C. Favoriser le rétablissement dès fonctions dé
l’articulation.
A. Réduction. — ■ Avant d’exposer les divers procédés auxquels on peut recourir pour réduire une luxation, il convient d’étudier la nature des obstacles qu’ils ont à combattre et les causes qui s opposent à la réduction. „ . . e
La réduction des luxations est parfois très facile, parfois presque impossible. — Une luxation recente est infiniment plus facile à réduire qu une luxation ancienne. -Quelles sont les causes de ces différences? à quoi tient la persistance du déplacement . On les a attribuées :
1° Aux spasmes musculaires ; ,
2° A l’engrenage des surfaces osseuses déplacées ;
3» A l’interposition des parties moHes entre la tête osseuse déplacée et sa cavité de réception.
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\ o Spasme musculaire. — La situation anormale créée à certains muscles par la luxation détermine leur contraction spasmodique aussitôt que l’on cherche à réduire le déplacement, contraction qui maintient les os dans leurs fâcheux rapports, et lutte directement contre la force extensive. Ce qui prouve l’importance du spasme musculaire, c'est la facilité de la réduction chez les blessés soumis aux inhalations du chloroforme ; ce sont, d’une autre part, les bons résultats obtenus par l’emploi du caoutchouc, dont la traction incessante fatigue les muscles et détermine la réduction au moment précis où cède la contraction musculaire. Cependant, dans certains cas, malgré l’emploi des anesthésiques et du caoutchouc, la réduction est impossible ; le spasme musculaire n’est donc pas le seul agent qui s'oppose à la réduction.
2 ° E g e nage des surfaces osseuses déplacées. — Les os déplacés peuvent, par la rencontre et l’opposition de leurs saillies naturelles, constituer un sérieux obstacle à la réduction (exemple : acerochement de l’apophyse coronoïde au-dessous de l’os
Fig. 813.
Appareil de Charrière, modifié par Robert et Collin, pour réduire les luxations de l'épaule récentes ou anciennes. Un dynamomètre sert à graduer la force de traction obtenue par la crémaillère.
malaire, dans les luxations de la mâchoire, etc.).
3° Inter position des parties molles entre la télé osseuse déplacée et sa cavité de réception. — Ces parties molles sont tantôt des muscles, tantôt des tendons, tantôt des ligaments.
4° Il faut encore mentionner d’une façon spéciale l’obstacle que peut apporter à la réduction d’une luxation la déchirure en forme de boutonnière par laquelle s’est échappée la tête de l’os déplacé. — Sortie de sa capsule par cette étroite déchirure, elle ne peut y rentrer, car précisément les tractions resserrent plus fortement sur elle les lèvres de cette boutonnière.
Les luxations anciennes sont infiniment plus difficiles à réduire que les luxations récentes, car aux obstacles que nous venons d’énumérer viennent se joindre les rétractions des muscles, les adhérences fibreuses, l’effacement de l’ancienne cavité.
Malgaigne a divisé les moyens propres à réduire les luxations en deux catégories :
A. Méthodes de douceur ; B. méthodes de force
. a'. Les méthodes de douceur souvent suivies de succès, surtout lorsqu’elles sont employées peu de temps après l’accident, comprennent la pression directement exercée sur l’os déplacé, l’impulsion qu’on lui imprime obliquement dans tel outelsens, le dégagement qui permet do faire cesser le chevauchement ou enclavement des deux os.
B. Les méthodes de FORCE se rapprochent beaucoup des moyens employés pour la réduction des fractures; elles comprennent Y extension, la contreextension et la coaptation.
La contre-extension se pratique à l’aide d’alèzes ou bandes disposées de manière à fixer le tronc et à empêcher l’os qui se trouve le plus rapproché de lui de céder à la traction que l’on se propose d’exercer sur l’os déplacé ; ces bandes ou liens seront noués ou fixés aussi près que possible de l’articulation luxée, leurs extrémités libres seront attachées a un anneau ou à un barreau fixe. Il suffit donc d’attirer le tronc dans un sens opposé à celui vers lequel on exercera des tractions sur le membre luxé.
L 'extension consiste à tirer sur l’os déplacé, de façon a le dégager et à lui permettre de reprendre sa place ; pour cela on enveloppe le membre luxé de lacs, de bandes, disposés de manière à former des étriers ou anses propres à fournir un point d’appui quelconque, mais solide, à la force extensive. Il faut, lorsqu’on se propose d’exercer l’extension, attirer fortement la peau vers la racine du membre, afin de diminuer autant que possible son tiraillement.
Le sens suivant lequel doit être pratiquée l’extension varie suivant le sens du déplacement: tantôt on tirera le membre luxé suivant la direction anormale qu’il a prise, en le ramenant graduellement dans une direction convenable; tantôt on tirera perpendiculairement à l’os déplacé, c’est ce que conseillait Gerdy pour les luxations de la hanche. Du reste on pourra varier les tractions.
La traction peut être pratiquée de trois façons différentes : 1° par des aides; 2° par des moufles; 3° par le caoutchouc. Malgaigne et SéJillot ont hautement préconisé l’emploi des moufles dont on peut graduer la force et apprécier la tension avec un dynamomètre ; ils ont démontré leur supériorité sur les tractions irrégulières et saccadées exécutées par les aides. Nous ne pouvons indiquer ici toutes les machines imaginées dans le but de réduire les luxations, les moufles sont celles dontl’emploiestle plus
général ; la machine de Charrière, modifiée par Robert et Collin [JUj. 813), est également très usitee.
Les bandes ou tubes de caoutchouc sont également très utiles; nous décrirons leur mode dap plication à propos des luxations de l’épaule.
Ajoutons que le chloroforme aide singulièremeu la réduction des luxations.
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La coaptation consiste à diriger les surfaces vers leurs anciennes positions; très souvent la coaptation s’effectue spontanément, dès que la traction a ramené les surfaces articulaires au même niveau. Cependant, dans certains déplacements, le chiruro-ien doit, par des pressions bien dirigées, aider a
ce retour. , , , .
On reconnaît que la réduction est operee a un tressautement particulier, sur la nature duquel le patient ne se méprend guère; souvent il s’y joint un bruit sourd produit par le raclement des surfaces osseuses; de plus , la déformation s’efface et il devient possible de produire les mouvements que la luxation avait rendus impossibles; cependant, lorsque le gonflement est considérable ou encore dans certaines luxations anciennes, il n’est pas aisé de reconnaître la réduction.
Jusqu’à quelle époque peut-on tenter la réduction! — On ne saurait formuler à cet égard de lois générales; toutefois, après un ou deux mois, il est un grand nombre de luxations que l’on doit abandonner.
Accidents qui peuvent survenir pendant la réduction. — Les tentatives de réduction faites sans mesure exposent à la contusion des parties molles, au déchirement des muscles, de la peau, à des fractures. On a observé des déchirures de vaisseaux, de nerfs, accidents dont on apprécie sans explication la haute gravité; on a même vu se produire l’arrachement d’un membre.
Ces complications s’expliquent d’elles-mêmes ; mais il en . est une plus étrange, c’est la syncope qui survient parfois pendant les tentatives de réduction et crée un danger spécial pour l’anesthésie appliquée au traitement des luxations; il est probable que le tiraillement des troncs nerveux et la douleur sont pour beaucoup dans la production de la syncope.
Pour prévenir la reproduction du déplacement, il suffit d’immobiliser l’articulation pendant quelques jours seulement, et cela à l’aide d’un simple bandage, car le déplacement n’a nulle tendance à se reproduire de lui-même.
Pour rendre à l’articulation ses mouvements, il faut les lui faire exécuter en augmentant chaque jour leur étendue; des frictions, des massages, des bains excitants, viendront en aide à ce traitement.
Dans les cas où, pour un motif quelconque, la réduction n’a pu être obtenue, on peut, par un exercice méthodique, rendre au membre déplacé la P us grande partie de ses mouvements.
et exercice consiste à assouplir les parties par es frictions, des massages, et à faire exécuter P u sieurs fois par jour au membre luxé des mouments méthodiques, d’une étendue de plus en P us grande; ces mouvements seront exécutés soit a main, soit à l’aide de machines (Y. Ankylosé).
Dr Léon Moynac.
DetinXvUilLH ^)!TRALES DE'- ~ Luxeuil est un tement h4 î'.bitants- situ^e dans le ddPal délicieuse an ni^?’ a ‘°?e’ à l’exlrémité d’une plain Dossède dp* de. a cliaîne des Vosges, qi
faibles nn’mi ax . minérales chlorurées sodique îaibles quon administre dans les cas de rhum'
tisme musculaires, les engorgements lymphatiques, les maladies des os et des articulations, etc. p. L.
LYCOPODE. — Le lycopode, appelé aussi herbe aux massues , mousse terrestre, est une herbe vivace qui pousse surtout dans les bois montueux et sur les montagnes de la Suisse et de l’Allemagne,
Fig. 814 — Lycopode.
Tige, Bractée sporangifère et spores;
et dont les spores desséchés laissent échapper une . poudre très fine d’un jaune pâle, très inflammable et difficile à mouiller, appelée poudre de lycopode, employée en pharmacie pour enrober les pilules, et en médecine, comme poudre absorbante et iso-: lante pour saupoudrer la peau des jeunes enfants et celle des personnes grasses sujettes aux excoriations. p. L.
LYMPHADÉNOME. — On donne les noms de lymphadénorne, lymphosarcome, adè-o-lymphome, à des tumeurs formées par du tissu lymphatique.
Les causes de ces tumeurs sont complètement inconnues; on ne s’accorde même pas sur la fréquence relative aux divers âges, car, en France, elles paraissent avoir été observées surtout dans l’âge adulte, tandis qu’en Allemagne elles seraient plus communes dans la jeunesse.
Les lymphadénomes frappent de préférence les ganglions lymphatiques et plus particulièrement les. ganglions du cou, de Taine, de l’aisselle; on les observe également dans tous les organes lymphoïdes, rate, thymus, amygdale, estomac, intestin, etc. Dans leur période de généralisation, ils envahissent la plupart des organes ou tissus, le foie, les reins, les poumons, le cœur, les os, etc.
Au point de vue clinique, les lymphadénomes présentent deux variétés : 1° dans une première variété l’affection se localise dans un groupe de ganglions; 2° dans une seconde variété, elle se généralisé non seulement aux organes lymphoïdes, mais encore aux autres tissus.
La première variété présente tous les caractères de l’hypertrophie ganglionnaire simple, dont elle se distingue difficilement; elle ressemble pour l aspect et la marche aux adénites scrofu euses, reste, comme elles, localisée dans les ganglions du cou, plus rarement dans ceux de laine ou de 1 aisselle;
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mais, contrairement aux adénites scrofuleuses, elle ne suppure pas.
La deuxième variété se rapporte à la maladie décrite sous le nom de leucocythëmie (V. ce mot) . En voici les principaux caractères : un homme, en général, dans la période moyenne de la vie, voit, sans cause appréciable, se développer un certain nombre de tumeurs au niveau du cou, de l’aisselle ou de l’aine.
Ces tumeurs, arrondies, indolentes, élastiques, sans adhérences à la peau, sont formées par le développement des ganglions de ces régions.
Leurs progrès sont plus ou moins rapides, mais constants; non seulement les tumeurs primitives s’accroissent, se fusionnent de manière a former d’énormes masses lobulées, mais encore des tumeurs semblables se développent aux dépens de tous les organes lymphoïdes (rate, amygdale, etc.), il s’en développe même dans . les organes dépourvus de tissu lymphatique et dans le tissu cellulaire sous-cutané.
A cette époque on peut noter : \° que les tumeurs ganglionnaires sont indolentes par ellesmêmes et qu’elles n’ont aucune tendance à suppurer, contrairement à ce qui a lieu pour les adénites ordinaires : très souvent la rate est en même temps gonflée ;
2° Que ces tumeurs déterminent des phénomènes de compression sur les vaisseaux, les* nerfs et les organes voisins. Phénomènes extrêmement variés, puisque ces tumeurs peuvent occuper le cou, le thorax, l’abdomen, le bassin, etc.
3° Que l’état du sang n’est pas toujours le même : tantôt il présente une augmentation considérable ] dans le nombre des globules blancs (leueocythémie), tantôt, au contraire, le chiffre des globules blancs reste normal (adénie).
Après un certain temps, en général quelques mois, le malade présente des symptômes de cachexie; il pâlit, maigrit, est, atteint de diarrhée, de vomissements, d’hémorrhagies par les diverses muqueuses, souvent les urines sont albumineuses, la fièvre hectique s’allume et il succombe. A côté de ces symptômes généraux, qui se rattachent au développement de lympho-sarcomes dans la plupart des organes, il faut noter les accidents locaux souvent assez graves pour entraîner par eux-mêmes la mort.
La marche de la maladie est constamment progressive et elle se termine par la mort, après un laps de temps qui ne dépasse guère deux années (Potain).
La première forme est bénigne, la seconde presque constamment mortelle.
Le traitement doit être médical et chirurgical.
Le traitement médical consiste à chercher à modifier par les toniques, l’iode, le phosphore, l’arsenic, etc., l’état spécial et inconnu de l’organisme.
Le traitement chirurgical n’est applicable que dans des circonstances assez rares, lorsque la maladie est encore localisée dans un groupe de ganglions, que la rate n’est pas développée, que le sang ne renferme pas un excès de globules blancs (Verneuil). Certains chirurgiens (Trélat) repoussent toute intervention chirurgicale, par ce motif qu’on
ne saurait dire si la lésion est encore locale ou si elle est généralisée. Dr Léon Moynac.
LYMPHANGITE. — On donne le nom de lyœ. phangite ou angioleucite, à l’inflammation des vaisseaux lymphatiques. Cette maladie se développe sous l’influence de causes nombreuses que l’on peut ranger sous trois chefs :
1° Lésions traumatiques. — Ce sont les causes les plus fréquentes, non point les larges plaies, mais les excoriations, les écorchures superficielles, étendues, mal soignées , exposées à des causes d’irritation, compliquées de la présence de corps étrangers, surtout lorsque ces lésions occupent des régions abondamment pourvues de lymphatiques, comme les doigts, les orteils, etc.
Un grand nombre d’affections cutanées, eczéma, lichen , furoncle , ulcères, engelures , peuvent se compliquer d’angioleucite.
2° Introduction dans le vaisseau d'un principe septique, piqûres anatomiques, pus altéré. — C’est dans cette catégorie que nous rangeons les lymphangites utérines assez communes après, l’accouchement, et peut-être ces lymphangites de la verge qui viennent parfois compliquer le chancre infectant.
3° Lymphangites par voisinage. — Dans ces cas exceptionnels, l’inflammation des régions parcourues par les lymphatiques se propage aux parois de ces vaisseaux.
Quelques auteurs ont pensé que certains tempéraments, le tempérament lymphatique par exemple, prédisposaient à la maladie que nous étudions, qui pourrait être spontanée chez eux; enfin on a dit que l’angioleucite pouvait régner d’une façon épidémique. 11 est certain que l’encombrement des blessés, les mauvaises conditions hygiéniques dans lesquelles ils sont placés, favorisent le développement des lymphangites comme celui des érysipèles, des infections purulentes, etc.
La lymphangite reconnaissant habituellement une cause externe, on constatera au voisinage de la partie malade une plaie, une écorchure, un furoncle, etc. , dont la cicatrisation est en mauvaise voie- Les vaisseaux enflammés ayant augmenté de volume et pris une teinte rosée, traduisent leur présence par une série de filets rouges, de stries irrégulières, formant des réseaux à mailles plus ou moins serrées; parfois elles sont tellement rapprO" chées qu’il en résulte des plaques (angioleucite réticulaire ou en plaques) dont les bords se dessinent par un relief plus ou moins accentué. Ces plaques s'observent dans les régions pourvues de riches reseaux lymphatiques, tels sont la main, le piecl’ le pourtour des orifices naturels, etc. Ces stries partent directement de la plaie ou seulement à une certaine distance, elles peuvent se prolonger sans discontinuité jusqu’au ganglions ou être çà et la interrompues.
Au membre supérieur, par exemple, on voit plusieurs filets rougeâtres, occupant le côté de la flexion, traverser le pli du coude et longer la partie interne du bras, enlaçant souvent la veine basilique pour aboutir aux” ganglions de l’aisselle, qul eux aussi sont gonflés et douloureux.
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Les vaisseaux enflammés sont le siège d’une douleur superficielle, cuisante, à peu près semblable à celle de l’érysipèle et s’étendant tout le long des vaisseaux jusqu’aux ganglions.
Très souvent il s'effectue dans le tissu cellulaire voisin une légère suffusion séreuse, la peau peut même prendre une teinte érythémateuse ; enfin on observe assez souvent un léger œdème, dû à l’obstacle que l’oblitération des vaisseaux apporte à la circulation de la lymphe*
Les ganglions auxquels aboutissent les vaisseaux sont gonflés et douloureux, mais d’ordinaire cette adénite tombe dès que l’angioleucite s’améliore.
Les symptômes généraux sont habituellement très peu accentués, cependant, surtout dans les cas où la phlegmasie reconnaît pour cause l’introduction d’un principe septique, le malade est pris de frissons, de fièvre, son sommeil est agité, et dans le cas de piqûre anatomique les accidents peuvent devenir fort graves. ■■■...
La lymphangite se termine : 1° habituellement par résolution, les douleurs se calment, la rougeur s’efface (parfois très rapidement, en quelques heures ), souvent à ce niveau l’épiderme s’exfolie.
2° Par suppuration. — Cette issue assez rare s’annonce par une intensité toute particulière de la phlegmasie, le tissu cellulaire voisin se prend, s’enflamme, enfin de petites collections purulentes peuvent se développer sur tout le trajet des lymphatiques et jusque dans les ganglions; on a même observé, surtout dans les lymphangites septiques, de véritables suffusions purulentes étendues au loin et produisant les graves désordres du phlegmon diffus.
3° Par passage à l’état chronique. — Terminaison fort rare, cependant les enfants présentent parfois certains œdèmes durs, qu’à tort ou à raison on a rattachés à l’angioleueite.
4° Par infection purulente. — Terminaison encore plus rare que la précédente. La présence des ganglions constitue un obstacle à peu près insurmontable au passage dans le torrent circulatoire du pus ou des principes septiques capables de déterminer une infection générale.
Il n’est pas fort rare de voir l’angioleucite se compliquer de phlegmon et d’érysipèle.
Les lymphangites disparaissent d’ordinaire en quelques jours, sauf lorsqu’elles sont consécutives à des piqûres anatomiques, auquel cas elles peuvent être graves. Lorsque la lymphangite se développe au milieu d’une épidémie d’infection purulente, elle peut être mortelle.
La première indication consiste à soigner, nettoyer, protéger, laver la plaie qui a engendré l’an-, gioleueite.
2° Des cataplasmes émollients, de l’onguent napolitain, des bains tièdes très prolongés, calment la vivacité de la douleur et l’intensité de l'inflammation.
On ne négligera pas de favoriser par une pc elevee la circulation de la lymphe
salin àS<;?arèS UÜle de chercher Par des PU1 S Vê J î Uire T* révulsion sur le tube di Les vésicatoires de Velpeau, les applicatio
sangsues, la compression, sont justement abandonnés aujourd’hui. Si le malade était affaibli, il faudrait le relever par l’usage de l’alcool, de l’extrait de quinquina, du sulfate de quinine, etc.
Dr Léon Moynac.
LYMPHATIQUE (système). — Anatomie. — On donne
le nom de système lymphatique, en anatomie, à l’ensemble des organes qui sont préposés à la circulation de la lymphe et du chyle. Il comprend :
A. — Les vaisseaux lymphatiques ou vaisseaux blancs, conduits très grêles, à parois minces et transparentes, qui naissent de capillaires ( disposés en réseaux ou en culs-de-sac), traversent au moins un ganglion et vont se jeter dans le canal thoracique ou dans la grande veine lymphatique.
B. — Les ganglions lymphatiques, petites glandes disséminées sur le trajet des vaisseaux lymphatiques et destinées à exercer sur la lymphe une action dont la nature nous échappe.