‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 127 sur 238 · STABILITE · texte numérisé non relu

STABILITE

approche beaucoup de celle de la sphère ; d'où l'adjectif sphèroïdal, qui signifie qui approche de la forme de la sphère ou du sphéroïde : ainsi on dit, dôme sphèroïdal. Ce terme est donc presque synonyme de Sphérique (voy. ce mot).

SPHINX, s. m. — Statue couchée emblématique, à corps de lion ou de bélier et à tête d'homme, de femme ou d'épervier. On plaçait des sphinx sur deux lignes parallèles pour former, ou plutôt pour décorer les avenues conduidant à l'entrée d'un grand nombre de temples.

riir. 1. — Sphinx i, corps de lion et à tête d'homme.

Les Egyptiens ont taillé des sphinx dans toutes sortes de matières, depuis le granit jusqu'à la cornaline; ceux taillés dans cette matière étaient tout petits, puisqu'ils servaient à l'ornement de colliers. A côté de cela, il y avait des sphinx colosses ; l'un des plus grands est celui de Gizeh, antérieur à Chéops, de la qua-

Fig. 2. — Sphinx h tête d'épervier.

trième dynastie, dont la tête mesure 27 mètres [■conférence et la longueur totale près de I" h i hauteur est de 20 mètres; L'o-

reille a l,n,80, la bouche 2m,80 et le nez lm,80. C'est un monument statuaire, le plus considérable qui ait jamais été fait ; il a été taillé dans le rocher; on suppose qu'il servait à cacher l'entrée de la seconde pyramide de Gizeh, dont la construction est attribuée à Chéphren

et à Mycérinus. Nos figures montrent trois types de sphinx : celui à corps de lion et à tête d'homme (fig. 1) symbolise la force unie à l'in-

Fig. 3. — Sphinx à tête de bélier.

telligence ; celui à tête d'épervier est l'emblème d'Horus (fig. 2); celui à tête de bélier (fig. 3) symbolise le dieu Chnouphis. Le nom du sphinx en égyptien est seskeps.

SPICATUM (Opus).

(fig. 12).

Voy. Appareil

SPINA. — Terme d'archéologie latine qui signifie épine, et qu'on donnait, chez les Romains, à une sorte de barrière, ou de long piédestal, placée dans l'axe longitudinal d'un cirque. Elle était décorée d'aiguilles et d'obélisques, de trépieds, de statues des dieux et d'autels. Auprès des extrémités de la spina on posait les bornes, metee. (Voy. Borne, fig. 3 et 4.) C'est sur la spina qu'on plaçait la table ou piédestal portant les œufs qui servaient à indiquer le nombre de tours parcourus par un char. (Voy. Ovum.) On nommait cette sorte de barrière spina, parce qu'elle partageait le cirque en deux parties à peu près égales, comme le fait l'épine dorsale pour le corps de l'animal. (Cf. Cassiodore, Var. ep., III, 51.)

SPIRALE, s. f. — Ligne courbe qui, partant d'un point, pivote en décrivant une spire plus ou moins longue. Cette courbe est employée pour le tracé des Volutes (voy. ce mot). Il ne faut pas confondre cette courbe avec I'Hélice (voy. ce mot).

STABILITÉ, s.f. — Qualité de ce qui est stable, c'est-à-dire de ce qui se maintient dans

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