‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 196 sur 238 · VEINE. — VELARIUM · texte numérisé non relu

VEINE. — VELARIUM

VEINE, s.f, — On désigne sous ce terme des sortes de stries sinueuses, des ondes ou raies, longues, étroites, analogues aux veines qui courent sous la peau de l'animal, qui serpentent dans les marbres, dans certaines roches et dans les bois. — En termes de construction, on nomme veines, veines terreuses, des défauts qui existent dans certaines pierres et qui consistent dans des filons terreux qui rendent les pierres défectueuses non seulement à l'œil, mais encore pour leur emploi dans les constructions.

VEINÉ, ÉE, aâj. — Qui a des veines. Les marbres, certaines roches, les bois, sont veinés. En général, le décorateur recherche les matériaux les plus veinés pour ses décorations architecturales. Le menuisier, l'ébéniste, le tabletier, recherchent pour les bois

Veincttc-.

de placage ceux qui possèdent de nombreuses veines ; aussi emploient-ils de préférence les lotipes d'un grand nombre de bois. (Voy. Loupe.)

VEINER, v. a, — Imiter sur toute sorte d'objets les veines des bois et des marbres. Les peintres décorateurs sont surtout apà ce genre d'imitation pour la décoration intérieure des édifices, quand l'architecte a'a pas à sa disposition des sommes suffisantes pour omployer des bois et des marbres pour ses décorations monumentales. — Les peintres veinent sur bois, sur enduits, sur pierres, pour imiter des bois précieux ou des marbres; ils emploient

pour cet usage des peignes en cuir, en cuivre ou en acier (voy. Peigne), et de larges pinceaux plats, ou brosses, nommés Veinettes (voy. ce mot).

VEINETTE. — Brosse plate employée par le peintre décorateur, concurremment avec des peignes, pour faire le faux bois et les marbres. Il en existe de plusieurs formes ; nos figures montrent les deux types les plus employés. (Voy. Peigne et Veineu.)

VELARIUM, s. m. — Terme d'antiquités.

Grande toile, sorte de vaste banne, qui, dans l'antiquité, se plaçait au-dessus des théâtres

Fig. 1. — Système d'attache du velurium sur le mât.

et des amphithéâtres (Juvénal, IV, 124) pour protéger les spectateurs contre l'ardeur des rayons solaires. Comment était cette banne ? Comment se manœuvrait-elle ? Ce sont là deux questions fort controversées et qui n'ont pas reçu une entière solution. Voici notre sentiment à cet égard, sentiment personnel, il est vrai , mais appuyé sur des études et des données probables, presque sur des preuves. Disons tout d'abord (pie, pour les grands théâtres et amphithéâtres, le velarium n'était pas formé par des bandes juxtaposées, cousues ensemble, ne faisant qu'une seule pièce; «les lors il conviendrait plutôt d'appeler cette banne velaria, puisqu'elle était composée de plusieurs parties nommées

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