SONNETTE
les lignes de chemins de fer en signalant des manœuvres ou des accidents survenus sur une voie. Autrefois, par les temps de brouil-
Fig. 14. — Appareil pour sonnerie électrique.
lard, les machinistes ne pouvaient apercevoir toujours assez tôt les signaux qu'on leur faisait et ne pouvaient arrêter en temps op-
Fig. 15. — Pédale pour sonnerie électrique.
portun des trains en marche; de là de nombreux accidents.
SONNETTE, s./. -- Machine servant à battre les pieux et les pilotis employés dans les fondations de tout genre, mais principalement pour celles des quais, des ports, en un mot, des travaux hydrauliques. Cette machine porte un mouton en bois, en fer ou en fonte : c'est une sorte de billot qui, mû par une furet; quelconque, s'élève en l'air et retombe à plomb sur la tête des pilotis. Ces moutons pèsent un poids considérable. — "ii distingue deux types principaux de sonnettes : la sonnette à tirandes et la sonnette à déclic.
Sonnette a tikandes. — Cette sonnette a une disposition fort simple. Klle se compose de deux montants, appelés jumelles, assem-
blés à tenon et mortaise dans une base horizontale triangulaire, nommée enrayure. Celleci comprend deux fortes pièces, ou semelles, sur lesquelles une troisième, la queue, vient s'assembler d'équerre. Les jumelles sont assemblées sur les semelles et maintenues écartées l'une de l'autre à une distance de 0m,12 à 0m,15 par deux contre-fiches, appelées //anches, et par des entretoises ou épars. Les jumelles sont maintenues verticales de l'arrière à l'avant par une forte pièce inclinée, nommée arc-boutant , qui est traversée par de fortes chevilles, en bois ou en fer, qui permettent d'écheler au sommet de la machine ; aussi cet arc-boutant prend-il le nom d'échelette ou de ranclier. Entre les jumelles et à leur sommet se trouve une poulie à gorge , dont l'axe roule sur des coussinets en bois dur ou en cuivre. Le mouton glisse en avant des deux jumelles ; il est maintenu dans sa position par des pièces de bois nommées guides, tenons, passants ou ailerons. Au sommet du mouton et dans son centre est fixé un anneau ou crochet, auquel est attachée la corde qui glisse dans la gorge de la poulie : c'est à l'extrémité opposée de cette corde que sont attachées 20 ou 30 cordelettes à nœuds, nommées tirandes, sur lesquelles tirent les manœuvres pour soulever le mouton et qu'ils laissent échapper pour le faire retomber.
Les faces des montants ou jumelles, sur lesquelles glisse le mouton, ainsi que la face de celui-ci qui frotte contre elles , de mêmi' que les joues des guides, doivent être tenues constamment graissées, afin de faciliter la manœuvre. Pour maintenir rigide l'ensemble de la machine et lui donner une grande stabilité, on entasse sur l'extrémité de sa queue des pierres, des gueuses, des lingots, des fers, etc. Dans les sonnettes qui n'ont ni queue, ni contre-fiches, ni arc-boutant, on maintient l'appareil dans une position verticale ou dans nue position plus ou moins inclinée à l'aide de haubans fixes à des piquets plantés dans le sol ou attachés autrement. Quand il s'agit d'enfoncer un pilotis avec la sonnette, voici comment on procède : Venrimeur, ou charpentier, qui dirige
SOBBIER.