquées avec une pâte terreuse et des débris de truffes véritables. De son côté, Girard, le directeur du laboratoire municipal, affirme que, dans la charcuterie,, les truffes sont quelquefois remplacées par des tranches de pomme de terre noircies avec du perchlorure de fer et du tannin. Enfin tous les Parisiens ont encore présentes à la mémoire les fameuses saucisses truffées, dans lesquelles un charcutier avait remplacé la truffe par des rondelles de drap noir mérinos !
Dr Paul Labarthe.
TRUITE. — La truite est un poisson d’eau douce d’un genre voisin de' celui des saumons, qui se plaît dans les eaux très vives et très froides dont elle aime à remonter le courant. Aussi en trouve-ton abondamment dans les torrents et les rivières qui descendent des Pyrénées et des Alpes. On en trouve aussi dans les étangs, mais elles sont de qualité bien inférieure. La chair de la truite est tantôt blanche, tantôt rosée, tendre, modérément grasse, très savoureuse et d’une digestion facile, ce qui la fait rechercher par tous les estomacs. La truite à chair rose, appelée pour cela truite saumonée, est de beaucoup plus fine et délicate que la truite commune. Ce poisson, qui s’accommode comme le saumon, doit se manger exclusivement pendant l’été, l’hiver étant, pour lui, l’époque de la ponte des œufs. p. l.
TUBERCULE. — On désigne sous le nom de tubercule un produit morbide spéciale qui se présente sous l’aspect d’une nodosité saillante, grisâtre et transparente, lorsqu’elle est de formation récente, d’un blanc jaunâtre et opaque lorsqu’elle vieillit. Les tubercules ou granulations tuberculeuses, sont eux-mêmes formés d’éléments anatomiques plus petits que l’on désigne sous le nom de granulations élémentaires. Ces granulations élémentaires, visibles au microscope seulement, sont formées de deux zones concentriques de cellules renfermant à leur centre une cellule plus volumineuse à laquelle on a donné le nom de cellule gcante. Ce sont ces granulations élémentaires réunies entre elles par une substance fondamentale, qui constituent les tubercules proprement dits. Ces derniers présentent un volume variable; ils constituent dans certains cas, par leur agglomération, ces gros tubercules atteignant jusqu’au volume d’un œuf de poule et
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qu’on rencontre surtout dans le poumon. La matière tuberculeuse se présente sous deux formes différentes : à l’état dé tubercules isolés, comme nous venons de l’écrire, et à l’état d’infiltration, c’est-à-dire sous forme d’une substance tantôt grisâtre, tantôt jaunâtre et infiltrée dans les tissus. Les tubercules présentent une double tendance : tandis que leur centre devient jaune et se ramollit, leur périphérie s’organise en tissu fibreux, et selon que l’un ou l’autre de ces deux processus l’emporte, les tubercules aboutissent à des ulcérations ou se transforment en tissu fibreux et constituent ce que Cruveilhier désignait sous le nom de tubercules de guérison.
En 1865, J.-A. Villemin prouvait que l’inoculation de la matière tuberculeuse déterminait la production d’un tubercule local pouvant donner lieu, sous l’influence de certaines causes et après une incubation plus ou moins longue, à une tuberculose généralisée (Y. Phthisie). Quelques années plus tard, R. Koch découvrait l’agent infectant et démontrait la présence constanle d’un microbe spécial ( bacille de Koch) dans les produits tuberculeux. Actuellement, le tubercule doit être considéré comme le produit d’une réaction inflammatoire déterminée par le développement dans nos tissus d’un germe infectieux, le bacille de Koch, dont la présence est caractéristique du tubercule. d-- Louis Thomas.
TUBERCULEUX. — Nom donné aux individus atteints de tuberculose. P. l. :
TUBERCULOSE. — La tuberculose est l’affection résultant de l’envahissement d’un ou de plusieurs organes par le tubercule. Ses symptômes varient selon les 'organes affectés. Parmi ceux qui sont le plus fréquemment atteints de tuberculose, nous signalerons les poumons (Y. Phthisie), les méninges (V. Méningite tuberculeuse ), le péritoine (V; Péritonite tuberculeuse), les os (V. Tumeur blanche), les testicules (V. ce motj,’ etc. On distingue généralement trois formes principales de tuberculose : la forme suraiguë, rapidement mortelle, la forme aiguë, la forme lente, essentiellement chronique et pouvant se terminer par la guérison. La tuberculose-est une affection contagieuse qui reconnaît un grand nombre de causes prédisposantes parmi lesquelles nous citerons : l’hérédité, les habitations malsaines, une alimentation insuffisante, certaines affections chroniques (diabète, alcoolisme, syphilis), les excès de toute sorte, les chagrins, les grossesses répétées, etc., en un mot, toutes les causes d’affaiblissément et de dénutrition. Le traitement, variable selon le siège de la tuberculose, présente une indication qui consiste à favoriser la résistance organique du malade afin de lui permettre de lutter contre l’envahissement des tubercules.
Dr Louis Thomas.
TUMÉFACTION. — On désigne sous ce nom l’augmentation de volume d’une partie du corps produite par le développement d’un abcès, d’une tumeur ou sous l’influence d’une contusion. P< L
TUMEUR. — On peut, avec Ranvier et Cornil, dé¬
finir une tumeur : « Toute masse constit tissu de formation nouvelle ayant de il , P^ua persister ou à s’accroître. » a tendanCe ^
Nous diviserons les tumeurs en trois »
A. Les TUMEURS BÉNIGNES qui COlïlnr °UpeS: kystes, les lipomes, les fibromes, les oJ”nent les papillomes, les angiomes, les myomes Z^' 168 mes, les tubercules, les gommes' ’ es n®Sro-
B. Les TUMEURS A pronostic’ VARIABLE
prennent les chondromes, les adénomes les C°m' mes, les sarcomes, les lymphadénomes les iJmT sarcomes, etc. : ’
C. Les tumeurs malignes qui comprennent W epithéliomes et les carcinomes (V. ces mots) S Les tumeurs naissent et se développent en vert de causes générales qui nous sont inconnues - elles sont assez souvent héréditaires; certaines d’entre elles, comme le cancer, ne se montrent en général que chez l’adulte ou le vieillard.
Ordinairement leur naissance est spontanée et ce n’est qu’avec une extrême réserve qu’on peut admettre qu’un traumatisme a été, chez un individu prédisposé, la cause occasionnelle de leur apparition.
On ne saurait admettre qu’une tumeur soit le résultat de la transformation d’un tissu normal; quant à la possibilité de la transformation d’une tumeur bénigne en tumeur maligne, elle tend de plus en plus à être admise par les cliniciens.
La physionomie variée des tumeurs se prête mal à une description générale.
A leur début, elles sont en général peu nuisibles: c’est ce que .Virchow désigne sous le nom de stade d’indifférence ; elles se présentent sous l’aspect de masses arrondies, plus ou moins volumineuses, dures, molles, fluctuantes ou élastiques et rénifentes.
En général elles ont de la tendance à augmenter de volume : les unes, souvent bénignes, le font en refoulant le tissu du voisinage; les autres, souvent malignes, adhèrent aux tissus voisins et se les approprient.
Les unes conservent pendant toute leur duree leur consistance primitive, les autres se ramollissen et s’ulcèrent; les unes sont toujours indolentes, les autres deviennent très douloureuses.
Toutes les tumeurs malignes et un certain nom bre de tumeurs à pronostic variable envahissent ganglions par le canal des lymphatiques, et leu éléments, greffés dans le ganglion, le transform en une tumeur semblable à la tumeur mère. - Les tumeurs bénignes ne déterminent pas d ^ fection générale et ne récidivent pas après 1® ^ pation. Les tumeurs à pronostic variable se ,.t portent tantôt comme les tumeurs bénignes, comme les tumeurs malignes. . , jent
Quant aux tumeurs malignes, elles in :ours l’économie, se généralisent, récidivent t0 JtelleS après l’opération et sont constamment m° dans un délai, variable pour chacune ^e.eS‘jfla- Le pronostic se trouve exprimé par la deno lion donnée aux trois groupes de tumeurs. ^ Le traitement des tumeurs est entièreuie ^ rurgical et consiste dans l’extirpation auss^.^
plète que possible de la tumeur, et, s’il en des ganglions envahis. D' Léon M°ïN
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rtUFüR BLANCHE. — On désigne sous le nom TD pur blanche une variété d’arthrite chronique ietaT' risée par des lésions qui envahissent pro- ^•ement tous les tissus de l’articulation et par ^ÏÏuction de tissu fongueux.
lan 1 est le siège des tumeurs blanches? — tl les articulations, sauf les sutures du * p neuvent être le siège de tumeurs blanches : mi celles qui sont le plus souvent atteintes, nous Çrons d’abord la hanche et le genou, puis le couf nied, le poignet, le coude et les petites articula- JZ, du pied et de la main.
4 quelles sont les causes des tumeurs blanches?
Cette affection est de tous les âges, cependant Tle atteint son maximum de fréquence chez les en- JL et chez les adolescents ; les hommes y sont plus Irnosés que les femmes. Elle se développe surtout chez les sujets scrofuleux, affaiblis par la misère et par les privations ou débilités par une affection générale telle qu’une fièvre éruptive, la fièvre typhoïde, l’état puerpéral, etc., et chez les enfants nés de parents acooliques ou tuberculeux. De mauvaises conditions hygiéniques, une alimentation défectueuse ou insuffisante, une habitation malsaine, humide, les excès de toutes sortes : telles sont les causes prédisposantes qu’on rencontre le plus souvent. La tumeur blanche se développe chez les individus ainsi débilités, sous l’influence d un traumaslime quelconque (chute, contusion, luxation, entorse) ou d’une lésion de voisinage (hydarthose, arthrite aiguë, etc.
Quelles sont les lésions des tumeurs blanches? —Des recherches récentes ont démontré que la tumeur blanche était due au développement de follicules tuberculeux envahissant les diverses , parties de l’articulation. Nous étudierons successivement les lésions de la synoviale, des os, du cartilage et des parties molles qui entourent 1 articulation.
L’affection débute souvent par la synoviale qui est d’abord le siège de lésions inflammatoires; elle est rouge, vascularisée, épaissie. On voit bientôt se développer à sa surface des fongosités, sortes de bourgeons charnus infiltrés de follicules tuberculeux qui apparaissent sous forme de points jaunâtres. Ces fongosités sont baignées dans Uû liquide trouble, rougeâtre, semblable à du pus mal lié. Les altérations osseuses, tantôt primitives, tantôt succédant à celles de la synoviale, sont caractérisées par un gonflement des extrémités articulaires et par la raréfaction du tissu osseux. Elles aboutissent bientôt à lacune avec production de semestres. Le cartilage, attaqué à son tour, devient eme; il se ramollit, s’amincit et se décolle, lais-
sant à nu le tissu osseux. . .
Lutin les capsules et les ligaments articulaires, ®nmhis Par les fongosités, ne tardent pas a etre etruits. On observe alors des luxations incomple es exhémités osseuses. Le tissu cellulaire sou®atané se creuse de cavités qui se remplissent de I ûgosités ; la peau finit par s’ulcérer à son tour et I tnu V0lt ies fongosités faire saillie à travers les hs- I ^dé^n °t;US Porme bourgeons charnus, rouges e
meS,Sont lès symptômes et la marche des tublanches ?— La tumeur blanche débute le plus Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
souvent d’une manière lente et insidieuse, elle envahit peu à peu l’articulation, laissant un intervalle plus ou moins long entre chaque poussée nouvelle. Dans certains cas le début est brusque, semblable à celui d’une arthrite aiguë ou d’un rhumatisme articulaire aigu, mais cette forme est rare. La douleur est un des premiers symptômes qui apparaissent dans la forme lente. Elle est d’abord sourde, intermittente, ne survenant qu’à la suite de fatigues et disparaissant sous l’influence du repos. Mais elle devient bientôt permanente et s’exagère sous l'influence de la pression ou des mouvements. Elle présente une particularité remarquable : au lieu d’apparaître au niveau de l’articulation malade, elle se manifeste souvent dans l’articulation qui est située immédiatement au-dessous. Çe phénomène s’observe fréquemment dans la coxalgie où les malades accusent une douleur plus ou moins vive au niveau du genou. Les mouvements de l’articulation deviennent difficiles, le malade immobilise la jointure malade dans la crainte d’éveiller la douleur. Bientôt l’articulation devient le siège d’un gonflement, parfois considérable, produit par un épanchement séreux ou par un œdème péri-arliculaire. La peau est blanche, luisante, sillonnée de veines dilatées présentant une coloration b^uâtre. Le membre malade prend peu à peu une attitude vicieuse produite par la contracture de certains muscles. Dans la période d’état, la jointure est le siège d’un gonflement considérable,1 on perçoit à son niveau une fausse sensation de fluctuation produite par l’accumulation des fongosités et le membre s’atrophie graduellement. La tumeur blanche parvenue à cette période peut encore guérir par la transformation fibreuse des fongosités, mais si les mouvements de l’articulation ne sont pas complètement abolis, ils sont au moins limités. Si les fongosités continuent de se développer, elles envahissent les parties molles qui entourent l’articulation, des abcès se torr ment, la peau soulevée s’amincit, rougit, s ulcère et l’on voit s’établir des fistules par où s’écroule le pus. Dans ces cas graves, la guérison a été quel-r quefois obtenue, mais ce n’est qu’au prix de 1 ankylosé. Le plus souvent, lorsque la période de st ppuration est établie, on voit se manifester dus symptômes généraux graves. La fièvre s’allume et le malade, épuisé par une longue suppuration, me tarde pas à succomber, emporté par les progrès incessants de la cachexie. Dans un certain nombre de cas, le malade4meurt phthisique, la mort est due a la généralisation de la tuberculose qui envahit les poumons, le péritoine ou les organes génito-urinaires. . , . . .if,,
Lamarche de eette affection est variable, elle évolue quelquefois très rapidement, en 1 espace de quelques mois, mais, le plus souvent, le mal est essentiellement chronique et persiste pendant de, années avant d’aboutir soit à la guérison, soit a la
SUQueî^est le traitement des tumeurs blanches ? -
Le traitement doit être général et local. Il est indispensable de soumettre les malades a un régime tonique; on leur prescrira 1 usage de la viande, du vin du lait, des œufs, de l’huile de foie de morue,
' des préparations iodées et ferrugineuses. Les bains