‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 125 sur 238 · SOUTERRAIN · texte numérisé non relu

SOUTERRAIN

BPALTEE.

Il ne nous reste plus qu'à étudier divers moyens de construction des mura de soutènement. Ouïes fait droits, quand ils ont peu d'effort à supporter (fig. 2); on les fait en talus, légèrement inclinés en dehors (fig. 8), ou en dedans (fig. 4), avec des redans intérieurs (fig. 5), avec des contreforts simples (fig. 6), avec des contreforts renforcés ou en arcade (fig. 7), avec de grands arcs en décharge, sur un ou deux étages (fig. 8).

De toutes les formes de murs de soutènement que nous venons de donner, la construction la plus économique est le mur sans fruit avec contreforts à l'extérieur ; c'est même

Fig. 8. — Mur de soutènement avec arcs de décharge.

la plus logique, car la paroi du mur ou masque bute contre le contrefort et ne peut se séparer de lui, tandis que, si le contrefort est intérieur, la paroi peut se séparer de lui, et dès lors le mur peut boucler ou subir d'autres avaries. Malheureusement, il n'est pas toujours possible d'adopter le contrefort extérieur, soit parce qu'il est gênant, soit parce qu'il produit mauvais effet. La forme h donner aux contreforts est variable ; ils sont à base rectangulaire, à base trapézoïdale, à base rectangulaire et réunie au mur par un adoucissement formé par un arc de cercle de chaque côté , ou bien cette base rectangulaire est flanquée de deux colonnes ou plutôt de deux accotements arrondis. Pour prévenir le décollement du

mur cl des contreforts, on emploie avec suc. ces des arcs de décharge reliant, entre eux les contreforts, de sorte que l'ensemble de la maçonnerie i -; solidaire, parce qu'elle est fortement reliée. Au moyen âge, ce mode de réconforter les murs était très connu ; beaucoup d'édifices nous en montrent des exemples, mais dans aucun l'efficacité de ce système n'est plus saillant «pie dans le palais des papes à Avignon. (Voy. Française, Architecture fig. 6.)

SOUTERRAIN, NE, adj. —Qui terre. Constructions souterraines, c'est-à-dire

construites sous le sol; chapelle souterraine, chapelle construite dans une crypte. — Pris substantivement, on nomme souterrain un lieu qui se trouve sous terre, soit qu'il ait été construit par la main de l'homme, soit qu'il provienne d'un ouvrage naturel : les gr les cavernes creusées dans le flanc des roches, sont des souterrains naturels ; les hypogées, les catacombes, les tunnels, les réservoirs sous terre, sont des souterrains creusés par la main de l'homme.

SPALME, s. m. — Toute espèce d'enduit employé dans la marine.

SPALMER, v. a. — Nettoyer la carène d'un navire et la suiffer, c'est-à-dire mettre du suif dessus ; on dit aussi espalmer, et même sparmer, car nous lisons dans Lepage (Lois du bâtiment, t. II, p. 215) : « On appelle sparmer, mettre du suif par-dessus le goudron : l'usufruitier est tenu, comme d'un simple entretien, de faire calfater, goudronner et sparmer le bateau. »

SPALT, s. m. — Ce terme est synonyme de Mastic des foxtaixiers (voy. ce mot). On désigne aussi sous ce terme : 1° un mastic formé de ciment et de poix-résine ; 2° une pierre dont se servent les fondeurs pour mettre les métaux en fusion. 3° Les artistes peintres donnent ce nom au bitume de Judée.

SPALTER, s. m. — Genre de pinceau anglais fait avec des poils de petit-gris et qui sert pour travailler sur les faux bois ; on em-

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