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choc ce qui modifie la position des verres. L’acier trempé est très résistant et ne se déforme pas. C’est le métal le plus généralement employé, malgré l’inconvénient qu’il a de se rouiller. Quant à l'aro-ent et à l’or, ce sont des métaux de luxe. J’en
aonocle rond (Secretan).
Fig. 812.
Monocle carré (Secretan).
dirai autant de l’écaille. Celle-ci a, ainsi que le buffle, l’inconvénient, sérieux pour bien des personnes, principalement les femmes, de ne pas être gracieux et de vieillir et d’enlaidir la figure.
Les lunettes ordinaires sont préférables à toutes les autres montures, car ce sont elles qui maintiennent le mieux les verres d’une façon stable et invariable devant les yeux, et qui offrent le plus de commodités pour les personnes qui se livrent à des travaux longs et assidus.
Les lorgnons ou pince-nez, serrent le nez, en plissant la peau, déplacent et dévient les points lacrymaux en attirant en dedans la commissure interne des paupières, ce qui occasionne du larmoiement d’abord et ensuite une instabilité presque continuelle des verres qui fatigue beaucoup la vue. De plus, beaucoup de nez, surtout les nez larges et plats, ne peuvent pas les supporter.
La face-à-main est plutôt un objet de luxe qu’un instrument utile, car on ne peut s’en servir ni pour écrire ni pour faire un travail quelconque. Elle ne peut être utilisée que pour lire et pour regarder au loin.
Quant aux lorgnons ou pince-nez, on devrait en rejeter l’usage d’une façon absolue. Car, outre leur incommodité et les grimaces disgracieuses qu’ils imposent à ceux qui les portent, ils ont encore le grave inconvénient de réduire un œil à l’inaction et de fatiguer l’autre en lui imposant un double travail.
2° Verres. — La question des verres sera traitée dune manière complète à l’article verre (V. ce
mot)- Dr Paul Labaiithe.
LUNULE. — Nom donné par les anatomistes à une petite tache blanche, de forme semi-lunaire, située en arrière de l’ongle, vers le point où sa racine s enfonce sous la matrice unguéale. Elle est formée par le derme cutané aminci qui se prolonge au-dessous de la racine de l’ongle. La lunule est noire chez les nègres. Elle n’existe pas toujours chez tout le monde. P. L.
au visage, que l’on a comparé, je ne sais pourquoi, a celui d’un loup, est une maladie de peau qui consiste d’abord en tubercules isolés ou réunis qui ont une grande tendance à ronger les parties atteintes ( lupus excedens ) ; cependant, il est une autre variété de lupus qui altère profondément le derme, mais sans le détruire ( lupus non excedens).
Le lupus, affection rare, frappe surtout les enfants et les jeunes gens, mais ce serait une erreur de croire que les gens d’un certain âge en sont a l’abri; il atteint spécialement les sujets lymphatiques et scrofuleux (quelques auteurs le considèrent comme une scrofulide, c’est-à-dire une ulcération scrofuleuse). 11 se montre spécialement à la face, sur le nez, les joues, les lèvres; il est très rare sur le tronc; cependant, sous le nom d 'es'hiomène, on a décrit une affection des grandes lèvres que quelques auteurs rattachent au lupus.
Le lupus excedens a une prédilection marquée pour la face et surtout pour les ailes du nez; il débute par quelques tubercules durs, rouges et indolents, puis ces tubercules s’ulcèrent et se recouvrent d’une croûte; au-dessous d’elle l’uleération fait d’incessants progrès, rongeant les parties molles et ne s’arrêtant qu’aux cartilages ou au squelette ; en même temps elle gagne en surface, produisant des désordres qui donnent à la physionomie un aspect hideux. On a vu des gens atteints de lupus chez lesquels le visage était presque complètement détruit. La marche du lupus exedens est extrêmement lente, mais elle ne rétrocède pas; elle ne détermine ni douleur, ni prurit, la santé générale reste bonne; le pronostic n’en est pas moins très grave, car ces malheureux deviennent un objet d’horreur et de dégoût. .
Le lupus non excedens consiste aussi en, tubercules, mais, ceux-ci ne déterminent point d’ulcérations; ils peuvent persister plusieurs années et disparaître en laissant de petites cicatrices, mais généralement sur leur pourtour se développent de nouveaux tubercules affectant souvent une marche irrégulière et serpigineuse.
La marche essentiellement chronique du lupus, l’absence de douleur et de l’odeur spéciale au cancer le distingueront de Yépilhéliome, bien que dans certaines circonstances il soit difficile de se prononcer d’une façon immédiate.
On a essayé contre le lupus les médications les plus diverses; on a appliqué à sa surface les pommades les plus variées, on l’a cautérisé, extirpe, on l’a frappé de sphacèle, etc. Mais le lupus reparaît sur les bords de la cicatrice. Avant tout, le traitement doit être antiscrofuleux ; l’huile de toie de morue à très haute dose a joui d’un moment de vogue; les eaux sulfureuses et chlorurées sodiques ont pu, dans certains cas trop rares, améliorer la maladie. Dr Léon Moynac.
LUXATION On donne le nom de luxation
a un changement permanent survenu dans les
LUPULIN.— (V. Houblon.)
LUPUS. — Le lupus, ou dartre rongeante, ainsi nommé en raison de l’horrible aspect qu’il donne
rapports des surfaces articulaires On considéré comme déplacé l’os qui se trouve le plus éloigné du tronc ou de la tête ; mais cette réglé présente de nombreuses exceptions ; pour n’en citer qu un exemple lorsque le déplacement survient dans les
articulations de la clavicule, c’est toujours elle qui est considérée comme luxée. Ainsi les mots luxation de l’épaule ou luxation scapulo-humérale veulent dire que l’humérus s’est déplacé, tandis que l’omoplate conserve sa position normale. Pour exposer les nouveaux rapports contractés par l’os déplacé, les avis sont malheureusement partagés : quelques chirurgiens se servent des mots en avant, en arriéré , en haut, en bas ; d’autres, à mon sens, plus précis, emploient des dénominations qui expriment les nouveaux rapports contractés par l’os déplacé ; exemple : luxation sous-glénoïdienne, lorsque la tête de l’humérus est venue se placer audessous de la cavité glénoïde, etc.
Quelles sont les diverses variétés de luxation ? — plies luxations présentent trois variétés principales : 1° les luxations traumatiques ; 2° les luxations spontanées ; 3° les luxations congénitales.
Quelles sont les causes des luxations? — Les luxations traumatiques sont, ainsi que leur nom l’indique, constamment le résultat d’une violence extérieure ; de même que pour les fractures, on admet deux ordres de causes, les unes prédisposantes, les autres déterminantes.
1° Causes prédisposantes. — Lés. luxations sont, ainsi que l’a démontré Malgaigne, rares chez les enfants, plus communes chez les adultes et plus fréquentes encore chez les vieillards, malgré l’ancienne opinion qui, s’appuyant sur la fragilité des os à cet âge, le considérait comme plus prédisposé aux fractures.
Les luxations sont plus fréquentes chez l’homme que chez la femme, ce qui lient à la nature de ses travaux ; plus communes en hiver, par suite des chutes.
Les maladies articulaires qui relâchent les ligaments, peut-être l’affaissement des muscles périarticulaires et surtout une luxation antérieure, constituent des prédispositions puissantes au déplacement.
Tous les os ne sont point également exposés aux luxations. Les luxations de l’épaule sont plus communes à elles seules que toutes les autres luxations réunies, ce qu’il faut attribuer au peu de profondeur de la cavité articulaire, à la laxité des ligaments, à la longueur du levier que représente le bras, etc.
2° Causes déterminantes. — :Ce sont les violences extérieures et Y action musculaire.
Violences extérieures. — Elles peuvent agir directement sur l’os et le chasser assez loin pour qu’il ne puisse reprendre sa place, exemple : luxation de l’humérus à la suite d’une chute sur le moignon de l’épaule. Mais il est plus ordinaire de voir les luxations se produire sous l’influence d’une cause indirecte : ainsi la force qui produit la luxation étant appliquée à l’extrémité de l’os opposée à celle qui se luxe, tend à exagérer un mouvement normal ou à en produire un que la jointure ne possède pas; exemple : luxation de l’humérus à la suite d’une chute sur le coude.
Action musculaire. — Dans la plupart des luxations, l’action musculaire se joint à la violence extérieure pour produire le déplacement, les contractions musculaires peuvent à elles seules le
déterminer ; ainsi il n’est point rare de voir les luxations de la mâchoire succéder à un bâillement à un spasme, etc.
Suivant Boyer, un certain nombre de luxations se produiraient en deux temps: dans le premier temps l’os serait chassé de la jointure par le fait de la violence extérieure ; dans le deuxième temps l’os déplacé serait entraîné en divers sens par la contraction musculaire, par des mouvements communiqués, etc. Malgaigne n’admettait point cette transformation d’une luxation en une autre, sous la seule influence de la contraction musculaire.
Quelles sont les lésions produites par les luxations? — Les luxations sont complètes ou incomplètes (subluxations) : dans les premières, les surfaces articulaires ont perdu tout rapport; dans les dernières, elles se correspondent encore dans une partie de leur étendue.
La luxation entraîne forcément une déchirure plus ou moins étendue des ligaments articulaires, des fibres musculaires ; elle détermine des infiltrations sanguines, des déplacements de tendons (les fractures, les lésions des gros vaisseaux et des nerfs sont de véritables complications). A côté de ces désordres produits par le traumatisme, il en est d’autres qui se rattachent à la situation nouvelle occupée par l’extrémité osseuse déplacée : ainsi les ligaments et les muscles placés du côté opposé au déplacement sont . naturellement tiraillés, allongés, ils contribuent ainsi à donner au membre luxé sa position particulière et à l’y maintenir. Une chose remarquable, c’est la rapidité et la perfection avec lesquelles se cicatrisent et se réparent ces désordres dès que la réduction est faite, à tel point que si l'on venait à examiner la jointure quelques mois après l’accident, on n’y trouverait pas les traces de la luxation.
Lorsque la luxation n’est pas réduite, il se produit un double travail qui aboutit à la formation d’une nouvelle jointure au niveau de l’os déplacé et à la disparition de l’articulation ancienne.
Formation d'une nouvelle jointme. — Dans le point qui correspond à l’os déplacé, se creuse une nouvelle cavité articulaire, formée par l’usure dé l’os dans le point comprimé et par son développement, ainsi que par l’hypertrophie du -périoste sur son pourtour; cette cavité est même tapissée par un tissu fibro-cartilagineux qui représente le cartilage diarthrodial ; le tissu cellulaire du voisinage se condense au point de former une véritable capsule articulaire. La synoviale se reproduit-elle? C’est assez probable, vu le degré de perfection auquel peut atteindre l’articulation nouvelle. .
L ancienne cavité articulaire s’efface peu à peu, son cartilage disparaît et des ostéophytes comblent graduellement l’excavation devenue inutile.
Lésions du voisinage. — Les luxations non réduites s’accompagnent presque constamment de l’atrophie du membre luxé; de plus, lorsque la luxation est congénitale, ou qu’elle survient pendant la période de développement, il se produit des déformations qui, lorsqu’elles portent sur le bassin, peuvent créer de sérieuses difficultés à l’accouchement.
La rétraction et l’atrophie des muscles placés
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dans le relâchement par le fait des nouveaux rapports contractés par les os, le retrait des vaisseaux et des nerfs, rendent souvent inutiles et dangereuses les tentatives de réduction entreprises un ertainlaps de temps après l'accident.
Quels sont les symptômes des luxations ? — Les symptômes des luxations peuvent se grouper sous quatre chefs :
1» La déformation du membre;
2° Son attitude;
3° Ses variations de longueur;
30 ses troubles fonctionnels.
1° La déformation est le symptôme le plus frappant ; de plus, cette déformation, image fidèle des nouveaux rapports contractés par l’os déplacé, est toujours la même pour chaque luxation; elle constitue ainsi un symptôme fort important, mais rapidement masqué par le gonflement. On conçoit que, suivant la position de l’os déplacé, on peut rencontrer des reliefs osseux là où existaient des dépressions, et réciproquement; on peut même reconnaître ces reliefs à leur configuration particulière (apophyses, condyles, etc.) et arriver ainsi au diagnostic.
2° L'attitude du membre est tout aussi spéciale; on l’apprécie bien en la comparant à celle du membre opposé.
3° Variations de longueur. — Le membre luxé peut être allongé, raccourci, ou avoir conservé sa longueur naturelle, cela dépend de ses nouveaux rapports; ainsi il est allongé lorsqu’il s’est placé sur un plan plus éloigné du tronc que celui qu’il occupait, etc.
4° Troubles fonctionnels. — Habituellement, le membre luxé ne peut exécuter aucun mouvement, ce que l’on exprime en disant que les mouvements actifs sont abolis ; mais il est, en général, possible de lui en imprimer quelques-uns, désignés sous le nom de mouvements passifs. Règle générale, on peut exagérer la situation anormale du membre et non la combattre.
De plus, on peut parfois imprimer au membre luxé des mouvements que l’intégrité de la jointure ne permettrait pas, exemple : mouvements de latéralité dans lesluxations du coudé. (Ces mouvements anormaux ont une assez grande importance.)
Les luxations s’accompagnent parfois d'ecchymoses, d’une douleur, assez vive au moment de
accident, mais qui se calme très vite ; enfin d’une crépitation sourde, produite par le frottement de
os luxe contre les parties du squelette avec lesque es il s est mis en rapport : cette crépitation est 6' a,^s^^§uer de la crépitation fine, sèche et ture^enera* tr^S nette’ appartient aux frac-
SOnt la marc^e et la. terminaison des a}°ns- ~ Lorsque la luxation est réduite, le rest re- reprerid très vDe ses fonctions, mais il il s 6 Pred^Posé à de nouvelles luxations ; de plus, d0,™ Parfois, même après la réduction, des ' • *Ju.rs persistantes, des atrophies musculaires, nprî.Q^611!1 -être raPP°rtées à la lésion des nerfs !a luxatkin r6S’ déchirés ou contus au niveau de 1 fa luxation n’estj pas réduite, le membre,
après un laps de temps toujours long, recouvre d’ordinaire une partie, de ses fonctions (nous avons exposé la formation de la nouvelle jointure) : c’est ce que l’on observe assez fréquemment après les luxations de l’épaule ; mais d’autres luxations non réduites, comme celles du coude, par exemple, entraînent l’abolition définitive des mouvements de la jointure.
Comment reconnaît-on les luxations? — Souvent très faciles à reconnaître, les luxations peuvent toutefois être confondues avec une contusion, une entorse ou une fracture ; dès que le gonflement est dissipé, la contusion et l’entorse sont aisément reconnues. Les signes rationnels d’une luxation, tels que la vive douleur et le sentiment de déchirure perçus par le blessé au moment de l’accident, la perte des fonctions du membre, etc., sont des signes inconstants et peu significatifs. Les fractures voisines des articulations ressemblent davantage aux luxations, en raison du relief' que peut former un des fragments, de la déformation, de l’ecchymose, des circonstances de l’accident, etc. Cependant la crépitation, l’aspect de la déformation, son siège, les vives douleurs occasionnées par les mouvements, et bien d’autres signes, permettent d’établir le diagnostic. Enfin on se rappellera que dans la luxation l’articulation est raide et ne peut exécuter ses mouvements naturels, tandis que dans la fracture, malgré la douleur qui porte instinctivement le malade à immobiliser le point blessé, vous pouvez produire non seulement les mouvements naturels, mais des mouvements normaux.
Dans la fracture, la réduction est difficile à obtenir, mais facile à maintenir ; dans la luxation c est l’inverse. On se rappellera qu’en général le diagnostic est facile peu de temps après 1 accident, mais que les difficultés augmentent à mesure que le gonflement se produit.
Quel est le pronostic des luxations ? — Les luxations récentes se réduisent aisément et, lorsqu’elles sont dépourvues de complications, elles ne présentent aucune gravité; lorsque la luxation n est pas réduite, le membre recouvre, au bout d’un certain temps, une grande partie de ses mouvements.
Quel est le traitement des luxations? — II présente trois indications principales :
A. Replacer les os dans leur position naturelle.
B. Prévenir un nouveau déplacement.