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les cratères en terre de Colias, qui était fort bonne non seulement pour la poterie, mais encore pour les briques. (Suidas, s. v. KwXi'aSoç irepaavjsç.) On fabriquait des cratères en argile à Argos (Hérodote, IV, 152), à Lesbos (Id., IV, Gl), en Laconie et à Corinthe
(Athénée, Y, 190). — En général, les cratères portaient sur un seul pied, comme celui que montre notre figure 40, et de sa base se dressait comme deux cornes ; mais j il existait également des cratères avec deux anses aux côtés, Xaëai iaoinxou.oi (Soph., Œd. Col...
plomb eu forme de cratère,
Versailles.
473), et qui reposaient sur trois pieds (Athénée, II. :i7). L'argile n'était pas la seule mapour cette fabrication, on employai! également le bronze, l'argent et l'or. Le cratère dit thcricleios avait une forme plus lourde que le type ordinaire de ces On 1 | sur le sol au devant des
tables; beaucoup de vases représentant des tin nous montrent toujours le
cratère sur le sol et des esclaves y puisant le breuvage. On voit aussi des Faunes remplissant le cratère lui-même au moyen du contenu d'une outre {//ter). — Un vase célèbre en forme de cratère est celui dit de Mèdicis, que montre notre planche XCVIII et que nous avons donne plus haut (voir en regard de la page 894). — Notre figure 11 montre également un autre vase en forme de cratère;
Il"
va si:.
il est en plomb, el décore le bassin de Neptune dans les jardins du château de Versailles.
Ci i'A. — Ce tenu'', qui de devrait pas figurer dans cette nomenclature, puisqu'il signifie barrique ou pipe, faite de douve.- en bois cerclées de fer, y a été placé pour mettre le lecteur en garde contre une erreur
Fig. 42. — Cyalthes.
assez répandue qui consiste à considérer comme synonymes les termes de cvpa et de dolium, et c'est ainsi que des personnes même instruites ont cru que Diogène habitait un tonneau de bois, cvpa, tandis qu'en réalité ce philosophe logeait dans un dolvum, c'està-dire dans une grande urne, un grand pitos en argile. (Voy. plus loin, Dolium.)
Fig. 43. — Cyalthes.
Cyalthes ou cyathus. — Coupe munie d'une anse, qui servait comme de cuiller pour puiser dans le cratère la boisson destinée à remplir les verres (pocula, calices) de chaque convive. Ce vase est d'origine grecque, comme son étymologie l'indique (xûaôo?); les Romains l'adoptèrent plus tard. Dans une antiquité assez reculée, les Romains n'employaient que le simpulum comme vase de table et comme vase de sacrifices: mais quand
le luxe devint excessif, le simpulum servit seul a faire- des libations en l'honneui dieux, et le cyalthes ne servit que dan banquets et dans les festins. (Varro, V, 125.) Nos figurée 12 et 18 montrent deux cyal l'un de lace et l'autre de profil ; notre figure •H, un cyalthes infundibuliforme, c'< dire en forme d'entonnoir : on le posait sur nue pièce circulaire en terre cuite repré» par notre figure 45. On a trouvé des cval-
Fig. 44.
Cyalthes infundibaliforme.
thes et des pièces de support dans les tombeaux de Xola, de Vulci, de Tarquinia, de Chiusi. Le support que montre notre figure !"> a le style archaïque de l'école de Corinthe. — On donne le même nom de cyathus à une mesure pour les liquides et les matière- - ches : elle contient le douzième d"un gextarius. (Rhemn., Faim., de Pond, et mens., - .
Cylix. — Voy. ci-dessus Calix.
CYMBIUM. — Vase inventé par les I qui le nommaient xujxêîov. C'était" un verre
Fig. 45. — Pièce U'ajipui i*>ur cyalthes.
à boire sans anses. On le nommait ainsi parce que sa forme ressemblait à celle d'une barque appelée cymba. (Festus, s. r.; Macrob., Saturn.j V, 21; cf. Apulée. Met., XI.) Il existait des cymbia en argile (Martial. Ep. . VIII, 6); mais on en faisait aussi en bronze et avec d'autres métaux précieux.
DbINOS. — Vase à grand orifice et à panse demi-sphérique , ressemblant beaucoup au CaCABUS. (Voy. ci-dessus.)
VASE
Depas. ■ — Vase dont la forme se rapproche beaucoup du carchesium, mais qui, au lieu d'un pied, n'est supporté que par une moulure basse et plate, comme le réglet dorique. (Voy. notre fig. 47.)
Diatreta. — Coupe à boire en cristal, taillée de telle sorte que les dessins ou les ornements qui la décorent sont complètement détachés du fond et forment une sorte
Fig. 4U.
Cymbhuii.
de réseau qui ne tient au vase lui-même que par des points conservés lors de la taille comme soutien de l'enveloppe décorative. — Ce vase est d'origine grecque , comme l'indique son nom (Si'aip^a). Dans un vase de ce genre trouvé à Novare, les lettres de l'inscription qu'il porte, bibe , vivas Multos axxo.s, ne tiennent également .au vase que par des points d'attache en réserve. (Martial , Epigram., XII, 70; Ulp., Dig., 9,2, 27.)
Fig. 17. D
DlOTA. — Ce terme dérivé du grec oîtorr,,
lifie, à deux oreilles; on l'applique en
rai à tous les vases munis de deux
anses, tels que les lagenœ, les amphores, les
oanthares, etc. — Dans un sens restreint,
on donne plus particulièrement ce nom à un
de forme ovoïde portant un col assez
court et deux anses, lequel vase servait à
conserver le vin qu'on voulait laisser vieillir.
(Horace, Od., I, 9, 8.)
Doliolum. — Diminutif de Dolium. (Voy.
le terme suivant.)
Doliuoi. — Grand vaisseau de poterie à large ouverture, de forme ronde comme une sphère ; il servait à contenir le vin en sortant du pressoir, le vin nouveau qu'on ne mettait dans les amphores que plus tard. (Senec, Ep., 36 ; Procul., Dig., 33, 0, 15.) Les proportions du dolium étaient considérables, puisque Diogène avait établi sa demeure dans un vieux dolium raccommodé. (Juv. , Sut, XIV, 308.) Du reste, le choix de ce grand vaisseau pour logis n'était pas une bizarrerie, un caprice du philosophe; tous les pauvres d'Athènes utilisaient pour le même usage les dolia hors d'usage. Nous n'avons jamais vu de grands dolia bien conservés ou même raccommodés, nous n'avons vu que des doliolct; seulement, dans diverses localités, à Xice, à Nîmes, à Lyon, à Rome, nous avons trouvé des débris de poteries qui , ne mesurant pas moins de 0m,06 à 0m,065 d'épaisseur, ne pouvaient avoir appartenu qu'à des dolia. Nous avons même remarqué dans ces débris de vases de petits fragments de marbre de 0m,003 à 0m,G05 de grosseur, qui étaient, dit-on, mélangés à l'argile afin de l'empêcher de s'affaisser pendant la dessiccation. Diverses inscriptions trouvées sur des dolia fixent leur contenance
Fig. 48. — Epichysis.
à 15 ou 18 amphores. — On nommait dolium demersum, depresmm, defossum, le dolium enfoncé en partie dans le sol des caves. On les mettait dans cette position soit afin de pouvoir y puiser plus facilement, soit pour assurer d'une manière plus efficace la conservation des vins légers; car les gros vins se conservaient parfaitement dans les dolia placés seulement sur le sol, comme in mis l'apprennent Pline {H. N., XIV, 27) et Oolumelle (XII, 18, 5).
EPIOHYBIS. — Vase grec (imyyci;) avec un
VASE
long col el une anse qui servait à verser li \in dans la coupe : tel esl le type reprépar notre figure 18, tirée d'une peinture de Stabiesj il esl recouvert d'un vase de M,,,., il existai! an autre type beaucoup plus élancé avec on col beaucoup plus court et mi bec très effilé.
goutte à goutte, ce qui lui a valu son nom de </ allas. (Yano, V, 124.) Il Bervail pour verser le vin dans la pa avec laquelle on faisait des libations l'honneur des dieux. (Pline, II. X., XVI, :5s, :. une antiquité assez reculée,
chez les Romaine pen fortunés, était
placé but les c ••mue pot à vin : il
Fig. 49. — Futile.
Futile. — Yasc en forme de cône renversé, la partie large formant l'orifice du vase. Le futile (fig. 49), qui à l'origine servait au culte de Testa, avait cette forme pour empêcher les prêtres de la déesse de le déposer à terre quand il contenait l'eau destinée aux cérémonies du culte, les rites religieux s'y opposant, (Serv., ad Virg. dEneid., XI, 330: Donat., ad Tirent. Andr., III, 5, 3.)
Gutturxioi. — Ce terme, dérivé de guttus et tfumium, signifie cruche à eau, aiguière. Ce vase servait presque uniquement à verser de l'eau lustrale sur les mains des convives qui allaient prendre leur repas ou qui sortaient de table. (Festus, s. v.) La forme du gutturnium était très élégante, il avait une anse droite se soudant admirablement à la panse et au col du vase; du coté opposé à l'anse, se trouvait une lèvre dont le contour se relevait à droite et à gauche, ce qui donnait au rjutlurnïwn un orifice accidenté. Les musées, entre autres celui de Xaples, possèdent des échantillons remarquables de ces vases.
G-TJTTUS. — Cruche à long col étroit, à petit orifice, munie d'une anse dépassant cet orifice, de forme ovoïde et portée sur un pied peu élevé. Le liquide ne s'écoulait de
Halmos.
remplaçait notre bouteille moderne. Thitard, il fat remplacé par le vase grec nommé Epichvsis (voy. ce mot ci-dessus). (Hor., Sa t., I, C , 118.) Dans les établissements de bains, un modèle plus petit (guil servait à distiller goutte a goutte l'huile sur le strigile, afin d'en adoucir le frottement, quand les esclaves, ou les baigneurs eux-
Fig. 51. — llakuos.
mêmes, grattaient la peau de celui qui tait du bain. L'huile rendait la surface de la peau plus glissante et empêchait le strigile de la blesser. On employait également feguttus comme vase de sacrifices, pour répandre de! - ■ u des parfums sur les victimes.
VASE
Halmos. — Vase de forme ronde porté sur un pied élevé, mais entièrement séparé du vase lui-même : tel est le type que montre notre figure 50. Il servait de coupe à boire. Bien des archéologues désignent aussi sous ce
Fie
Halmos,
même terme des vases dont la coupe, ou calice, est également montée sur des pieds élevés, mais qui ne font qu'un avec la coupe (fig. 51 et 52) ; l'un de ces vases porte même une anse.
Holkelox. — Une des formes du cratère.
IIvdrie. — Dans un sens général, ce terme sert à désigner toute espèce de vase servant à contenir de l'eau, d'où son nom &opîa (de uowp, eau). Dans une acception plus restreinte, ce mot est synonyme de seau
Si ■ 1 rie.
•\ mais il ne sert qu'à désigner les vases de ce genre d'un beau bravai] ; ce n'étaient pins alors de simples hydries en terre cuite, comme celle que montre notre figure 58, qui est en terre noire, mais c'étaient des
9 de bronze et d'argent richement déa -
rés, comme celui de notre figure 54. Du reste, la forme de ces vases est assez variable, mais le type est celui que représentent nos figures ;
Fig. ôi. — Hydrie décorée de figures.
ils possèdent une anse et deux poignées latérales plus ou moins fortes.
Kalathos. — Littéralement,/^// en osier.
Coupe à boire, ainsi nommée parce qu'elle
Cnlathos ou kalathos.
ressemblait à la corbeille à ouvrage en osier des femmes grecques (xotXaôoç). Elle portait ordinairement un anneau qui permettait
Kg. 66. — Kotyle à poignées (terre rouge).
d'y passer le doigt : tel est le Icalathos que montre notre figure 55 ; il ressemble beaucoup à celui qu'on voit entre les mains d'un échanson dans une des miniatures du Virgile du Vatican. Telsétaient les petits halathi, mais il en existai! de grands, qui à l'époque des ven-
Il I
VASE
danges servaient an transport «lu raisin de la au pressoir.
Kmtvi.i: ou kot . los. Vase qui a la forme du mortier à pilon el qui servait à la consécration du \ in ni'-. 56). Une fois celui-ci consacré, chacun des assistants bnvait à même au kotyle, que certains auteurs nommenl à tort koltabé; mais ce terme s'écrit aussi cotyle el coHle, cotylos el cotilo8. < Vilains kotyles sont à poignées, d'autres à anses (fig. 57). Oh spécimen plus petit
ig, 67. — Cotyle & anses (terre noire).
du même vase, qu'on nommait alors xotums/oç, était, suivant Athénée, employé dans les mystères.
Knosso.s. — Vase né chez les Grées, qui le nommaient xporooç. Il était large et ventru, un peu rétréci à son orifice, qui portait souvent un couvercle ; il avait un pied, deux anses (oWtoç) (tel est celui que montre notre figure 58 1 . et quelquefois quatre. Ce vase servait à con-
Fig. 58. — Krossos.
tenir de l'eau et quelquefois les cendres funéraires, comme, du reste, Phydrie et Vtirna feralis,
Ky.mbiidi. — Voy. Cymbium.
Lagena ou lagyxos. — Ce terme, dérivé de Xây/ivo;, sert «à désigner d'une manière générale tous les vaisseaux de terre pouvant contenir du vin. Dans sa signification restreinte, il désigne une poterie large qui ressemble beaucoup à l'amphore ou à l'amphoridion , ou au clients, mais qui est moins élégante que ce dernier. (Voy. notre fig. 09.)
Lebès. Marmite ou chaudron d'airain
-, ti/ii mnii -. C'( bail un vaisseau profond
à liane- rebondis, eurvi lebete». (Ovide, Mil., XII, 243.) <)u en fabriquait également avec de- métaux précieux. 1/ principal emploi de
>-■: i-tait de recevoir l'eau lustrale- qu'un esclave versait, avant ou après 1' pieds ou les main.- (L- convives ou d<
Fig. 'j'J. — Li»gtutL
maître. Le vase qui servait à verser l'eau lustrale était le GuTTTJENlUM (voy. ce mot cidessus). Le lebès était souvent donné comme prix dans différents jeux (Virg., JEneid., V. 266) : on le voit aussi représent - - mé-
dailles et sur des monnaies avec des branches de palmier, emblème de la victoire. On nommait lebès tripous OiZr,; Tçfcouc) le chaudron à trois pieds, ce chef-d'œuvre si vanté des chaudronniers de l'antiquité. — Un genre de lebès
Fig. 60. — Lckythos sans a:.
servait à la cuisson des viandes et d'autres aliments ; ce lebès ne différait de I'Olla (voy. ci-dessous) que par ses proportions, qui étaient moindres, et parce qu'il était en métal, au lieu d'être en argile.
Lékvthos ou léctthus. — Ce vase de forme cylindrique, élancé, à col étroit. d'une grande élégance; il est muni d'une ; - . mais quelquefois les petits modèles n'en ont pas (fig. 60). Ce récipient, destiné à contenir des parfums (huiles ou essences), les : tomber goutte à goutte. Nos figures montrent
VASE
trois types de Uhjihos. Le plus petit (fig. GO) a la forme d'un alabaster ; il n'a ni oreillons ni anses ; le second (fig. (îl) est très élégant de forme ; quant au troisième, il est le véritable type du genre (fig. 62). Il existe des ffltythos
Fig. 61. — Lékythos très élancé.
en terre rouge, noire, blonde; beaucoup sont peints et représentent souvent des personnages et des scènes très remarquables. Beaucoup de Ces vases, principalement le lékythos athénien (ÀqxuOoç), ont des peintures sur engobe.
Lepaste, lepasta, leposta ou lepista (Xeir«<;T^). — Cette grande poterie servait.
Fig. 62. — Lékythos type.
dès la plus haute antiquité, à contenir le vin pur. (Yarro, de Vita Pop. Rom., ap. Non. s. v. Sinum vel Lepista.) Le lepasic avait la forme d'un grand cylir, mais peu profond (fig. 68); même à cette forme qu'il doit son nom, ear il ressemble à une poêle (lepasta), terme dérivé de pateîla (ktitAç), coquille univalve fort plate qui aurait donné l'idée aux potiers grecs de façonner ce genre de vases.
Louter, — Vase en forme de calix, qu'os peut considérer comme une variété de ce genre de vases. (Voy. notre fig. 64.)
Matula. — Ce terme latin a la même signification que le terme grec (Jjai'ç, que notre Jardin des racines grecques définit ainsi : « 'Auu'ç, pot qu'en chambre on demande. » La matula, dans un sens restreint, sert en effet à désigner cette poterie. (Plant., 3Iosf., II, 1, 39 ; Ulp., Dig., 34, 2. 25, § 10.) Dans un sens général, ce même terme, ainsi que ses dimii utifs malella (Yarro, ap. Nor., s. v.;
Fig. 63. — Lepaste.
Martial, XII, 32, 13) et matellio (Yarro, Y, 119 : Id., a]). Non., v. Trullium), sert à désigner toute espèce de vase contenant de l'eau.
MURRHINA, MURRHEA OU MYRRHINA. —
Les vases murrhins, dont parle Pline {H. N., XXXVII, 7), ont donné lieu à des commentaires et à des discussions interminables, et de tout ce débat il ne résulte qu'un seul fait : c'est qu'on ignore positivement ce qu'était ce genre de vases. Cependant bien des industriels prétendent avoir retrouvé la fabrication de ces vases ; nous nous rappelons même en avoir vu à l'Exposition universellede 187* ; dans la section
'"'!'! ri m"" il lllilll|ilil|llliiiaiililii|lliliililiiiiil«l«lliiiiii.'
Fig. 64. — Louter.
italienne, la compagnie de Venise et Murano exposait des vases de verre comme étant des reproductions des fameux murrhins, que personne ne connaît. Certains archéologues prétendent qu'ils étaient en porcelaine légère avec de belles couleurs : d'autres, que c'étaient des vaisseaux de verre colorés ou émaillés. OBBA. — Espèce de vase OU de coupe en argile ou en bois, dont la forme n'est pas entièrement déterminée. (Pers., Y, 148.) D'après Athénée (XI, 8), ce serait une coupe infundibuliformc semblable au cyatbe représenté
par notre figure ' l. Dio» dde, au contraire , y. i lo), applique ce terme au couvercle d'un .tandis que Pline I XXXIII, 8, U) nomme ce môme objel c dix.
— | 0 IlOl -
Œxochoé. — Vase jrec servant à puiser le vin dans le cratère pour le distribuer dans
i, — Œnodioj.
les coupes. Il existe de nombreuses formes de •ce vase , qui est toujours d'une grande élégance. Le corps de Yœnochoè est ovoïde; son col est
— Œnochoj
mince, évasé, souvent découpé d'un trèfle élégant;* l'anse est tantôt droite et ne se contourne qu'à son sommet : tantôt elle décrit une
gracieuse courbe en foi 3 Nos figun
*;.") à 69 montrent plusieurs types d'cenochoi : n\ preni
. 68. — OSa
kijlhos; le troisième est ovoïde; le quatrième a une forme très élégante, bien qu'elle ait pins de lourdeur que les types précédents : enfin le cinquième est décoré par des zones d'animaux ; fig. 09).
Olla. — Vase en terre d'une fabrication assez grossière. (Columelle, VIII, 8, 7 ; XII, ±3, 12.) C'était une poterie semblable a nos pots à fleurs, mais dont les flancs étaient bombés ; elle avait un couvercle. On y faisait eu ire des viandes et des légumes, mais on s'en servait aussi pour conserver des fruits, des raisins ; on la nommait alors uva oli (Columelle, ïbid.; Martial, VII. 20.)
— Œnochoé décoré.
Olpe. — Sorte d'aryballos portant une anse arrondie allant de la panse à l'ouverture du col. Il servait à différents nsae S. Les
VASE
athlètes y renfermaient l'huile qu'ils employaient pour se préparer à la lutte. Un modèle de plus grande dimension était utilisé dans les temps primitifs pour verser le vin à table ; mais, nous le répétons, ce vase est souvent confondu avec I'Aryballos. (Voy. ci-dessus.) Orca. — Vase de terre d'une assez grande dimension, qui servait à contenir diverses choses, telles que le vin, l'huile, des figues, et même du poisson salé. Il existait différentes formes à? orca; mais on ne peut affirmer avec certitude que celle qui est représentée au mot Orca (voy. ce mot dans le IIIe vol., p. 338).
— On nommait orcula une petite orca.
(Caton, R. R., 117.)
Oxybaphox et oxybaphus. — Vaisseau creux, évasé en forme de cloche, qui avait beaucoup d'analogie avec les cratères ouverts en campanule ; seulement il était beaucoup plus petit, et ses anses étaient placées beaucoup plus haut. Ce vase servait à contenir le vinaigre ou les sauces qu'on servait sur la table et dans lesquels les convives trempaient leur pain. Un auteur, Cratinus, poète de la vieille comédie, range Voxybaphon parmi les rases à verser le vin. Il fait dire à un de ses personnages : «. Comment donc faire cesser de boire cet animal ? Je le sais bien. Je vais briser ses congés et renverser toutes les coupes, il ne lui restera même plus un oxybaphon à verser le vin. » On donnait aussi ce nom à une mesure grecque (oîjôêocsov) pour les liquides ; sa capacité ('tait de quinze drachmes. (Rhemn. Faim., de Pond., 75 ; Isidor., Orig., XVI, 27.)
— Le nom latin d'oxvbaphon est acefabulum. Patère. — Vase à libations, écuelle plate
semblable à un bouclier. Il ne faut pas confondre ce récipient avec le bol ou bassin nommé patina et patella. (Voy. le mot suivant.) La pâtera des Latins correspond à la »(aX»i des l'i-'cs. (Voy. PatÈBE, II I' vol., p. 438.)
Patina. — .Sorte de bol pins profond que la patère et moins creux que I'Olla. (Voy. ci-dessus.) La patine servait à la fois de plat pour feire cuire les aliments, de vase pour les servir: elle était ordinairement en terre cuite, et rarement en métal, parce qu'on mettait dans la patina des mets avec des sauces; quclqucsmi". portaient un couvercle (pperhdum).
DICT. D'ARCHITECTURE. — T. IV
(Plante, Pseudo, III, 2, 51; Pline, H. N., XX III, 33; Phœdr., XXVI, 3; Hor., Sat, II, 8, 43 ; v. Patina.)
Pelluvia ou PELLTjvura. — Bassin pour laver les pieds, qui avait la forme de nos grandes cuvettes de toilette modernes ; tandis que le malluvium était le bassin pour les mains. (Festus, s. v.)
Pelvis. — Terme générique sous lequel on
Fig. 70. — Phaskon.
désignait dans l'antiquité toute espèce de vaisseau de forme circulaire : c'était le -KekUrt des Grecs.
Phaskon. — Vase qui a beaucoup de ressemblance avec I'Askos (voy. ci-dessus) ; sa forme (fig. 70) est ovoïde, aplatie; son bec. est plus ou moins long et son anse unique est placée au-dessus du vase, comme dans Yas7cos; mais il diffère cependant de ce dernier en ce que son
Fig. 71. — Pithos à col étroit.
anse, au lieu d'être placée longitudinalement au bec du vase, est posée transversalement.
Phiale. — Terme grec (tpiotAYi) qui a la même signification que patère {paiera) .
Pithos. — Grand récipient en terre du genre amphore, sorte de DoLIUM (voy. cidessus) à col rétréci (fig. 71). Cependant un modèle avait un large orifice (fig. 72).
PlbmoCHOE. — Vase grec, comme l'indique son nom (wXr,jxo^(»i). Il a la forme d'une toupie et a quelque analogie avec le cotyle.