Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent
PONTET, 5. m. — Extrémité d'un barreau de grille ou de ramr 3 qui va en diminuant. Certains pontets sont unis en forme de fuseau, et leur extrémité est pourvue d'une boule; d'autres sont décorés de feuillages. Souvent les pontets sont rapportés à l'extrémité des barreaux.
PONTON, s. m. — Dans l'art militaire, on nomme imitons les bateaux qui, placés à une certaine distance les uns des autres sur un cours d'eau, servent à former un pont de bateaux permettant de donner passage à des troupes. Les pontons se transportent sur des voitures ; i ] tpelées haquets. Un équipage de pont se compose de 32 baquets, 32 chariots de parc, 4 forges de campagne ; chaque véhicule est traîné par six chevaux de trait. (Voy. Pont, § Ponts volants.)
Ponton (Clou). — Espèce particulière de clou en fer doux.
PONTONNIERS, s. m. pi — Corps militaire affecté au service des pontons et à l'établissement des ponts militaires. Ce corps fait aujourd'hui partie de l'arme de l'artillerie.
PONTS ET CHAUSSÉES. Nom géné-
DICT. D'ARCHITECTURE. — T. IV
rique sous lequel on comprend en France tous les travaux d'utilité publique qui se rapportent aux voies de communication. Ce même terme sert aussi à désigner le corps des ingénieurs de l'Etat qui s'occupent de l'étude, de la surveillance et de la direction de ces travaux publics. Le corps des ponts et chaussées n'a été organisé en France qu'en 1739 par l'intendant des finances Trudaine et par l'ingénieur Pcrronet ; son existence fut sanctionnée par un arrêté du conseil en date du 9 juillet 1750 et par des lettres patentes du 17 août de la même année. Cette organisation a reçu à diverses époques des changements ; aujourd'hui l'administration des ponts et chaussées est régie par la loi de 1804 , modifiée par les décrets du 13 octobre 1851 et du 17 juin 1854. (Voy. Pont.)
Ponts et chaussées (École nationale des). — Cette école, située à Paris rue des Saints- Pères, 28, a été fondée en 1747; elle a pour mission de former des ingénieurs destinés au recrutement du corps des ponts et chaussées. L'enseignement comporte trois années et comprend : la mécanique appliquée, l'hydraulique, la minéralogie, la géologie; la construction et l'entretien des routes; la construction des ponts; la construction et l'exploitation des chemins de fer; l'amélioration des rivières et
POECHE.
la construction des canaux; l'amélioration des porte et la construction des travaux maritimes : l'architecture; le droit administratif; l'économie politique et la statistique; la construction et l'emploi des machines el du matériel roulant des chemins de fer; les dessèchement et les irrigations ; l'anglais et l'allemand. L'école possède une galerie de modèles, une bibliothèque et une collection des principaux matériaux. Elle est dirigée par un inspecteur général ; l'inspecteur des études est un ingénieur en chef; un conseil de direction est adjoint au directeur. L'école ne reçoit en qualité d'élèves ingénieurs que des élèves de l'École polytechnique ayant terminé leurs études et étant sortis avec un certain numéro, mais elle admet des élèves externes, français ou étrangers, à suivre les cours. Les études durent trois ans ; au sortir de l'école, les élèves ont le grade d'aspirant ingénieur. L'organisation de cette école, telle que nous venons de la montrer, a été faite par la loi du 30 vendémiaire an IV et le décret du 7 fructidor an XII ; un décret du 13 octobre 1851 a apporté de nouveaux développements aux études de l'école.
PORCHE, s. m. — Ce terme est considéré aujourd'hui, mais à tort, comme synonyme de péristyle et de portique, parce qu'on l'a appliqué à tout vestibule ou lieu couvert placé
Fig. 1. — Porche eu coupole.
en avant-corps sur une façade. —Le véritable porche, le porche proprement dit, est une construction placée devant une porte d'église, très variable dans ses formes, dans ses dimensions et dans ses proportions. Dans les anciennes basiliques, le vestibule qu'on nomme
à porche B'appelle plutôt Naethex (vo; mot | : c'était un accessoire indispensable, parce que c'était dans le narthcx ou pronaos qu'étaient relégués les catéchumènes, qui ne pouvaient être mêlés avec les fidèles ayant reçu
Fig. 2. — Porche à l'église Sainte-Ka'legoiide, à Poitiers.
le baptême. A partir du xic siècle, cette distinction n'est plus en vigueur; aussi le porche n'est-il plus un élément indispensable, les constructeurs d'églises n'en établissaient que suivant leur bon vouloir. — Suivant leur plan, leur disposition et leur forme , les porches ont
Fig. 3. — Porche de l'église de Mour^ale.
reçu diverses dénominations, que nous trouvons bien subtiles, mais que nous reproduisons cependant d'après les Instructions du comité des monuments et arts; on nomme :
Porche véritable. — Celui des anciennes basiliques. Nous trouvons complètement fausse
Fig. i. — Porche à l'église Saiut-Vinceut.
cette appellation, car le porche de ces édifices, nous venons de le voir, se nomme narthex; mais enfin passons.
Porche ex coupole. — Celui qui est surmonté d'une coupole (fig. 1).
Porche accidextel. — Celui qui est formé,