TRIANGLE
TRICH ER.
1 1 à mesure de la démolil ion d'un bâtiment, l'entrepreneur fait procéder au triage des matériaux pour pouvoir opérer leur rangement. Il les l'.n'i donc placer par ca les briques, 1rs bois, lea plombs, lea ferrements, lea ardoises, et'-.
TRIANGLE, 8. m. — Figure géométrique composée de trois droites qui se coupent deux à deux et forment ainsi trois angles
{tri-angles). Nous ne définirons pas les différentes sortes de triangles, ni leurs propriétés, puisque ces définitions se trouvent dans les géométries élémentaires.
TRIANGULAIRE, adj.
forme d'un triangle.
— Qui a la
TRIANGULATION, s. f. — Opération que l'on pratique sur le terrain et qui est un des moyens de lever les plans. On l'exécute à l'aide du graphomètre et de l'équerre d'arpenteur. Ce procédé consiste à relier tous les principaux points du terrain à relever à l'aide de lignes droites qui, se coupant entre elles, forment des triangles; d'où le nom de triangulation, appliqué à ce procédé.
TRIBUNAL, s. m. — Dans l'antiquité, on nommait tribunal, dans les basiliques, la partie élevée au-dessus du sol dans laquelle se tenaient les juges pour rendre la justice. Cette partie de l'édifice était tantôt rectangulaire, comme dans la basilique de Pompéi, et tantôt en hémicyle : par exemple, à la basilique de Vérone. — Dans un camp, le tribunal était une plate-forme élevée sur laquelle le général en cbef rendait aussi la justice. (Tac, Hist, III, 10; IV, 25.) — Aujourd'hui on désigne sous ce terme l'ensemble du local dans lequel on rend la justice; il comprend non seulement l'enceinte dans laquelle siègent les juges, mais encore où sont les greffiers, les procureurs, les accusés, les avocats , les témoins; enfin l'enceinte réservée au public qui vient entendre les causes , et qu'on nomme auditoire. On a même étendu la dénomination de tribunal au bâtiment tout entier ; ainsi on dit : tribunal de police correc-
tionnelle, tribunal de la justice de paix, tribunal de commerce, etc. (Voy. Palais ds ji>-
TRIBUNE, s. f. — Ce terme, dérivé du latin tribuna, servait à désigner, dans l'antiquité, un endroit élevé dans lequel le tribun dn peuple (car il existait divers genres de tribuns) défendait les droits et les inl
- pauvres contre la puissance de l'aristocratie patricienne. Le tribun du peuple, qui n'avait qu'une autorité civile, ne portait pas d'autre costume que la toge, comme ton autres citoyens. (Cic, Leg., III, 7; Tite-Live, II. 82.) — On nommait suggestion ton!
pèce de tribune, qu'elle fût élevée en pierre, ou que ce ne fût qu'un tertre de gazon ; mais on désignait sous ce terme une plate-forme élevée sur laquelle les orateurs haranguaient la foule (Cic, Tusc, V, 20), et les généraux leurs troupes (Tacite, Hist., I, 55.) La tribune élevée dans le forum se nommait rostrum, parce qu'elle s'avançait en forme de proue de navire. Le pulpitum était la tribune littéi la chaire du professeur ; le pulvinar, l'estrade qu'occupait l'empereur dans le cirque, dans les théâtres et les amphithéâtres : on la nommait ainsi parce que le siège, subselliinn. était garni d'un coussin, PrjLVTNAB (voy. ce mot et Pulvixatus).
Dans ces temps modernes, il existe un grand nombre de tribunes, dont la seule désignation expliquera l'usage à nos lecteurs. Dans les églises, il y a les tribunes d'orgues; danréfectoires de communauté, des tribunes pour le lecteur; dans les parlements, des tribunes pour les orateurs; enfin, sur les champs de courses de chevaux, il y a des tribunes pour les spectateurs.
TRICAGE,s. m. — Merrain qui n'a pas
les dimensions usuelles du commerce, parce que ses dimensions en sont faibles.
TRICHER, v. a. — C'est, à l'aide de divers moyens, surtout par un artifice quelconque, rendre moins sensible un défaut de symétrie, une irrégularité quelconque dans un ouvrage de construction.