TUYÈRE
TYMPAN
Tuyau de \ bntilation. Un tuyau en poterie, en tôle, en zinc, qui mesure environ 0 ,22 de diamètre el qui sert à ventiler le local dans lequel il a l'un de Bea orifices. On place des tuyaux de ventilation dans on grand nombre de locaux, surtout dans les liens ou Boni entassés de nombreux individus; les fo d'aisances en sont également pourvues. (Voy. Vkxtii.ati.ii: el Vkxtu.atiox.)
TUYÈEB, s./. — Tuyau en fer ou en fonte dont l'extrémité est terminée en forme de cône, qui amène le vent d'un soufflet dans une forge. — Les liants fourneaux ont également à leur base d'énormes tuyères alimentées par de puissants ventilateurs. Les tuyères portent, en général, sur des tympes. (Voy. le terme suivant.)
TYMPE, s. f. — Pierre maçonnée placée à la partie antérieure d'une tuyère, ou tuyau de forge.
TYMPAN, s. m. — Espace triangulaire compris entre les corniches horizontales et convergentes d'un fronton, que ces dernières soient formées par une courbe ou par deux parties droites qui se coupent. (Vitruve, III, 5, 12, 13.) On nomme ainsi ce membre d'architecture à cause de sa ressemblance avec la peau tendue sur un tambourin (rijjjnravov). L'intérieur des tympans est lisse ou orné
de sculpl bas-reliefs, de
de m< d'un œil-
de-bœuf qui reçoit le cadran d'une horloge. Les tympans de certains édifices publics, gares de chemin de fer, n'ont souvent pas
Fig. 1. — Tjmpau d'un tombeau à Kurubei.
d'autre décoration. Les beaux monuments , au contraire, ont les tympans de leurs front- mis ornes de sculptures en haut relief ou seulement en bas-relief.
L'usage de décorer de sculptures les tympans est très ancien. Xotre figure 1 montre
Tympan du fronton ilu U-iuple de Jupiter, à Egiiie.
un tombeau archaïque de Kunibct, dans la vallée de Prymnessos en Phrygic, décoré d'un bouclier et de deux aigles. Nous avons dessiné cette figure d'après le bel ouvrage de MM. Per-
rot et Guillaume (1). Le premier de ces auteurs prétend que ce monument, d'origine
(1) Exploration archéologique Je la Galatie et de la
TYMPAN
phrygienne, aurait été usurpé par un personnage grec nommé SoXcov ; d'autres archéologues ont prétendu que c'est un monument grec : ils appuient leur dire sur l'inscription grecque, ainsi que sur les motifs de décoration,
tels que les palmettes et les mutules des corniches. Nous ne pensons pas que ce soient là des données probantes, car il est aujourd'hui parfaitement démontré que les Grecs ne sont pas les inventeurs de ces ornements,
Fig. 3. — Portion du tympan île l'autre face du même temple (fig. 2).
qui existaient bien avant eux. Quant à l'inscription, elle peut parfaitement avoir été gravée après coup. Quoi qu'il en soit, il est certain que c'est un monument fort ancien, etcela nous suffit pour la question qui nous occupe.
Les temples de l'antiquité, dont les frontons étaient souvent placés très haut au-dessus du sol, étaient décorés de hauts reliefs : tel était, par exemple, le fronton du temple de Jupiter Panhellénien, à Égine, que montre la figure 2.
Fig. 4. — Tympan du portail de la cathédrale de Digne.
Souvent les Grecs ajoutaient encore à la vigueur des hauts reliefs des tympans en les peignant de vives couleurs. Au mot Exta-
■., par Georges Pcrrot, Ed. Guillaume, architecte, et Jules Delbet; 2 vol. in-folio, Paris, 18G2.
BLBMBNT, le lecteur pourra voir l'angle du fronton du même temple de Jupiter Panhellénien rendu avec sa polychromie. T/ensemblc de la sculpture que montre notre figure 2 a été dessiné d'après les moulages qui se trouvent dans l'une des galeries des plâtres de
TYMPAN
l'École nationale des beaux-arts de Paris, galerie qui se trouve au-dessous de la bibliothèque. Notre figure 3 montre le tympan du fronton de l'autre façade du même temple. Notre planche en couleur XCVII reproduit le fac-similé d'un dessin de tympan en terre
cuite et de faïence de l'architecte Caristie, membre de l'Institut.
Par analogie, on nomme tympan de porte ou de fenêtre la surface comprise entre l'intrados de l'arc qui les couronne et l'horizontale passant par les naissances de cet arc. —
Kg. 5. — Tympan d'une des portes de Xotre-Dame de Paris.
Presque tous les styles d'architecture ont possédé des tympans de porte. Pendant l'époque romano-byzantine et pendant la période og ivale, beaucoup de tympans de portes d'église ont été décorés de sculptures qui nous fixent souvent non seulement au point de vue de l'état de la sculpture à ces diverses époques, mais encore au point de vue de I'Iconographie chrétienne (voy. ce mot). Pendant la période
romano-byzantine, beaucoup de tympans sont décorés de pièces symétriques ornées d'étoiles ou autres ornements géométriques formant une sorte de marqueterie ; un plus grand nombre sont décorés de sculptures. Le centre est souvent formé d'un Vesica PISCIS (voy. ce mot) ; souvent aussi on y voit le patron sous le vocable duquel l'église est placée. On voit souvent dans les tympans le Christ bénissant,