‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 173 sur 238 · TRONC. TROPHÉE · texte numérisé non relu

TRONC. TROPHÉE

de coussinet ans poussoirs du cul-de-lampe d'une trompe, d'une niche, et qui serl aussi à porter les premières retombées d'une •. ■ Sous les quartiers tournants des escaliers el sous les paliers de ceux voûtés eu arc de cloî-

Fig. 14. — Trompe en pendentifs.

tre, il y a des trompillons ; en général, ils sont formés par des pierres rondes , mais les trompillons peuvent être de forme cubique : dans les trompes plates, par exemple. (Voy. Trompe, fig. 7.)

TRONC, s. m. — Fût d'une colonne ou d'un piédestal. — Partie d'un arbre, abstraction faite de ses racines et de ses branches supérieures.

TRONCE ou TRONCHE, s./. — Morceau de bois gros et court, dont on peut tirer un quartier tournant pour un escalier en charpente.

TRONÇON, s. m. — Morceau ou débris d'un objet quelconque, généralement d'un matériau dur, tel que la pierre, le marbre, le grès, etc. — On nomme également tronçons des pierres cylindriques d'inégale hauteur et posées en délit, et dont trois ou quatre forment le fût, le tronc d'une colonne. Les tronçons diffèrent donc des tambours en ce sens que ceux-ci sont toujours posés sur leur lit , qu'ils sont entre eux de même hauteur, et que souvent cette hauteur est moindre que le diamètre de la colonne.

TRONQ1 fa, part, passé. — On applique oe terme à tout objet ne possédant pas ""n couronnement, sa partie supérieure. On roue, une pyramide, sont tronqués quand il- sont privés de leur somme! : une colonne est tronquée, non seulement quand elle n'a pas chapiteau, mais encore quand son extrémité supérieure lui manque.

TROPHÉE, s. m. — Ce terme, dérivé du

rpo7taiov, dérivé lui-même de Tio-r (fuite),

sert à désigner un monument de fuite. On le

dressait sur le champ de bataille que l'ennemi avait abandonné pour se soustraire aux

conséquences de la défaite. Il se composait d'un tronc d'arbre autour duquel on attachait des armes du vaincu, telles que boucliers, cuirasses, épées, etc. Notre vignette montre une figure symbolisant le trophée. Plus tard on éleva des pyramides ou des tourelles en pierre sur les faces desquelles le vainqueur gravait son nom et celui des victoires remportées. Telle est l'origine de ce mot. Puis, chez les nations civilisées qui possédaient un art. les trophées devinrent de véritables monuments, qu'on éleva en pierre, en marbre, en bronze, et loin du champ de bataille : on décora ces monuments de trophées tels qu'on les avait compris anciennement. (Suétone, Cal, 4.3 ; ClamL,

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