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de Balaruc, de Salies-de-Béarn, de Cauterets, de Bigorre, etc., les bains au sulfureux Pouillet, les bcnns de Pennes , etc., constituent d’utiles adjuvants du traitement general. J
. Le traitement local consiste, au début, à immobiliser 1 articulation malade à l’aide d’un appareil appropne puis a faire des applications locales qui nninfp h 7 bAdl&?on‘n««es iodés, vésicatoires,
élast oue' p.!Ut ^0U de Vap6Ur’ comPressi°n hS k , °US C6S ra°yens, joints à une immobilisation absolue, ont donné d’excellents résultats. S le membre a pris une attitude vicieuse, on doit pratiquer son redressement brusque sous le chloroafin de lui rendre une bonne position dans laquelle on 1 immobilisera à l’aide d’un appareil. Lorsque les fongosités ont envahi les parties molles et qu il existe des fistules, il faut recourir à un trai-
enefglq'ie’ Dans ee cas la cautérisation transcu rrente a ete employée avec succès; elle conîste d tracer avec un fer rouge des raies parallèles lmXe;>deS-membres- Le Profcssenr Richet a conseille 1 igmpuncture profonde qui se pratique en énonçant des cautères rouges au milieu des fongosités jusqu au centre de i’artipulation. On a préconisé 1 emploi d injections interstitielles avec des solumns d acide phéniqpe, de sulfate de zinc à 1/10 et surtout d lodoforme à 1/3. Certains chirurgiens ne craignent pas d’inciser largement l’articulation, d’y cia?» Peoetrer une curette et de pratiquer le raclage des tongosites. Nous avons vu plusieurs fois pratiquer cette opération avec succès dans des cas ou tous les procédés avaient échoué. La résection des surfaces articulaires malades constitue, chez t adulte, une excellente opération. Enfin lorsqu’on aura constate l’inutilité des moyens précédents et q n verra le malade s’affaiblir de jour en jour sous 1 influence de là suppuration, on ne devra pas nesiter a pratiquer l’amputation dans les cas où la l'esection n’est pas possible. ht t nris thama»
-r - AauijAuwi
resection n’est pas possible.
~ ^°.m c*°Pn® Par les anatomistes
albiiffin^t11^ qU1 entourent ies organes (tunique albuginee, tunique vaginale) ou qui servent d’en-
lym piiaü(^ues.VaiSSeaUX Sanguins ou aux va^seaux
suhymBfiJH‘ ~ Nûm d0nné par les chimistes au sulfate de mercure (V. Mercure). p L
TURBOT. - Le turbot est un poisson de mer plat très large, qui se plaît à l’embouchure des grands fleuves de l’Océan, de la Baltique et delà Mediterranee, dont la chair, blanche, ferme succu lente, exquise en un mot, est de digestion facile On le préparé a la maître d’hôtel, à la Béchamel, a fa hollandaise, a la mayonnaise, etc. R faut man ger le turbot pendant l’hiver, jamais pendant l’été époque de son frai, car alors sa chair est filandreuse et coriace. U!>e
TURGESCENCE. — On désigne sous ce nom une sorte de gonflement o.u d’engorgement local nroduit par la présence d’un excès de liquide, p p
Nom donné par les botanistes à
TUSSILAGE. -
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une plante herbacée de la famiuP H qui croît dans les vignes et dans 1? C°niPosfe cultes, et que l’on désigne vulm,; .7 terrains W nom de pas d'âne. Les fleuri ^ lè
agréable, une saveur douce et arom.r "e <*** jouissent de propriétés toniques et sUnT6/’ elle* les emploie en infusion, à la dose de în es- °» * pour un litre d’eau, contre la toux grani«ies ! bronchiques. uux et les catan^ !
TYMPAN. Nom donné par les anatA • la membrane qui sépare l’oreille extern??/ moyenne (V. Oreille). Xierne de h
TYMPANITE. — Mot employé en nathniA ■ désigner la distension de babdome!! par’X1? La tympanite peut être générale et occuper la t? lue de l’abdomen ou partielle et être circon cr£ certaines régions, selon que l'estomac ou rm[el sont seuls dilates par les gaz; dans le premie“ elle apporte une gene considérable dans les fonc’ uons respiratoires. La tympan i te est un symptôme q;n s observe dans un grand nombre d’affections differentes, telles que l’hystérie, l’hypochondrie et certaines maladies du tube digestif et du péritoine parmi lesquelles nous citerons les dyspepsies,
1 occlusion intestinale, la fièvre typhoïde et les péritonites (V. ces mots).
Le traitement de la tympanite est celui des causes qui la déterminent. En cas d’asphyxie menaçante, on pourra pratiquer la ponction abdominale à laide d’un trocart, afin de donner issue aux gaz qui distendent l’intestin. P. L.
TYPHLITE. — Nom donné par les médecins à l’inflammation, du cæcum. Celte affection s’accompagne le plus souvent de péntypklite, c’est-à-dire d’inflammation des tissus cellulaires situés *en arrière du cæcum.
La typhlite est une maladie de tous les âges, mais elle se rencontre surtout chez les adultes. Toutes les causes pouvant donner naissance à l’entérite, sont capables de produire la typhlite; à ces causes il faut en ajouter quelques autres, qui sont: la constipation, la présence des corps etrangers (concrétions intestinales, noyaux de fruits, pépins, etc.). La typhlite débute par une douleur, plus ou moins vive, au niveau de la fosse iliaque droite, s’accompagnant de tympanisme et de vomis.-ements. Bientôt on voit apparaître une tumeur arrondie, du volume du poing environ et assez nettement circonscrite. Cette affection se termine le plus souvent par- la guérison, mais il reste que * quefois un certain degré d’induration, qui peut devenir le point de départ de poussées nouvelles.
La pérityphilite débute brusquement par un douleur très vive au niveau de la région iliaîa^ droite, s’irradiant sous les cuisses et dans les lombes et s’exaspérant sous l’influence de la Prass^0 la plus légère. La température s'élève jusqu’à « * môme au delà, et le malade est pris de nausees de vomissements. La résolution est rare, la s.uPP ration est le mode de termination habituel, s’annonce par des frissons et par le redoubler» de la lievre et de la douleur. L’abcès peut s’ou
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L? cæcum, ce qui est la terminaison la plus favorable ; on voit alors la tumeur diminuer graduellement et le malade guérir en quelques jours, lrès avoir rendu une quantité de pus variable dans ses selles. Mais lorsque l’abcès doit s’ouvrir du côté du la paroi abdominale, la peau s’amincit, rougit et s’ulcère, à moins qu’on ne l’incise.
La pérityphilite est une maladie grave qui peut s’accompagner d’une péritonite rapidement mortelle-
Le traitement de la typhilite consiste en purgatifs (huile de ricin ou eau-de-vie allemande, selon les cas) et en applications de cataplasmes sur le ventre. Dans la pérityphilite on fera des applications de sangsues à la région iliaque droite ; on combattra la douleur par l’opium et la fièvre de suppuration par l’emploi du sulfate de quinine.
Dr Paul Labarthe.
TYPHOÏDE (fièvre). - On désigne sous le nom de fièvre typhoïde ou de dot hié ne ni hé rie, une affection aiguë, fébrile, présentant une marche particulière et caractérisée, au point dé vue anatomique, par des altérations des plaques de Peyer situées dans l’intestin grêle (Y. Intestin).
La fièvre typhoïde s’observe à peu près dans tous les pays, cependant elle est beaucoup plus fréquente dans les climats tempérés. Elle est épidémique, mais elle règne à l'état endémique dans les grandes villes et particulièrement à Paris.
Quelles sont les causes de la fièvre typhoïde ? — Pendant longtemps la contagion de la fièvre typhoïde, admise par les uns, fut rejetée par les autres; aujourd’hui tout le monde est d'accord pour 1 admettre. Les nombreuses épidémies observées ea Prance’ surtout à la campagne où les recherches étiologiques sont plus faciles que dans les grands centres, ne laissent aucun doute a cet egard. On sait que le principe contagieux est exclusivement contenu dans les selles des typhiques. fitTf1 16 véh!cule habituel de ce principe, il suf- , fie hoire de l’eau ainsi souillée pour contracter fre typhoïde. En 1882, une des sources qui alif n e a v‘ho d’Auxerre fut souillée par les déjecunpS - fomme typhique. On vit bientôt éclater tant de fièvre typhoïde parmi les habi-
Cett S ^ disaient usage de l’eau provenant de indern °UrCe’ tanc^s fiue les autres demeuraient semblable* °û pourrait citer de nombreux exemples
ea .^es 9auses prédisposantes,, il faut citer chÿ 1 ® ler ,lieu l'à£e (la fièvre typhoïde, rare de j8e.s vièillards, atteint surtout les individus les »r..a ans); l’encombrement qui existe dans Reliait centres de population, et la période ces - cent ement apras l’arrivée des individus dans dans ]e- reS‘ observe fréquemment, surtout fièvre tv fr^n(^es '''files, de petites épidémies de dans leY» • • de> au moment de l’arrivée des recrues excès de te°llllents- Signalons enfin les fatigues, les t0ute$uo°ut ^enrej les chagrins, etc., en un mot, Qneis s Causes débilitantes.
" N°us T168 symPtômes de la fièvre typhoïde ? ^ fièvre t°1S|Ir»ns pour lyPe he notre description lyphoïde normale et d’intensité moyenne.
DériodeH^6 généralemenÉ trois périodes : 1° une
période de déclin°n ’ * U“e pé™de dél“' 3‘
précédée'oar ~ ™e est généralement
preceûee par une période d’incubation nui dure
SïrZl deUX Semaines’ Les malades ^ plaisidSible Tee ff? ’ d'Un abattement con-
d’énistaris T e !P -f®’ de V6rtiges e<t *>uvéni d épistaxis. Le sommeil est troublé par des rêves
La fievre apparaît bientôt; elle est quelquefois am noncee par unou deux frissons plus\umoins violenls. Tous les symptômes delà période d’incubation s accentuent : la céphalalgie est violente, l’anorexie est complété, la langue est recouverte d’un enduit jaunâtre et la diarrhée commence. Pendant cette période qui dure environ cinq ou six jours la température s’élève graduellement jusqu’à 40° elle présente toujours une rémission le matin.
2° PERIODE d’état. — An début de cetle période, vers le huitième jour de la maladie, -on voit apparaître sur le ventre une éruption de petites taches rouges auxquelles on a donné le nom de taches rosées lenticulaires. Elles présentent une légère saillie et disparaissent sous la pression. Tantôt l’éruption se compose de 4 ou 5 taches, tantôt elle est abondante et envahit le tronc et les membres. Pendant cette période les symptômes du début s’aggravent encore. La température oscille autour de 39° le matin et 40° le soir. Les malades se plaignent de bourdonnements d oreilles, de vertiges d insomnie. Ils tombent bientôt dans une profonde stupeur; ils reposent dans le décubitus dorsal, le regard perdu dans l’espace, la face immobile, indifférents à tout ce qui les entoure. La bouche reste entr’ouverte; la langue est rouge et desséchée, les dents sont fuligineuses, les lèvres sont tremblotan¬
tes, les narines pulvérulentes sont agitées de battements rapides. Pèndant la nuit les troubles nerveux augmentent, les malades sont en proie à un délire plus ou moins violent. C’est surtout pendant cette période qu’on observe des troubles de l’appareil digestif. Ils consistent en une vive douleur et en un bruit de gargouillement déterminés par la pression au niveau de la fosse iliaque droite. La diarrhée abondante présente des caractères spéciaux. Elle est constituée par des selles liquides, très fréquentes, se produisant généralement à l’insu du malade, et présentant une odeur fétide. La rate est tuméfiée; les urines sont rares, très colorées; elles renferment souvent de l’albumine. Du côté de l’appareil respiratoire on observe de la congestion bronchique qui dans ' certains cas détermine une violente dyspnée.
3° Période de déclin. — Vers le quinzième ou le vingtième jour, souvent plus tard, la température commence à baisser. La défervescence se fait habituellement d’une manière lente et graduelle. En même temps les symptômes diminuent d’intensité. Un sommeil bienfaisant succède à l'insomnie, la diarrhée disparait, la langue redevient humide et le malade sort peu à peu de la stupeur dans laquelle il était plongé.
Quelles sont les complications de la fièvre typhoïde? — Les hémorrhagies intestinales s'observent fréquemment dans le cours de la fièvre ty-
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phoïde : le sang est généralement expulsé sous forme de liquide noirâtre, semblable à du goudron ou à de la suie délayée. Lorsqu’elles sont peu abondantes, elles ne constituent pas un danger pour le malade; certains auteurs, ët en particulier Trousseau, les regardaient comme un signe favorable ; mais lorsqu’elles sont abondantes et qu'elles persistent malgré les moyens thérapeutiques qu’on leur oppose, elles déterminent une anémie profonde à laquelle le malade peut succomber rapidement. Elles s’annoncent par l’abaissement brusque de la température, la petitesse du pouls et la décoloration des tégu ments .
La péritonite due à une perforation intestinale, est une des" complications les plus redoutables; on l’observe dans les formes bénignes comme dans les formes les plus graves. Tantôt elle éclate brusquement par une douleur vive, des nausées, des vomissements, tantôt, au contraire, elle débute d’une façon insidieuse, sans douleur; la température s’abaisse brusquement, le météorisme abdominal augmente, le malade se refroidit et succombe rapidement.
, Les complications portant sur les organes respiratoires sont fréquentes. La pneumonie, lorsqu’elle apparaît au début, est généralement bénigne, mais lorsqu’elle se manifeste dans le cours de la maladie, elle augmente la dyspnée et l’état advnamique du malade et constitue une complication redoutable.
On observé encore un certain nombre de phlegmasies parmi lesquelles nous signalerons : la pleurésie, la péricardite, la méningite ; du côté des muqueuses, des ulcérations siégeant dans la bouche, dans le pharynx, des laryngites; du côté de la peau des eschares, des furoncles, des abcès, etc. L’inflammation du système glandulaire est fréquente, elle donne lieu à des parotidiles, des adénites, des néphrites. On a noté plusieurs' cas de phlébite, de phlegmatie alba dolens et de gangrène des membres inférieurs.
On observe fréquemment des rechutes pendant la période de convalescence. Le malade qui se considérait comme guéri est pris brusquement de malaise ; la céphalalgie, l’insomnie, la fièvre, en un mot, tous les symptômes de la fièvre typhoïde apparaissent de nouveau. La rechute dure environ une dizaine de jours, elle se termine habituellement par la guérison. Il existe un certain nombre de cas de mort subite. Cet accident survient généralement pendant la convalescence, on ne trouve pas, à l’autopsie, de lésion qui puisse expliquer cette mort par syncope.
Quelles sont les lésions anatomiques de la fièvre typhoïde? — Ces lésions consistent en une altérations des follicules clos et des plaques de Peyer (Y. Intestin grêle). Dans une première période, la muqueuse intestinale est congestionnée et sécrète le flux diarrhéique. Les follicules clos et les plaques de Peyer sont infiltrées, tuméfiées et font saillie a la surface de l’intestin. Dans une seconde période qui correspond au dixième jour de la maladie, les follicules et les plaques sont le siège de petites ulcérations plus ou moins profondes. Enfin dans une troisième période les par¬
ties mortifiées s’éliminent et les cicatrisent.
uieération
Quelle est la durée de la fièvre tvnh -
Dans les cas de moyenne intensité, la fi°lde?~~ phoïde présente une durée d’environ vin-n^6 ty~ mais dans les formes graves et comp durée, beaucoup plus longue, atteint souvent • semaines, deux mois et même plus. 1 Slî
Quel est le pronostic de la fièvre typhoïde ? Quant au pronostic, on doit être très réseivT car les complications les plus redoutables tell que la péritonite et la mort subite, surviennent dans les cas les plus légers comme dans les formes les plus graves. D’après Jaccoud, fi mortalité serait de 20 p. 100; elle est plus élevée dans les grands centres de populations qu’à la campagne. La convalescence est toujours longue; les malades sont considérablement amaigris et les forces ne reviennent que lentement. Dans certains cas graves, on observe la perte de la mémoire et l’intelligence reste souvent affaiblie.
Quel est le traitement de la fièvre typhoïde? - Dans le cas d’épidémie de fièvre typhoïde, on commencera par éloigner tous les individus qui, par leur âge ou par d’autres conditions, présentent une prédisposition à contracter cette affection. C’est ainsi qu’on devra faire évacuer les casernes, les collèges, les prisons, et, d’une manière générale, tous les locaux où se trouvent réunis de nombreux individus. On s’efforcera également de combattre toutes les causes d’infection, on désinfectera soigneusement les selles des typhiques et tous les objets, qu’elles auront souillés. On devra, lorsqu on n’est pas sûr de la pureté de l’eau servant à 1 alimentation, la purifier en la faisant -bouillir, on faire usage des eaux minérales dites de table. Tels sont les moyens qui constituent le traitement pro¬
phylactique. .
Dans les cas de fièvre typhoïde légère on se do nera à combattre l’élévation de la température p
de petites doses de suua« - v- .
letier), et à alimenter le malade avec des bouillo des potages. Au début de la fièvre typhoïde, s lorsque la diarrhée est peu intense, il est bon ministrer un purgatif salin (sulfate de maf ’„ts de Rubinat, etc.).Un grand nombre de med cai m ont été proposés pour combattre leleva température. Dans ces dernières années, a thode des bains froids, préconisée par
joui d’une certaine vogue. Mais 1 experie )Q(je. tardé a démontrer les dangers de cet per-
quant à nous, nous lui préférons, en c g0ula, thermie considérable, les lotions frornë „fferS que gent le malade et sont exemptes des û~, °eS éleprésentent les bains froids. Les tempe1 gapcyiate vées seront combattues avec succès par ^ .
de soude ( solution du Dr Clin, sels g> sUl-
vescenis de Le Perdriel , etc.), et surtou P ;0ur, fate de quinine à la dose 0,50 à sous forme de capsules Pelletier. L patterso11 bismuth à parties égales ou la Poudre raU1mes bismutho-magnésienne, à la dose de 4 ^ typhi-
par jour, modifient utilement les seU à ^ ffrafflIlie ques. L’acide phénique, à la dose de 0,50 ^ ^.g ^ns pour un lavement, répété deux ou troi
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- vin^t-quatre heures, jouit de propriétés anti- i lermïques remarquables, mais sou usage n’est < Ys sans danger, surtout chez les enfants où l’in- P Ration par l’acide phénique est fréquente. Enfin, i a récemment employé la résorcine, l’antipy- < °ine et la thalline pour combattre l’hyperther- i
mlQü a cherché à détruire l’agent contagieux de la fièvre typhoïde en pratiquant l’antisepsie intestile ; parmi les nombreux médicaments proposés dans’ ce but, nous citerons le mélange de charbon, d’iodoforme et de naphtaline, employé par le professeur Bouchard et l’usage de l’eau sulfo-carbonée préconisée par le docteur Dujardiu-Beaumetz. Dans la forme ataxique, on aura recours au musc, à la dose de 0,20 cenfigr. a 1 gramme, a l’éther et au bromure de potassium (sirop de Larozé).
Dans les formes adynamiques on aura recours à l'alcool administré sous forme de potion de Todd,de vin de champagne ou de malaga, etc., aux préparations de quinquina (vin de Séguin, quina Rocher, etc,), et aux injections d’éther.
Ôn doit accorder une grande importance au régime diététique. Il est nécessaire d’alimenter les typhiques, mais cette alimentation se composera exclusivement de lait, de bouillon, de panades, de potages, de boissons vineuses : en un mot, d’aliments liquides. Une alimentation trop, substantielle est une cause fréquente de perforation intestinale aboutissant à une péritonite mortelle.
Enfin, les soins hygiéniques constituent une partie importante dans le traitement de la fièvre typhoïde. On entoura le malade de grands soins de propreté et on ne le laissera pas en contact avec des linges souillés par lès urines ou par les selles. Pendant toute la durée de la convalescence le malade sera soumis à une surveillance attentive, il évitera soigneusement toute espece de fatigue ou démotion. Dr Louis Thomas.
TYPHUS. — On désigne sous le nom de typhus une affection épidémique et contagieuse caractérisée par une éruption spéciale.
Gette affection règne à l’état endémique en Irlande et en Silésie. On a observé plusieurs épidémies de typhus en France à diverses époques : en 1814 où il fut importé par les armées alliées et en 1836 où nos soldats le rapportèrent de Crimée.
Le typhus présente généralement un début brusque, caractérisé par un frisson accompagné de céphalalgie, de vertige et parfois de vomissements. Au début, les conjonctives sont injectées, le malade est atteint d’un abattement considérable. On observe de l’insomnie, de l’agitation, du délire; dès le second jour la température s’élève jusqu a 40°. Vers le quatrième ou le cinquième jour, on voit aPparaître sur l’abdomen un éruption de taches rosées, généralement isolées, s’étendant bientôt sur lout le corps, sauf au visage. Au moment de 1 éruption, tous les symptômes redoublent d’intensite, Pois, à cette période d’agitation succède une phase d’abattement et de stupeur. Le typhus présente une durée de 8 à 10 jours dans les cas de moyenne intensité et de 15 jours dans les cas graves. La convalescence est toujours longue. La mortalité, géné¬
ralement peu élevée, a atteint, dans certaines épidémies graves, le chiffre de 50 pour 100.
Le typhus étant essentiellement contagieux, on isolera les malades, on aura soin de les placer dans des lieux bien aérés et de les entourer des meilleures conditions hygiéniques ; on s’efforcera en même temps de désinfecter avec soin les milieux contaminés. Une médication tonique et alcoolique, une alimentation modérée, des calmants et du sulfate de quinine dans les cas où la température est trop élevée : tels sont les moyens thérapeutiques propres a combattre le typhus. Dr Paul Labarthe.
TYPOGRAPHE (compositeur). — Hygiène professionnelle. — Sous la dénomination de compositeur typographe, nous comprenons le paquetier, le metteur en pages, Yimposeur ,1e corrigeur et le distributeur.
Le paquetier est placé debout devant son rang, sur lequel repose la casse, boîte découverte, disposée en petits compartiments ou cassetins, contenant les lettres, chiffres et signes nécessaires à la composition, et sur sa casse se trouve, retenue par le visorium, le manuscrit ou copie à composer. Il tient dans sa main gauche un instrument en fer ou en nickel appelé composteur, dans lequel il range successivement les lettres longitudinalement, selon la justification de la ligne fixée d’avance. Lorsqu’il a fait un certain nombre de lignes, il lès réunit et forme un paquet, qu’il lie au moyen de plusieurs tours de ficelle, et qu’il dépose ensuite sur le porte • page, formé de vieilles feuilles de papier fort, pliées en plusieurs doubles.
Le metteur en pages, dont la première attribution consiste à répartir la copie entre les paquetiers, recueille les paquets composés, les dispose en pages; sur sa gâtée-, y distribue les blancs, et y ajoute les folios, titres courants, fleurons, vignettes, figures, etc.
Vimposeur rassemble les pages achevées, les place en forme sur le marbre, dans un cadre appelé châssis, les sépare sur tous leurs côtés par. des lingots , et après avoir délié les paquets, les immobilise à l’aide de réglettes, de biseaux et de coins, qui les maintiennent solidement enclavées dans l’intérieur des châssis. Ce travail fini, la forme est constituée; on la porte sous presse pour en faire des épreuves destinées à l’auteur qui y marque ses corrections.
Le corrigeur est celui qui fait spécialement sur la forme les corrections marquées par l’auteur.
Enfin le distributeur est celui qui, après le tirage, replace successivement toutes les lettres dans leur cassetin respectif.
« Aucune profession, dit avec raison Turgan dans son bel ouvrage, les Grandes Usines, ne demande . plus d’instruction et d’intelligence; aucune ne de- ■ mande plus d’adresse et d’habileté de main. Distinguer souvent au milieu de ratures et de signes indéchiffrables, ce qu’a voulu dire l’auteur, exige des > yeux exercés, une grande attention, une volonté ! constante de bien faire, et des études préalables, ' longues et difficiles, que ne réclament pas les au-
- tres° professions. Aussi les compositeurs sont-ils,
- pour la plupart, des gens fins et distingués, calmes,
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presque graves, souvent érudits. Ils ont pour unique défaut une certaine ironie philosophique bien naturelle à des hommes sous les yeux et par les mains desquels passent tant d’assertions opposées, signées souvent du même nom. »
Ces lignes contiennent, très succinctement résumées, les principales causes , des maladies professionnelles auxquelles les typographes sont exposés : application soutenue de l’organe de la vue, manœuvres professionnelles des doigts, tension souvent exagérée de l’intelligence.
Debout dix heures par jour, avec une heure pour déjeuner, les compositeurs typographes sont exposés à fœdème des membres inférieurs, aux varices, des veines des jambes qui se compliquent d’ulcères variqueux chez les vieillards ou les ouvriers qui se livrent à des excès. Ils sont aussi exposés au varicocèle. L'attitude inclinée qu’ils ont pendant tout leur travail, surtout pendant la correction sur la forme, détermine chez bon nombre des congestions et des vertiges. A la longue, certains ont une sorte de tremblement convulsif de la main droite, analogue à la crampe des écrivains, produit par la continuité du mouvement effectué en levant la lettre ou en la distribuant. On observe même chez quelquesuns de la rétraction musculaire, de l’aï ou crépitation douloureuse des tendons, de l'arthrite du poignet, des subluxations des doigts, mais ces accidents, hâtons-nous de le dire, sont très rares.
On rencontre souvent dans les ateliers des compositeurs qui ont des manies, des tics nerveux, tels que : clignement des yeux, contraction des muscles de la face, balancement d’une jambe, dandinement continuel devant la casse, etc., et ceux qui ont ces manies prétendent qu’elles leur servent à régulariser leur travail. Généralement, les bons ouvriers en sont exempts.
; La lecture des manuscrits, souvent mal écrits, ou d’une écriture très fine, ou couverts de ratures et de surcharges, la lecture des épreuves, les corrections sur la forme, la composition avec du caractère plus exigu que le 7, le brillant du caractère neuf, la lumière du jour insuffisante, ou l’éclairao-e défectueux pendant le travail de nuit, toutes ces causes réunies, amènent des troubles de l’accommodation, un affaiblissement de la vue, une inflammation chronique des yeux, de la blépharite. La vue se brouille, l’ouvrier ne voit plus les objets rapprochés, tandis qu’il voit encore les objets éloignés Bon nombre d’ouvriers compositeurs ont la détestable habitude de placer dans leur bouche des caractères, la plupart du temps sales, remplis de poussière, ou bien encore humides du liquide qui a servi à les laver et qui contenait de la litharge et de la potasse caustique. On observe souvent chez eux des altérations des lèvres qui consistent dans des fissures plus ou moins profondes et dans de petites tumeurs qui, parfois, s’enflamment, deviennent douloureuses et s’ulcèrent en prenant l’aspect d’un cancroïdp. Y.
La manipulation continuelle des caractères composés presque toujours, pour les caractères courants, de 85 parties de plomb et 15 d’antimoine toujours plus ou moins recouverts de la poussière des casses, finit par irriter la peau et la modifier-
dernière phalange du pouce, de !’£ maire de la dius de la main droite, qui servent X'6l|du mé' lettre, et au niveau de la face palmaire^ i la mère phalange du pouce qui maintient , * der~ posteur, ainsi que des éminences inlerdiUV°m' la main gauche qui tient le composteur fhYde nombre de paqueliers et de metteurs ên -«T bon constate de plus un durillon au niveau dr PS°n mière phalange du petit doigt de la main occasionne par le frottement de la ficelle se vanî a la ligature des paquets. La sensibilité tactile X? faiblit au niveau de ces parties.
Enfin, la poussière particulière saturée de narti cules plombiques qui se répand dans l’atmosnhèrë de 1 atelier, pénètre dans les voies respiratoires dont elle détermine l’irritation qui se manifeste par une toux sèche et quinteuse, accompagnée de l’expectoration peu abondante de crachats visqueux un peu gris jaunâtres.
Cette absorption lente, mais quotidienne, de poussière chargée de particules de plomb, produit à la longue un vérilableèmpoisonnement saturnin chronique, avec tous les accidents qui l’accompagnont. Dans certains cas, cet empoisonnement chronique peut prendre le caractère tout à fait aigu, surtout chez les individus dont les reins sont malades, car alors l’urine ne peut plus rejeter le plomb au dehors, ou lorsque, par exemple, l’ouvrier se livre à l’alcool, parce que l’alcool déplace le plomb fixé dans les tissus, le remet dans le sang et empêche son élimination en quantité suffisante. Nous né retracerons pas ici les symptômes de l’intoxication saturnine; ils ont été exposés tout au long dans la partie de l’article Plomb, consacrée à l’empoisonnement par ce métal (V. Plomb). Nous ferons remarquer seulement que, chez les ouvriers intoxiqués par le plomb, les plaies ont une grande tendance. à se compliquer d’érysipèle et de lymphangite.
Hygiène des ateliers. — Après avoir exposé les accidents et les maladies auxquels sont exposés les compositeurs typographes, voyons ce qu'il faut faire pour les éviter.
Et d’abord, il faut que l’atelier soit construit selon les règles d’une- bonne hygiène. « H devra, comme le dit le Dr Choquet, être convenablement éclairé par la lumière naturelle, et, si la construction du bâtiment ne piermet l’éclairage que par un seul de ses côtés, il faudra disposer les rangs de telle façon que le jour arrive à gauche du compositeur, afin que la main droite de l’ouvrier ne projette pas son ombre sur la casse, circonstance à la fois nuisible à la vue et défavorable au travail. Lorsqu’il est possible de faire venir la lumière par la partie supérieure de l’atelier, cette disposition es toujours préférable ; or, pour y parvenir, on peu ménager dans la toiture un nombre convenable ® châssis vitrés, ou, ce qui vaut mieux encore, perce de larges fenêtres latérales à la partie supérieure du bâtiment, sans recourir au vitrage total, en raison des inconvénients qui peuvent en résulter, su tout pendant les fortes chaleurs.
« Quant à l’éclairage artificiel, il faut bien co venir que les procédés les plus économiques so malheureusement les plus défectueux, que 1 aCtI
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de la lumière électrique est plus nuisible pour la vue que celle du gaz, et que cette dernière ellejjjême est très inférieure, sous le rapport de l’hygiène, à celle que fourniraient de bonnes lampes alimentées par une huile suffisamment pure.
a Pendant l’hiver, l’atelier devra se trouver convenablement chauffé; mais la température ne devra pas dépasser une moyenne de 15 degrés centigrades; pendant l’été, il faudra s’efforcer, au contraire, de combattre la chaleur par des moyens appropriés.
« Sans doute, certaines imprimeries sont condamnées, par la nature même de leurs travaux, à occuper un emplacement restreint et mal éclairé ; dans un cas semblable, le maître imprimeur a pour devoir de rerhédier, dans la plus grande mesure possible, à ces inconvénients.
« La construction d’un système convenable de ventilation, l’emploi de verres cylindriques épais enveloppant les becs de gaz, entourés eux-mêmes d’abat-jour opaques, verts extérieurement, blancs intérieurement, et les soins d’une propreté rigoureuse apportés à l’atelier, sont des conditions que le chef de rétablissement devra s’efforcer de remplir.
« La poussière métallique constituant, pour le compositeur, l’agent principal de l’intoxication plombique, il conviendra d’en prévenir le plus possible la formation; le balayage journalier, toutes les fenêtres ouvertes, le nettoyage fréquent des casses, etc., etc., rempliront cette indication; à plus forte raison, conviendra-t-il de pratiquer de fréquents arrosages qui auront pour résultat de dissoudre les éléments de cette poussière ou de les mettre en suspension dans l’eau qui les entraînera. »
Hygiène des ouvriers. — Quant à l’hygiène du compositeur typographe, la voici résumée aussi succinctement que possible.
Pour éviter les varices et les varicocèles, l’ouvrier travaillera assis sur un tabouret mobile. S’il a des varices ou un varicocèle, il portera des bas lacés ou; un suspensoir. Si les varices sont ulcérées, il suspendra tout travail, gardera le repos absolu et -fera le traitement spécial aux ulcères variqueux. .-Dès qu’un ouvrier éprouvera des troubles visuels, d cherchera à avoir dans l’atelier, une. place aussi bien éclairée que possible, il portera des lunettes a verres convexes qui, en augmentant la converjjfbce des rayons lumineux, suppléeront au défaut uaetion du muscle ciliaire et rendront à sa vue son acuité primitive. S’il est atteint de blépharite, il la-
era matin et soir ses yeux avec de l’eau chaude
additionnée par litre de 3/1000 d’acide phénique, qui agira comme cicatrisant et antiseptique.
Pour empêcher le contact sur la peau des poussières plom biques, il portera toujours dans l’atelier une longue blouse à manches serrées et fermées au cou et aux poignets, et un pantalon en treillis par-dessus son pantalon de ville.
Pour éviter la pénétration des poussières plombiques dans les poumons et l’estomac, il fera bien de mettre sur le nez et la bouche des éponges trempées dans de l’eau aiguisée avec de l’acide sulfurique. Il existe un petit appareil, appelé appareil Paulin, que je regrette de ne pas voir employé plus souvent par les compositeurs. Il manque de coquetterie et empêche de parler facilement; mais à côté de ces inconvénients, il a des avantages hygiéniques et prophylactiques sérieux, puisqu’il empêche la pénétration des poussières de plomb dans l’organisme.
Il est à peine besoin de dire qué tous les ouvriers doivent absolument s’abstenir de porter les caractères à leur bouche.
Dès l’apparition des premiers symptômes de saturnisme ou d’intoxication par le plomb, l’ouvrier fera usage d’un mélange de soufre sublimé et de miel, à la dose de 12 grammes par jour, il mettra sur son ventre des cataplasmes arrosés de 20 à 30 gouttes de laudanum, et si le mal persiste, il faudra instituer le traitement des coliques de plomb qui a été exposé à l’article Plomb (V. ce mot).
Le compositeur typographe doit avoir des soins de propreté très minutieux.il quittera sa blouse, pour aller prendre ses repas et la laissera à l’atelier. Tous les soirs, il aura soin de la secouer et de la battre pour la débarrasser des poussières toxiques. Il lavera ses mains avant chaque repas avec du savon et frottera ses ongles avec une brosse, pour les débarrasser de toutes traces de plomb. Tous les soirs, en rentrant chez lui, il lavera sa figure avec du savon, se rincera la bouche et brossera ses dents. Tous les huit jours il prendra un grand bain sulfureux. Enfin il profitera de son dimanche pour se promener au grand air, au lieu de s’enfermer dans les cafés.
Quant à l’hygiène alimentaire, nous ne saurions trop conseiller aux ouvriers d’être très sobres, de. ne jamais travailler à jeun, de bien se nourrir, mais d’éviter les aliments acidulés ou trop salés, de faire un usage modéré du vin, de ne pas boire d’alcool, de préférer le café au petit verre, et, enfin, de boire du lait, pour peu que se montrent les ac cidents saturnins. Dr Paul Labarthe
ULCÉRATION. — Mot employé par les chirurgiens qui signifie proprement, ainsi que le disent Littré et Robin « l’action vitale ou le travail morbide qui a pour effet la solution de continuité d’un tissu, avec perte de substance, la production d’un ulcère » (Y. ce mot). On donne aussi quelquefois le nom d’ulcération aux ulcères superficiels, p. l.
ULCÈRE. — On désigne sous le nom d’ulcère toute perte de substance qui, au lieu de tendre à la cicatrisation, reste stationnaire ou même tend à s’accroître.
Parmi les ulcères, les uns dépendent d’une affection générale : tels sont les ulcères cancéreux, syphilitiques, scrofuleux, etc., qui ne sont que des manifestations locales du cancer, de la syphilis ou de la scrofule; d’autres sont symptomatiques d’une lésion de voisinage, tels sont les ulcères produits par une ostéite, par une névrose ou par la présence d’un corps étranger retenu dans les tissus; il est enfin d’autres ulcères qui ne dépendent ni d’une affection générale, ni d’une lésion de voisinage et que l’on désigne sous le nom d 'ulcères simples, ce sont ces derniers que nous étudierons.
Ulcères simples. — Us siègent le plus souvent aux membres inférieurs, généralement à la jambe, surtout du côté gauche, ils sont plus fréquents chez les hommes que chez les femmes, surtout chez ceux dont le métier exige la station verticale, tels que les cuisiniers, les forgerons, les typographes, etc. Ils se développent généralement sous l’influencé d’un traumatisme quelconque (contusions, blessures plaies). Il existe une variété d’ulcères simples, très fréquents, que l’on désigne sous le nom d 'ulcères variqueux et qui résultent de la présence de varices.
Les ulcères, simples ou variqueux, présentent un aspect particulier ; leurs bords, irréguliers, sont tuméfiées, souvent taillés à pic, parfois décollés; ils surplombent un fond grisâtre, tantôt lisse, tantôt recouvert de bourgeons charnus, violacés, saignant facilement. Leur surface sécrète le plus souvent un liquide sanieux, sanguinolent, d’une odeur nauséabonde. Ils évoluent généralement sans provoquer de douleur; cependant, sous l’influence d’un
excès ou d’une complication on voit quelquefois apparaître de vives douleurs.
Les ulcères peuvent persister pendant de longues années, avec des alternatives d’amélioration et d’aggravation. Dans certains cas, on voit survenir des complications (inflammation, atonie, gangrène, fongosités, phagédénisme).
Le repos constitue l’indication la plus importante; I on aura soin, quel que soit le traitement local auquel on ait recours, de commencer, surtout s’il s s’agit d’un ulcère variqueux, par garder le repos au lit, en ayant soin de placer le pied plus haut que le bassin, afin de faciliter la circulation veineuse. Un des meilleurs pansements consiste à appliquer des bandelettes de diachylon ou de vigo-qui exercent une compression des plus favorables. En cas d’atonie, on emploiera les excitants (cautérisa- j tion au fer rouge, attouchements avec des solutions , de nitrate d’argent, de perchlorure de fer, de chlorure de chaux, très dilué). On fera des applications d’onguent styrax qui, dans certains cas, rend de réels services. Dans les ulcères caractérisés par de vastes pertes de substance,' en voie de cicatrisation, on pourra hâter la guérison par l’application greffes épidermiques. Enfin, lorsqu’on ne P°“rr^ plus espérer la réparation, dans les cas rares, d.“ cères ayant détruit circulairement les tégumen > ou ayant déterminé de graves lésions ?sseu® g l’amputation, surtout chez les jeunes sujets, le seul traitement efficace. Dr Paul Labarthe.
UNGUÉAL. - Qualificatif employé pour désjg
certaines parties qui ont rapport à 1’ongle, ^ sont : les phalanges unguéales ou les ^e.r un, phalanges des doigts et des orteils, la cicatri, ^ guéale ou le sillon d’implantation de l’ongle-
UNGUIS. — Nom donné par les anatoousjj*£ un petit os du crâne, formé d’une mince ^ osseuse, quadrilatère, situé à la partie mte ^crv-, l’orbite. Il concourt à former la gouttière ^ male et la paroi postérieure du canal nasal.
URANOPLASTIE. - Synonyme de staphylo^ha phie (Y. ce mot.)
UftÉ
URÈ
URATE. — Nom donné par les chimistes aux sels formas par la combinaison de l’acide urique avec ie3 bases. Certains d’entre eux, tels que les urates je chaux, de potasse, de soude, de magnésie, enjyent dans la composition des calculs urinaires rt pierre ). L’urate de soude se rencontre dans les concrétions articulaires des goutteux (V. Goutte ).
URÉE. — Nom donné par les chimistes à une substance azotée qui constitue le principe essentiel et caractéristique de l’urine. Elle se présente sous forme de cristaux longs et soyeux, incolores, solubles dans l’eau et dans l’alcool. Sous l’influence de l’air ou de certains ferments, elle se transforme en carbonate d’ammoniaque et constitue le phénomène que l’on désigne sous le nom de fermentation ammoniacale des urines. Séparée du sang par le rein, l’urée est le produit ultime de la combustion de nos tissus. L’homme adulte rend, en moyenne, de 23 à 30 grammes d’urée par jour, cette quantité augmente sous l’influence d’une alimentation fortement azotée et d’un excès de travail musculaire ou cérébral. Dans les affections du foie (cirrhose, ictère grave), l’urée diminue et peut même, d’après Brouardel, tomber au chiffre de 3 grammes par vingt-quatre heures. P. l.
URÉMIE. - On désigne sous le nom d’urémie un ensemble de symptômes graves produits par l’accumulation dans le sang des matières excrémentitielles de l’urine.. Cette affection s’observe dans la néphrite parenchymenteuse. ou interstitielle, dans la lithiase rénale et, d’une façon générale, toutes les fois qu’il existe un obstacle au cours de l’urine.
On a proposé de nombreuses théories pour expliquer les troubles urémiques; aujourd’hui il paraît évident qu’il faut en chercher la cause dans 1 insuffisance de la dépuration urinaire.
On distingue trois formes principales d’urémie : la forme cérébrale ; 2° la forme dyspnéique ; 3° la forme gastro-intestinale.
1° Forme cérébrale. — Le début est quelquefois brusque, mais le plus souvent, le malade accuse des vertiges, des étourdissements, des troubles de ia vue et de l’ouïe, une céphalalgie intense; en meme temps, on constate une diminution de sécré- •on urinaire. Les symptômes cérébraux éclatent à eur tour, ils se traduisent, tantôt par des attaques . oovulsives analogues à l’éclampsie, tantôt par une &0®n®lence qui aboutit bientôt au coma.
Forme dyspnéique. — Cette forme est caracerisee par des troubles respiratoires consistant accès d’oppression avec menace d’asphyxie. On ü se£v® dans cette forme, comme dans les autres, d es'SSement considérable de la température qui S0^nd quelquefois à 30 degrés et même au-des-
nau Forme gastro-intestinale. — On observe des et n6eS3 des vomissenients, parfois sanguinolents, tôm Te d‘arrhée abondante. Ces différents symplade- n °nt souvent associés chez le même maet abn • S certains cas, ils évoluent avec rapidité atissent, en l’espace de quelques jours, à une
erminaison fatale. Mais à côté de ces formes rapides, il existe des formes chroniques, lentes, à marche intermittente et pouvant se terminer par la guérison.
Le traitement consiste à purifier le sang des produits toxiques qu’il contient, en administrant des diurétiques (digitale, scille, etc.), et des purgatifs drastiques. Chez les sujets jeunes et vigoureux, on devra pratiquer une saignée au bras. On combattra les convulsions par l’emploi du chloral à la dose de 4 à 3 grammes ou du chloroforme en inhalations. Enfin les malades seront soumis au régime iacté. p *
URETÈRE. — Nom donné par les anatomistes à un canal membraneux destiné à conduire l’urine du rein dans la vessie. Il existe deux uretères, l’un droit, l’autre gauche, situés de chaque côté de la colonne vertébrale et s’étendant depuis le bassinet, avec lequel ils se continuent, jusqu’au bas-fond de la vessie où ils viennent s’ouvrir à chacun des angles postérieurs du trigone vésical. Ils présentent une forme cylindrique ; leurs parois sont formées par trois tuniques : une tunique externe, fibreuse, une moyenne, musculaire ; une interne, muqueuse. Lorsque des graviers, venant du rein, s’engagent dans l’uretère ils déterminent une attaque de colique néphrétique. p. l.
URÉTHRAL. — Qualificatif employé par les anatomistes pour désigner ce qui a rapport à l’urèthre : c’est ainsi qu’on dit fistule uréthrale , rétrécissement uréthral , etc. p. l.
URÈTHRE. — Anatomie.— L’urèthre est un conduit destiné à l’émission de l’urine chez la femme, et à l'émission de l’urine et du sperme chez l’homme. Sa structure étant différente dans les deux sexes, nous l’étudierons séparément chez la femme et chez l’homme.
I. Urèthre chez la femme. — L’urèthre chez la femme n’a qu'une longueur de 3 centimètres environ. Il est logé dans une gouttière de la paroi supérieure et antérieure du vagin ; sa direction est presque verticale lorsque la femme est debout, son calibre moyen est de 7 millimètres de diamètre, mais il est beaucoup plus dilatable que l’urèthre de l’homme et donne facilement passage à une sonde de 10 millimètres de diamètre, on peut même y introduire le petit doigt. Son orifice externe ou méat urinaire, est situé sur la ligne médiane, audessus de l’entrée du vagin, derrière le vestibule, à un travers de doigt au-dessous du clitoris, et immédiatement au-dessus du petit tubercule qui termine la colonne antérieure du vagin. Chez quelques femmes, il est situé si profondément, qu’on éprouve de la difficulté à le découvrir. La plupart des auteurs voient dans cette disposition une conséquence de rapprochements sexuels précoces. D’ordinaire, l’ouverture du méat se présente sous forme d’une fente longitudinale de 5 millimètres de longueur, placée au niveau de la muqueuse des parties voisines ; chez certaines femmes, l’ouverture est au centre d’un petit bourrelet arrondi, saillant, et elle est circulaire, béante et entr’ou-
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verte. Les parois du canal sont formées par une membrane muqueuse interne qui ne présente ni lacunes ni valvules comme chez l’homme, et qui est recouverte par une membrane fibreuse recouverte elle-même d’une couche très mince de fibres musculaires lisses.
II. Urèthre chez l’homme. — L’urèthre de l’homme est un canal musculo-membraneux, situé en partie dans le périnée, en partie dans la verge, qui s’étend du col de la vessie à l’extrémité de la verge. Sa longueur qui est évaluée à 16 centimètres en moyenne, lorsque la verge est à l’état de flacidité, et qu’on n’exerce sur elle aucun tiraillement, acquiert 18,
20, 22, 24 centimètres dans l’érection ou lorsqu’on la tiraille , par exemple pour pratiquer le cathétérisme. A l’état ordinaire, le canal de l’urèthre est fermé, ses parois sont en contact l’une avec l’autre, - et si on examine une coupe transversale de la verge, on voit que la lumière du canal a la forme d’une fente transversale ; elles ne s’écartent qu’au moment du passage de l’urine. ou du sperme, ou lors de l’introduction d’un instrument.
Lorsque la verge est flasque, l’homme étant debout, l’urèthre décrit deux courbures qui lui .
donnent la forme d’un S, l’une, postérieure, qui s’étend du col de la vessie à la naissance du bulbe, l’autre, antérieure, qui va du bulbe au méat urinaire. Celleci disparaît lorsque la verge est en érection ou lorsqu’on introduit un instrument dans le canal.
On divise le canal de l’urèthre en trois portions qui sont, en allant d’arrière en avant, c’est-à-dire de la vessie vers le méat : 1° la portion prostatique ; 2° la portion membraneuse ; 3° la portion spongieuse.
4° La portion prostatique, rectiligne, part du col de la vessie, occupe la longueur de la prostate qu’elle traverse obliquement de haut en bas et d’arrière en avant, jusqu’à son. sommet, en passant plus près de sa face antérieure que de sa face postérieure. Sa longueur est de 3 centimètres environ.
. 2° La portion membraneuse ou musculeuse s’étend du sommet de la prostate au collet du bulbe et traverse la partie antérieure du périnée; elle est placée sous l’arcade du pubis pt correspond en arrière au rectum. Sa longueur ne mesure guère que 4 centimètre et demi.
3° La portion spongieuse s’étend du collet du bulbe au méat urinaire ; elle est logée dans le tissu spongieux de la verge, entre la gouttière formée par la réunion des corps caverneux qu’elle déborde en arrière et en avant. En arrière, la portion spongieuse de l’urèthre, à son union avec la portion membraneuse, forme sur sa face inférieure un renflement, appelé bulbe de l'urèthre, placé sur la ligne
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médiane, au-dessous de l’angle de racines des corps caverneux de la ve™??011 des la portien spongieuse de l’urèthre i f En a^Ql
un autre renflement, beaucoup plus „fteri?lne par
| appelé gland, qui occupe sa face supérien abletermine aussi la verge. Le gland a la £ ’ et W I cône tronqué, il coiffe les corps cavernenY^ d’Un à son sommet une ouverture en forme ri P°rte appelée méat urinaire, qui n’est autre chose n ^ rifice externe du canal de l’urèthre. La i, el°'
Fig. 1213.
Coupe antéro-postérieure de l’appareil génital de l’homme.
1. Vessie. — 2. Rectum. — 3. Anus. — 4. Vésicule, séminale. - 5. Prostate. — 6. Portion prostatique de l’urèthre. — <• Bulbe de l’urèthre. — 8. Gland. — 9. Fosse naviculaire.
totale de la portion spongieuse, lorsque la verge se trouve pendante et sans érection, est de 12 centimètres.
Quel est le diamètre intérieur de l’urèthre?--; D’après les remarquables recherches de mon regrette maître et ami, le professeur Jarjavay, les sondes
de 4 à 6 millimètres de diamètre peuvent parcouru
ce canal sans dilater ses parois. U ne faut cepen dant pas en conclure que son calibre soit partoip égal; il est au contraire très variable selon les re gions. . ,
En allant d’avant en arrière, c’est-à-dire du ïa& au col de la vessie, on trouve uné série de r®treC1,u sements et de dilatations successifs. L’orifice méat, qui consiste en une fente verticale de 6 millimètres de longueur, est la partie la P étroite du. ■•canal; elle est de plus peu dilatable. ^ arrière du méat, on trouve une dilatation de» limètres de diamètre environ, appelée/0*^ laire, correspondant au gland. Au delà de la s naviculaire, le canal se rétrécit à nouveau toute l’étendue de la portion spongieuse jusq
bulbe, il affecte une forme parfaitement cyhn“ u^
et son calibre correspond à 6 millimètres de ai