VÉRANDA
menl d'un c6l m de l'orifice, et à l'inté-
rieur de cel entonnoir on place but une platine l'anémomètre. On doit avoir soin de luter Boigneu- 1.1. avec un mastic quelconque, le tuyau ifin d'être certain que tout l'air de ventilation passe par l'entonnoir.
En mettant les anémomètres en rapporl des compteurs électriques, on peut suivie d'heure en heure, ou matin et soir, la régularité et le bon fonctionnement d'un service de ventilation. Dans les grands établissements, on devrait établir les compteurs dans le cabinet du directeur, qui pourrait ainsi se rendre compte à chaque instant de l'efficacité et des résultats de la ventilation. Ces dispositions sont indispensables dans les grands établissements publics, notamment dans les hôpitaux.
fjti ventilation est souvent combinée avec le chauffage, surtout pendant l'hiver; aussi les autres instruments de contrôle sont : le thermomètre, qui sert à mesurer le degré de chaleur de l'air de ventilation, et l'hygromètre, qui sert à apprécier la quantité d'eau contenue dans l'air introduit pour la ventilation, et celui qui sort chauffé de la chambre de chaleur. — Comme complément de cet article, voyez Chauffage et divers articles du dictionnaire se rattachant au même sujet, notamment Théâtre, § Chauffage et ventilation.
Ventilation. — Terme de jurisprudence.
Action de ventiler, c'est-à-dire d'évaluer une ou plusieurs portions d'un tout relativement au prix total, et non eu égard à la valeur réelle.
VENTILER, v. a. — Donner de l'air par un moyen quelconque ; renouveler l'air d'un local clos , dans lequel l'air est confiné. C'est aussi pratiquer des ouvertures pour faire arriver de l'air dans un local. ■ — En termes de jurisprudence, c'est opérer une Ventilation (voy. ce mot, § Jurisprudence).
VENTOUSE, s. f. — Sorte de soupirail qui prend l'air extérieur en un point quelconque et l'amène dans une cheminée afin d'en augmenter le tirage. Généralement, les ventouses de cheminée d'appartement puisent l'air par un orifice placé sur la façade de la maison ; une canalisation en tôle ou
en poterii ma le parquet et débouche
de chaque oôté des montante de lachem L'orifice extérieur de la ventouse doit grillagé, afin d'empêcher les moineaux, les rate mi !■ - souris d'élire domicile dans , canalisation. On nomme encore ventouse un petit tuyau d'échappement de l'air placé verticalement sur une conduite d'eau bien au-dessus du niveau auquel l'eau peut atteindre. — Les plombiers désignenl terme une petite ouverture au-dessus
du moule à tuyau, afin de faciliter !"■ sion de l'air au fur et à mesure de l'introduction du plomb coulé dans le moule. Enfin, on donne souvent le nom de / de ventouse au Ventilateur (voy. ce mi
VENTEE, s. m. — Ce terme n'est usité en technologie qu'en parlant d'un mur; on dit qu'il /ait ventre, quand il boucle sur l'un de ses parements, c'est-à-dire quand une portion de ce mur est hors d'aplomb.
VENTRIÈRE, 5. /. — Grosse pièce de bois grossièrement équarrie qu'on place devant un rang de palplanches, afin de préserver ou mieux couvrir un ouvrage de maçonnerie, soit contre la pouse rres,
soit contre un courant d'eau.
VENTS, s. m. pi. — Personnages mythologiques qui avaient pour mission de souffler suivant la volonté et le commandement d'Éole, leur roi. — En termes de dorure, les vents sont de petites cloches qui se sont formées entre les couches de blanc de dorure. Le peintre étend ces cloches en les lissant avec une brosse un peu raide.
VÉRANDA, s. f. — Ce terme, dérivé du mot indien verandah , vient du sanscrit Véranda, qui signifie galerie, colonnade (de var, qui veut dire couvrir). Les vérandas sont des galeries légères qui régnent sur les façades ou autour des habitations dans les pays méridionaux. Sous notre climat, on désigne sous ce terme des galeries en fer vitrées que le luxe de nos habitations modernes transforme souvent en serre temp
VERBOQUET. — VERMICULES.
qu'on peuple de plantes exotiques, de bambous, de pandanus, de phœnix, de dracœnas, de bananiers , de chamaerops , de cocotiers , etc.
VERBOQUET.
VlRBOUQUET.
Voy. Virebouquet et
VERDET, s. m. — Couleur verte dans la composition de laquelle il entre du vert-degris ; du reste, le terme de verdei est synonyme de ce dernier.
VERGE, s. f. — Tige en métal. Dans une girouette, la verge est la tige sur laquelle elle tourne. — En serrurerie, on nomme fers en verge, verges, des échantillons de fer nommés aussi carillons, qui ont depuis 0m,0U jusqu'à 0m,006 d'épaisseur sur 0m,025 à 0'",005 de largeur.
VERGELÉ ou VERGELET, s. m. — Pierre tendre des environs de Paris qu'on extrait, de même que le saint-leu, des carrières situées sur les bords de l'Oise.
VÉRIFICATEUR, s. m. — Qui vérifie, qui fait des vérifications. Dans les travaux de construction, le vérificateur est celui qui fait le métré des ouvrages, qui vérifie les attachements et les mémoires. C'est un collaborateur très utile pour l'architecte, car il exécute un travail considérable et qui demande beaucoup de soin. Du reste, beaucoup de vérificateurs et de métreurs sont aujourd'hui architectes.
VÉRIFICATION, s./. — Action de vérifier. La vérification des travaux d'architecture est faite par des spécialistes qui se nomment métreurs, vérificateurs. (Voy. VÉ-
\Ti:ri:.j
VÉRIFIER, v. a. — ■ Faire une Vérification (voy. ce mot et Vérificateur).
VÉRIN, VERRIN et VKIÏlîAIX, s. m.
— Appareil employé pour soulever dos fardeaux à une faible hauteur, mais surtout pour le décintrement des voûtes et des ar-
DICT. D'ARCHITECTURE. — T. IV
ches des ponts. (Voy. Décintrement.) Les vérins se composent de deux vis engagées dans un même écrou, mais fonctionnant en
sens opposé. On fait tourner la boite à écrou au moyen d'un levier. (Voy. notre figure.)
VERMEIL, s. m. — Composition employée clans la dorure, et qu'on applique sur l'or pour faire paraître le travail vennillonné, comme s'il avait été doré à Yor moulu.
Voici la composition de cette substance :
Roncou 75 grammes.
Gomme-gutte 32 »
Sang-de-dragon 15 1>
Vermillon 32 »
Cendres gravelées 70 »
On fait bouillir le mélange dans 350 à 400 grammes d'eau, jusqu'à ce qu'il arrive à la consistance sirupeuse ; puis on le passe au tamis de soie , et , avant de l'employer , on délaye une certaine quantité d'eau gommée dans la préparation.
VERMICULES et VERMICULURES, s./, pi. — Sortes de sculptures exécutées sur la pierre ou sur le bois et qui imitent les déjections terreuses des vers de terre. On emploie surtout les vermiculurcs pour décorer des Bossages. (A ce mot, le lecteur pourra trouver des bossages vermicides.) C'est une ornementation simple et sévère qui produit un bel effet ; on l'emploie pour décorer non seulement des monuments, mais des grottes et des fontaines. — La fontaine du Luxembourg, à Paris, est décorée de stalactites que beaucoup de personnes prennent à tort pour des vermiculures ; mais sur les façades du nouveau Louvre, ;ï Paris.