TERRASSE
Lion de presque tous les vernis, dont elle esl un des éléments essentiels; elle sert aussi à fabriquer V essence de térébenthine, très employée en peinture pour délayer les couleurs
et rendre .siccatives les peintures. — Il ' de nombreuses variétés de térébenthine, que nous donnons ici avec leurs noms et leur provenance : la térébenthine de Bordeaux, dite aussi galipot, qu'on extrait du pin maritime; la térébenthine ordinaire, ou des Vosges, provenant du pinus tarir; la térébenthine d' 'Alsace, de Venise, tirées du pinus picea ou epicea; la térébenthine de Boston, qui découle du pinus ausiralis, etc. luarcanson ou COLOPHANE (voy. ce mot) est également une térébenthine solide.
TERME, s. m. — Ce mot sert à désigner une borne (ferma, terminus), c'est-à-dire une pierre marquant les limites d'une propriété, d'un champ. Comme la borne limitative (''tait une chose sacrée qu'on ne pouvait déplacer, les Romains en tirent un dieu qui n'avait ni bras ni jambes, pour marquer l'immobilité de ce dieu : c'était simplement une tète, un buste posé sur une pierre quadrangulaire ou socle. On employa les dieux termes à la décoration des jardins. Le socle se nomma gaine, et souvent du milieu de cette gaine s'échappait un filet d'eau, qui transformait ainsi en fontaine le dieu Terme.
TERMINIS (In). — Terme de jurisprudence. Une décision in ierminis est celle dans laquelle un juge a atteint la limite du mandat à lui confié.
TERRA MERITA. — Couleur d'un jaune foncé, tirée par décoction d'une plante (gaude, graine d'Avignon, etc.). On l'emploie pour mettre les parquets en couleur. (Voy. Graine d'Avignon.)
TERRAIN, s. m. — Fond sur lequel on peut bâtir, qui est de différente nature et par conséquent de différente consistance. Le terrain peut être de roche, de gravier, de tuf, de sable, de glaise, de vase, etc. — Au point de vue géologique, l'écorce terrestre est
divisée en couches on terrains répondant aux
diverses époques géologiques; on les nomme : terrain primitif, terrain secondaire on de transition, terrain tertiaire, terrain diluvien, enfin ton nia post-diluvien on terrain moderne. — On écrit aussi terrein-, Littréméme préfère cette dernière orthographe comme plus logique et se rapprochant davantage de l'étymologie du mot, qui vient du latin terrenus; niais dans un dictionnaire technique nous avons dû écrire terrain, comme seul employé dans le langage de la construction.
Jurisprudence. — Pour terrain commun, voyez COUB commune; pour les acquisitions de terrain, voyez EXPROPRIATION; pour droit de passage sur un terrain, voyez SERVITUDE.
TERRAIN de niveau. — Superficie de terre parfaitement dressée et qui n'a aucune pente.
Au contraire, on nomme :
Terrain par chute. — Un terrain interrompu de distance en distance par des terrains de plus en plus bas et qui sont successivement retenus par des sortes ùeperrées ou glai >-.
TERRASSE, s. f. — Sous ce terme générique on comprend l'ensemble des travaux exécutés dans un sol pour y jeter les fondations d'une construction ; ces travaux sont : le piochage, le pelletage, le transport des terres par brouettes, relais et tombereaux, les fouilles en excavation, les déblais et les remblais, le pilonnage, le nivellement, le dessèchement des fouilles et des rigoles, etc., etc.
On nomme encore terrasses des levées de terre, naturelles ou factices, soutenues par un mur de maçonnerie , nommé à cause de cela mur de soutènement. L'usage des terrasses est très ancien ; les jardins suspendus de Babylone n'étaient que d'immenses terrasses plantées d'arbres. Beaucoup de villes de l'antiquité et du moyen âge avaient leurs murs ou fortifications exécutés en terrasse ; les oppida ellesmêmes n'étaient, pour ainsi dire, que de vastes terrasses pratiquées au sommet de collines et de montagnes. (Yoy. Oppidum.)
En couverture, on nomme terrasse une plateforme exécutée d'une manière quelconque audessus d'une construction, laquelle remplace la couverture ordinaire. Généralement , les
Terre cuite