‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 122 sur 238 · SOUCHE DE CHEMINEE. — SOUCHEVER · texte numérisé non relu

SOUCHE DE CHEMINEE. — SOUCHEVER

généralement que ce dernier terme sert à désigner un soubassement portant des colonnes, comme l'indique, du reste, son étymologie grecque (<7ïuXoo<xtsc;), Vitruve (III, 3, 5, et IV, 3) considère les deux termes stèrèobate et stylobate comme synonymes. (Cf. Varro, H. R., III, 5, II.) Aujourd'hui, on nomme encore soubassement le petit appui pratiqué à l'intérieur des croisées, ainsi qu'une sorte de planche en plâtre inclinée posée sous le manteau d'une cheminée, qui sert à diriger la fumée vers le tuyau et à l'empêcher de sortir du manteau et de se répandre dans la pièce où se trouve la cheminée.

SOUCHE DE CHEMINÉE. — Massif de maçonnerie pratiqué au-dessus d'un comble et qui renferme un ou plusieurs tuyaux de

Fig. 1. — Souche de cheminées sur une seule ligne.

cheminée. Les souches de cheminées les plus simples sont faites en plâtre pigeonne à la main et recouvertes ensuite d'un enduit avec du plâtre au panier; on fait également des

Fig. 2. — Souche de cheminées en redans sur un seul côté.

louches il'' cheminées avec de la brique et avec dee poteries qui s'emboîtent les unes dans le- autres et qu'on recouvre d'un enduit en plâtre. Les souches de cheminées sont géné-

DKT. d'aUCIIITFX'TURE. — T. IV.

ralement isolées et, dans ce cas, ne doivent pas dépasser de plus d'un mètre le haut des faîtages ; ou bien elles sont adossées contre des murs qu'on nomme murs dossiers, murs Dosserets (voy. ce mot).

Nos figures montrent diverses dispositions qu'on donne aux souches de cheminées ; elles sont tantôt droites (fig. 1), tantôt en redans d'un seul côté (fig. 2), tantôt en redans de deux côtés (fig. 3).

Dans les édifices considérables, dans les monuments importants, tels que châteaux, palais, hôtels de ville, musées, villas, etc., on élève des souches de cheminées monumentales plus ou moins décorées de riches moulures et de sculptures ; on en construit également

Fig. 3. — Souche de cheminées en redans de deux côt <.

en brique et pierre qui sont un ornement poulies édifices qu'elles surmontent. Au mot Mitre le lecteur pourra voir deux souches de cheminées construites par Philibert Delorme; nos figures en montrent d'autres types.

BOUCHERIE, s./. — Ensemble de pièces de charpente qui composent l'équipage d'un marteau-pilon.

SOUCHET, s. m. — Nom donné, dans une carrière de plâtre, à un banc, de hauteur variable, qui ne fournit qu'un plâtre d'assez mauvaise qualité: (Voy. Plâtre.)

On désigne sous le même terme une pierre tendre qui se trouve sous le dernier banc d'une carrière. Le souchet a peu d'emploi, parce que c'est une pierre de mauvaise qualité.

SOUCHEVER, v. a. — C'est, dans une

BOUCH BVEUR. — SOUFFLET.

carrière, enlever avec la masse et Les coins la pierre souchet, pour faire bomber les bancs de pierre qui sont dessus. Ce terme doit avoir

vieilli; nous ne le connaissons pas, nous l'avons tiré, ainsi que le suivant, de Quatremère de Quincy (hirt. iVarch., v° Soucher).

SOUCHEVEUE, *. m. — Ouvrier carrier qui a la spécialité d'enlever le souchet pour soulever les bancs de pierre et les faire tomber. (Voy. les deux termes précédents.)

SOUDE, s. f. — Sel alcalin qu'on retire du sel marin ou de certaines plantes par incinération ; on peut l'utiliser aux mômes usages que la Potasse (voy. ce mot).

SOUDER, v. a. — Action de réunir deux pièces de métal. Après les avoir chauffées à une haute température, on les bat avec de forts marteaux sur l'enclume, de manière à ce que les deux morceaux n'en fassent plus qu'un. Souder avec du cuivre ou du laiton, se nomme Braser (voy. ce mot). Les ouvriers plombiers soudent des métaux divers. Pour le plomb sur plornbetle zinc sur zinc, rien n'est plus simple ; mais pour souder le plomb avec le cuivre, il faut pratiquer diverses opérations : il faut enduire de résine les places sur lesquelles la soudure ne doit pas prendre et décaper, au contraire, à l'acide nitrique les endroits où la soudure doit s'attacher, enfin verser la soudure et l'appliquer où il faut à l'aide des fers à souder. (Voy. le terme suivant.)

SOUDOIR, s. m.

faire les soudures.

Outil à souder, outil à

SOUDURE, s.f. — Ce terme s'applique à la réunion d'un bâtiment avec un autre, au point de jonction d'une maçonnerie neuve avec une vieille, d'un nouvel enduit de plâtre à un ancien, au résultat de ces diverses opérations, enfin et surtout à la réunion de deux parties de métal de manière à ce qu'ils forment une seule masse. (Voy. l'article suivant.)

Soudure. — Alliage composé de plu-

sieurs métaux pins fusibles que le métal sur lequel on L'applique pour opérer sa soudure. La soudure pour le cuivre est un alliage en parties égales de plomb et d'étain; la soudure pour le plomb et pour le zinc est composée il'' ileux parties de plomb et d'une partie d'étain.

Soudure autogène. — Cette soudure consiste, comme son nom l'indique, à opérer la réunion des métaux par la fusion seul sans aucune addition d'alliage, afin que morceaux réunis par cette soudure fassent une masse parfaitement homogène. Cette opération, imaginée par de Richemont, conà employer des dards de flamme d'une grande intensité qu'on obtient au moyen d'un chalumeau à air et à hydrogène, dénommé dm lu ineaii aèrhijdriquc, qui permet à l'ouvrier de manier les dards de flamme comme de véritables outils ; aussi la soudure autogène peut-elle être faite, soit horizontalement, soit verticalement , sur des tuyaux de plomb et des tables de même métal de toute épaisseur. Avec le même chalumeau, on peut souder le plomb et le fer, le cuivre et le zinc, ce dernier avec le fer galvanisé, et, pour opérer ces soudr on peut employer des alliages ordinaires ou du plomb pur.

SOUFFLÉ, ÉE. — Voy. Soufflure.

SOUFFLET, s. m. — Instrument qui sert à fournir un courant d'air sur un point donné, notamment sur les foyers de forge, sur les réchauds des plombiers, etc., afin d'activer la combustion. En général, les soufflets se composent de deux joues, ou planches nommées flasques, qui présentent la forme d'une poire refendue dans sa section longitudinale : ces joues sont reliées ensemble au moyen d'une membrane flexible (ordinairement du cuir) clouée sur le pourtour des joues ; l'une d'elles est percée de trous fermés par un morceau de cuir formant soupape : c'est ce qu'on nomme l'âme du soufflet. Le cuir de la garnirai maintenu par des cerceaux. C'est par les trous de la soupape que l'air s'introduit dans l'instrument quand on écarte les deux joues, tandis qu'un ajustage, nommé tuyère, qui forme

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