‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 75 sur 289 · LOC · texte numérisé non relu

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et en Amérique l'herbe à l’asthme. On a ttrt S France de négliger son emploi. _____

Dr Marc. Camboülives.

, __ on appelle ainsi l’écoulement qui se les organes génitaux, pendant les suites de fait par \ loehies présentent des caractères ?S5s suivant l’époque où on les examine, cor-

Sont sanguinolentes, peu après elles devienl°pft séro-sanguinolenies, enfin à la fin de l’écoulement, elles sont simplement séreuses ou séro-pu-

^Leflochies restent sanguinolentes dans les premières vingt-quatre heures qui suivent l’accouchement et il n’est pas rare d’observer en même temps l’expulsion de caillots plus ou moins volumineux, quelquefois il s’en trouve qui sont presque aussi eros que la tête d’un fœtus, provenant de sang accumulé après la délivrance dans l’utérus. Dans ce cas, en général, l’écoulement qui a lieu par les parties génitales est peu coloré, il n’est guère constitué que par le sérum, la masse des globules et la fibrine constituant le caillot retenu dans la matrice. Après l’expulsion de ce caillot l’écoulement redevient sanguinolent, comme il doit l’être.

Après les premières vingt-quatre heures, quelquefois avant, chez les femmes qui n’expulsent pas de caillots et surtout chez celles qui ont d’habitude des règles peu. abondantes, l’écoulement lochial devient séro-sanguinolent; il reste tel jusqu’à la montée du lait qui s’opère, en général, vers la soixantième, heure après l’accouchement. Pendant la sécrétion laiteuse, le plus souvent les lochies diminuent considérablement d’abondance et l’écoulement perd sa couleur rouge, il ne se fait plus guère qu’une sécrétion séreuse à peine rosée. Cela dure douze à dix-huit heures environ, puis la coloration sanguinolente réapparaît pour se continuer encore pendant quelques jours, allant du reste graduellement en diminuant de quantité et peu à peu les lochies deviennent séreuses ou plutôt séro-

purulentes. Elles se composent alors d’un liquide enchâtre qui empèse le linge et y laisse une tache grisâtre. Dans le peuple, on dit que le lait s’écoule ors par les parties génitales. On pense que chez les ^ mmes qui n’allaitent pas , c’est en prenant cette i e ^ue. ^ qu’on a vu à un moment remplir ouMim^me^eS’ v*ent ^ disparaître. Inutile de dire sorhp11 e,n 6St abs°lument rien et que le lait se rédonnp r m^ement Mamelles). Mais ce qui a

de. iw iU a cette 0Pmion, c’est d’abord la couleur séro-Bnr i e0t lochial a celte époque où le liquide imposer - v’ par ,sa couleur blanchâtre, a pu en fois sous f1 1)1611 le désigne encore quelque- ^marunp « 110111 de. lochies laiteuses. Ensuite, on a lement cbez Jes femmes qui allaitent, l’écoutemps °~san§uin°lent, persistant plus longues loehiJ! pouvait observer de lochies laiteuses, femmes mij une durée très variable. Chez les règles d’unp ïiTIaîtent Pas> qui ont d’habitude des de couchesr T)0lîdance.nmyenne, et dont les suites ont egulières, l’écoulement lochial

est à peu près terminé le vingt et unième jour après l’accouchement. Je ne parle pas des quelques taches qui peuvent encore apparaître de temps à. autre sur le linge, soit à la suite d’un effort pour aller à la garde-robe, soit après une fatigue, une marche un peu longue, etc... Mais bien des circonstances peuvent augmenter cette durée. D’abord l’allaitement prolonge sensiblement l’écoulement séro-sanguinolent ; chez quelques femmes même les lochies deviennent tout à fait sanglantes, et j’en ai vu qui, épuisées par le sang ainsi perdu et par l’allaitement, étaient obligées de sevrer l’enfant pour rétablir leur santé compromise.

La persistance de l’écoulement sanguinolent peut tenir à d’autres causes. Ainsi, une simple ulcération du col, la déchirure de l’orifice au moment du passage de la tête fœtale, si la plaie est un peu longue à se cicatriser, une phlegmasie des organes contenus dans le bassin, l’utérus, les ligaments larges, peuvent favoriser la prolongation de l’écoulement séro-sanguinolent. Cependant la brusque apparition d’une inflammation de la matrice ou du péritoine, a presque toujours comme premier effet la suppression plus ou moins complète des lochies* Quand il n’y a aucune cause appréciable de la persistance des lochies sanguinolentes, que j’ai vu plusieurs fois se continuer jusqu’au retour des couches, il est rare qu’on n’obtienne pas de bons effets ; de la prolongation du séjour au lit, ou du décubi- ■ tus dorsal sur la chaise longue, et de l’administrai tien- d’une potion avec l’ergotine, ou mieux encore d’injections hypodermiques avec la solution d’ergotine d’Yvon. Enfin les grands bains chauds, les applications d’un cataplasme chaud sur la région lombo-sacrée ont également, dans certains cas, favorisé la cessation de l’écoulement lochial sanguinolent trop prolongé.

La quantité de liquide perdu par les femmes pendant les suites de couches est très variable. D’après des recherches consciencieuses, on est arrivé à l’évaluer en moyenne à environ 1,500 grammes. Mais il peut y avoir des différences considérables suivant les individus. Les femmes, par exemple, qui. rejettent, le jour même de l’accouchement ou le lendemain, un ou plusieurs gros caillots, perdent évidemment plus que le chiffre que nous venons de citer comme moyenne. D’autres, au contraire, ont un écoulement lochial beaucoup plus modéré, presque insignifiant dans certains cas, sans qu’on puisse jamais dire qu’il peut manquer totalement.

L’odeur des lochies est particulière à cet écoulement. C’est une odeur fade, désagréable. Chez quelques femmes l’odeur est encore plus prononcée, soit par défaut de soins de propreté, soit par suite d’une disposition particulière que nous verrons exister au moment des règles (V. Menstruation). Enfin il peut arriver que pendant les suites de couches, généralement vers le troisième ou le quatrième jour, l’écoulement acquiert une fétidité extrême.

Il est rare qu’on ne trouve pas dans la décomposition d’un caillot resté dans le vagin, de débris de la membrane caduque immobilisés dans le vagin ou dans l’utérus, ou enfin dans des plaques de.sphacèle ; placées à l’entrée et même à l’intérieur du conduit

vaginal, la cause de cette odeur fétide dénoncée parles lochies. Quand il s’agit de caillots ou de débris flottants dans le vagin, il est facile de combattre cette odeur avec quelques lavages qui en auront vite raison, mais si la cause réside dans la matrice, il est plus difficile d’y remédier et, s’il n’y a pas d’autre indication, il est préférable de laisser à la nature le soin de débarrasser la matrice des débris qui y sont retenus. De même, quand on a affaire à des plaques gangréneuses de la vulve et du vagin, ce sont surtout à des soins de propreté aidés de 1 application de plumasseaux de charpie imbibés d’une solution antiseptique et désinfectante, qu’il faudra s’adresser. J’emploie comme injection soit le coaltar saponiné de Lebeuf étendu d’eau, soit le phénol Bobœuf, soit le vinaigre antiseptique de Pennés, soit une solution phéniquée à 20 p. 1000 ou l’acide Borique à 40 p. 1000, ete.

Mais si en même temps que les lochies fétides on observe certains symptômes d’infection chez la malade, comme des frissons répétés à des intervalles plus ou moins longs, avec une fièvre constante, la perte totale de l’appétit et presque du sommeil, une teinte subictérique, les yeux brillants, la parole brève, saccadée, il faut s’empresser, si c’est possible, de faire disparaître la cause de ces accidents, c’est-à-dire tâcher d’entraîner au dehors en masse ou en fragments le corps resté dans la matrice dont on pense que la putréfaction est la cause de l’infection générale dont on observe les symptômes. On s’adressera alors à des injections intra-utérines, faites S ou 6 fois dans les vingtquatre heures avec une des solutions que nous venons d’indiquer, mais étendue d’une quantité d eau double de celle que nous avons exprimée.

Je dis que l’on présume que cette infection tient a la présence d’un caillot (j’en ai vu un exemple remarquable), soit à un débri de muqueuse qui se putréfient, mais cela peut tenir au sphacèle même de la plaie utérine, c’est-à-dire de la plaie préalablement occupée par le placenta. Dans ce cas les injections auront pour but de déterger la plaie et, si faire se peut, d’en modifier avantageusement la urface.

Deux mots sur la composition des lochies : cette composition change bien entendu suivant l’époque a laquelle on fait l’examen : ainsi le premier jour après la délivrance, le sang entrera pour les quatre cinquièmes de la quantité de liquide perdu: il n’en sera plus de même les autres jours. On rencontre donc plus ou moins de globules rouges ou hématies et plus ou moins de globules blancs ou leucocytes. Le premier jour il y a environ 5 p. 100 de globules blancs. Mais le lendemain il y en a déjà 33 p. 100 et cette quantité va sans cesse en augmentant jusqu’à ce qu’on ne trouve plus d’hématies du tout. On trouve en outre des cellules épithéliales provenant du vagin, du col de l’utérus, des débris de la membrane caduque , des granulations moléculaires grisâtres et de petits granules .graisseux.

Enfin on a découvert dans cet écoulement certains protozoaires comme le irichomanas vaginalis, et la bactérie commune. Enfin, d’après Pasteur, on y observe le microccocus en point double chez les femmes bien portantes et le microccocus en chapelet

chez les femmes malades. Ce dernier serait m d’après le grand expérimentateur le microbe deT fièvre puerpérale

Ajoutons, pour finir, que dans les premiersjou l’écoulement lochial est alcalin et qu’il devie^ acide ou neutre à partir du huitième jour. Dt

Dr A. DE S OTEE.

LOCOMOTION. — Nom donné par les physiologistes à l’ensemble des mouvements accomplis par l’individu à l’aide des leviers osseux du squelette mus par les contractions musculaires, pour se transporter d’un endroit dans un autre. Les principaux modes de locomotion sont la marche, la course, le saut, la natation (V. ces mots). p L

LOGEMENTS INSALUBRES. - Hygiène pu-

blique. — D’une manière générale ont peut déclarer insalubre tout logement qui n’est pas situé dans un lieu sec, à l’abri de l’humidité, loin de toute émanation nuisible, dans lequel l’air èt la lumière ne pénètrent pas suffisamment, qui n’est pas pourvu d’eau, dont le système de vidange laisse échapper des odeurs nauséabondes et nuisibles, dans lequel, enfin, sont entassés un trop grand nombre de personnes, qui y font la cuisine, y couchent, y exercent leur état. Combien de loges de concierge, de logements d’ouvriers et de mansardes rentrent dans la catégorie des logements insalubres, surtout dans les grandes villes, Paris en tête, le médecin plus que tout autre peut s’en rendre compte.

Ce n’est que depuis 1850, que le législateur s’est occupé de l’assainissement dés logements insalubres, en instituant dans les communes des commissions spéciales. Voici le texte de la loi :

Législation.— Loi du 19 janvier, 7 mars et 13 avril 1830, promulguée le 22 avril 1850, relative à V assainissement des logements insalubres.

L’Assemblée nationale a adopté la loi dont la teneur suit :

Article premier. — Dans toute commune, où. le conseil municipal l’aura déclaré nécessaire par une délibération- spéciale, il nommera une commission chargée de rechercher et d’indiquer les mesures indispensables d’assainissement des logements et dépendances insalubres, mis en location ou occupés par d’autres que le propriétaire, l’usufruitier ou l’usager.

Sont réputés insalubres les logements qui se trouvent dans des conditions de nature à porter atteinte à la vie du a la santé de leurs habitants.

Art. 2. — La commission se composera de neuf membres au plus, et de cinq au moins.

En feront nécessairement partie un médecin et un architecte, ou tout autre homme de l’art, ainsi qu’un membre du bureau de bienfaisance et du conseil des prud’hommes, si ces institutions existent dans la commune.

La présidence appartient au maire ou h l’adjoint.

Le médecin et. l’architecte pourront être choisis hors la commune.

La commission se renouvelle tous les deux ans par tiers.

Les membres sortants sont indéfiniment rééligibles.

A Paris la commission se compose de douze membres.

Art. 3. — La commission visitera les lieux signalés comme insalubres. Elle déterminera l’état d’insalubrité et en indiquera les causes, ainsi que les moyens d’y remédier. Elle désigne*1 les logements qui ne seraient pas susceptibles d’assainissement-

Art. 4. — Les rapports de la commission seront déposes a secrétariat de la mairie, et les parties intéressées mises demeure d en prendre communication et de produire leurs o servations dans le délai d’un mois.

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