TREILLAGE
numenta antiques de Rome. C'est un tuf calcaire qui est très facile à travailler en sortant de la carrière et qui durcit rapidement à l'air. Les Italiens le nomment travertino.
TRAVOX, s. m. — Chapeau qui couronne les files de pieux d'une palée de pont. Les trayons servent aussi à porter les travées des poutrelles du tablier des ponts.
TRÉFILER, v. a. — Passer du fil de fer ou de laiton à la filière ; travailler à la tréfllerie, c'est-à-dire à la machine servant à tirer le fer et le laiton à la filière.
TRÈFLE, s. m. — Ce terme est synonyme de trilobé; en effet, c'est un ornement de l'époque ogivale qui, imitant la feuille de la plante nommée trèfle, présente trois lobes. On voit des trèfles représentés dans les cordons ou dans les bandeaux en guise de feuilles entablées ; on fait également dans les pignons de petites roses ou baies qui ont la forme du trèfle. On trace cet ornement au moyen de trois cercles dont les centres se trouvent aux angles d'un triangle équilatéral. Ordinairement le point de rencontre des cercles , au lieu de former une pointe aiguë, est décoré d'un petit culot de feuilles, ou bien d'une tête d'homme ou d'animal. — En termes de blason, on nomme trèfle une représentation de celui-ci sur l'écu. Souvent les croix sont tré- /// s ou cantonnées de trèfles.
TRÉFLÉ, ÉE, adj. — Qui a la forme d'un trèfle. — Croisée ou rose tréfiée, celle qui a la forme d'un trèfle; croix tréflée, celle qui a ses extrémités décorées de trèfles, qui se termine ru trèfle. — En termes de numismatique, on dit qu'une pièce est trèflèe, quand elle a été frappée au marteau à diverse- reprises et d'une manière irrégulière, de sorte qu'elle une très mauvaise empreinte. (Yoy.
Trèfle.)
TRÉFONDS, s. m. — Fonds situé audessoua du sol et qu'on possède au même titre que le sol lui-même; le propriétaire du fonds et du tréfonds se nomme propriétaire
DICT. D'ARCHITECTURE. — T. IV
foncier et trèfoncier. Ce terme de coutume est dérivé du latin terrœ fundus (le fonds du sol). (Voy. Mines.)
TREILLAGE, s. m. - - Assemblage de lattes, plus ou moins espacées, réunies les unes aux autres au moyen de fil de fer ou d'osier. Ce genre de treillage (fig. 1) sert à faire des clôtu-
Fig. 1. — Treillage en bois.
res légères pour parcs, jardins, etc. On les maintient debout au moyen de perches ou petits poteaux qu'on enfonce en terre ; l'extrémité inférieure du treillage est quelquefois fixée dans le
sol, tandis que l'extrémité supérieure des lattes est terminée en pointe. On fait aujourd'hui toutes sortes de treillages ; nos figures en montrent divers spécimens : ils sont simples, doubles, à carreaux, à losanges, etc. On fabrique aujourd'hui des treillages en fil de fer galvanisé qui servent non seulement comme clôtures, mais encore pour parcs et volières (fig. 2) ; on
TREILLAGER. TRÉPAN.
les utilise même dans les étangs pour parquer les poissons Buivant leur grosseur. On emploie également les treillages pour revêtir des murs de jardins, afin de pouvoir palisser des arbres contre ces murs on y faciliter L'ascension drs plantes grimpantes. On nomme ces treillages trettlag&s iï espalier ; on les utilise pour faire des berceaux de verdure, des salles et salons de fleurs, etc.
TREILLAGER, v. a. — Garnir de treillage. On treillage l'intérieur d'une serre froide ou tempérée, une salle de verdure, etc.
En peinture, c'est donner une couche de blanc de céruse broyé à l'huile de noix et détrempé avec cette même huile et une addition de litnarge. Quand cet apprêt a durci, on le couche par deux fois avec du vert de treillage.
TREILLAGEUR, s. m. — Ouvrier qui exécute des travaux de treillage, c'est-à-dire qui pose des treillages en bois, en fil de fer, qui pose des espaliers , qui fait des salles de verdure, des tonnelles, des berceaux, des perspectives, etc. Les outils qu'il emploie sont : la masse, pour enfoncer les poteaux en terre ; des pinces, pour tordre les fils de fer ou de zinc ; les tenailles à mâchoires, pour les couper après leur torsion; la serpe, pour hacher et redresser les échalas ; la scie à main, pour rogner ceux-ci et les égaliser ; les contres, pour couper et refendre les échalas ; la plane, pour les dresser sur un ianc ou chevalet à cet usage ; enfin le marteau, pour clouer.
TREILLE, s. /. — Berceau construit à l'aide de petites pièces de bois pour recevoir des plantes grimpantes et surtout de la vigne. La treille, la pergola des Italiens, fournit un précieux abri contre les ardeurs du soleil, surtout dans les pays chauds.
TREILLIS, s. m. — Ouvrage de fer, de bois tressé (osier) qui imite les mailles d'un filet et qu'on utilise pour clôture. — Les jours de souffrance doivent être fermés avec des barreaux de fer garnis d'un treillis à mailles de fer serrées qu'on nomme Grillage
(voy. ce mot). On désigne encore bous le terme de treUlia on châssis divisé en compartiments ou carreaux, qui, appliqué sur on tablean on an dessin, permet de le reproduire en plus grand on en plus petit, suivant le quadrillé porté sur la place qui sert à faire la reproduction.
TREMBLE, s. m. — Espèce de peuplier blanc, nommé aussi, du reste, peuplier Inutile, (ju'on utilise dan- Les campagnes pour les constructions rurales qui ne doivent servir que pour un laps de temps assez court, car ce bois, qui est fort tendre, pourrit rapidement. Le poids spécifique de ce bois n'est que de 0,520.
TREMIE, s. f. — Espace rectangulaire
ménagé dans un plancher en bois et qui sert à porter l'âtie d'une cheminée. — Les trémies, bourdées en plâtre et plâtras, sont comprises entre le mur d'un côté, un chevêtre de l'autre et deux solives d'enchevêtrure. — On nomme également trémie un assemblage en planches qui sert à envoyer le béton dans les fouilles.
Trémie (Bande de). — Bande de fer méplat, qui d'un bout est encastrée dans le mur et dont l'extrémité opposée est contrecoudée, afin de s'accrocher comme un étrier sur le chevêtre. On place des bandes de trémie sous l'âtre d'une cheminée, afin de le soutenir.
TRÉMION, s. m. — Barre de fer carré qui soutient la hotte d'une cheminée.
TREMPE, s. f. — Opération qui a pour but de donner de la sûreté à l'acier ; on y procède en faisant chauffer le métal à une température élevée, puis on le plonge brusquement dans l'eau. L'acier est d'autant plus dur que la transition entre les deux temperatures est plus brusque. Si Je métal a été trop fortement chauffé, on le fait revenir en le trempant et en le chauffant de nouveau, mais à une température moins élevée.
TRÉPAX, s. m. — Outil portant une mè-
TRÉSAILLE. — TRIAGE DES MATERIAUX DES ATRÉES. 355
che semblable à celui d'un vilebrequin, mais dans des proportions plus considérables. Le trépan, qu'on nomme aussi drille, sert à trépaner, c'est-à-dire à percer des trous dans la pierre, le marbre, etc. Les trépans de grande dimension servent à percer des trous de sonde. (Voy. Sondage et Sonde.)
TRÉSAILLE, s. f. — Pièce de bois horizontale qui, dans les charrettes, retient les ridelles.
TRÉSILLOX, s. m. — Tringle de bois, sorte de cale qu'on place entre les planches nouvellement sciées et qu'on empile, afin de les empêcher de gauchir.
Fig. 1. — Trésorerie des Atrées, k Mycènes.
TRÉSORERIE, s. f. — Dans l'antiquité, on désignait sous ce terme un local dans lequel
I fi .
Fig. 2. — Intérieur de la trésorerie des Atrées, k Mycènes,
les chefs guerriers ou les rois enfermaient leur trésor de guerre. L'une des trésoreries les
plus célèbres est celle dite trésor des Atrées, à Mycènes ; notre figure 1 montre l'élévation de cet édifice, et notre figure 2 l'intérieur de ce même trésor.
TRESSE, s. f. — Ornement dont le nom indique la forme et qui a été employé à toutes les époques de l'art, soit en peinture, soit en sculpture , pour décorer des bandeaux , des filets, des tores, etc. On peut disposer les tresses de plusieurs façons en entrelacs, en ondes, etc.
TRÉTEAU, s. m. — Chevalet porté sur quatre pieds réunis par une traverse à double T et qui sert à porter la table à dessiner de l'architecte.
Les plombiers utilisent également des tréteaux pour supporter, à l'aide de planches, les tables de plomb qu'ils étament. Le serrurier ( le /erreur) se sert aussi de tréteaux en bois avec les pieds en fer, ou de tréteaux tout en fer, pour y poser les pièces de menuiserie qu'il doit ferrer.
Le scieur de long emploie également de grands tréteaux ; on les nomme Baudets (voy. ce mot).
TREUIL, s. m. — Machine à élever les fardeaux. Il se compose ordinairement d'un cylindre ou tambour horizontal monté sur un bâti au moyen des tourillons, sur lesquels sont fixées des manivelles servant à faire tourner le cylindre. C'est sur ce dernier que s'enroule ou se déroule une corde, suivant que le poids monte ou descend. On fait aussi des treuils à engrenages qui portent sur l'un de leurs côtés des roues en fonte pour recevoir une courroie de transmission mise en mouvement par la vapeur. Ces treuils sont d'une grande puissance ; aussi sont-ils pourvus de freins automatiques qui arrêtent le montage, en cas d'accidents. Aujourd'hui on fait des treuils montés sur des chariots, afin de faciliter leur transport rapide. — Dans une Chèvre (voy. ce mot) , on nomme treuil le rouleau ou cylindre en bois sur lequel s'enroule le câble.
TRIAGE DES MATÉRIAUX. — Au fur