SPECUS
ploie cette brosse pour adoucir les veines formées par les dents du Peigne (voy. ce mot). Il y a deux types de spalter : l'un qui sert à
Spalter.
veiner largement, et le second, beaucoup plus fort (voy. notre figure), qui est employé pour passer légèrement sur l'ouvrage et lui donner le dernier coup, Infini.
SPATULE, s./. — Outil de fer de diverses formes employé par divers corps d'états. L'une a la forme d'une petite truelle ovale et pointue ; elle est employée par les marbriers et
Spatule.
les serruriers pour gâcher le plâtre pour les scellements qu'ils ont à exécuter. (Voy. notre figure.) Une autre possède un fer large et plat, flexible; elle est employée par les vitriers pour mastiquer et par les peintres pour réparer les moulures avec du plâtre à modeler ou du mastic.
SPÉCIALITÉ, .s.f. — Branche de travaux à laquelle un ouvrier se livre ou une personne se consacre. Parmi les peintres, il y a plusieurs spécialités : les uns font les marbres, les autres les moulures, ceux-ci les faux bois, ceux-là la lettre; on appelle ces spécialistes marhriers, filteurs, peintres de faux bois, de lettres. Le métreur vérificateur est un architecte spécia-
liste qui ne s'occupe que des écritures du bâtiment, des devis, des métrés, de la vérification des travaux et des mémoires : ces derniers sont revus souvent par un spécialiste nommé reviseur.
SPÉCULAIRE (Pierre). — Espèce d'albâtre gypseux et transparent, de talc, que dans l'antiquité on débitait en lames minces pour l'employer aux lieux et places où nous posons aujourd'hui du verre. Les vitres dans l'antiquité étaient donc formées avec des tablettes de pierre spéculaire. On nommait ainsi cette pierre parce que chez les Romains on donnait aux châssis de fenêtre le nom de specidaris, specularia, et par suite on aurait nommé lapis specidaris la pierre employée comme carreaux de vitres. (Senec, Ep. 90 et 8G.) Cette pierre servait également pour couvrir des serres et des châssis de couche. (Pline, H. N., XIX, 23; Columelle, XI, 32.) Pline, dans un autre passage, en parlant du vernis employé par Apelle, dit qu'à travers ce vernis l'on voyait sa peinture comme au travers d'une pierre spéculaire : Velutiper lapidem specularem intuentibas. On tirait cette pierre de Cappadoce, de Chypre, de la Sicile, de l'Afrique; mais la meilleure venait d'Espagne. Il existait, du reste, diverses variétés de pierres spéculaires ; les plus estimées étaient celles qui étaient les plus transparentes ; parmi celles-ci nous citerons une variété nommée pheugites, que Néron avait employée à la construction d'un temple à la Fortune élevé dans l'enceinte de sa maison Dorée et dans l'intérieur duquel, au dire de Pline, on voyait, même les portes fermées : Foribus opertis, interdiu claritas ibi diurna erat. Au dire du même auteur, on fabriquait avec cette pierre des ruches, afin de pouvoir observer le travail des abeilles ; on voit •pic nos ruches de verre, créées dans le même but, n'ont rien de bien nouveau. (Voy. Hypèthre, Fenêtre, Verre.)
SPECUS. — Terme d'antiquités qui servait ;'i désigner une caverne, et par suite le canal sombre d'un aqueduefermé. (Frontin, Aq., 17,
21, '.M ; Vitr., VIII, 7.) (Voy. Aqueduc et Puits.)
SI' Ko s.
SPHÉBOIDE.
SPÉOS, s. m. — Temple souterrain de L'ancienne Egypte. Ces édifices étaient souvent taillés dans le flanc des montagnes par la main des hommes, et leur plan était conçu de même que celui des temples érigés sur Le soL On trouve d'abord le pronaos, le naos, le sanctuaire, et souvent des cryptes. — Quand les -pius étaient précédés de diverses constructions qui servaient à pénétrer dans le spéos , on les nommait lièmi-spêos ; ainsi le temple de 1 1 irchè, dédié par Sésostris au dieu Phta, était un hémi-spéos. Il en subsiste encore de beaux restes : c'est une grande salle soutenue par dix piliers contre lesquels sont adossés autant de colosses d'un travail remarquable. Au mot Égyptien, Art, planche XXIX, le lecteur pourra voir l'intérieur d'un temple.
A Ibiïm, dans la Nubie, dénommé Primis par les géographes grecs, il y a quatre spéos entièrement creusés dans la montagne et qui ont été consacrés par des gouverneurs éthiopiens à des rois de la dix-huitième et de la dixneuvième dynastie ; l'un d'eux, dit celui de Silsilis, a sa façade formée par deux rangs de bas-reliefs taillés dans le roc. Dans la Xubie inférieure, à Ibsamboul, qu'on nomme aussi avec plus de raison Abou-Simbel, Ramsès II, dit le Grand, fit creuser deux spéos. Le plus petit, dédié à la Vénus égyptienne, à la déesse Hathor, a sa façade décorée de six colosses qui représentent Ramsès, Xowré-Ari, sa femme, et leurs enfants. Le grand spéos d' Abou-Simbel a été dédié au Soleil. Le travail que cette excavation a coûté, dit Champollion {Lettres sur V Egypte, p. 119) effraye l'imagination. La façade est décorée de quatre colosses , deux de chaque côté de la porte, qui représentent Ramsès. Ce monument comprend seize salles. La première est soutenue par huit piliers contre lesquels sont adossés huit colosses représentant Osiris sous les traits de Ramsès. Ce portrait est très ressemblant, comme on a pu en juger par les autres figures de ce prince qu'on a retrouvées à Memphis et à Thèbes. Sur les parois de cette vaste salle règne une suite de bas-reliefs historiques et religieux relatifs aux conquêtes de ce pharaon en Asie et en Afrique. On a recueilli dans ce spéos des inscriptions donnant la liste des enfants de Ramsès et la
relation d'une guerre '-outre les Khétas, ou habitants d'une confédération asiatique dont le territoire comprenait la Syrie, la Mésopotamie
et une partie de l'Asie Mineure. Cette guerre se termina par un traité de paix à la suite duquel le pharaon épousa la fille du chef des Khétas. Dans cette guerre, Rhamsèe faillit fait prisonnier: mais, au lieu de capituler, il montra un grand sang-froid et beaucoup de courage. Ce fail esl raconté tout au long dans un poème de Penthaour ou Pentour, dont le musée du Louvre, salle historique, contient une page. ■ — Les autres salles de ce spéos ont les parois de leurs murs couvertes de bas-reliefs religieux ; enfin le sanctuaire possède quatre statues assises qui représentent Ramsès au milieu de Phta, de Phré et d'Ammon-Ra. Le pronaos de ce temple ne mesure pas moins de 17m,50 de profondeur sur 15 mètres de largeur; quant à la cella, elle mesure environ 7m,80 de longueur.
SPHÈRE, s./. — Solide, ayant la forme d'une boule, dont tous les points de la surface sont également distants d'un point intérieur appelé centre. Ce solide peut donc être engendré par la révolution d'une demi-circonférence tournant autour de son diamètre. Le volume de la sphère est le suivant :
V = -7C R' ou V = — - —
SPHÉRIQUE, adj. — Qui a la forme de la sphère. Il y a des voûtes, des combles, des dômes sphêriques.
SPHÉRISTÈRE, s. m. — Ce terme, dérivé du grec csapiGr/ipiov, sert à désigner une salle des gymnases , des thermes et autres lieux publics , dans laquelle on jouait à la balle. Les belles maisons romaines possédaient souvent un sphéristère (spliœristerhun). Les villas possédaient également de ces jeux de paume. Pline le Jeune (Ep., II, 97. 12 : Y, 6, 27), en donnant la description de ses maisons de campagne de Laurentum et de Toscanum, y pari sphéristères.
SPHÉROÏDE, s. m. — Solide dout la forme