‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 89 sur 289 · C. Ganglions pelviens. — On trouve dans le bassin · texte numérisé non relu

C. Ganglions pelviens. — On trouve dans le bassin

une série de ganglions dont les uns, groupés autour des vaisseaux iliaques, se continuent, en haut, avec les ganglions lombaires, en bas, avec les ganglions iliaques (étudiés avec ceux du pli de l’aine), et dont les autres sont placés entre le rectum et le sacrum, et entre les deux feuillets du meso-rectum. s

Les ganglions pelviens reçoivent :

# 1° Les lymphatiques du rectum, dont la disposition est la même que celle des lymphatiques intestinaux;

2° Les lymphatiques de la vessie et ceux des vésicules séminales;

3° Les lymphatiques du col de l'utérus et ceux de la partie postérieure du vagin ; ces vaisseaux accompagnent les artères utérine et vaginales;

4° Enfin, quelques lymphatiques qui accompagnent les artères fessière et obturatrice.

C. 1° Grande veine lymphatique. — La grande veine lymphatique représente le tronc commun des lymphatiques qui proviennent de la moitié droite du cou, de la tête et du thorax, du membre supérieur droit, d’une partie du poumon droit et du côté droit du diaphragme. Enfin, il reçoit les lymphatiques qui accompagnent les veines sus-hépatiques. La veine lymphatique est très courte : sa longueur ne dépasse guère 10 à 12 millimètres et elle s’ouvre

dans le confluent des veines jugulaire interne sous-clavière droites.

2° Canal thoracique. — Le canal thoracique représente le tronc commun de tous les lymphatiqupê de la portion sous-diaphragmatique du corps et de la moitié gauche de sa portion sus-diaphragmatique (V. Thoracique). ,

Inflammation des lymphatiques. — L’inflammation peut porter sur les vaisseaux lymphatiques, et prend alors le nom de lymphangite (Y. ce mot), ou bien sur les ganglions et elle s’appelle alors adénite (V. ce mot).

Hypertrophie des ganglions lymphatiques.— Cette hyperthophie a reçu le nom de lymphome (V. ce mot). Dr Léon Moynac.

. LYMPHATIQUE (TEMPÉRAMENT). — (V. Lymphatisme.)

LYMPHATISME. — Le lymphatisme ou tempérament lymphatique est cette forme de tempérament, cet état général constitutionnel d’un individu caractérisé par la prédominance du système lymphatique et par l’abondance de la lymphe.

Le squelette des individus lymphatiques est sou- : vent mal conformé ou inharmonique ; la taille est très élevée ou au contraire fort petite; les différentes parties du corps ne sont pas, les unes envers les autres, dans de justes proportions ; les membres, et surtout les supérieurs, sont trop longs ; les pieds sont plats ; la tête et les articulations sont trop grosses; le thorax est mal conformé, trop étroit ; la colonne vertébrale est parfois déviée ; les dents sont tordues et se carient prématurément. .

La peau et les membranes muqueuses sont pâles,

. décolorées ; le sang n’y afflue point, et le système capillaire superficiel n’est point apparent ; la peau est fine, le .teint pâle, blafard, verdâtre, subidérique; parfois, au contraire, il est éclatant, et la blancheur de la peau fait ressortir la coloration rouge des tissus; mais cette coloration est par plaques, plutôt rose que rouge, et bornée aux joues et même aux pommettes. Le système pileux est peu abondant, la calvitie précoce -et les cheveux plus souvent blonds ou roux que châtains, et rarement noirs. Les lèvres sont grosses et saillantes, les yeux ordinairement bleus, les ailes du nez épaisses et écartées.

Le système musculaire est peu développé; les muscles sont grêles, sans contraction énergique; les mouvements lents, les chairs molles, les formes lourdes et sans grâce; les tissus adipeux et cellulaires sont abondants, lâches, infiltrés, et il en résulte une bouffissure de la face et de tout le corps pour ainsi dire.

La puberté est tardive; la menstruation s’établit difficilement et reste souvent douloureuse, peu abondante et - irrégulière; parfois les testicules n’abandonnent l’abdomen, que vers l’âge de quinze ou dix-huit ans, et ne présentent qu’un petit volume; le pénis est peu développé; les seins sont petits, pendants; la voix est enfantine, d’un timbre aigu, désagréable ou ridicule.

Toutes les fonctions sont paresseuses ; le pouls est petit, lent ; la respiration peu active, et la

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Quantité d’acide carbonique exhalée moins considérable que chez les sujets sanguins et d’une forte constitution ; l’appétit est irrégulier, capricieux ; les sécrétions sont peu abondantes, les désirs vénériens peu impérieux.

L’intelligence, et surtout l’imagination n’ont pas de vivacité; les individus lymphatiques sont apathiques, froids, peu amateurs des arts, des beautés naturelles ; rebelles, aux grandes passions, aux émotions violentes ; mais ils ont une volonté ferme qui souvent dégénère en entêtement, de la ténacité dans le caractère, de la persévérance, de l’opiniâtreté.

Complétons ce portrait de lymphatiques tracé de main de maître par le professeur Bouchardat, en disant que le lymphatisme s’accompagne toujours d’anémie et de chlorose, qu’il prédispose aux engorgements et aux abcès des ganglions lymphatiques, surtout du cou, à cèrtaines maladies de peau de nature ' herpétique, à la scrofule, aux tubercules et à la phthisie.

Un très grand nombre d’enfants et beaucoup de femmes sont lymphatiques. On peut modifier ce tempéramment, surtout chez l’enfant, par l’hygiène et par la thérapeutique proprement dite. Parmi les moyens fournis par l’hygiène, nous citerons la vie au grand air, à la campagne, au bord de la mer, les exercices gymnastiques, l’hydrothérapie. Quant aux moyens fournis par la thérapeutique proprement dite, ce sont ceux qui sont indiqués aux articles consacrés à Y Anémie, la Chlorose, Y Herpétisme et la Scrofule (V. ces mots).

LYMPHE. — On donne le nom de lymphe au liquide qui circule dans les vaisseaux lymphatiques. C’est un liquide homogène, un peu visqueux, transparent, d’une couleur jaune pâle ou jaune citron, d’une odeur nulle, d’une saveur légèrement salée, et d’une réaction un peu alcaline, dont la densité serait de 1,022, d’après Magendie.

ka composition est analogue à celle du sang, ce qui lui a valu le nom de sang blanc. Elle renferme ? £ une partie liquide, légèrement rosée et des mVr î^ancs semblables aux leucocytes. La frnin6 est ioi’mée comme le plasma sân-

ILj d albumine, de fibrine, de graisse, de sel tahlpIaUX -et dune grande quantité d’eau. Le de la iU sui]van,; emprunté à Wurtz, donne l’analyse ymphe d’un taureau en pleine digestion:

LYMPHE d’un taureau

Si.; . .

donLlarSysqe\SU^ aussi à Wurtz>

en Pleine digestion : 1 lymphe dune vache aussi

lymphe d’une vache

Eau. . .

Fibrine ’ ' . 935,38

Albumine . . % 2°

Graisse. . 0,24

Sels.\ . 7,41

Les diverses substances qui entrent dans la composition de la bile sont sujettes à des variations, principalement les matières grasses.

Lorsque la lymphe est sortie hors des vaisseaux elle se coagule, au bout d’un quart d’heure environ, en une gelée claire et tremblotante, qui se sépare en un caillot et un sérum, comme pour le sang. Ce caillot est blanc et comprend la fibrine avec les globules blancs; le sérum est représenté par l’albumine, l’eau et le sel en dissolution. .

Le système lymphatique est toujours rempli de lymphe® et celle-ci y circule régulièrement, en s’acheminant des capillaires lymphatiques vers les troncs et, de ceux-ci, vers la base du cou, où elle se mélange au sang veineux. La circulation de la lymphe présente donc une grande analogie avec la circulation veineuse. Quant à sa vitesse, elle serait, d’après Weiss, de 4 millimètres par seconde.

La lymphe concourt à régénérer le sang, en lui cédant les matériaux nutritifs qu’elle emprunte à tous les tissus de l’économie. Elle est versée dans le sang par la grande veine lymphatique et par le canal thoracique. D' Paul Labarthe.

LYMPHOME. — Le lymphome ou hypertrophie des ganglions lymphatiques ressemble beaucoup à

l’adénite chronique ; dans les deux cas, en effet, ce sont une ou plusieurs glandes qui augmentent de volume, sans douleur, sans changement de couleur à la peau ; dans les deux cas, elles siègent

habituellement au cou, mais le lymphome peut se montrer à l’âge mûr, chez les sujets les plus vigoureux ; de plus, il n’a aucune tendance à rétrograder. D’ailleurs, une erreur n’aurait point d’inconvénients, puisque dans les deux cas l’extirpation est souvent le seul traitement convenable. Mais, au préalable, il faut avoir épuisé les ressources médicales (régime tonique, eaux salines, iodure de

potassium, etc). De plus l’opération n’est indiquée' que si la tumeur est bien seule, sans altération des ganglions voisins. Dr L M

LYPÉMANIE. — Synonyme de mélancolie (V. ce mot).

LYSSES .-ÇV. Rage.)

MACARONI. — (V. Pâtes alimentaires.)

MACÉRATION. — On donne ce nom en pharmacie à une opération qui consiste à laisser séjourner, pendant un temps plus ou moins long, dans un liquide froid, une substance médicinale sèche, concassée ou réduite en poudre, afin d’en dissoudre les principes seulement solubles à froid. La macération est aussi utilisée dans l’art culinaire pour la conservation de certaines substances alimentaires : on fait des macérations dans le vinaigre, dans l’huile d’olive, dans la saumure, etc. P. l.

MACHE. — La mâche, que l’on appelle aussi doucette, boursette, salade de chanoine, est une petite plante de la famille des Valérianées, à feuillage vert abondant, qui pousse spontanément dans les champs et les vignes, pendant l’hiver, et qu’on mange en salade, mélangée au céleri ou à la betterave cuite. La mâche n’a qu’une saveur très faible et ne possède pour ainsi dire aucune valeur nutritive, étant simplement composée de mucilage, d eau et de matière colorante. P. L.

MACROCÉPHALE. — Nom donné par les tératologistes à des monstres caractérisés par une tête énorme qui les fait ressembler à des hydrocéphales, mais dont ils se différencient en ce que chez eux le volume de la tête est la conséquence d’un développement anormal du cerveau, tandis que, chez les hydrocéphales, ce volume est le résultat d’une accumulation de sérosité dans l’intérieur de l’encéphale (V. Hydrocéphalie). p. L.

MACRO GROSSIE. — Nom donné à l’hypertrophie

de la langue (Y. Langue). P. L.

MACUSSON. — Le macusson, appelé aussi châtaigne de terre, annote, est une plante de la famille des papillonacées, très cultivée en Hollande, en Champagne, en Bourgogne et en Picardie, pour sa racine qui est un tubercule noirâtre de la grosseur d’un gland de chêne, farineux, et sucré, que les habitants des campagnes mangent cuit sous la cendre comme les pommes de terre- Le macusson est un aliment assez nutritif, mais lourd à digérer, et ne convenant, par conséquent, qu’aux estomacs robustes. p. L.

MACHOIRE. — ■ Nom donné par les anatomistes aux deux arcades osseuses dans lesquelles sont logées les dents, et qui constituent la plus grande partie du squelette de la face. On distingue la mâchoire supérieure formée par l’os maxillaire supénewr .et la mâchoire inférieure formée par l’os maxillaire inférieur (V. Maxillaire). P. L.

MACIS. — (Y. Muscade.)

MACREUSE. — La macreuse est une sorte d Tinr.Caailaf(i+Sauvage’ noir’ ?ue les vents du hivpï.6 a 6t n°rd.-ouest, amènent par bandi Chair nnf les eta?gs ,voisins de la mer, de riace’pMn/fi Un. goyt détestable de poisson, es

l’Église mi68 6' La macreuse est considère iJigüse comme un aliment maisre et nar son usage est toléré pendant le carême P , Dictionnaire populaire de Médecine usuelle

MAGISTRAL. — Qualificatif donné aux préparations médicamenteuses que les pharmaciens préparent instantanément dans leur officine, d’après l’ordonnance du médecin. Les préparations magistrales , diffèrent donc des préparations officinales qui sont préparées d’avance et se trouvent en provision dans les pharmacies. p- L*

MAGNÉSIE.— La magnésie, ou oxyde de magnésium du Codex, est une poudre blanche, légère, insipide, infusible, à peine soluble dans 1 eau, soluble dans les acides avec lesquels elle .forme des sels remarquables par leur plus ou moins grande amertume. Elle se retire du carbonate de magnésie que l’on chauffe à une forte température pour en chasser l’acide carbonique. Elle existe dans les pharmacies à l’état hydraté et à l’état anhydre; la première forme est préférable à la seconde.

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Prise à la faible dose de 50 centigrammes à 1 et 2 grammes, la magnésie fait l’office dans l’estomac d’un double absorbant. Sa poudre, en effet, joue le rôle d’un absorbant mécanique, et de plus, comme en présence de l’acide chlorhydrique du suc gastrique, elle se transforme en chlorure de magnésium, elle s’empare sous cette forme des acides qui y sont contenus et agit à la manière d’un absorbant chimique (Rabuteau). Cette action purement absorbante et anti-acide de l’oxyde de magnésium n’a lieu que lorsque sa transformation en chlorure est complète. Dans les cas où le médicament est donné à des doses plus élevées, à celles par exemple de 4 à 8 grammes, une partie est bien transformée en chlorure, mais la plus grande proportion reste intacte, chemine le long du tube digestif et n’est transformée en un sel soluble et purgatif que dans le gros intestin dont la réaction est acide; et encore, il en reste souvent une petite portion non attaquée qui est expulsée avec les fèces sans avoir été d’aucune utilité : c’est ce qui arrive lorsque les acides de la muqueuse gastro-intestinale n’ont pu suffire à sa dissolution. De là le précepte de prendre la magnésie dans une eau acidulée pour suppléer à la trop faible quantité d’acides sécrétés par la muqueuse. Ainsi s’expliquent les effets variables de ce médicament suivant les doses : faible dose, absorbant; haute dose, purgatif. Ainsi s’explique son action lente sur le tube digestif qui ne se fait ressentir qu’au bout de huit à douze et vingt-quatre heures, par suite du retard qu’elle éprouve dans ses dissolutions successives.

Fréquemment usitée comme absorbant anti-acide, la magnésie calcinée s’emploie avec avantage dans les aigreurs, les éructations , les dyspepsies, les gastralgies, en un mot dans tous les dérangements de la fonction gastrique. Elle constitue, à l’état hydraté surtout, un excellent contre-poison de l’acide arsénieux et des acides corrosifs. Son utilité purgative est incontestable et est tous les jours mise à profit contre la constipation habituelle, à la condition d’être continuée pendant quelque temps. Sa complète insipidité en fait un remède précieux chez les personnes dont l’estomac très susceptible supporte difficilement les purgatifs ordinaires. Elle produit à la longue des selles pour ainsi dire naturelles, sans efforts, sans coliques, féculentes (consistance de purée épaisse), suivant l’expression de nos voisins d’outre-Manche, à demi-moulées, bien différentes en cela des évacuations produites par les sels neutres, le sulfate de magnésie ou de soude, à la suite desquels elles sont purement séreuses. Il existe encore une autre différence entre la magnésie et les sels neutres i tandis que la première continuée pendant plusieurs jours de suite augmente l’effet purgatif, cet effet diminue au contraire rapidement avec les seconds au point defcdonner lieu à une constipation consécutive.

Sa valeur thérapeutique contre les vomissements symptomatiques de la grossesse et contre la gravelle nous rend quelquefois les plus grands services.

Un des modes les plus simples d’administrer la magnésie consiste à la faire prendre dans un verre d’eau sucrée, acidulée avec du jus de citron ou d’orange, ou bien on la prescrit dans du pain azyme

et l’on ordonne en même temps de boire une grand quantité de limonade ou d’une autre boisson aci6 dule quelconque. Les doses varient suivant l’indica" tion. S’agit-il d’obtenir de la magnésie un effet ab~ sorbant anti-acide, une à deux cuillerées à café sont suffisantes. A-t-on besoin, au contraire, de ses propriétés purgatives, une à deux cuillerées à soupe seront nécessaires. Ces diverses doses s’administrent le soir en se couchant; elles font disparaître dans la nuit les renvois acides, les flatulences, les pesanteurs d’estomac et produisent le lendemain matin une ou plusieurs garde-robes. On continue ainsi plusieurs soirs de suite et de la même manière jusqu’à ce que les fonctions des voies digestives soient rentrées à leur état normal.

La poudre et les tablettes bismutho-jnagnésiennes de Paierson rendent de très grands services par les bons effets qu’elles produisent comme toniques, digestives, stomachiques. La magnésie s’associe souvent à différentes autres poudres purgatives ou non, telles que la rhubarbe, le calomel, le jalap, la cannelle, l’opium brut, etc.

Magnésie calcinée. — La magnésie calcinée, au lieu d’être , comme les précédentes variétés , en poudre fine, légère et douce au toucher, se présente sous l’aspect de petits grains durs, d’une pesanteur spécifique triple. Sa grande cohésion la rend difficilement soluble dans les acides du tube digestif et par cela même d’une efficacité médicamenteuse moindre comme absorbante et comme purgative. Quoique jouissant d’une haute réputation en Angleterre, elle est incontestablement inférieure à notre magnésie.

Magnésie noire. — Nom donné quelquefois au peroxyde ou bioxyde de manganèse (V. Manganèse).

Carbonate de magnésie. — Le carbonate de magnésie ou magnésie carbonatée, magnésie blanche, magnésie anglaise, est une poudre blanche, inodore, insipide, inaltérable à l’air) insoluble dans l’eau, soluble dans l’acide chlorhydrique avec effervescence et plus légère encore que la précédente. Elle agit comme la magnésie calcinée, avec cette différence qu’elle donne lieu à un dégagement d’acide carbonique dans l’estomac, et que, pour ce motif, elle est préférable à cette dernière dans la gastralgie et toutes les fois qu’il existe un certain degré d’irritabilité de la muqueuse gastro-intestinale.

Ce sous-sel s’administre, comme absorbant des acides et comme purgatif de la même manière que la magnésie pure, mais à des doses un peu plus élevées. Les Anglais en font un usage excessivement fréquent, ce qui a fait donner à cette espèce de magnésie le nom de magnésie anglaise. En France, nous donnons généralement la préférence à la magnésie calcinée, qui exige dans son emploi des doses moins massives. Elles ont d’ailleurs des propriétés à peu près identiques qui permettent de les remplacer dans la plupart des prescriptions. C est avec la magnésie blanche que l’on prépare leau magnésienne saturée et l’eau magnésienne gazeuse. On les prescrit toutes les deux par deux ou trois verrees de dix en dix minutes lorsqu’on veut obtenir en même temps des effets absorbants et laxatifs. La première contient 12 granunes de

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magnésie pour 1 litre d’eau pure et 6 litres d’acide carbonique ; la seconde ne contient que 6 grammes de magnésie pour les mêmes proportions des autres

substances.

Citrate de magnésie. — Le citrate de magnésie se trouve dans le commerce à l’état amorphe et à l’état cristallisé. La forme cristallisée est la meilleure; c’est un produit incolore, inodore, efflorescent, plus pesant que la magnésie, très soluble dans l’eau. Il présente sur les autres sels magnésiens solubles l’avantage d’être complètement dépourvu d’amertume et de laisser dans la bouche un goût acide agréable. Exposé à l’air, il s’y effleurit facilement, y devient blanc opaque en même temps qu’il y perd une partie considérable de son eau de cristallisation. C’est avec cette couleur blanche qu’on le trouve dans toutes les pharmacies. C’est sous cette même couleur que se présentent presque tous les purgatifs salins cathartiques.

Ce médicament purge aussi bien que le sel de Sedlitz, mais a dose pourtant un peu plus élevée. Sa saveur agréable le fait rechercher par les personnes délicates qui trouvent le sulfate de magnésie trop amer, l’hüile de ricin trop fade, le calomel trop farineux. 11 n’occasionne d’ailleurs ni mauvais goût à la bouche, ni chaleur à l’épigastre, ni soif vive, ni fortes coliques. Son effet se fait ressentir lentement, sans secousses, par des selles moins séreuses, plus longues à se produire, plus tardives à se terminer. Aussi Trousseau a-t-il pu dire que le citrate de magnésie agit tuto et jucundé.

Les doses de citrate de magnésie s’élèvent de 30

à 60 grammes pour une purgation prise le matin à jeun. Le mode d’administration varie beaucoup. Il se donne tantôt dans deux à trois verres d’eau, tantôt dans une bouteille d’eau sucrée plus ou moins acidulée avec du jus de citron. Le plus souvent on en prépare une limonade, soit simple, soit gazeuse, édulcorée avec du sirop de groseille. Pour la préparer on suit généralement la formule du Codex, qu on veuille obtenir la limonade liquide ou la limonade sèche. Dans le premier cas (acide citrique 30, hydrocarbonate de magnésie 4 8, eau 300, sirop de sucre îoo, alcoolature de zestes de citron 11, le ? armacien sert la limonade dans une bouteille et médecin recommande de la prendre par verres, „• fien d*x minules; dans le second cas (magnélaa c!nee 6>s0, hydro-carbonate de magésie 6, citron0’ n?Ue 30> sucre 60, alcoolature de zestes de „An0û„ ’ .Pharmacien donne une poudre qui se fasse J? lfldéfiniment ; il suffit que le malade la vpnt <JSOudre dans une bouteille d’eau lorsqu’il dejiYnr./1 Ser.V*r’ bonne habituellement à ces Rogé haratl°ns le nom de limonade Rogé, poudre

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prenant une couleur blanc opaque des plus prononcées.

Pris en petite quantité, comme 4 à 8 grammes par exemple, le sel de Sedlitz irrite à peine la muqueuse gastrique, est promptement absorbé et rapidement éliminé, en partie du moins, par les voies urinaires dont il augmente la sécrétion. L’autre partie se mêle au sang, en rend les globules plus rutilants, le sérum plus dense, l’albumine moins coagulable.

A la longue, sous son influence, la circulation se ralentit, la température s’abaisse, la constipation se déclare et la plupart des fonctions de l’organisme sont enrayées.

Il n’en est pas de même de hautes doses de ce médicament, 30 à 60 grammes pris en une seule fois ou à peu de distance d’intervalles ; elles produisent bien un peu de malaise, quelques coliques, parfois des envies de vomir, mais elles s’accompagnent toujours de selles séro-bilieuses qui commencent deux à quatre heures après l’administration de ce sel. Elles se succèdent ensuite sans interruption et cessent ordinairement après huit ou dix heures. Le plus souvent leur nombre s’élève à cinq ou six, d’autres fois davantage. Elles ont l’iuconvénient d’exiger pour - leur production une hypersécrétion intestinale très active. Aussi laissent-elles toujours après elles un peu d’irritation suivie d’une tendance à la constipation consécutive.

Le sel d’Epsom est un excellent cathartique et des plus fréquemment employés dans une foule d’indispositions ou de maladies, telles que la simple constipation, l’embarras gastrique, les fièvres, les inflammations. Il est rarement contre-indiqué et agit d’une manière certaine, à un degré variable sans doute, tantôt comme dépuratif, tantôt comme dérivatif, tantôt enfin comme modificateur de la nutrition.

Ce précieux purgatif se donne à un adulte à la dose de 30 à 60 grammes; on le fait dissoudre dans deux verres d’eau et on le prend le matin à jeun. Après son administration, le malade doit ingérer un litre, s’il est possible, de bouillon d’herbes ou de tisane de chicorée, afin de rendre l’action du remède moins irritante et plus sûre; il doit se contenter le soir d’une petite collation pour ne pas surcharger de nouveau les voies digestives que le médicament vient de débarrasser. Son effet doit être continué par la prescription d’un ou deux lavements laxatifs destinés à vaincre la tendance à la constipation que ce sel détermine dans la plupart des cas.

Très souvent aussi le médecin prescrit une bouteille d’eau de Sedlitz, titrée à volonté à 30, 45, et 60 grammes de sulfate de magnésie, que le malade prend par verres de dix en dix minutes. Parfois le sel en question est prescrit en lavements lorsqu’il ne peut être supporté par la bouche, ou lorsque le purgatif déjà pris n’a pas opéré son effet en temps voulu : dans ce cas, le lavement réveille les contractions péristaltiques de l’intestin et vient en aide à l’effet nul ou presque nul du médicament.

Son amertume étant insupportable pour un certain nombre de personnes, on a cherché à la masquer en le faisant prendre dans du thé, du café, dans une boisson aromatique ou en ajoutant à la solution aqueuse quelques gouttes de citron. Mais

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le résultat est très imparfait, et pour éviter qu’il ne soit vomi par les personnes nerveuses qui le prennent avee trop de répugnance il faut le remplacer par le calomel, l’huile de ricin, le citrate de magnésie OU le séné. Dr Marc. Camboulives.

MAGNÉSIUM. — Le magnésium est un métal solide, blanc comme de l’argent, peu ductile, peu malléable, remarquable surtout par sa faible densité. Tiré en fil mince, il brûle avec une lumière blanche, "éclatante comme la lumière électrique. L’air sec est sans action sur lui, mais il se ternit à l’air humide et se couvre d’une couche de magnésie. C’est à ce point de vue seulement qu’il nous intéresse, car il est complètement inusité en médecine à l’état de métal. Dr m. c.

MAGNÉTISME ANIMAL. — Il faut entendre par ce nom l’étude des phénomènes qui se produisent sur certaines personnes , sous l’influence de la volonté, par la fixation du regard, avec ou sans l’application des mains et des aimants, soit à l’aide de gestes ou mouvements appelés passes, soit par l’effet d’une agitation rapide de l’air, soit par des moyens divers encore mal déterminés.

Pour expliquer les phénomènes produits par le magnétisme animal , on a admis l’existence d’un fluide nerveux particulier a la nature humaine, d’un fluide subtil analogue à celui des aimants. Mais ce ne sont là que des théories qui ne reposent sur aucune donnée vraiment scientifique. Ce qui est vrai, c’est que, en restant dans le domaine des faits, on est forcé d’admettre qu’il existe des sujets, doués d’une sensibilité nerveuse considérable, sur lesquels on observe des phénomènes extraordinaires, quand ces personnes sont en présence d’expérimentateurs qui agissent sur eux par la volonté, verbalement ou mentalement exprimée.

Ces sujets, sous l’influence magnétique, acquièrent des facultés nouvelles, deviennent lucides et passent par tous les états physiques et psychologiques qu’on veut leur donner. On suppose qu’ils subissent la puissance d’un agent inconnu qui émane du magnétiseur, agent qui établit entre eux et celui-ci une série de rapports inexplicables et mystérieux, en contradiction apparente avec les lois naturelles.

Historique. — Les prêtres hindous ont connu les premiers les pratiques du magnétisme. Les sciences occultes des anciens, la nécromancie, la magie, la sorcellerie, etc., avaient toutes des rapports plus ou moins étroits avec certaines données fournies par l’observation des phénomènes nerveux du magnétisme animal. Les pythonisses n’étaient que des sujets hystériques hypnotisables.

La nécromancie se rapproche par plusieurs points du spiritisme, vers lequel tendent les recherches des magnétiseurs contemporains. Les nécromanciens évoquaient l’àme des morts pour connaître l’avenir et les secrets du présent. Les Juifs se livrèrent à cet art avec ardeur, malgré les défenses de Moïse, qui ne voulait pas qu’ils fissent « parler le bois. » Lapythonisse d’Endor (Palestine) évoqua devant Saül l’ombre de Samuel avant la bataille de Gelboé et lui prédisit sa mort. La

grotte où vivait cette pythonisse célèbre existe encore et reçoit la visite des voyageurs qui passent près du mont Thabor. La nécromancie était très en honneur également chez les Thessaliens ; ils faj sàient les évocations, en arrosant un cadavre du sang chaud d’une victime. C’est ainsi qu’UlySSe ' évoqua l’ombre de Térésias (Homère, Odyssée ch. xi).

La magie, art qui fut inventé par les mages de la ’ Médie, était connue des grands prêtres de la cour de Pharaon ; elle se répandit en Chaldée, et de là en Grèce et en Italie. La magie permettait à ses adeptes de soumettre à leur volonté les puissances supérieures, de les évoquer ou de les conjurer, au moyen de procédés divers, d’opérations et de cérémonies, par des gestes et des chants. L’effet obtenu consistait, soit à donner à certains individus une illusion des sens qui faisait voir ce qui' n’existait pas et qui paralysait les fonctions physiologiques, soit à troubler la raison et à déterminer des maladies.

On pouvait obtenir également l’arrêt des lois naturelles, des divinations extraordinaires, des guérisons subites, etc.

Les médiums les plus célèbres de la Grèce furent Circé et Médée. A Rome, les manœuvres de Canidie ont été décrites par Horace; Lucain nous a fait assister aux consultations de la magicienne Erichto et à celles des pythonisses du temple de Delphes. Damis, l’historien et l’élève d’Apollonius de Tyane, nous a laissé la biographie de son maître, le thaumaturge le plus extraordinaire de l’antiquité. C’est dans un de ces mémoires, traduit par M. Chassang, qu’il nous montre Apollonius faisant une leçon de philosophie à Ephèse, s’arrêtant tout à coup pour crier au meurtrier, qui au moment même assassin î nait Domitien à Rome : « Courage, Stéphanus, tue le tyran ».

Apollonius avait séjourné longtemps dans l’Inde et tous ses disciples ont attesté les faits merveilleux qu’il produisait, les guérisons de maladies incurables et les miracles qui frappèrent tous ses contemporains qui avaient, comme lui, embrassé la doctrine de Pythagore. Porphyre a publié les 54 traités de son maître Plotin, l’illustre néoplatonicien du IIIe siècle, dans lesquels on retrouve toute la doctrine de la psychologie expérimentale et une philosophie mystique qui s’appuie sur l’eX' lase, la contemplation et l’hypnotisme.

Les moyens employés par les magnétiseurs de l’antiquité, pour obtenir le sommeil et les états nerveux qu’il peut détérminer, n’étaient autres que ceux qu’on emploie encore aujourd’hui. « taisait avec la main, dit Cœlius Aurelianus, des mouvements circulaires devant les yeux des patients. Sous la fixité du regard, ceux-ci suivaien les mouvements des mains, leurs yeux cligu°' taient . »

C’est comme traitement de la catalepsie que le médecin romain, le contemporain de Galien, nous initie aux pratiques magnétiques. Après avoir donné une description très exacte de la névrose qu il caractérise par la prostration, l’immobilité» roideur du cou, la perte de la voix, la stupeur des sens, l’écartement des paupières, la fixité des yeu*

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et du regard..., l’auteur latin nous apprend comment on obtenait l’amélioration de la maladie, le réveil partiel du mouvement, des sens et de l’intelligence, et ce n’est qu’en magnétisant les malades, comme l’indique clairement ce passage :

Atque ila, si ante oculos eorum quisquam digitos circum moveat, palpebrant ægr ôtantes, et sus obtutu manuum trajectionem sequuntur : Vel si quicquam vrofecerint, eliam toto obtutu comerso attendunt : et inclamati, respicientes lachrymantur, nihil dicentes sed volentium respondere vultum œmulantes. Cœlius Aurelianus, de acutis morbis. (Edition- Daléchamp, p. 90.)

11 n’y a pas d interprétation differente possible : Si ante oculos eorum quisquam digitos circum moveat!fc’e st bien la description des passes magnétiques.

La tradition se continue au moyen âge,

Urbain Grandièr, qui fut brûlé comme sorcier, pour avoir jeté un sort aux Ursulines de Loudun, dont il était le confesseur et le directeur spirituel, n’était très probablement qu’un magnétiseur qui avait expérimenté sur quelques religieuses atteintes d’hystérie. Peut-être avait-il abusé d’elles pendant le sommeil hypnotique ou l’état léthargique dans lesquels il les jetait inhabilement, et sans la prudence scientifique qui doit présider à ces manœuvres. Jeanne d’Ârc, la sublime hallucinée, et la maréchale d’ Ancre, furent également brûlées comme sorcières.

Malgré les condamnations et les défenses les plus sévères des évêques et de la cour de Rome, les sciences occultes eurent, pendant le moyen âge et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, des représentants célèbres. L’enchanteur Merlin, Albert le Grand, Pic de la Mirandole, Raymond Lulle, Cornélius Agrippa, le comte de Saint-Germain, Joseph Balsamo, Robert Fludd, Richard Price, les frères de la Rose- Croix, -se croyaient tous en possession des secrets les plus mystérieux de la nature; ils furent des illuminés, des voyants, peut-être les précurseurs des savants de l’avenir.

Parmi les médecins de cette époque que l’histoire considère comme s’étant adonnés aux sciences oc¬

cultes et particulièrement à la magie et à l’alchimif nous devons citer Paracelse et Van Helmont, parti sans les plus anciens de la médecine magnétique et après eux, Rodolphe Goclenius, leur disciple, qi publia, au commencement du XVIIe siècle, à Mai ourg, des travaux très intéressants sur le magne isme ( Tractatus de magnetica curaiione vulnt *608. — Synarthrosis magnetica, 1617. - Mirabilium naturœ liber , 1625), et plus tard YUrt noscopie.

Le magnétisme animal au XIXe siècle.— A la fi • h siècle, apparaît alors Mesmer, auquel c

fit m v.a la d®couverte du magnétisme animal; il f a abord connaître par sa thèse De planetaru 2“’ dan1s ^quelle il soutenait l’existence d’u l’intPiwIr11- répandu dans tout l’univers, et pi sur tf™aire du(ïuel corps célestes agisse] essavH"l’pmPi ?n1imeS‘ Âvant Burfi et ses élèveS’ Sdi1 P 1 aimants da”s 1® traitement d sur le fnrn!U1S 11 enseisna l’application des maii orps, comme un moyen plus puissant qi

les aimants dans le même but thérapeutique. Il croyait donc à l’existence d’un fluide animal, semblable au fluide minéral, et, comme corollaire, son application à la médecine humaine devint le magnétisme animal.

A Paris, où il vint pour faire consacrer sa découverte, il expérimenta devant une commission de savants composée de Lavoisier, Darcet, Franklin, Bailly et de Jussieu. Celui-ci se prononça en faveur du médecin allemand, mais ses collègues, tout en constatant les effets surprenants observés autour du baquet magnétique, crurent devoir en attribuer la cause à l’imagination.

Quelques années plus tard, un disciple de Mesmer, le marquis de Puységur, ancien officier d’artillerie, découvrit le sommeil magnétique ( hypno~ tisme). 11 publiai plusieurs mémoires en 1788, et ensuite ses Recherches sur l’homme en l’état de somnambulisme (1811). Mais ce n’est qu’en 1842 que le magnétisme animal reçut sa première sanction scientifique, à l’Académie de Munich. Le professeur Ennemoser se fit son défenseur. Il disait dans son discours :

« La raison pour laquelle le magnétisme n’a pas été apprécié jusqu’à présent gît en partie dans sa nature même et dans la singularité des phénomènes qu’il présente, en partie aussi dans les rapports, le but et le degré de développement des études académiques.

« Mais, si l’on considère maintenant le magnétisme comme un fait qu’on ne Saurait nier, malgré toutes les résistances et l’opposition, cela n’est pas seulement dû à la répétition continuelle et à la publication des phénomènes qu’il présente, mais plutôt au développement général des connaissances humaines dans le temps où nous vivons, surtout dans les progrès prompts et extraordinaires des sciences naturelles.

« L’existence du magnétisme, placé sous la protection générale de la science, est dorénavant assurée à jamais, d’une manière fixe et inébranlable, et il a maintenant son appui, non seulement en soi-même, mais encore dans la puissance universelle des forces vitales et de la science.

« Le magnétisme étant, pour ainsi dire, le développement organique des forces implantées à la nature humaine, il n’est nullement nouveau selon son essence, et on peut historiquement faire voir ses phénomènes dans tous les siècles. La nouvelle doctrine appartiendra donc, par conséquent, au domaine de la physiologie en général et, quant aux phénomènes du somnambulisme, à celui de la psy¬

chologie. » .

Suivant les vues particulières des auteurs, le magnétisme animal a été étudié sous differents noms : sous celui d’ électro-biologie, par Williams , d ’ électro-psychologie, par Lewis; à hypnotisme, par James Braid ; dénomination acceptée par les physiologistes français, qui trouvent que le mot Magnétisme a été trop fortement compromis par les charlatans et trop dédaigné par les reactionnaires des Académies. C’est donc sous le nom d 'hypnotisme qu’il faut continuer nos recherches pour achever l’historique des phenomenes magnétiques et s’initier aux travaux modernes.

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Mais, quelle que soit l’appellation d’ailleurs que l’on voudra appliquer à l’étude de ces phénomènes connus sous le nom de magnétisme animal, d’hypnotisme, de somnambulisme, etc., il est évident qu’ils sont identiques entre eux, qu’ils sont produits par la même cause et qu’ils appartiennent tous à la psychologie expérimentale (V. Hypnotisme).

Dr Edmond Dupouy.

MAGNÉTO-ÉLECTRIQUE (appareil). — (V. Électricité.)

MAIGREUR. (V. Amaigrissement.)

MAILLOT. — Hygiène des nouveau-nés. — On

donne ce nom au premier habillement dont on revêt l’enfant nouveau-né. Nous ne nous étendrons pas sur la description des divers genres de maillot employés dans les différentes contrées. Nous signalerons seulement ce fait, que jusque dans ces dernières années il semblait que le maillot était d’autant mieux approprié à l’usage auquel on le destinait qu’il était plus serré. Dans certaines contrées encore, où le maillot diffère peu, en réalité, de celui qui est en usage en France, on ajoute pardessus une longue bande de toile qui partant audessous du bras, et quelquefois même du moignon de l’épaule, les bras étant alors emprisonnés dans le maillot, descend par des tours successifs jusqu’aux talons, les jambes se trouvant alors fortement allongées et maintenues par ce procédé serrées l’une contre l’autre.

Depuis une trentaine d’années on a vivement réagi en France contre cette méthode, et dans les classes aisées on emploie fréquemment l’emmaillottement dit à V anglaise, dont le principe est en opposition complète avec les habitudes que je viens de signaler. Je décrirai donc successivement le maillot commun, puis l’habillement dit à Vanglaise.

1° Maillot proprement dit. — 11 se compose en général pour la tête : d’un béguin en toile fine sur lequel on èn place quelquefois un autre en flanelle très fine quand il fait froid, et d’un bonnet portant une coulisse et passant sur le dessus et venant se nouer sur la nuque, de manière à lui faire prendre la forme de la tête de l’enfant. Le cou est recouvert d’un fichu en mousseline qui vient se croiser sur le devant de la poitrine et dont les bouts se nouent par derrière, après avoir passé sous les bras. Pour le corps, on le revêt d’une chemise de toile fine ou de batiste. Cette chemise est très courte, ne descend que jusqu’au sacrum, en outre elle est ouverte par derrière et se croise sur le dos. Quelques personnes munissent cette chemise d’une coulisse dans le haut, dont le lacet se serre par derrière où il se noue. Les manches de cette chemise doivent être plus longues que le bras pour former un revers en se relevant sur les manches de la brassière en laine que l’on met par-dessus. Cette disposition empêche le poignet ou la main de l’enfant d’être irritée par le frottement de la laine dont est tissée la brassière. Cette seconde pièce qui recouvre la chemise est généralement en flanelle ou en tricot. Elle ne s’attache pas non plus par derrière, à moins

qu’elle ne porte comme la chemise une coulisse dans le haut, mais il est préférable de faire croiser les deux côtés. Enfin on ajoute une seconde brassière en piqué dont les deux côtés sont attachés Tuù à l’autre, par derrière, à l’aide de deux rangées de cordons disposés de façon que l’un des côtés puisse croiser sur l’autre de quatre à cinq centimètres environ.

La partie inférieure du corps de l’enfant est enveloppée d’abord d’une couche en toile, puis d’un lange de laine recouvert lui-même d’un autre lange en piqué. Quand il fait froid on peut mettre deux langes de laine avec ou sans le lange de piqué.

Quand on veut emmaillotter l’enfant après l’avoir nettoyé, baigné, essuyé et poudré (V. Nouveau-né ), on commence par mettre les béguins et le bqnnet! Puis on dispose d’avance la chemise et les deux brassières de façon à ce que les manches soient mises les unes dans les autres. De cette manière, les trois vêtements sont passés ensemble. Mais il n’est pas toujours facile de faire glisser les bras peu résistants de l'enfant dans ces manches, qui ont une triple épaisseur et sont souvent trop étroites. Les petits doigts quand on pousse le coude s’accrochent involontairement dans tous les. plis qu’ils rencontrent. De tous les moyens qui ont été proposés pour vaincre cette difficulté, lé plus ancien, et le plus vulgaire est encore le plus pratique surtout parce qu’on l’a toujours à sa portée. On fait un cornet avec un papier un peu résistant et on y place la main du bébé en fronçant ou en attachant ensuite le sac autour du poignet. De cette manière, la pointe du cornet est introduite la première et on peut passer les manches sur l’avantbras en les faisant glisser comme un doigt de gant. Quand la main a dépassé l’extrémité des manches, on saisit le poignet après avoir retiré le cornet et, étendant le bras de l’enfant, on fait ensuite glisser les manches jusqu’à l’aisselle. Quand cette opération a été faite pour les deux bras, on met l’enfant sur le ventre et on dispose la chemise et les deux brassières comme nous l’avons dit, en les prenant chacune séparément.

Ceci fait, on réunit les deux langes l’un sur l’autre en mettant d’abord le lange de piqué, puis celui de laine et on recouvre le tout avec la couche. Ces trois pièces sont disposées de façon que leur plus grande étendue soit en longueur. L’enfant étant toujours placé sur le' ventre , on recouvre sa face postérieure avec les langes, la couche étant placée directement sur la peau. Ces trois pièces sont disposées sur les brassières et remontées jusque sous les aisselles. On prend alors à la fois l’enfant et les langes qu’on vient de placer et' on les retourne ensemble, de sorte que le bébé repose maintenant sur le dos recouvert des pièces que nous venons d’indiquer. Les jambes étant ensuite allongées, on enveloppe chacune d’elles avec le bord correspondant de la couche qui dépasse de beaucoup 1®S pieds; cette partie flottante, est alors repliée jusque sous le siège de l’enfant. Le lange de laine est ensuite saisi, croisé et assez fortement serré sous les aisselles, sans cependant s’exposer à gêner la respiration ou la circulation, puis on fixe le côté qui revient en dessous avec des épingles anglaises

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dont l’une est placée tout à fait sur le bord supérieur et l’autre environ au tiers supérieur. La partie flottante au-dessous des pieds est également repliée sous le siège, mais en ayant soin de ne pas remonter trop haut, ce qui forcerait les jambes à se replier. On agit de même pour le lange de piqué, mais la partie inférieure au lieu d’être repliée en arrière comme pour le lange de laine, est au contraire mainlenue plus large et relevée en avant, puis les deux angles contournent le corps de l’enfant et viennent se croiser en arrière où on les fixe avec une épingle anglaise. Une seconde épingle est ensuite placée un peu plus bas pour réunir les deux côtés et mieux assurer la fixité du maillot.

C’est alors qu’on dispose le fichu de cou qui après avoir cette partie en arrière vient se croiser en avant sur le devant de la poitrine, puis les bouts, après avoir passé sous les aisselles, vont se nouer en arrière sur le lange piqué.

2° Méthode anglaise.— Dans l’emmaillottement dit à l’anglaise, il n’y a ni béguin, ni bonnet, ni fichu de cou. En général les enfants sont élevés tête nue, au moins dans l’appartement; quand ils sortent, on leur met une capeline soit libre, soit fixée à une veste-pelisse qui enveloppe tout l’enfant. Ce système qui peut être bon en été, est difficilement applicable dans nos climats et avec nos habitudes françaises. Car il faudrait, dans ce cas, que toutes les pièces de l’appartement, ou tout au moins celles

dans lesquelles l’enfant est exposé à être conduit, soient maintenues à une température égale. Ce qui ne peut se rencontrer guère que chez les personnes très aisées. Quant aux vêtements de corps, ils se composent comme dans le maillot ordinaire d’une chemise et de brassières; la chemise est toute droite, sans ouverture par devant ni par derrière, cela se passe comme une chemise de femme ; elle ne descend pas plus bas que le sacrum, les manches sont ongues pour l’hiver et courtes pour l’été, laissant a ors es deux bras nus. La pièce de devant et celle rLeTere se lèvent, au cou, d’une partie qui doit mber sur la flanelle dont nous parlerons tout î neure, afin d’éviter le frottement du menton et se vnit*1^116 P0,11^6 laine; cette même disposition autre™ I -la partie supérieure de la manche, ainsS 1 d! 1 ePaulette- Il en résulte que le bébé

que sorte” JécXétel'emenUil>re’ ^ “* en'I"e1'

brassiiSïf 1*? cherilÎ5':! on met> en hiver, une simnlemant .ne. tricotée, nouée par derrière ou recouverte ,froisee- Enfin> ces deux vêteuents sont robe se Une *!?be en flanePe ainsi faite: cette elles avep j po^e rï une sorte de corsage sans mandes baleinAo ^r°S Pjbs droits qui contiennent^soit doubles d’Âtnfrf°it du ,carton> ou simplement des ferme nour ™ destln.es a rendre cette partie assez quelques faminïf ^ 16 COrps de renfant- Dans WièreenœutL? aUX bébés une petite le corsage de in r- par-dessus la brassière, et la disp„S,ione he flanelle ne porte pas alors

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egalement en flanelle. Cette jupe est très longue et oi dépasser les pieds de 80 centimètres environ. Cette robe se passe par en haut. Enfin, cette robe de flanelle est elle-même recouverte d’une autre robe en linge, munie de manches avec poignets, et dente^ '|U^6 6St un peu p^us ^Onoue que la précé-

Par-dessous, on met une couche pliée en fichu dont le grand côté, placé autour des reins, vient se croiser par devant et les deux bouts s’enroulent ensuite autour des jambes. Le troisième angle, qui est ramené entre les jambes, est fixé en avant au point d entre-croisement des deux autres bouts avec une épingle anglaise qui maintient le tout.

Au-dessus de cette couche, on place une culotte en flanelle faite d’un morceau de cette étoffe coupé en triangle; de sorte que la ceinture se boutonne sur le devant, et la pointe ramenée par-dessus la couche, entre les jambes, se fixe également au bouton de la ceinture. D’autres boutons et boutonnières, disposés sur les bords latéraux, permettent d’environner les cuisses et de laisser seulement passer les jambes. Celles-ci sont recouvertes d’abord par les angles supérieurs de la couche, comme nous l’avons dit, puis par des bas de laine tricotée montant jusqu’aux genoux et fixés par un lacet au coude-pied. Enfin de petits chaussons, également en laine, enveloppent les pieds.

Les avantages de la méthode anglaise sont : 1° la grande liberté qu’on laisse aux membres inférieurs ; 2° la facilité qu’on a à changer les enfants sans être obligé de les démailloter complètement. Il suffit de relever les jupes de linge et de flanelle, de déboutonner la culotte et de changer la couche.- Cela se fait en très peu de temps. Quelques personnes ajoutent, entre la couche et la culotte de flanelle ou bien sur celle-ci, une petite culotte en toile caoutchouc pour empêcher les liquides de traverser et de mouiller les robes. Cette méthode est mauvaise, en ce que les nourrices se fiant sur ce préservatif ne changent pas les enfants aussi souvent qu’il le faudrait, et la partie inférieure du corps de l’enfant restant alors plus longtemps qu’il le faudrait en contact avec l’urine et les matières fécales, se couvre d’érythème et d’ulcérations quelquefois bien longues à guérir. Enfin, comme nous l’avons dit, il n’est pas toujours prudent de laisser la tête de l’enfant découverte par tous les temps.

En France, l’habillement à l’anglaise a fait beaucoup de prosélytes, mais bien des personnes ont très sagement voulu profiter des avantages des deux systèmes. L’enfant est alors soumis à l’emmaillottement ordinaire pendant les quatre ou six premiers mois, selon la saison, et l’habillement à l’anglaise n’est mis en usage qu’après. Quant à la tête, il est rare qu’ici, même avec la méthode anglaise, on ne la couvre pas d’un bonnet si léger qu’il soit (Y. Nouveau-né ). Dr A. de Sotbe.

MAILLOT. — Hydrothérapie. — Le maillot est employé, en hydrothérapie, comme moyen de sudation. On peut faire usage du maillot sec , du maillot humide ou du demi-maillot.

Maillot sec. — Le maillot sec, très usité en Allemagne, est un agent puissant de sudation. La durée

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de son application est fort longue; elle varie d’une demi-heure à plusieurs heures. C’est ordinairement le matin, au sortir du lit, qu’on en fait usage. Le malade est couché et enveloppé tout nu dans une couverture de laine ; la tête reste à l’air libre, pendant que le corps est enfoui sous des couvertures ouatées ou un lit de plumes. Dans ces conditions, la chaleur du corps, s’accumulant à la surface de la peau, réagit à son tour sur le foyer dont elle émane et provoque la transpiration. Celle-ci apparaît dès que la chaleur animale est arrivée à son maximum, lequel ne dépasse jamais à la surface, d’après de nombreuses observation, de 2° la température normale. Dans les autres régions de l’organisme, la température accusée par le thermomètre varie généralement à peine de 0°,1 et s’élève rarement jusqn’à 1°.

Le maillot sec est avantageusement employé chez les personnes qui sont obligées de garder la position horizontale ou qui doivent recevoir dans leur chambre une application froide.

Le malade éprouve souvent, pendant la durée de son application, un bien-être et un calme parfaits, ainsi que de la tendance au sommeil. Pourtant il ressent parfois une sorte d’irritation intérieure que l’on combat facilement en lui faisant prendre des boissons rafraîchissantes et en renouvelant l’air de l’appartement.

L’application du maillot sec, lorsqu’elle est prolongée, donne lieu, par la transpiration, à une perte de liquide qui peut aller jusqu’à 100 grammes. Elle devient à la longue insupportable, produit de la pesanteur de tête, de la turgescence du visage, des vertiges, des bruissements d’oreilles, des nausées, de la soif, de la fatigue et, quelquefois même, déter- J mine des petites hémorrhagies dans les organes les plus vasculaires.

Dès que le malade sort du maillot, il est soumis à l’application de l’eau froide, par le procédé jugé le plus convenable. Employé seul, le maillot sec ne produirait que des résultats incertains ou négatifs ; associé à l’eau froide, il devient d’une utilité incontestable. Mais, comme son action est lente et qu’il faut parfois attendre quatre ou cinq heures pour obtenir la sudation, on ne doit l’employer qu’avec réserve et le proscrire lorsque les malades ont besoin d’un traitement énergique et rapide. De plus, comme l’application du maillot sec produit souvent une gêne de la respiration avec accélération des battements du cœur et même des poussées congestives vers la tête, son emploi sera contre-indiqué chaque fois que l’apparition de ces phénomènes sera à redouter.

L’usage du maillot sec est indiqué dans les affections douloureuses où l’éréthisme nerveux est peu marqué, dans les affections paralytiques, chez les personnes qui n’ont pas besoin d’être tonifiées ou trop fortement stimulées. Nuisible et même dangereux dans l’hystérie, lorsque cette affection s’accompagne de spasme du côté des voies respiratoires, le maillot sec est aussi contre-indiqué dans l’épuisement nerveux, la chloro-anémie et la chorée.

Maillot humide. — Sur un lit de sangle, ordinairement garni d’un matelas, on étend une couverture de laine sur laquelle on déploie un drap trempé

dans l’eau froide et plus ou moins tordu. On couche sur ce lit le malade dont la tête est relevée par un oreiller de crin, et dont les bras sont allongés sur les hanches. On l’enveloppe d’abord dans le drap mouillé, dont les bouts, croisés sur la poitrine, vont se rejoindre derrière le dos; puis la couverture de laine est enroulée de la même façon autour du corps. L’excédant, par le bas, du drap et de la couverture est rabattu sur les pieds. Le tout est recouvert d’un lit de plume qu’on borde avec soin aux pieds et sur les côtés.

Les premiers symptômes accusés par le patient sont : un froid très vif, de légers frissons et parfois un tremblement plus ou moins marqué. En même temps, on constate un abaissement de la température, la pâleur de la face et le ralentissement du pouls. Ces phénomènes font bientôt place à une sensation agréable de fraîcheur et de calme, puis tous ces signes disparaissent et sont remplacés par une réaction franche que l’on peut régulariser avantageusement au moment où elle apparaît, à l’aide d’une courte application d’eau froide.

Au point de vue de la réaction, le maillot humide a plusieurs avantages : suivant la manière dont il est appliqué, on peut la provoquer, on peut l’arrêter quand elle commence, on peut même empêcher son apparition.

Si on veut l’obtenir, le drap sera fortement tordu. Si l’on recherche, au contraire, une action sédative, on mouillera le drap davantage, et l’on suspendra l’application dès que le mouvement de réaction commencera à se manifester. Si les effets sédatifs doivent être très accentués, on aura recours à un deuxième, troisième et même à un quatrième emmaillottement, de manière à éteindre les phénomènes de réaction ou à les rendre imperceptibles.

En résumé, le maillot humide agit au début, c’est-à-dire pendant une demi-heure environ, comme calmant ; son action sédative est plus accusée, si ie drap est très mouillé et si lés applications de l’emmaillottement sont souvent renouvelées. Dès qu’on prolonge l’application, la sudation ne tarde pas à arriver ; cependant il faut quelquefois attendre trois ou quatre heures avant qu’elle n’apparaisse, et alors des phénomènes d’excitation generale succèdent à l’effet sédatif. La durée d’application du maillot sera donc déterminée par l’effet qu’on en veut obtenir. Ce procédé est utile dans certaines maladies ; mais il est absolument contre-indique chez les individus ayant des tendances aux congestions cérébrales ou internes. ‘

Demi-maillot. — Le demi- maillot s'applique comme le précédent, mais il est généralement limité aù tronc, laissant libres les mouvements des membres. Son action, moins énergique que celle du maillot entier, détermine une légère excitation des centres nerveux, sans jamais provoquer le moindre phénomène de congestion. On l’a employé avec succès dans certains cas d’insomnie rebelle ou pour combattre l’excitation cérébrale que provoquent certaines maladies du tube digestif.

Dans le cas d’insomnie, on peut le laisser en place toute la nuit, alors même que le malade sommeille, à la condition de pratiquer une friction °ü une lotion froide quand on l’enlève.

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Le demi-maillot suffit presque toujours pour obtenir les effets demandés au maillot complet; il a sur ce dernier l’avantage de ne pas refroidir les pieds; il n’est pas soumis aux contre-indications du maillot général, et son application est beaucoup mieux supportée par les malades. Dr beni-barde.

3° avec les phalanges, pour former les articulations metacarpo-phalangiennes.

1° Articulations carpo-métacarpiennes. — L’ articulation du premier métacarpien nécessite une description spéciale, mais celle des quatre derniers

MAIN. — Anatomie. — La main est cette partie du corps qui termine le membre supérieur; elle fait suite à l'avant-bras, auquel elle est reliée par le poignet (V. ce mot). Elle sert à la préhension des corps et au toucher.

La main se divise en deux parties distinctes : A. la main proprement dite ou région métacarpienne, et B. les doigts. Nous ne nous occuperons ici que de la main proprement dite, un article spécial ayant été consacré aux doigts (V. ce mot).

Squelette de la main. — Le squelette de la main est formé par le métacarpe (V. ce mot) constitué

Fig. 821.

A. Camp , 7Ue ette de la main et des doigts, midal a n?S scaPhoïde- - 2. Os semi-lunaire. -( ~ 7- Grand os -*• 0s trapèze. —6. Os tra]

a. ier oe oe 8e-g'.Ps crochu. — B. Métacarpe. — 1,

- 2. Phàlangines rW*8’ ~ C' ~ 1- P* g es- - 3- Phalangettes. - D. Os sêsamoîà

désigne^ous1^8’ a^pelés métacarpiens, q quatrième et cinquièmVS161'’ S?C°nd’ ^ dehors en dedan? métacarpiens, en a

duTarpe S’ar«^ent : 1- ar

tacarpiennes • 2» .er les artlculations cai

DicttonnaiJ SUX' par leurs extl

ICTIONNAIRE POPIIU1BE DE MÉDECINE USUELLE.

Fig. 822.

Articulations radio-carpienne, des os du carpe entre eux, carpométacarpienne et de la main (face dorsale).

1. Ligament dorsal radio-carpien. — 2. Ligament latéral interne,

' 3. Ligament latûal externe. — 4. Ligaments dorsaux du carpe. — 5. Ligaments dorsaux profonds. — 6. Ligament qui va du grand os à l’os crochu. — 7. Ligament dorsal du métacarpien du pouce. — 8,8,8. Ligaments dorsaux carpo-métacarpiens. — 9,9,9. Ligaments transverses intermétacarpiens. —

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