‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 143 sur 238 · TENAILLE. TENON · texte numérisé non relu

TENAILLE. TENON

Vrrg., .Knciil.. IV. 56 | De même que les Grecs, les Romains avaient le templum in antis composé du prohaoa (vestibulum antinim), d'un sanctuaire {cella on naos). Ils avaienl également «les temples prostyles, amfhiprostyles ; ces derniers étaient composés du pronaos , de la ce## ou w«os et de Vopisthonaos ou posticum; enfin des temples pèriptères, diptères et pseudo-pèripteres. Comment ces temples étaient-ils éclairés ? C'est là un grand problème longtemps discuté et que nous croyons résolu par les diverses hypothèses que nous avons présentées au mot HypÈTHBE (voy.

ce mot et ROMAINE, Architecture).

Temple, s. m. — Outil de charron, employé aussi parfois par les charpentiers.

TENAILLE, s. f. — Outil en fer composé de deux branches mobiles réunies un peu au-dessous de leur mors ou extrémités supérieures par un fort clou à tête rivé du côté

Fig. 1. — Tenaille ordinaire.

opposé. Les tenailles s'ouvrent et se resserrent pour retenir on arracher au moyen de leur mors. La tenaille ordinaire (fig. 1), employée également par le serrurier, le vitrier et le menui-

Fig. 2. — Tenaille à chanfrein.

sier, sert à arracher des goupilles, des clous, des crochets, etc. On la nommait autrefois tricoise. Les serruriers emploient des tenailles pour tenir le fer à la forge ou sur l'enclume ; ils en possèdent de droites, de crochues, et d'autres qui tiennent lieu (Yètampes. On nomme tenaille à chanfrein (fig. 2) une sorte de morda-

che, qui se place dans Péfcau; elle porte, d'un bout, une charnière et, de l'antre bout, des mors renversés ou inclinés qui permettent de pouvoir chanfreinea les pièces saisies par ces mors. On donne également le nom de tenaille à vis à un petit étau à main, qui sert à maintenir fixes de petits ouvrages, tels que clefs, charnières, etc. (Voy. Étau, fig. 3.) — Les treillageurs emploient des tenailles qui différent de la tenaille ordinaire en ce que leur- ; sont plus petites et aplaties en dessus. I. • mors de ces tenailles sont acérés et tranchants. afin de pouvoir couper le fil de fer, les pointes, les fils de zinc, etc.

TENAILLON, s. m. — Ouvrage de fortification (pii se trouve placé sur chacune faces d'une demi-lune, dont il laisse le saillant découvert.

TENETTES, s. f. pi. — Petites tenailles qui servent à tenir des objets qu'on étamc.

TÉNIA, s. m. — Petite bande ou filet, placé sous les triglyphes, qui sépare la s dorique de l'architrave. (Vitruve, IV, 3, 4.) On écrit aussi tœnict; il existe aussi le diminutif tœniola, qu'on donne à toute petite hande. (Columelle, NI, :',, 23.)

TENON, s. m. — En maçonnerie, c'est une saillie ronde ou carrée, pratiquée sur la rive d'une dalle pour entrer par encastrement dans une entaille faite sur la rive de la dalle voisine. On nomme aussi tenon une forte saillie ménagée à chaque extrémité d'une colonne ; de ces saillies, l'une pénètre dans im trou ménagé sur la hase, et l'autre dans le chapiteau de la colonne. — Ce terme est surtout employé en menuiserie, où il existe, du reste, de nombreux genres de tenons; c'est l'extrémité élégie d'une pièce de bois qui doit s'assembler dans une autre qui est creuse : par exemple, dans l'assemblage à tenon et mortaise. Suivant la forme de cet élégissement. on nomme :

Tenon ex about. — Le tenon coupé parallèlement à l'entaille du joint dans un assemblage à onglet ou en fausse coupe.

Tenon a peigxe. — Un tenon rapporté et

TEXOXXER. — TEREBENTHINE.

collé dans les traverses droites, surtout dans les traverses cintrées : on dénomme ainsi ce tenon parce que des goujons de son épaisseur entrent dans la traverse, ce qui lui donne l'aspect d'un grand peigne.

Texox a queue d'aroxde ou d'hiroxde.

- Celui taillé en queue d'hirondelle, c'est-àdire dont l'about est plus large que le décollement.

Texox a rexfort. — Le tenon auquel on a conservé un épaulement à son collet : on ne le pratique guère que sur les grosses pièces.

Texox flotté. — Un tenon qui assemble deux pièces de bois superposées, mais qui ne doivent faire qu'une : l'épaisseur des deux pièces réunies est égale à celle à laquelle on l'assemble; la mortaise pratiquée dans celleci est donc de même épaisseur que le tenon fourni par les deux pièces jointes.

Texox a tournisse. — Le tenon qui correspond à un grand joint et qu'on coupe d'équerre à la pièce, afin de lui faciliter son entrée dans la mortaise : on utilise des tenons à bournisse pour réunir les aisseliers ou jambettes à d'autres pièces.

TENONNER, v. a. — Placer des tenons ; assembler des pièces de bois ou de charpente à l'aide des tenons.

TEXTURE, s./. — Revêtement des surintérieures des habitations avec des étoffes d'ameublements ou des papiers peints, dits aussi papiers de tenture. — Nous n'avons à nous occuper que de ces dernières tentures. On pose les papiers peints directement sur les murs, après avoir égrainé les papou .- "a bien encore on les pose sur du papier bulle ou gris, ou enfin sur une toile grossière, une sorte de gros canevas. On passe souvent la ponce sur le papier gris pour lui ôter les grains ou imperfections qui pourraient paraître même sur le papier de tenture, surtout si celui-ci est uni et glacé. Dans les appartements où il existe déjà de vieilles tentures. OD doit les arracher; ou bien, si elles tiennent parfaitement sur le mur. on doil les poncer, ce qu'on nomme ègrainer. (Voy. Collage.) —

Les papiers veloutés imitant les velours et le drap sont souvent dénommés tenture de velours, tenture de drap; toujours ces papiers de luxe, qui valent 10 et 15 francs le rouleau, sont tendus sur des toiles clouées sur des tringles formant châssis, ou tout au moins sur des papiers gris. — On a cherché de nombreux moyens d'empêcher l'humidité des murs, surtout dans les rez-de-chaussée, d'attaquer les papiers de tenture ; on a employé divers hydrofuges : celui qui, sans contredit, rend d'excellents services, c'est l'enduit Candelot, qu'on applique sur les surfaces humides. On obtient aussi, dans certains cas, de bons résultats en couchant le mur humide avec une peinture de minium. Enfin, un excellent moyen, très économique, moyen que nous avons souvent employé et qui nous a donné des résultats très satisfaisants, consiste à coller sur les murs humides du papier goudronné, celui que les emballeurs emploient pour faire les paquets; on pose le côté noir, c'est-à-dire la face goudronnée contre le mur, puis on pose dessus les papiers de tenture. On a également préconisé des papiers de plomb ou d'étain ; mais ils ne sont d'aucune efficacité : bien plus, dans certains cas, nous les croyons nuisibles, car ils amassent quelquefois sut leur surface une buée qui provoque souvent de l'humidité.

TEOCALLI. -- Voy. Mexicaine, Architecture.

TEPIDARIUM. — Terme d'antiquités

romaines qui désignait une pièce dépendant d'un établissement de bains. Le tepidarium était souvent chauffé par un hypocauste; il y régnait une température moyenne, parce que le baigneur séjournait quelques instants dans le tepidarium avant de passer dans le bain de vapeur ou sudatorium. (Voy. BAIN, Hypocauste et Thermes.)

TÉRÉBENTHINE, s.f. — Résine, plus ou moins transparente, que l'on extrait par incision de différents arbres, notamment des conifères, tels que le pin, le sapin, le mélèze, etc. Cette substance entre dans la composi-

TERME

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