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On a fait jadis, en parfumerie, ce qu’on appelait l’eau divine de haricot, dont voici la singulière formule copiée dans un vieil in-folio : « Nos dames font de phasioles (haricots) une sorte de fard en ceste sorte : elles prennent de phasioles blancs, de pain de froment émietté, de chacun une livre ; une longue, tendre et verdoyante courge, laquelle mise en pièce, elles destrempent une nuict entière en laict de chièvre, avec les choses sus-dites, puis y adjoustent graines de meion, o onces; noyaux de pesches bien émondez, 3 onces ; noyaux de pines escortés, demi-livre. Le tout broyé en un mortier de pierre, et pour la fin y adjoustant un demi pigeonneau non plumé, tout entier hormis le ventre, et mis en pièces, on le met en alambic de verre au haine um mariæ, d’où elles en distilent l’eau, de laquelle par après elles se servent. Cette eau fait. la face belle et nette, et la peau douce à manier ». Je gage qu’à ce singulier cosmétique nos lectrices préféreront sans hésiter le laitmamilla ou toute autre préparation antéphélique. Dr Paul Labarthe.
HAUT-MAL. — (Y. Épilepsie.)
HÉBÉTUDE. — On donne ce nom à un état particulier et ordinairement accidentel d’un individu, caractérisé par l’obtusion des facultés intellectuelles, accompagnée de faiblesse de la voix, de lenteur et parfois de perte complète de la parole, mais sans délire, et les organes des sens conservant, au moins partiellement, l’intégrité de leurs fonctions. L’hébétude, qu’on peut considérer comme le premier degré de la stupeur (V. ce mot), est un symptôme de la commotion cérébrale, de l’apoplexie; on l’observe aussi dans la fièvre typhoïde et quelques autres maladies graves. p. L.
HECTIQUE. — On donne ce nom, en médecine, à une fièvre continue ou rémittente, que l’on observe généralement chez les individus atteints de maladies organiques parvenues à leur dernière période, telles que phthisie, cancer, carie, etc., un amaigrissement progressif et continu, considérable, un affaiblissement général, la sécheresse de la gorge, la chaleur à la peau, la petitesse et la fréquence du pouls, des sueurs abondantes, de la diarrhée eolliquative, etc., tels sont les symptômes caractéristiques de la fièvre hectique. p. l.
HÉLÉNINE. — Nom donné à une huile essentielle, volatile, concrète, cristallisable, blanche, soluble dans l’alcool et l’éther, d’une odeur rappelant celle du patchouli, qui paraît être le principe actif de Yaunée, et qu’on a proposée contre la plupart des affections chroniques de l’appareil respiratoire (V. Année). P l.
HELLÉBORE. - (Y. Ellébore.)
HÉLIX. — Nom donné par les anatomistes au repli qui forme la circonférence du pavillon de l’oreille externe (Y. Oreille). P. L.
HELMERICH (pommade d1). — La pommade d’Helmerich est une pommade sulfo-alcaline composée de Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
HÉM 9
Soufre sublimé . . . 10® grammes
Carbonate de potasse . 30
Eau distillée . 50 —
Axonge. . . 350 —
que l’on 'emploie journellement contre la gale (V. ce mot). ' p. L.
HELMINTHES. — Nom domné par Duméril aux vers intestinaux ou entozoaires (Y. ce mot), p. L.
HÉMATÉMÈSE. — Le mot hématémèse signifie vomissement de sang, tandis que la gaslrorrhagie est l’hémorrhagie de l’estomac.
L’hématémèse est souvent précédée de prodromes : l’épigastre est gonflé, tendu, le malade y éprouve une douleur sourde, un sentiment de plénitude, une chaleur semblable à celle que produirait un liquide chaud versé dans l’estomac; puis surviennent les nausées et le vomissement de sang. Dans quelques cas ces prodromes sont peu accusés ou manquent complètement, et .l’hématémèse est le premier symptôme.
Le sang, rendu par des efforts de vomissement plus ou moins pénibles,, se présente sous différents aspects; il est ordinairement noir, cailleboté, mêlé à des débris d’aliments; s’il a longtemps séjourné dans l’estomac il a subi un commencement de digestion qui lui donne une couleur marc de café (ces vomissements sont presque spéciaux au cancer de l’estomac), par contre, s’il est rendu dès son arrivée dans l’estomac, ilpeut être rouge et même rutilant.
La quantité de sang vomi varie de quelques grammes à plusieurs livres ; souvent tout le sang épanché dans l’estomac n’est pas vomi, une partie passe dans l’intestin, et les selles prennent un aspect sanguinolent et noirâtre désigné sous le nom de melœna. 11 se peut même que dans une gastrorrhagie il n’y ait point de sang rendu par la bouche et qu’il prenne en entier la voie intestinale.
Si l’hémorrhagie est forte, on observe les symptômes généraux propres au pertes de sang abondantes, c’est-à-dire le refroidissement des extrémités, la petitesse et la concentration du pouls, les frissons, les lipothymies et les syncopes.
La marche de l’hématémèse ne présente rien de fixe, elle peut è re foudroyante ou très légère, ne se produire qu’une fois ou se manifester àplusieurs reprises.
Il faut dans tous les cas : 4° reconnaître que le sang vient réellement de l’estomac; dàns Y hématémèse le sang est rendu par des efforts de vomissements, il est en général noir, en caillots, mêlé à des débris d’aliments ; de plus, les selles renferment une matière noire; dans Y hémoptysie, le sang est rendu par des quintes de toux, il est en général rouge et spumeux; dans Yépistaxis, alors même que le sang tombe dans le pharynx, les fosses nasales présentent en général quelques traces de son passage.
Mais il est des cas dans lesquels le sang venant de l’estomac provoque la toux; par contre, le sang venant des poumons ou des fosses nasales peut descendre dans l’estomac ou provoquer le vomissement par la simple irritation de la luette. Dans ces circonstances, le diagnostic est éclairé par l’examen de l’organe que l’on suppose malade.
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2° Il faut déterminer la cause de l’hématémèse. C’est ce que nous allons exposer dans la pathogénie. A •
L’hématémèse est un symptôme commun a des états pathologiques très divers qui peuvent, au point de vue pathogénique, être divisés en trois classes :
A. Hématémèse par lésion traumatique ou organique ;
B. Hématémèsè par fluxion ou stase sanguine dans les vaisseaux de l’estomac ;