SEMENCE
8ÉPU LTUEE.
courte el de peu d'épaisseur que L'on p sous le pied d'un étai, d'un pointai et d'un ehevalemenl : on nomme également ce genre de Bemelle < loi chis | voy. ce mot el Chevalement) ; i" une pièce de bois qui, portant sur un plancher, affleure le carreau : elle reçoil eu assemblage les jambes de force; on nomme cette Bemelle semelle traînante; abouts sont scellés dans les murs.
En menuiserie, on nomme semelle ou talon un feuillet de bois qui a été pris dans une pièce de buis refendue obliquement, lequel feuillet est propre à être plaqué.
En serrurerie, une semelle est une pièce en fer plat qui sert à porter ou à recevoir l'extrémité d'une pièce, telle qu'un arbalétrier de comble, une solive, la base d'un pilier ou d'une colonne, etc.
SEMENCE ou BROQUETTE. - - Voy.
Broquette.
SENTE, s./., SENTIER, s. m. — Chemin étroit pratiqué au travers des champs, des terres, des forêts, des vignes, etc., ainsi que dans les jardins paysagers.
Jurisprudence. — Quand un sentier traverse en les séparant deux fonds appartenant à des propriétaires différents, il est, sauf preuve du contraire, réputé mitoyen, c'està-dire qu'il est censé appartenir pour moitié à chacun des riverains, qui dès lors sont libres de le confondre respectivement par moitié dans leurs fonds ; mais si l'un des deux refuse de détruire ce passage, il en a le droit, s'il a été établi soit par prescription, soit comme servitude de passage en faveur des fonds auxquels cette servitude est due ou nécessaire, et autant qu'elle aura été maintenue par l'usage. Ce sentier ne peut être ni supprimé, ni interdit, même provisoirement, sauf les cas de force majeure, ni encombré, ni occupé par un des riverains, ni par un propriétaire dont le fonds est en bordure ; s'ils commettaient un de ces délits , ils s'exposeraient à une action en complainte ou en réintégrande. — Quand un sentier traverse deux fonds appartenant au même propriétaire, il lui appartient et peut le supprimer,
à moins toutefois «ju'il ne soil d'un
droit de passage ou de toute autre servitude. En général, la plupart des Bentiers qui longent ou traversent les propriétés n privées leur appartiennent, et ceux qui servent pour l'exploitation de leurs liéril n'ont pas besoin de titre pour en continuer L'usage : du reste, la propriété s'en acquiert par prescription.
SKI' A BATI ON, s.f. — Division obtenue d'une manière quelconque (mur, cloison, etc.), afin de séparer une pièce, une chambre, d'avec d'autres.
Séparation d'écurie. — Voy. Barri décurie et Stalle.
SÉPIA , s.f. — Couleur brune jaunâtre très vigoureuse, employée pour faire des dessins à l'aquarelle. Quand cette dernière n'est faite qu'avec de l'encre de Chine et de la sépia, on la nomme sépia. Cette couleur est extraite d'un genre de céphalopode , nommé seiche , qui la contient dans une vessie : aussi quand l'animal s'effraye, il comprime cette vessie; il émet alors un liquide qui colore l'eau.
SÉPULCRE, s. m. — Ce terme, dérive du latin sepulcrum (qui vient de sepeiire, ensevelir), sert à désigner un local destiné à ensevelir un mort. Ce terme est donc à peu près . synonyme de tombeau , qui est seul usité aujourd'hui dans le langage ordinaire. — Le sépulcre de l'antiquité contenait non seulement un caveau pour recevoir le corps pour lequel il avait été érigé, mais encore il possédait souvent des chambres sépulcrales pour les parents et les amis de celui qui y était enterré ; souvent même il avait un oratoire dans lequel s'accomplissaient à certains jours de l'année des cérémonies funèbres. (Voy. Tombeau.)
SÉPULTURE, s.f. — Ce tenue, dérivé de sejniltura (de sepeiire, ensevelir), signifie enterrer. Presque tous les peuples ont -
veli les morts, car on considérait comme une tache infamante la privation de sépulture : c'était un châtiment suprême qu'on infligeait