‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 271 sur 289 · VEN · texte numérisé non relu

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succès des caustiques; parmi les plus employés nous citerons : l’acide azotique, l’acide acétique, l’acide chromique et le nitrate acide de mercure; mais ce procédé présente l’inconvénient d’être très douloureux. Dans le cas de tumeurs pédiculées, on aura recours à. la ligature ; ce procédé consiste à nouer un tilde soie autour du pédicule de la tumeur. Enfin l’excision soit avec le bistouri, soit avec le thermo-cautère, constitue un des meilleurs traitements. Dr Paul Labarthe.

VÉHICULE.- Mot employé, en pharmacie, pour désigner les substances liquides qui servent d’excipients aux principes médicamenteux.. p. l.

VEINES. — Nom donné par les anatomistes aux vaisseaux sanguins destinés à ramener le sang des extrémités vers' le cœur. Le courant sanguin suit dans les veines, un trajet inverse de celui qu’il effectue dans les artères (V. Circulation). Le sang veineux est rouge noir, dépourvu d’oxygène, tandis que le sang artériel présente une coloration rouge vermeil. Il existe une exception pour les veines pulmonaires qui conduisent le sang artériel des poumons dans le cœur.

Les veines naissent des capillaires et se terminent à l’oreillette droite du cœur par deux troncs principaux, qui sont la veine cave supérieure et la veine cave inférieure. On divise les veines en veines superficielles. et sous-cutanées et en veines profondes ; les premières, généralement ftexueuses, présentent des dispositions variables quant t- leur nombre, à leur trajet et à leurs anastomoses; les secondes, plus rectilignes, accompagnent les artères.

Les veines sont formées de trois tuniques : 1° la tunique externe ou celluleuse; 2° la tunique moyenne,

Fig. 1238.

Veine. Coupe longitudinale.

A. Extrémité coupée située du côté du cœur. — B. Extrémité périphérique. — C,C. Rameaux Veineux s’embranchant sur le tronc principal. — D,D. Ouvertures des veinules dans le tronc de la veine. — E,E. Valvules de la veine situées au-dessous de l’ouverture des rameaux veineux, et empêchant le sang de refluer.

généralement mince, formée de tissu conjonctif, d’une couche de fibres musculaires lisses, longitudinales et d’une seconde couche de fibres musculaires circulaires; on y trouve aussi quelques fibres élastiques; 3° la tunique interne, formée d’une couche de fibres élastiques fines et d’une couche d’une substance striée revêtue d’un épithélium. Les veines présentent à leur intérieur des valvules, sortes de replis formés par la tunique interne, disposées de façon à s’opposer au reflux du sang vers la périphérie. Les parois veineuses sont très vasculaires et renferment un grand nombre de vasavasorum Les veines sont sujettes à plusieurs affections

morrhagie), l’inflammation (Y. Phlébite f v-®ricés (Y. Varices). ' et les va-

VÉNÉNEUX. — Qualificatif employé gner les substances qui contiennent du

Pour désïpoison.

VÉNÉRIEN. — Nom général sous lequel on <r signe certaines maladies qui se transmettent nar î' coït; telles sont : la blennorrhagie , le chancre m et le chancre induré ou syphililique. On donne en core le nom de vénériens aux individus qui sontat' teints de ces affections. p

VENIMEUX. — Qualificatif employé pour désigner les animaux qui sécrètent un venin. P. L

VENIN. — On donne ce nom au liquide nuisible sécrété par certains animaux, tels que les serpents les abeilles, les scorpions, etc., et qui, introduit dans l’économie, détermine des accidents locaux ou généraux. Le venin est sécrété par un organe spécial et constitue chez les animaux qui en sont pourvus, un moyen d’attaque ou de défense. Les accidents déterminés par les venins sont variables et dépendent de la quantité qui a été absorbée. Les symptômes locaux consistent en une tuméfaction douloureuse; les symptômes généraux, lorsqu’ils se produisent, sont caractérisés jar des vomissements, des syncopes, du refroidissement, etc. Pour le traitement, voir Plaies empoisonnées, p. L.

VENTILATION. — La ventilation est une opération qui a pour but de renouveler l’air impur, vicié et échauffé, contenu dans des endroits clos (casernes, hôpitaux, théâtres, etc.), où il y a agglomération d’individus, par de l’air pur venant du dehors. Elle se fait par aspiration, par pulsion, insufflation ou refoulement d’air.

La ventilation par aspiration estla plus répandue. On peut l’appeler la ventilation naturelle, car elle s’exerce par les courants d’air qui se produisen dans nos appartements chaqüe fois qu’on ouvre une issue, par le seul effet des inégalités de température entre l’air extérieur et l’air intérieur, u** chaud et vicié sortant par la cheminée, chasse p l’air pur et frais extérieur qui pénètre par portes, les fenêtres ou les vasistas.

La ventilation par pulsion, par l’insufflation ou foulement de l'air, est celle qui est mise en usa® dans les grands établissements publics, hôpita > casernes, théâtres-, etc. Les appareils offrent des dispositifs très variés et nécessi l’emploi de machines à vapeur. ., eS

D’après Péclet, une ventilation de 6 à 7 m s cubes par tête et par heure, était suffisante - ^

l’ancienne Chambre des députés, contenant 1, 1,100 personnes. Dans une salle d’école, pn® ^ contenant 180 élèves, il faut une ventila»0 ^ 6 mètres cubes par enfant et par heure. Quan ^ hôpitaux, la ventilation nécessaire par iQUlV‘ jes par heure, doit être de 60 mètres cubes °a ^a0S salles de médecine et de 100 à 120 mètres cubes celles de chirurgie. p<

VENTOUSES. — Nom donné à un récipient destiné à être appliqué sur la peau et dans lequel on raréfie l’air de façon à déterminer une violente aspiration au niveau du point d’application. On distingue les ventouses sèches et les ventouses scarifiées.

Les ventouses sèches sont généralement de petits vases en verre, en forme de cloches; on peut aussi se servir d’un verre à boire pourvu que ses dimensions ne soient pas trop grandes. Pour appliquer des ventouses sèches, on commence par faire le vide dans la ventouse en l’exposant pendant un instant au-dessus de la flamme d’une lampe à alcool ou en faisant brûler dans son intérieur un morceau de papier ou un peu de charpie imbibé d’alcool.

On applique alors la ventouse sur les téguments, et on voit aussitôt la peau s’élever et devenir violacée par suite de l’afflux sanguin. Au bout de 4 à f» minutes on retire la ventouse en faisant basculer le vase.

Les ventouses sont dites scarifiées quand, après avoir retiré le récipient, on pratique sur la peau des scarifications plus ou moins profondes, dans le but de produire un écoulement de sang. Les scarifications së font avec un bistouri, avec une lam cette ou mieux avec un instrument spécial désigné sous le nom de scarificateur. Dans le cas de ventouses scarifiées, on panse la plaie avec un linge ou un papier brouillard enduit de cérat.

Les ventouses constituent un précieux moyen de révulsion; on les emploie dans un grand nombre d’affections (dyspnée, asphyxie, congestion pulmonaire, point de côté, pleurésie, pneumonie, lombago, etc;.). P. L.

VENTRE. — (V. Abdomen.)

VENTRICULE. — Nom donné par les anatomistes a certaines cavités, telles les ventricules du cœur (v. Cœur), et les ventricules cérébraux (V. Cerveau), etc. P. L.

VÉRATRINE. — Nom donné par les chimistes à an alcaloïde qui s’extrait des graines de la cêvallle- La vératrine se présente sous l’aspect d’une Poudre blanche, sans odeur, douée d’une saveur acr®> insoluble dans l’eau, très soluble dans l’alt°° et dans l’éther. Appliquée sur la peau elle dérmine une vive sensation de chaleur; aspirée P c les narines, elle provoque l’éternuement. C’est na Poison violent; à faible dose, elle produit des VatVSees> dos vomissements, des sueurs, de la salitoxi°n 6t un ra'entissement du pouls; à dose l’an <lUe’' elle détermine des étourdissements, de froid'eté’ de l’oppression, de l’insensibilité, du re-

^PhySe”16111’ deS convulsions et la mort par

li"ra ®mp*oie la vératrine à la dose de 3 à 10 milsow-- Par jour sous forme de pilules ou en n alcoolique, dans le traitement de la pneu-

OlCTIONNAIRE POPULAIRE DE MÉDECINE USUELLE.

Fig. 1239.

Ventouse.

monie et surtout contre le rhumatisme articulaire aigu. La vératrine jouit de propriétés analgésiques; on 1 emploie, a l’extérieur, sous forme de pommade, à la dose de 5 centigrammes pour tO grammes d axonge, dans certaines névralgies faciales, intercostales et sciatiques. P L

VERGE. Anatomie. — La verge ou pénis, organe de là copulation, profondément situé à son origine, se détache du périnée au niveau de la symphyse du pubis et se termine en avant par une partie renflee, nommé gland. A l’état de repos ou de flaccidiié, la verge, peu développée et molle, pend au devant du rectum ; à l’état d’érection, elle devient volumineuse, rigide et se dresse au devant de l’abdomen. Sa longueur et son volume présentent des différences individuelles nombreuses.

On distingue à la verge trois parties : i° une partie postérieure ou racine, située en arrière des parties, dans l’épaisseur du périnée; 2° une partie moyenne ou corps; 3° une partie antérieure ou gland.

La verge est formée d’une partie centrale, comprenant les corps caverneux et la portion spongieuse du canal de l’urèthre; cette partie centrale est entourée par quatre enveloppes que nous étudierons tout d’abord.

Enveloppes de la vep.ge. — Ces enveloppes, au nombre de quatre, sont de dehors en dedans :

1° L’enveloppe cutanée; 2° l’enveloppe muscu-

Fig. 1240.

Canal de l’urèthre ouvert dans la partie supérieure et étalé.

1,1. Racines des corps ca- . verbeux détachées de la face interne de l’arcade pubienne sur laquelle elles sont appliquées. — 2, 2.

Corps caverneux séparés par une section verticale pratiquée sur la face dorsale de la verge, à côté de la cloison qui est restée sur la moitié gauche de la figure. — 3, 3. Gland formé par l’extrémité antérieure renflée du corps spongieux. — 4, i. Corps spongieux formant une gaine au canal de l’urèthr . En arrière, entre les racines du corps caverneux, cette gaine se renfle et forme le bulbe de l’urèthre. — 5, 5.

Portion spongieuse de l’urèthre. — 6. Vérumonta- . num. — 7,8 Crête et freins du vérumontanum. — 9.

Portion membraneuse de l’urèthre. — 10. Prostate et portion prostatique de l’urèthre.

laire; 3° l’enveloppe celluleuse; 4° l’enveloppe élastique. Les trois premières s’étendent à toute la longueur de la verge, tandis que la plus profonde ne recouvre que le corps du pénis.

L’enveloppe cutanée, désignée aussi sous le nom

VER

VER

de fourreau de la verge, se continue en arrière avec la peau des parties voisines ; au niveau de la racine de la verge, elle est recouverte de poils et renferme de grosses glandes sébacées. Elle est mince, fine, et très mobile sur les parties profondes, et présente, à sa partie inférieure, un repli médian se continuant avec celui du scrotum. Elle recouvre le gland en partie ou en totalité, et quelquefois même s’étend un peu au delà, puis elle se replie sur elle-même et remonte jusqu’à la base du gland.

L’enveloppe musculaire est formée par des faisceaux de fibres musculaires lisses à direction circulaire. Au niveau du gland, elle forme, comme la précédente, une double couche en se repliant sur elle même.

L’enveloppe celluleuse est formée par une couche de tissu cellulaire lâche, située au-dessous de l’enveloppe musculaire.

L’enveloppe élastique , mince et transparente, entoure les corps caverneux et les parties spongieuses du corps de l’urèthre; elle est formée par des fibres élastiques très fines, entre-croisées dans toutes les directions.

On donne le nom de prépuce au repli membraneux qui entoure le gland et lui constitue une enveloppe protectrice dont la longueur varie avec les sujets. Le prépuce est formé par les trois premières enveloppes de la verge qui, parvenu es à son extrémité, se replient sur elles-mêmes pour se fixer à la base du gland où elles forment un cul-de-sac désigné sous le nom de rainure préputiale. On remarque à la face interne du prépuce quelques glandes sébacées connues sous le nom de glandes de Tyson, qui sécrètent une matière sébacée, appelée smegma, destinée à lubrifier la surface du gland. Vers sa partie inférieure, au-dessous du méat urinaire, le prépuce adhère au gland par un repli de forme triangulaire appelé /rem.

Corps caverneux. — Les corps caverneux sont des organes spongieux, de forme cylindrique, destinés à soutenir la verge et à lui donner la rigidité nécessaire à l’accomplissement du coït. Ces orga-

de son dans l’angle

Fig. 1241.

Coupe transversale de la verge.

1. Coupe du corps caverneux. — 2. Tunique albuginée du corps caverneux.

— 3. Cloison du corps ca- 2 verneux. — 4. Veine dorsale de la verge, placée entre les deux artères dorsales de la verge (S). — 6. Coupe du corps spongieux de l’urèthre circulairement disposé autour de l’urèthre. — 8. Vaisseaux placés corps caverneux — 9. Téguments.

nés, au nombre de deux, naissent au niveau des branches ischio-pubiennes sur lesquelles ils s’insèrent. De là, ils se dirigent obliquement en haut et en avant vers la symphyse du pubis, au niveau de laquelle ils se juxtaposent, ils occupent alors la face dorsale de la verge et se terminent par une extrémité arrondie qui s’engage dans l’excavation

que présente la base du gland. On peut don distinguer deux parties : l’une, étendue denuS î ■ origine jusqu’à la symphyse du pubis, constii? par les racines des corps caverneux et que l’on d ’6 signe sous le nom de portion périnéale; l’autr étendue de la symphyse du pubis à leur partie ter’ minale et à laquelle on a donné le nom de nortivn pénienne. Dans la portion périnéale, les racines logées dans la partie inférieure du périnée, répondent en dehors à la branche ischio-pubienne et en dedans au muscle ischio-caverneux ; elles sont séparées par un espace triangulaire dans lequel est situé le bulbe. Dans la portion pénienne, les corps caverneux sont adossés comme les deux canons d’un fusil; leur face supérieure est creusée d’un sillon qui loge l’artère et la veiné dorsale de la verge; leur face inférieure est parcourue par un sillon analogue qui contient la portion spongieuse du canal de l’urèthre.

Les corps caverneux sont formés : 1° par une enveloppe fibreuse ou albuginée, blanche , très résistante, et présentant un grand nombre d’orifices destinés au passage des radicules veineuses se rendant à la veine dorsale profonde; 2° par une trame aréolaire formée de prolongements fibreux se détachant de l’albuginée et de faisceaux de fibres musculaires lisses et de fibres élastiques limitant de petites cavités désignées sous le nom d'aréoles. Les aréoles renferment du sang et jouent le rôle de capillaires : elles reçoivent des branches artérielles et donnent naissance à de petites veines.

Corps spongieux. — Le corps spongieux constitue une sorte de gaine érectile entourant le canal de l’urèthre sur toute l’étendue de sa troisième portion et présentant deux renflements situés à chacune de ses extrémités. Le renflement postérieur forme le bulbe et le renflement antérieur constitue le gland. On peut donc considérer le corps spongieux comme formé de trois parties : d’une partie pos erieure ou bulbe, étendue jusqu’au niveau de l ange uréthral, d’une partie moyenne entourant l à thre jusqu’à la base du gland, et d’une Pa antérieure formée par le gland. Le bulbe a la d’un cône très allongé dont la base serait ai g en bas et en arrière; il est en rapport, en avec les muscles bulbo-caverneux et sur. \esp tg^ avec les racines des corps caverneux dont î paré par un espace triangulaire. La p moyenne forme autour de l’urèthre une » ^ épaisse de 2 ou 3 millimètres. Le gland près .

forme d’un cône dont la base, profondemen ^ vée, reçoit l’extrémité antérieure des corps neux et déborde ces organes en formant une de relief circulaire que l’on désigne sous le ■ couronne. Au sommet du gland, on trouve urinaire et au-dessous de celui-ci, un s' e> La marqué, auquel succède le frein de la ^pa}S; surface du gland est recouverte d’un épid ]errnv0jumion y trouve un grand nombre de papules

neuses, douées d’une sensibilité spéciale r u0e

loppée et dans lesquelles viennent se term multitude de filets nerveux. , . plus

La structure du corps spongieux présen ^ H grande analogie avec celle des corps cave très est formé : 1° par une enveloppe muscuia.

mince, ne recouvrant que les deux premières" portions; elle est remplacée sur le gland par une membrane muqueuse; 2° par une cloison verticale aui sépare le bulbe en deux moitiés; 3° par une trame aréolaire, analogue à celle des corps caverneux, et dont les cavités sont tapissées par les parois des capillaires.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères de la verge sont fournies par l’artère honteuse interne; ce sont : l’artère bulbeuse , l’artère caverneuse et l’artère dorsale de la verge , qui se divisent en un grand nombre de branches, se subdivisant elles-mêmes en une multitude de ramifications Les veines forment deux plans, un superficiel ou sous-cutané, l’autre profond; le premier aboutit à la veine dorsale superficielle qui se jette dans la veine saphène interne; le second aboutit à la veine dorsale profonde qui se jette dans le plexus de Sanlorini. Les vaisseaux lymphatiques, très nombreux, suivent le trajet des veines superficielles et se rendent dans les ganglions du pli de l’aine. Enfin, les nerfs proviennent du nerf honteux interne et accompagnent les vaisseaux.

Maladies de la verge. — Adhérence du prépuce.

Les adhérences du prépuce au gland succèdent généralement à des balanites répétées, à des ulcérations chancreuses ou au phimosis. Quelquefois, surtout chez les enfants, elles sont assez lâches pour être facilement rompues en passant un stylet entre le gland et le prépuce, dans d’autres cas, elles sont très résistantes et doivent être détruites avec j le bistouri.

Phimosis. — (V. ce mot.)

Paraphimosis. — (V. ce mot.)

Plaies de la verge. — Elles sont superficielles ou profondes. Les premières n’intéressent que l’enveloppe cutanée de la verge, et ne présentent que peu de gravité ; on réunira leurs bords à l’aide de bandelettes de diachylon ou de serres-fines.

Les plaies profondes sont celles qui intéressent les corps caverneux ; nous les diviserons en plaies par instruments piquants, par instruments tranchants, par armes à feu et par arrachement.

Les plaies par instruments piquants sont très rares; elles sont généralement produites par un coup d’épée ou un coup de baïonnette. Elles s’accompagnent d’ordinaire d’une douleur très vive, et sont immédiatement suivies d’une hémorrhagie parfois très abondante. Elles sont en général peu graves et guérissent rapidement sous l’influence d’applications locales résolutives et d’une légère compression.

Les plaies par instruments tranchants sont celles fiu’on observe le plus fréquemment. Elles peuvent être accidentelles, mais elles sont le plus souvent volontaires; dans ce cas, ce sont généralement des aliénés qui se mutilent eux-mêmes, dans le but de se mortifier ou dans l’intention de se donner la mort. Demarquay rapporte l’histoire d’un homme flm, dans un accès de délire alcoolique, se trancha, dun coup de rasoir, la verge et les testicules. Enfin, dans un certain nombre de cas, ce sont des femmes quj} poussées par une violente jalousie, ont sectionné à l’aide d’un instrument tranchant, la verge d’hommes dont elles voulaient se venger. Ces

plaies provoquent une hémorrhagie généralement très abondante, surtout si elles ont été produites pendant l’état d’érection de la verge. Elles donnent quelquefois lieu à. une cicatrisation vicieuse qui entraîne une déviation des corps caverneux et peut mettre obstacle au coït.

Tant que la verge n’est pas complètement séparée, on doit commencer par introduire une sonde à demeure, afin de rétablir le cours normal de 1 urine, puis on cherchera à obtenir une réunion immédiate à l’aide de points de suture.

Les plaies par armes à feu ne s’observent guère qu’en temps de guerre, aussi nous n’insisterons pas. Au point de vue des lésions, elles sont très variées. L’hémorrhagie est généralement peu abondante, mais on observe presque toujours de la rétention d’urine, même quand l’urèthre n’est pas intéressé. Ces plaies sont très souvent compliquées de la blessure d’un organe voisin (testicule, vessie, rectum, etc.).

Les plaies par arrachement sont caractérisées par leur grande étendue en surface et par leur peu de profondeur. Elles sont habituellement produites par des accidents de machines. Les morsures d’animaux déterminent les mêmes lésions. Elles s’accompagnent d’hémorrhagie peu abondante. Le rôle du chirurgien se borne le plus souvent à surveiller la réparation des tissus et à éviter, autant que possible, la formation de cicatrices vicieuses.

Contusions de la verge. — Elles reconnaissent un grand nombre de causes qui sont celles des contusions en général; cependant on trouve dans les auteurs un certain nombre de cas de contusions dont la cause mérite d’être rappelée. Voillemier cite l’histoire d’un individu en chemise qui, voulant fermer un tiroir de sa commode, se pencha si maladroitement au-dessus de celui-ci, que sa verge fut prise dans le tiroir et fortement contusionnée. Dupuytren rapporte l’histoire d’un homme qui, en état d’ivresse, voulut uriner par une fenêtre disposée en guillotine. Il la soulève et se penche en avant, mais il lâche bientôt prise, et la fenêtre se rabattant brusquement, lui trancha net la moitié de la verge. Quelle que soit la causera contusion s’accompagne d’une vive douleur et d’une hémorrhagie qui s’étend sous l’enveloppe cutanée de la verge et forme une ecchymose plus ou moins étendue. Dans certains cas, la violence de la contusion déchire les aréoles du tissu caverneux; il se produit alors un épanchement sanguin sous forme d’une tumeur molle, fluctuante, augmentant de volume à chaque érection ; s’il existe en même temps une rupture de l’urèthre, on observe une uréthrorharrgie abondante.

Lorsque la contusion est peu intense, le repos et quelques applications résolutives suffisent à produire une guérison rapide. Dans les cas d épanchement sanguin abondant et circonscrit, il taut surtout se garder d'inciser la tumeur, sous peine de provoquer une hémorrhagie qui peut être mortelle. On se bornera à l’application de topiques résolutifs, et on exercera une compression méthodique.*

Rupture de la verge. — Cet accident est rare, il ne peut se produire que pendant l’érection. Les

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pauses déterminantes de cette lésion sont très variables : Parker rapporte l’histoire d’un jeune homme qui, dans la première nuit de ses noces, voulant pratiquer le coït, se livra à un effort tellement énergique, qu’il se rompit la verge. Fontan cite le cas d’un homme qui, cherchant à ployer sa verge en état d’érection, se rompit les corps caverneux. Huguier rapporte l’histoire d’un homme qui, dans un rapport sexuel avec sa femme, la plaça au-dessus de lui ; celle-ci, par suite d’un faux mouvement, vint presser de tout son poids sur la verge qui fut brusquement rompue.

Quelle que soit sa cause, la rupture du pénis s’accompagne d’un bruit sec suivi d’une douleur, parfois très intense, et l’érection cesse aussitôt. Il se produit un épanchement sanguin quelquefois très abondant qui détermine un gonflement considérable de la verge. L’ecchymose et le gonflement disparaissent peu à peu et l’affection se termine le plus souvent par la guérison, cependant elle laisse généralement à sa suite, quelques troubles fonctionnels plus ou moins accusés.

Le traitement consiste à garder le repos absolu et à maintenir la verge relevée sur le ventre et entourée de compresses résolutives ou de sachets remplis de glace.

Etranglement de la verge. — On trouve dans les auteurs un certain nombre de cas d’étranglements de la verge par des corps étrangers; cet accident est assez fréquent chez les enfants qui, dans la crainte de pisser au lit, se lient la verge avec une corde ou un ruban. Mais, dans le plus grand nombre des cas, ce sont des adultes qui, par libertinage et cédant au désir d’éveiller des sensations voluptueuses, s’introduisent la verge dans des corps creux, comme une bague en or (Guillot); un anneau de fer ovale (Gauthier) ; une bobèche de chandelier en fer (Dupuytren); une douille de baïonnette (Larrey); un goulot de bouteille (Guillot); une douille de robinet de bain (Chassaignac) , etc. Quel que soit l’agent constricteur, la verge ne tarde pas a se gonfler d'abord au-dessous, puis au-dessus du lien. On observe de la- rétention d’urine, il se forme bientôt une ulcération au niveau du corps étranger, et si l’on n'intervient pas rapidement, il se produit souvent de la gangrène de la verge.

Quand la tuméfaction de là verge n’est pas trop considérable, on pourra extraire le corps étranger en faisant diminuée le volume du pénis par des applications glacées. Le plus souvent on est obligé de sectionner l’anneau constricteur avec des pinces des 'limes* 'ou à l’aide de moyens appropriés à sa nature.

Posthite, balanite, balano-posthite. — (V. Ba-

lano-posthité.)

Inflammation de la verge ou pénitis. — On donne le nom de pénitis à l’inflammation de la verge. Cette affection peut être due à un coït immodéré ou à un excès de masturbation; mais le plus souvent elle succède à d’autres affections (inflammation des corps spongieux, des corps caverneux, blennorrhagie, fièvre typhoïde, etc.). La verge est tuméfiée et douloureuse à la pression, la peau qui la recouvre est le siège d’une rougeur uniforme. On ûbserVê généralement une certaine difficulté à

uriner, quelquefois même de la rétentio a>

Le pénitis se termine le plus souvent pari ' Qe‘ tion. Demarquay conseille les cataplLnW ^olu~ lients, les fomentations et les bains. S emo1'

Gangrène de la verge. - Elle survient sous influence de causes locales et générales • Ba • causes locales, nous signalerons les lésions^ ^ matiques, le phimosis, le chancre mou, la bak^' posthite, les corps étrangers de l’urèthre etc i°’ causes générales qu’on rencontre habituellement sont: la fièvre typhoïde, la variole, la fièvre inte mittente, le diabète, l’alcoolisme, etc. Cabrol ran' porte l’histoire d’un homme qui, après avoir absorbé deux drachmes de cantharides, fut pris d’un tel priapisme, qu’il chevaucha sa femme quarante fois en une nuit; le lendemain on le trouva mort la verge gangrenée. Fournier décrit sous le nom gangrène de la verge, une sorte de gangrène qui atteint, sans cause apparente, les sujets jeunes et vigoureux; elle évolue avec une grande rapidité en l’espace de 24 ou 36 heures, et se termine souvent par la mort.

Le traitement consiste à pratiquer dès le début, des incisions multiples et profondes, à entourer la verge décompresses imbibées de solutions antiseptiques, et à administrer des toniques et des stimulants.

Induration des corps caverneux. — Cette affection se rencontre surtout chez les vieillards, et elle débute entre cinquante et soixante ans. On l’observe généralement chez les arthritiques et chez les diabétiques. Elle apparaît sous forme d’une plaque indurée, peu saillante et à contours nettement délimités. Elle se présente quelquefois sous l’aspect d’un noyau plus ou moins volumineux. Elle peut occuper toute l’étendue des corps caverneux ou siéger en un point seulement. Si l’induration n’occupe qu’un des côtés de la verge, cet organe subit, pendant l’érection une déviation latérale; lorsqu’elle a envahi presque toute l’étendue des corps caverneux, l’extrémité antérieure de la verge ne se gonfle plus pendant l’érection, elle reste flaceide et, selon l’expression pittoresque de Ricord, forme fléau. L’éjaculation est troublée; dans un grand nombre de cas, le sperme sort en bavant. Lorsque cette affection survient chez des sujets âgés, corn® c’est d’ailleurs la règle, elle ne constitue qu une légère infirmité, mais chez les individus encor jeunes où elle est un obstacle insurmontable l’accomplissement du coït, elle constitue une m mité que les malades supportent .avec -peine, fl les jette souvent dans un profond marasme e même jusqu’à leur inspirer des idées de sulCl On a conseillé des applications d’onguent ni curiel et l’iodure de potassium à l’inférieur, i ploi des courants électriques, etc.; j’ai, grâce a dure de potassium combiné avec des appliÇa 1 . d’emplâtres de Yigo et l’usage de courants elee^ ^ ques, obtenu de très sérieuses diminutions ûa n. volume de ces noyaux indurés chez deux — - les seuls que j’ai observés, — mais^ tous { moyens thérapeutiques employés jusqu’ici, impuissants à guérir complètement cette aflec Eléphantiasis de la verge. — (V. ce mot.) Végétations. — (V. ce mot.)

VER

Cancer de la verge. — Le cancer de la verge est rare. Il débute tantôt par le prépuce, tantôt par le 0-land. On ne connaît pas sa cause, mais l'expérience a démontré qu’il survenait souvent à la suite du phimosis. Cette affection ne se rencontre que chez les adultes et surtout chez les vieillards; on l’observe rarement chez les sujets âgés de moins de quarante ans. Le cancer est, au début, difficile à reconnaître: il apparaît, tantôt sous la forme d’une petite fissure, sans caractères particuliers, mais ne présentant aucune tendance a la cicatrisation; tantôt sous la forme d’une petite excroissance d’abord indolente et ne produisant que peu de gêne dans le coït, mais qui s’étale peu a peu, finit par s’ulcérer et s’accompagne bientôt d’écoulements douloureux. Quel. que soit le mode de début, le cancer présente une marche extensive, il envahit le prépuce, puis le gland, et les ganglions de l’aine ne tardent pas à s’engorger. Les corps caverneux, grâce à leur enveloppe fibreuse, résistent assez longtemps à la marche envahissante du cancer, mais ils finissent par s’ulcérer à leur tour. Le cancer détermine une sorte d’induration des tissus voisins qui, dans cërtains cas, comprime l’urèthre et gêne la miction. Lorsqu’il est parvenu au terme de son évolution, il se présente sous forme d’une excroissance fongueuse ou d’une ulcération qui est le siège d’un suintement sanieux plus ou moins abondant.

Dès qu’on aura reconnu la présence d’un cancer, on devra pratiquer l’ablation des parties malades;

, dès le début, cette ablation peut se faire sans entraîner une mutilation trop étendue, mais si l’on n’intervient pas rapidement, on sera bientôt obligé de pratiquer l’amputation de la verge.

Dr Paul Labarthe.

VERMICELLE. - (V. Pâles alimentaires.)

VERMIGULAIRE. — En physiologie on donne le nom de mouvements vermiculaires ou 'péristaltiques aux contractions alternantes et successives des fibres circulaires et longitudinales des parois musculaires du tube intestinal, qui se font du haut en bas et se propagent d’un bout à l’aub'e de ce tube, c’est-à-dire de I estomac vers l'anus, de manière à chasser le bol alimentaire et à le faire progresser en imitant les fflouvements d’un ver. p. L.

VERMIFUGE. — Nom donné à certains médicaments destinés à provoquer l’expulsion des vers *ntestinaux. Les principaux vermifuges sont : le semen-contra,

YER 108a

administre en boisson, en pulvérisations et inhalations, en bains et en douches, dans les affections chroniques des voies respiratoires, les rhumatismes et les maladies de nature herpétique, p. l.

VÉROLE. — On donne le nom de vérole ou grosse vérole à la syphilis (V. Syphilü), celui de peüte vérole à la variole (V. Variole), et celui de petite vérole volante à la varicelle (V. Varicelle), p. l.

VÉRONIQUE OFFICINALE. — Cette petite plante, de la famille des Scrofulariacées, d’un vert sombre, à fleurs violettes en épis axillaires, si commune dans nos bois et que tout le monde connaît, a été jadis très vantée comme anlicatarrhale, vulnéraire et diurétique, mais ses propriétés sont problématiques, et son usage est aujourd’hui complètement abandonné. p L

VERRES DE LUNETTES. — Les verres de lunettes, adaptés à des montures de différentes formes, constituent les lunettes, lorgnons, pince-nez, face-àmain, monocles, montures plus ou moins élégantes et plus ou moins commodes, mais dont l’importance est en somme secondaire au point de vue des secours que les verres peuvent apporter à la vision (V. Lunettes). Nous nous occuperons donc ici uniquement des verres en eux-mêmes.

Quelles sont les diverses formes des verres ? — Les verres peuvent être incolores ou colorés ; dans ce dernier cas, ils constituent les conserves. Incolores et pourvus d’une courbure déterminée, ils sont désignés sous le nom générique de lentilles , à cause de la ressemblance de forme qu’affecte la lentille biconvexe, l’une des plus employées, avec le légume de ce nom.

Les lentilles sont toutes soit convergentes, soit divergentes. Parmi les premières sont : la lentille biconvexe (fig. 1242) dont les deux faces appartiennent à des sphères de même courbure, c’est-à-dire dont

la

santonine , le kousso , Y écorce

Fig. 1242.

Lentille biconvexe (Secretan).

J 9renadier, la fougère mâle, etc. vv- ces mots). P. l.

VéRNET (eaux minérales du). — Le Vernet est .un village des Pyrénées-Orientales, situé à 8 kiloctres de Prades, aux pieds du Canigou, qui pos- Sede des eaux minérales sulfureuses faibles, qu’on

Fig. 1243.

Lentille biconcave (Secretan).

les deux rayons de courbure sont égaux; la lentille plan convexe, dont une face seulement est convexe, l’autre étant plane; la lentille convexe concave, convexe sur une face, concave sur l’autre, mais telle, que le rayon de la face convexe est plus court que celui de la face concave.

VER

Toutes les lentilles convergentes offrent ce caractère commun que le verre est plus épais dans sa partie centrale que sur les bords. Ces lentilles sont dites positives et sont représentées par le signe +.

Les lentilles divergentes au contraire, ou négatives, représentées par le signe —, sont toutes moins épaisses au centre que sur les bords. Le type en est la lentille biconcave (fig. 1243), très employée chez les myopes.

Wollaston a proposé l’emploi des verres périscopiques convexes, lentilles convexes concaves (fig. 1244)

du rayon de la sphère sur laquelle ces verm taillés. Ainsi un verre convexe n° 12 india °nt été sphère à laquelle appartiendrait ce ver?^611 12 pouces de rayon. Cette notation, outre?^1

est surannée, puisqu’on a complètement abanrf 6 le

aujourd’hui les pieds, les pouces et les lmne,6 le système métrique, offrait de gmJ'imS ments. D abord le pouce n’est pas le même tout : le pouce français diffère du pouce an!;!' du pouce de Bruxelles, du pouce de Berlin. En ’ cond lieu, en prenant comme unité la lentille de' 1 pouce, les autres, ayant une réfraction de moins en moins considérable, devaient être représentées par 1/2, 1/6 1/13, etc. Pour avoir la valeur totale de deux lentilles superposées, il fallait ajouter deux fractions, opération qu’il n’est pas toujours facile de faire de më-

Fig. 1244. Fig. -

Verre périscopique convexe (Secretan). Verre périscopique i

et des verres périscopiques concaves (lentilles concaves convexes) (fig. 1245). Ces verres offrent l’avantage de moins altérer les images lorsqu’on regarde obliquement, mais c’est leur seul avantage ; ils n’améliorent en rien la vision de face, la vision habituelle; d’autre part, ils sont plus lourds que les verres ordinaires et leur face concave, qui doit toujours être placée du côté de l’œil, offre l’inconvénient de réfléchir une certaine quantité de lumière, plus ou moins gênante pour la vue.

En outre des verres convexes et des verres concaves, on emploie, de plus en plus, des verres cylindriques destinés à remédier à un vice de réfraction très commun et qu’on appelle l’astigmatisme. Lorsque l’oeil est conformé de telle sorte que sa partie antérieure ait la forme d’une portion de sphere, les verres sphériques, convexes ou concaves, permettent d’obtenir une perception nette des objets; mais très souvent, et c’est en particulier le cas chez presque tous les myopes, la forme du serment antérieur de l’œil n’est pas celle d’une portion de sphère, là courbure de haut en bas par exemple est plus forte que la courbure transversale, le méridien vertical est plus convexe que le méridien transversal. Dans ce cas on ajoute au méridien le moins convexe, le moins réfringent, un cylindre choisi de telle sorte que la somme de la réfraction ainsi obtenue soit égale à la réfraction donnée par le méridien le plus réfringent. L’axe de ce cylindre offre une direction variable que les oculistes arrivent facilement à déterminer.

On désignait autrefois, et beaucoup d’opticiens désignent encore aujourd'hui, les verres sphériques

par des numéros qui indiquent en pouces la longueur

Aussi, sur la proposition de M.

le professeur Monoyer, de Nancy, les oculistes de tous les pays ont abandonné les pouces pour le système métrique et ont choisi comme unité la lentille ayant 1 mètre du foyer. M. Monoyer adonné à cette lentille le nom de dioptrie. Une len- 1245‘ tille n’ayant que 50 centimètres de

concave (SéCretan). foyer aura UQe force de réfraction

deux fois plus considérable, elle vaudra deux dioptries. De même les lentilles ayant 25 centimètres, 20 centimètres de foyer, vaudront 4, 5 dioptries. Une lentille de 2 dioptries et une lentille de 3 dioptries superposées vaudront une lentille de 5 dioptries. La notation est donc commode et la même pour tous les pays.

Il est d’ailleurs facile de passer d’un système à

l’autre au moyen d’un calcul très simple. Il suffit

pour cela de rappeler qu’un mètre vaut environ 37 pouces. Une lentille de 37 pouces, ou mieux 36 pouces pour reprendre les chiffres habituels de l’ancienne notation, vaut donc 1 dioptrie, 1 D; une lentille de 18 pouces, soit d’un rayon moitié moindre, vaudra deux fois plus, soit 2 dioptries; une len-

Fig. 1246.

Lentille plan cylindrique (Secretan).

tille de 12 pouces ou d’un tiers de mètre du vaudra 3 dioptries; d’une façon générale » = de diviser 37 ou 36 par le numéro en pouces p

avoir le numéro en dioptries. Inversement, on divisera 37 ou 36 par le numéro en dioptries pour avoir le numéro en pouces.

Les verres cylindriques peuvent être plans d’un côté et cylindriques de l’autre : ce sont les verres dans-cylindriques ( fig . 1246); ils peuvent être convexes d’un côté et cylindrique de l’autre (convexescylindriques) {fig. 1247); de même ils peuvent être concaves d’un côté et cylindriques de l’autre (concaves-cylindriques) [fig. 1248). On emploie ces verres

dans les cas d’astigmatisme compliqué. Dans ces verres on détermine en dioptries la courbure de la face sphérique, concave ou convexe, et on désigne par un degré : 90°, 100°, 110°, la direction que 1 on donne à l’axe du cylindre.

On fait également des verres coniques dans les cas ou la cornée elle-même affecte cette forme,

mais ils sont bien peu répandus.

Les verres prismatiques [fig. 1249) employés dans les cas où il faut remédier à l’insuffisance de lun des muscles moteurs de l’œil, sont des prismes limités par des faces planes inclinées l’une sur l’autre. On les désigne d’après l’angle que ces faces forment entre elles. Ainsi on dit un prisme de 2°, de 5°.

Les verres colorés ou conserves , destinés à atténuer l’intensité de la lumière et à diminuer la fatigue de la vue, sont le plus souvent de couleur famée, et ce sont les meilleurs. Ces verres sont à base d’oxyde de fer, de cuivre et de cobalt, Souvent on emploie des verres bleus faits avec du bioxyde de cuivre ou de l’oxyde dé cobalt. Dans des cas plus rares et déterminés par une susceptibilité particulière des individus, on emploie les verres violets, à base de peroxyde de manganèse et de nitrate dépotasse; les verres verts, obtenus avec i °xyde de chrome, le vert d’antimoine mêle a

l’oxyde de cobalt, le bioxyde de cuivre mêlé à l’oxyde d’uranium ; les verres jaunes, a base d’oxyde d’urane ou de chlorure d’argent; les verres jauneorangé, à base d’oxyde d’argent; les verres rouges à base de protoxyde de cuivre.

Les conserves ont une forme plane ou la forme de coquilles qui protège mieux l’œil contre la lumière.

Avec quelle matière sont faits les verres ? —

Les verres, en général, sont faits avec des verres de vitre, du flint-glass, du crown-glass ou du cristal de roche.

Le verre simple, verre de vitre, silicate double d’aluminium et de chaux, sert pour les lunettes bon marché. Il se raye très facilement et n’a que peu de valeur.

Le flint-glass, silicate de potasse et de plomb, est dur et se raye difficilement, mais il décompose beaucoup la lumière.

Le crown-glass, silicate de potasse et de chaux, pi us dur et plus léger que le flint-glass, est le meilleur de tous les verres. Le cristal dé roché, en effet, qui est si recherché, a cet inconvénient qu’il est doué de la propriété de la double réfraction, et qu’en regardant de côté, quand le verre n’est pas très bien taillé, on peut voir les objets doubles.

Si le choix de la matière qui constitue le verre n’est pas indifférent, surtout nous ne saurions trop insister en terminant sur la nécessité de ne pas s en rapporter, quand on veut porter des verres, à de simples marchands de lunettes qui peuvent manquer absolument de compétence pour déterminer le numéro des vérres convexes, concaves ou cylindriques appropriés à la vue. Les verres bien choisis apportent toujours un soulagement notable, empêchent la progression de la myopie, etc.; mal choisis, ils peuvent être la cause d’accidents d’autant plus redoutables qu’ils viennent sournoisement et- sans que les malades en aient généralement conscience. Dr a. chevallereau.

Chirurgien oculiste du chemin de fer de Lyon.

VERRIERS (ouvriers). — Hygiène professionnelle.

— Les ouvriers employés dans les verreries et les cristalleries sont exposés à un certain nombre d accidents et de maladies, variables suivant les diverses branches de ces industries auxquelles ils sont

plus particulièrement attachés.

Les ouvriers qui broient et blutent les matières premières (sable fin ou quartz, carbonate de sodium ou de potassium, carbonate de calcium, chaux, minium ou oxyde rouge de plomb) ; ceux qui pulvérisent et tamisent l’émeri qui sert au polissage des glaces ; ceux qui savonnent et polissent les o- Laces ; ceux qui taillent les verres et cristaux ; tous ces ouvriers sont continuellement exposés à l’absorption des poussières siliceuses et minérales et

Fig. 1247. Fig. 1248.

Lentille convexe cylindrique (Secretan). Lentille concave cylindrique (Secretan).

Fig. 1249.

Verre prismatique (Secretan).

VER

VER

à toutes les conséquences de cette absorption sur l’appareil respiratoire (catarrhe bronchique, phthisie professionnelle). La pénétration de ces poussières dans l’œil détermine en outre des blépharites, des conjonctivites et des rélinîtes. De plus, l’absorption de la poussière de minium ou oxyde rouge de plomb, expose les ouvriers aux accidents saturnins (dyspepsie, gastro- entéralgie, colique de plomb, etc.) (V. Plomb). Enfin, le mélange de l’acide arsénieux en poudre à la composition, pour faciliter la, fonte du verre et son affinage, détermine des accidents cutanés (vésico-pustules, exulcérations aux mains, au cou, au front) (V. Arsenic).

Les ouvriers spécialement attachés à la taille du cristal, outre qu’ils sont exposés aux accidents que nous venons d’énumérer, sont, de plus, souvent atteints d’une gingivite particulière, avec dégagement d une odeur nauséabonde, salivation abondante, altération de l’émail des dents qui sont envahies par la carie, tombent en morceaux, et ne laissent qu’un chicot. .

Le soufflage du verre, qui consiste à souffler de toute la force de ses poumons, très rapidement et sans intervalle, dans de longs tubes dé fer en forme de queue de billard, en même temps qu’on imprime à ces tubes un mouvement de rotation rapide, expose les ouvriers chargés de cette partie de la fabrication du verre, à une irritation chronique des lèvres, s’accompagnant de gonflement et parfois de fissures, à la congestion et à l’emphysème du poumon et à des affections organiques du cœur consécutives aux troubles respiratoires. « Ceux qui soufflent dans les tubes, dit encore Pâtissier, ont ordinairement, à la suite d’un travail assidu, les joues pendantes et plissées ». De plus, comme ces ouvriers employés au soufflage du verre, sont par équipes de trois, se passant successivement le même tube pour y souffler, cette manœuvre, si l’un des ouvriers est atteint d’accidents syphilitiques primitifs ou secondaires de la cavité buccale, devient une cause de transmission de la syphilis.

, Les ouvriers employés aux fours, à la fonte, à 1 affinage, à l’écrémage des matières, au soufflage du verre, ceux qui coulent les glaces, sont exposés a un feu ardent, avec rayonnement de chaleur qui détermine des sueurs abondantes et continues Ils ont donc à subir les conséquences de cette température élevée, ils ont des inflammations des yeux ils perdent l’appétit, maigrissent, s’affaiblissent* sont dans un état comme fébrile presque continu’ attrapent souvent des refroidissements, des pneumonies et des rhumatismes, conséquences de ces refroidissements.

L’hygiène professionnelle des ouvriers verriers doit être d’abord préservatrice. Ceux qui sont exposés à l’absorption des poussières siliceuses et minérales, pendant toute la durée de leur travail du respirateur Leffrey, masque en toile métallique à mailles très serrées, qu’ils pourront encore recouvrir d’une légère gaze. Cet appareil les mettra à labn de l’absorption des poussières nocives. Ceux qui travaillent aux meules, aux polissoirs et qui taillent le cristal, pratiqueront le mouillage fréquent des meules. Ceux qui font le soufflage du verre, auront soin de placer entre le tube en fer à

souffler et leur bouche l’embout prono*' sagny, de Lyon, et les chefs d’atelier !!îPar Chas~ fréquemment à l’examen médical les ! Un?ettr°nt façon à n’en admettre aucun qui présent61-8’ de accidents syphilitiques. Enfin, ceux Qui erait des ployés au travail des fours, porteront des v?1 ein' légers et bien exactement ferméslarge ceinture de flanelle leur sera conseillé ÛUne et surtout, ils éviteront de s'exposer aux dair, le corps étant en transpiralion nts

Tous auront soin : 1“ de se débarrasser des v* tements de travail et de les laisser à l’atelier J qu’ils iront prendre leurs repas et à la fin’deT journée de travail; 2° de se laver la figure et j mains avec de l’eau alcaline, avant les repas et à h fin de la journée; 3“ de ne jamais prendre leurs repas dans l’atelier ; 4° de se nourrir le mieux pos sible, d’éviter les écarts de régime et les excès^ de toute sorte. Enfin, si, faute de précautions suffisantes, des accidents arsenicaux ou saturnins se manifestent, on aura immédiatement recours aux moyens curatifs employés en pareil cas et qui ont été exposés dans ce dictionnaire à la partie des articles arsenic et plomb, consacrée aux empoisonnements par ces substances (V. Arsenic, Plomb).

Dr Paul Labarthe.

VERRUE. — On désigne sous le nom de verrues ou de poireaux, de petites excroissances charnues qui se développent à la surface de la peau, che? certaines personnes, et sont constituées par une hypertrophie des papilles de la peau. Elles forment de petites tumeurs arrondies, grisâtres, jalus ou moins pédiculées et à surface grenue. Les verrues se développent sans cause connue, elles siègent de préférence sur le dos des mains, sur le cou et sur la face; elles sont rarement solitaires, on en trouve souvent un grand nombre chez la même personne. Elles disparaissent quelquefois spontanément, mais le plus souvent, elles persistent et constituent par leur nombre ou par leur volume une légère difformité.

On les guérit facilement par l’excision ou parla cautérisation avec le nitrate d’argent, l’acide acétique ou le nitrate acide de mercure. Ces cautérisations doivent être répétées quotidiennement pendant deux ou trois jours. Outre la douleur parfois très vive et prolongée qu’elles occasionnent, ces cautérisations ont l’inconvénient de laisser apres elles des cicatrices. J’ai eu l’idée, il y a plusieurs années, de traiter les verrues par des applications d’une préparation à base, d’acide salicylique, appelée Y anti-cors Guyot (V. ce mot) et j’en ai toujours obtenu d’excellents résultats. Après quelques ba * geonnages qui ne sont jamais accompagnés m douleur, ni de changement de couleur à la peau, de cicatrices, les verrues se détachent et tombe pour ainsi dire toutes seules. Dr Paul labarthe.

VERS. — (V. Entozoaires.)

VERSION. — On donne ce nom à une 0P^rat*^ obstétricale qui a pour but de ramener au del. supérieur une autre partie du fœtus que celle qui présente spontanément.

VER

La version s’opère de deux manières, soit par manœuvres internes, soit par manœuvres ex ternes.

La première est mise en usage pour ramener au détroit supérieur la tèle du fœtus quand ce dernier présente l’épaule ou le siège. On l’appelle encore version céphalique. Pour l'exécuter, il suffit d’appliquer les deux mains sur le ventre de la femme et, par des pressions graduelles, on fait descendre la tété fœtale avec une main pendant que l’autre repousse le siège vers la partie supérieure de l’utérus. Pour exécuter cette opération, il est nécessaire que le fœtus soit mobile dans l’utérus; aussi ne se faitelle généralement qu’avant la rupture de la poche

fdes eaux.

que qu’on lui donne

père d’autant plus facilement que les membranes ne

' „ mais on peut en-

„ , . -1®’ ’ . . core la faire quand

Manière de tirer les pirds de façon a , 1

faire pelotonner l’enfant sur son plan 5 ■ d UA sulJ1, ueJdantérieur. écoulées, à condi¬

tion toutefois que la partie qui se présente (tête ou épaule) ne soit pas encore engagée dans le détroit supérieur et que l’utérus ne soit pas tellement contracté sur

Fig. 1231. — Version.

Manière de tirer les pieds de façon à faire pelotonner 1 enfant sur son plan antérieur.

| enfant, qu’il empêche le cheminement de la main Jusqu’aux pieds du fœtus.

Pour pratiquer cette version, la femme est placée SUr le bord du lit, les jambes écartées et raain- Dictionnure populaire de Médecine usuelle.

tenues par un aide. On divise cette opération en plusieurs temps :

1er temps. Introduction de la main et recherche des pieds. — La main, préalablement graissée, disposée en cône, franchit la vulve et l’orifice utérin, déchire les membranes si elles sont encore intactes et passe en arrière du fœtus ou sur le côté pour aller chercher les pieds {fig. 1250); pendant ce temps, la matrice doit être fixée à l’extérieur par un aide qui applique ses deux mains sur le fond de l’organe.

2e temps : Pris - des pieds et pelotonnemenf du fœtus. — Quand la main a reconnu dans le fon 1 de la matrice un des pieds de l'enfant, grâce aux malléole*, il faut le saisir, sans chercher à prendre l’autre pied.

On ramène tout doucement avee soi ce pied, et sitôt qu’il est entraîné hors de la vulve, on s’empresse de le fixer avec un lacs. Les traction* que l’on opère sur ce pied ont pour but d’amener peu à peu l’extrémité pelvienne au détroit supérieur et d’engager cette partie dans l’excavation. Ces deux temps doivent s’opérer dans l’intervalle des contractions utérines. Il ne faut jamais brusquer sous peine de déterminer, des . désordres très graves comme la rupture de l’utérus (fig. 1251).'

3e Temps. Dégagement du siège et du tronc. — On continue à faire des tractions jusqu’à ce que le siège .

apparaisse à la vul- • • . \\

ve, on place alors \§Êm* É||. , |5 jü

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glisse deux doigts Dégagé»™, du aege.

sur l’épaule qui est en arrière, jusqu’à ce qu’on parvienne au pli du coude; on abaisse alors le bras de l’enfant en le faisant glisser sur le plan antérieur et ou le conduit ainsi à l’extérieur. P .ur l’autre bras, on relève le tronc et l’incline, afin que la seconde épaule regarde à son tour en arriéré, et on exécute une seconde fois la même manœ ivre (fig. 1253).

5e Temps. Dégagement de la tète. — On commence par faire des tractions sur le cou pour ogager la lête au détroit supérieur et la faire descendre dans l'excavation, puis, l’occiput étant ramené derrière la symphyse pubienne, on relève le inc de l’enfant vers le ventre de la mère, en même

temps qu’on introduit deux doigts dans la bouche ou sur les côtés du nez afin de fléchir cette tête et de lui faire franchir la vulve [fig. 1254).

Quelle main doit-on introduire pour faire la ver-

ïîg. 1253. — Dégagement du bras relevé sur les côtés de la tête. Fig. 1254. - Moyen de faciliter le dégagement de la tête, lorsque l’occiput est en avant.

sion? Dans la présentation de l’épaule celle qui est du même nom que l’épaule qui se présente: Exemple^épaule gauche — main gauche ( fig . 1255, 1256). Dans les autres présentations, celle dont la paume répond au plan antérieur du fœtus. Ainsi l’occiput

Fig. 1255. — Version dans la deuxième position de l’épaule gauche. Introduction de la main et saisie des pieds.

Fig. 1256. — Version dans la deuxième position de l’épaule droite. Saisie des pieds.

étant tourné à gauche — main gauche. La main droite, au contraire de l’occiput, répond à la moitié droite du bassin.

La version céphalique ou par manœuvres externes devra toujours être tentée quand on est en face d’un bassin vicié avec une autre présentation que celle de la têle.

La version podalique s’emploie dans les présentations de l’épaule et dans les présentations de la tête, lorsqu’il y a providence du cordon, d’un mem-

I bre, une hémorrhagie grave au début du travail I des accès d’éclampsie, en un mot, toutes les f' au’on veut terminer rapidement l’acnmiM, 011

des accès a eciampsie, en un mot, toutes les f qu’on veut terminer rapidement l’accouchemem Mais on ne doit y avoir recours que si l’orihce est complètement dilaté ou dilatable.

Les plus grandes précautions antiseptiques devront être mises en usage. pr A DE Soyre

VERT-DE-GRIS. — Nom donné par le vulgaire à Yacétate de cuivre (V. Cuivre). p L

VERT DE SCHÉELE. — Nom donné par les chimistes a une couleur, formée d’arsénite de cuivre qu’on obtient en faisant bouillir du sulfate de cuivre et de potasse avec de l’acide arsénieux dissous dans l’eau, employée dans la teinture. p. l.

VERTÉBRAL (mal). — On désigne sous le nom de mal vertébral ou mal de Poli, une affection chronique de la colonne vertébrale caractérisée par une gibbosité et s’accompagnent généralement d’abcès par congestion et de paralysie.

Le mol de Pott se rencontre surtout chez les enfants et chez les adolescents La scrofule est la cause principale de cette affection; quant aux causes prédisposantes, ce sont toutes les causes d’affaiblissement de l’organisme que nous avons déjà signalées au sujet de l’étiologie, de la phthisie pulmonaire et de la scrofule. On a regardé la masturbation comme une cause fréquente, mais il est probable qu’elle n’agit qu’à titré de cause débilitante.

Quelles sont les lésions anatomiques? -

Les lésions du rachis se présentent sous deux formes principales: 1° la forme enkystée; |k 2° la forme diffuse. Dans la forme enkystée,

lll le corps d’une ou de plusieurs vertèbres se 1/lÉLà. creuse d’une excavation, tantôt centrale, ÉgjllN tantôt communiquant avec l’extérieur, à ' parois irrégulières et rugueuses. Cette^ cam 'f verne renferme une substance blanchâtre, “y semblable à du mastic de vitrier ou, dans

W certains cas, plus liquide. On y trouve aussi

f des fragments osseux et du pus séreux.

Dans la forme diffuse, les corps vertébraux présentent seulement des érosions superficielles, au niveau desquelles le Pe/’l0S est détruit et qui sont recouvertes de bou geons charnus, fongueux et grisâtres, l disques intervertébraux sont ramollis et nm sent même par être complètement détruits, résulte de recherches récentes que, dans mense majorité des cas, ces lésions^ sont ae ture tuberculeuse; cependant à côte de origine tuberculeuse, il faut reconnaître que taines arthites vertébrales, rhumatismales, p vent devenir le point de départ du mal de Potn lésions de la colonne vertébrale déterminent , altérations médullaires; ces altérations sont “io0 tantôt à la compression résultant d’une dev ^ considérable du rachis, tantôt et plus souven , ^ propagation de l'inflammation à la moelle et enveloppes. Les lésions de la colonne verte ^ sont aussi le point de départ des abcès P'17" jeS gestion. Enfin, le mal de Polt, comme toute

YER

suppurations prolongées, s’accompagne de lésions viscérales (foie, reins, etc.). Lorsque la guérison survient, les abcès par congestion se tarissent et les vertèbres malades se cicatrisent.

Quels sont les symptômes du mal vertébral? — Le mal de Pott débute généralement d’une façon obscure; cependant la douleur est généralement le premier symptôme qu’on observe. Elle siégé au niveau de la partie malade; elle est spontanée, mais elle s’exaspère sous l’influence de la pression ou de la percussion; elle s’irradie parfois sur les côtés du thorax ou de la paroi abdominale. La douleur est continue ou intermittente, elle présente parfois des exacerbations nocturnes. En même temps, on constate de la gêne et de la roideur dans les mouvements du rachis qui se meut tout d’une pièce. Puis apparaît ensuite le symptôme caractéristique de l’affection : la déformation du rachis ou. gibbosité qui présente le double caractère d’être médiane et angulaire ; cependant dans quelques

Fig. 1257.

Gibbosité du mal vertébral ou mal de Pott.

«as, au lieu d’un angle brusque, on observe une courbure latérale. La gibbosité entraîne une difformité de tout le thorax. Le plus souvent elle se produit d’une manière lente, graduelle, elle est due au tassement progressif des corps vertébraux malades; mais dans certains cas, rares, elle se produit tout “’un coup à la suite d’un effort et d’un mouvement cusque. On remarque généralement au-dessus et au~dessous de la gibbosité, des courbures, dites courbures de compensation, en sens inverse de la «ourbure pathologique. On observe aussi des troues de la sensibilité, ils consistent d’abord en une eosation de constriction douloureuse à la base du 0ra^(d°uleur en ceinture;; plus tard, les malades j Pigment de fourmillements dans les membres et j diminution de la sensibilité, cependant cette tr^re n’est jamais complètement abolie. Les ubles de la motilité sont généralement plus mapSfS’ ?n °iîserve d’abord de la gêne dans la ctle> bientôt les malades ne peuvent plus mar-

YER

cher, mais peuvent eneore remuer les jambes; enfin, tous les mouvements volontaires des membres inférieurs sont abolis; la paraplégie est complété. A ce moment apparaissent des troubles paraytiques du rectum et de la vessie (rétention ou incontinence des matières fécales et de l’urine). Enfin, comme dernier symptôme, on voit apparaître des aocesp ar congestion (Y. Aoces

Quelle est la marche du mal vertébral — e mal de Pott est une affection essentiellement chronique, pouvant persister pendant huit mois, douze mois, deux ans et même plus. La guérison peut, sous l’influence d’un traitement approprié, survenir à toutes les périodes de la maladie; cependant la mort est la terminaison la plus fréquente, les malades pâles et anémiés succombent, emportés par la généralisation de la tuberculose ou par l’épuisement qu’entraîne une longue suppuration.

Quel est le traitement du mal de Pott ? — On

commeqcera par soumettre les parties malades à une immobilisation aussi rigoureuse que possible, soit en maintenant les malades au lit, dans un appareil approprié, tel que la gouttière de Bonnet; soit en immobilisant. seulement la colonne vertébrale à l’aide d’appareils spéciaux parmi lesquels nous signalerons les corsets construits dans ce but et l’appareil en plâtre de Sayre. D’une manière générale, on peut dire que tant que l’affection vertébrale est douloureuse, le séjour au lit est préférable, tandis que dans la période de réparation qui précède la guérison, on se contentera d’une immobilité relative. En même temps, on aura recours aux vésicatoires volants et aux badigeonnages de teinture d’iode au niveau de la partie malade. En cas de paraplégie, on prescrira l’usage de la noix vomique, du seigle ergoté et on fera surtout des applications de pointes de feu le long de la colonne vertébrale. Enfin, on ne négligera pas le traitement général : on conseillera une bonne hygiène, le séjour à la campagne ou aux bords de la mer, une alimentation fortifiante (viandes rôties, vin, préparations de quinquina, de quassiâ amara, de gentiane, etc.). On soumettra aussi les malades au traitement antiscrofuleux ( huile de foie de morue pancréatique Defrésne, sirop de Dusart , vin de Baudon, solution Pautauberge , etc.). (V. Scrofule, Phthisie). Dr Louis Thomas.

VERTÈBRES.— Anatomie. — Nom donné par les anatomistes aux os qui constituent la colonne vertébrale. On les divise en vraies vertèbres et au fausses vertèbres ; les premières se distinguent, selon la région qu’elles occupent, en 7 vertèbres cervicales, 1% dorsales, 5 lombaires; les secondes forment le sacrum et le coccyx (V. ces mots).

Les vertèbres présentent des caractères communs et des caractères distinctifs.

1° Caractères communs. — Chaque vertèbre présente à sa partie antérieure un renflement volumineux ( corps de la vertèbre) dont les faces supérieures et inférieures donnent insertion au disque fibreux intervertébral. En arrière, on trouve le trou vertébral qui forme avec le trou des autres vertèbres le canal rachidien, renfermant la moelle

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et ses enveloppes. Le trou vertébral est circonscrit -en arrière par un demi-anneau ( arc vertébral). L’arc vertébral est réuni au corps par une partie

Fig. 1258.

Vertèbre dorsale vue de eôté.

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