‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 5 sur 289 · HAR · texte numérisé non relu

HAR

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anlatie la saillie trochantérienne affaissée. Au nivU de la partie la plus élevée et la plus interne de la cuisse, en dedans de l’artère crurale, se trouve un relief dans lequel on peut aisément reconnaître la tête du fémur.

Nous ne parlons que pour mémoire de laluxation ischiatique ou sous-cotyldidienne qui est extrême¬

ment rare.

L’absence de déformation permet de distinguer laluxation delà contusion de la hanche. La fracture du col du fémur détermine la rotation de la cuisse en dehors, un changement dans la longueur du membre, une abolition de ses fonction s, et parfois même une saillie dans le pli de l’aine; on pourrait donc la confondre avec une luxation en avant, c’est-à-dire une luxation ilio ou ischio-pubienne.

Mais pour ne parler que du caractère distinctif le plus tranché, rappelons que l’attitude fixe du membre dans sa position anormale et le relief arrondi que forme dans le pli de l’aine la tête du fémur permettront de reconnaître le déplacement. La luxation reconnue, on établira son espèce d’après les signes que nous avons donnés. Les luxations de la hanche deviennent tous les jours de plus en plus irréductibles. Il importe donc de ne pas tarder à tenter la guérison. Lorsque celle-ci n’est pas obtenue, elles gênent considérablement la marche par les claudications qu’elles déterminent.

Jusqu’à quelle époque peut-on tenter la réduction des luxations de la hanche ? On ne peut répondre à cette question d’une façon précise; ainsi on ne connaît pas d’exemple de luxation ilio -pubien ne réduite après huit jours; d’un autre côté, Cooper pense qu’après huit semaines écoulées on ne doit pas chercher à réduire une luxation iliaque. Mais, en revanche, on connaît quelques cas de luxations ischio-pubiennes réduites après plusieurs mois.

On commencera .toujours par les méthodes de douceur en général et en particulier par le procédé de Després. Voici comment il s’exécute : Le blessé est couché sur un matelas étendu par terre, le chirurgien saisit la jambe du membre luxé et la fléchit sur la cuisse; puis, saisissant celle-ci au niveau du genou, il la fléchit fortement sur le bassin et lui imprime un mouvement de circumduction et de rotation en dehors pour la ramener dans l’extension et l’abduction.

Si cette manœuvre plusieurs fois tentée ne réussit pas, on la répète en exerçant sur la cuisse une légère traction. On pourrait également recourir aux tractions continues avec des bandes de caoutchouc, mais elles ont ici beaucoup moins de succès que dans les luxations de l’épaule.

Si les premiers efforts demeurent impuissants, il faut administrer le chloroforme, à moins bien entendu de lésions pulmonaires ou cardiaques, rendant son emploi dangereux, et répéter encore sur le malade endormi la manœuvre de douceur que nous venons d’exposer. Alors seulement on est autorisé à recourir aux méthodes de forces.

La contre-extension est pratiquée à l’aide d’une alèze qui, passant entre les cuisses, va s’attacher à un anneau solidement scellé ; le lac extenseur est appliqué au-dessus du genou, la cuisse étant fléchie à angle droit, c’est suivant cette direction que doi¬

vent être exercées les tractions. Lorsqu’elles ont dégagé la tête du fémur et l’ont amenée au voisinage de la cavité cotyloïde, c’est alors qu’il faut, par la pression, la rotation ou la circumduction, la ramener dans la cavité cotyloïde dont le rebord saillant oppose toujours un obstacle à la rentrée de la tête du fémur.

Que si cette manœuvre échoue, il reste encore la ressource des machines, des moufles , et plus particulièrement la machine de Jarwis. Mais encore une fois toutes les tentatives doivent être exécutées le plus tôt possible et sans perte de temps. Ajoutons qu’il est rare de les voir suivies d’un résultat heureux.

La réduction obtenue, il est indispensable de maintenir le membre immobile pendant une quinzaine de jours pour le moins ; cette immobilité peut être obtenue en liant le membre blessé au membre sain, après avoir eu soin d’interposer un coussin entre eux. Dr F. Jodin.

HARENG. — Le hareng est un poisson de mer excessivement commun, que l’on mange frais, salé, mariné ou fumé. Le hareng frais est très recherché et se digère facilement. Le hareng salé ou pec que l’on fait mariner dans du vignaigre aromatisé après ' l’avoir dessalé, et le hareng fumé ou saur, sont, au contraire, de digestion difficile et ne conviennent nullement aux dyspeptiques, non plus qu’aux individus prédisposés à l’herpès et à l’urticaire. La laitance des harengs frais ne convient pas non plus à ces individus. p. l.

HARICOT. — Le haricot est une plante annuelle, grimpante, de la famille des légumineuses-papilionacées, originaire des Indes, qui pousse dans toutes les régions chaudes du globe, et fournit en abondance des gousses, appelées haricots verts, des graines appelés flageolets lorsqu’elles sont vertes,, et simplement haricots lorsqu’elles sont desséchées.

Les haricots verts, qui contiennent 30 parties d’amidon, 17 de substances azotées, 2 de matières grasses, 3 de sels minéraux, 46 d’eau, etc., constituent un aliment léger, agréable, sain, que les estomacs les plus délicats digèrent facilement, mais peu nourrissant.

Les haricots secs, qui renferment, d’après Payen,

Amidon . 55,7

Substances azotées.. . . 25,5

Matières grasses . 2,8

Cellulose . 2,9

Sels minéraux . 3,2

Eau hygroscopique . . 9,9

constituent un aliment très nourrissant, et dont la richesse en azote dépasse celle de la plupart des viandes, même celle de bœuf. Malheureusement ils sont d’une digestion difficile et laborieuse pour beaucoup d’individus, surtout pour ceux atteints de paresse intestinale et de dyspepsie flatulente gastrointestinale. De plus, ils ont l’inconvénient d’être flatulents ; mais il existe un moyen simple et facile de les rendre silencieux ; il suffit de les faire cuire pendant très longtemps et de les réduire en purée, en les débarrassant de leurs pellicules.

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