SIPHON
compas. On donne le même nom à la courbe obtenue par ce moyen.
SIMILOR, 8. m. Laiton très blanc dans lequel le zinc entre dans de Fortes proportions, :;n à 10 pan [es de zinc pour 40 à 60 de cuivre : on !<• nomme aussi or de Manheim, On utilise rci alliage dans la robinetterie.
SINGE, s. m. — Treuil horizontal à bras (m à double manivelle monté sur deux chevalets ; il sert à élever des fardeaux d'une excavation, à tirer la fouille d'un puits par exemple, ainsi qu'à descendre les matériaux au fond des fouilles pour construire les fondations. — ■ Dans les ateliers d'architecture, les jeunes «eus désignent ainsi entre eux le patron ; du reste, dans les ateliers de serrurerie, de charpenterie, les ouvriers font de même, tandis que dans les ateliers de typographie on donne le nom de singe au compositeur.
SINGLER, v. a. — Prendre, à l'aide d'un cordeau, pour le métrer, le pourtour d'une voûte, le développement des marches d'un escalier, etc.
SINGLIOTS, s. m. pi — Se dit des foyers de l'ellipse tracée avec un cordeau; l'ovale ainsi tracée se nomme ovale du jardinier. (Voy. Ovale.)
SINUS, s. m. — Terme de géométrie. Le sinus d'un arc est la perpendiculaire ahaissée d'une extrémité de l'arc sur le diamètre qui passe par l'autre extrémité. On nomme sinus total le sinus d'un arc ou d'un angle de 00 degrés, lequel est égal au rayon; sinus verse, d'un arc ou d'un angle, la longueur comprise entre le pied du sinus et le point où le diamètre rencontre la circonférence. — En trigonométrie , le sinus y est le nombre positif ou négatif qui mesure le sinus de l'arc y , le rayon étant pris comme unité.
SINUSOÏDE, s.f. —Terme de géométrie.
Courbe qu'on nommait anciennement liync des sinus, et dont les abscisses, ou ordonnées rectangulaires, représentent des longueurs
d'arcs, et Lee ordonnées, les bu ipon-
dante;d'où l'adjectif sinusoïdal, qui -~i'Miiiie qui appartient a la ligne du sinus, a la emu» solde.
SIPHOIDE, adj. — Qui a la forme d'un siphon. On désigne surtout ainsi des appareils pour cabinets d'aisances : appareils siphmdea.
SIPHON, s. m. — Tube en métal recourbé qui sert à élever l'eau d'un bas-fond, pourvu qu'après avoir franchi un point élevé, l'ori-
Fig. 1. — Siphon obturateur, dit marmite.
fice de sortie soit placé plus bas que l'orifice de prise. Dans l'abduction des eaux des villes, on fait souvent d'énormes siphons, des aque-
Fig.
Coupe du siphon obturateur.
ducs-siphons, pour franchir des collines, afin de ne point creuser de longues parties d'aqueduc en tranchée. Les Romains ont employé
Siphon obturateur se plaçant à l'extrémité d'un tuyau d'égout.
le siphon pour faire franchir des vaû des aqueducs sans recourir aux arcades. (Voy. Aqueduc.) Un point important à observer
SITUATION (état de). — SMILLER.
dans la construction d'un siphon, c'est que la voûte de la partie basse soit solidement construite, afin de pouvoir résister à la pression considérable qui s'exerce sur ses parois. À Paris, le grand égout collecteur passe sous la Seine en siphon. — On donne également le même nom à des espèces de cuvettes que l'on place sur le parcours des tuyaux en fonte d'un égout. Ces siphons, que les ouvriers appellent marmites , servent non seulement à intercepter les odeurs qui viennent de l'égout et qui pénétreraient dans les maisons, mais ils servent aussi à empêcher les gros rats d'égout d'ar-
Fig. 4. — Coupe de la figure 3.
river dans les appartements. Notre figure 1 montre le modèle de siphon obturateur que les ouvriers nomment marmite, dont notre figure 2 est la coupe, qui fait bien mieux comprendre le fonctionnement de ce genre de siphon. Nos figures 3 et 4 font voir en perspective et en coupe un autre genre de siphon. Il est facile de comprendre par l'inspection des coupes que les cuvettes conservent toujours de l'eau et bouchent ainsi hermétiquement vaux sur le parcours ou à l'extrémité desquels elles se trouvent placées.
SITUATION (État de). — On désigne sous ce terme une pièce de comptabilité administrative qui établit les travaux faits par un entrepreneur et les sommes qu'il a reçues compte sur lesdits travaux. Cette pièce montre donc La situation des travaux et de la dépense payée, de là son nom. Généra- Lemenl . dans les administrations, les entrepreneurs ne peuvent toucher des acomptes que sui- ■ I de situation dressés par Parchi-
du reste, une des clauses insérées dans le Cahieh des CHARGES générales (vuy. ce mot, art. 28 ).
SMALT, s. m. — Couleur bleue extrêmement brillante employée par les aquarellistes,
surtout par les architectes, pour obtenir dans les ombres des tons bleus ou violacés , dégradés, très remarquables. Le smalt est obtenu par la combinaison d'un silicate double de potasse et de cobalt et de divers oxydes, notamment de ceux de nickel et de fer, mélangés de chaux et d'alumine. Il existe une variété infinie de smalts; dans le commerce, il est classé d'après la finesse de son grain et sa richesse en colbalt. Dans la Saxe et dans la Hesse, où ce produit se fabrique sur une grande échelle, il n'existe pas moins de 25 à 30 marques, et on le nomme également bleu d'azur, lieu de Saxe, bleu d'émail, bleu de safre, fritte d' 'Alexandrie des anciens, bleu des blanchisseuses, bleu d'Eschel , smalt de Bohême, couleur de Bohême , couleur fondamentale , etc. — Cette couleur a été employée dans l'antiquité par les peintres grecs et romains, qui la nommaient fritte d' Alexandrie. Les dames de Pompéi employaient ce bleu pour se maquiller, pour faire des traces de veines sur leur peau ; on en a retrouvé à Pompéi parmi les ingrédients de toilette. Il a été longtemps perdu; mais, vers le milieu du xvie siècle, le smalt a été retrouvé par un peintre verrier saxon, nommé Christophe Schuïver.
SMILLAGE, s. m. — Opération qui consiste à piquer des pierres, à smillcr des moellons bruts, par exemple, pour régulariser leur forme, de manière que leurs lits et joints soient à peu près d'équerre sur le parement, qui est souvent dressé à la Hachette (voy. ce mot et Smiller).
SMILLE, s. f. — Marteau à deux pointes servant aux tailleurs de pierre à smillcr la pierre. (Voy. le terme suivant.)
SMILLER, v. a. — Piquer la pierre avec la smille pour la dresser. Quand une pierre de taille est relevée ainsi entre les ciselures de ses bords, on la nomme pierre taillée. Quand on pique à la smille les moellons, c'est-à-dire lorsqu'on taille leurs lits, leurs joints et leurs têtes ou parements, on les nomme moellons smillès, de même que le parement du limitait avec ces moellons est dit mur smille.