‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 21 sur 238 · POTICHE. — POUILLEUX · texte numérisé non relu

POTICHE. — POUILLEUX

quand les poternes sont placéea Auprès dos grandes portes, le grand pont-levis de celles-ci donne également accès aux poternes. — Ce terme est aussi quelquefois synonyme de Barbacane (voy. ce mot).

POTICHE, s.f. — Les ouvriers charpentiers désignent sous ce terme l'entaille pratiquée sur des nœuds, dans les pièces de bois, pour reconnaître l'état de ces nœuds et s'ils ne sont point préjudiciables à la pièce à employer.

POTIX, s. m. — Laiton de mauvaise qualité obtenu par l'alliage des lavures de cuivre, de plomb et d'étain.

POUCE, s. m. — Ancienne mesure de longueur, qui valait la douzième partie du pied de roi , soit 0m,027.

Pouce d'eau. — Ancienne mesure servant à mesurer la quantité d'eau fournie par une source, une fontaine. C'est avec le pouce d'eau que l'on mesure encore aujourd'hui ce débit; on le nomme pouce fontainier. L'orifice du pouce fontainier est circulaire et mesure 0m,02 de diamètre. (Voy. Jauge et Jaugeage.)

POUC1EK, s. m. — Petite pièce de fer ou de laiton qui sert à supporter le pouce de la main. On emploie les pouciers pour faire mouvoir divers ouvrages de quincaillerie ; il existe des coulisseaux à poucier, des loquets, des verrous, des tiges de cordon à sonnette, etc.

POUDINGUE, s. m. — Espèce de pierre formée par l'agglomération de petits cailloux agglutinés par un ciment naturel siliceux ; on appelle aussi cette pierre pouding et Gréson (voy. ce mot). Elle est souvent extrêmement dure , d'une très grande consistance ; les nombreuses aspérités de sa surface font qu'elle facilite beaucoup l'adhérence du mortier. On trouve le poudingue par petits blocs, en bancs isolés et très souvent à fleur de terre. Il n'est pas employé dans les constructions de Paris, parce qu'il n'existe pas de cette variété de pierre autour de cette capitale. On donne le nom de martres poudingues à des sortes de

Irbehes formées d'an agglomérat de cailloux et réunis toujours à l'aide d'un ciment siliceux naturel.

POUP, adj. inv. — Se dit d'une pierre, d'un marbre, d'un grès qui, n'ayant pas une grande cohésion, s'égrène sous Les coups de l'outil employé à sa taille. Les pierres pouf doivent être rejetées des constructions.

POULAILLER, s. m. — Petite construction basse qu'on nomme aussi poukrie et qui sert de logement pour les poules, coqs, etc. Dans la villa rustica des anciens, on nommait ce local gallinarium (de gallus, coq). — De nos jours, dans les grandes exploitations agricoles, le poulailler a une grande importance, et on le nomme Basse-cour (voy. ce mot) ; dans les petites exploitations, au contraire, le poulailler est une petite construction séparée, ou adossée à la ferme, surtout contre le fournil, parce que les gallinacés aiment non seulement la chaleur, mais redoutent l'humidité, qui leur cause des maladies mortelles. Quand on ne peut placer ce local contre le fournil ou la cuisine de la ferme, on l'adosse contre une écurie ou une vacherie ; en tout cas, il doit être exposé au midi ou tout au moins au sud-est. Les poulaillers doivent posséder une courette dont le sol doit être graveleux ; cette cour doit avoir dans un de ses angles un bassin très plat, alimenté sinon par une eau courante, au moins par un robinet qui permette de renouveler fréquemment l'eau du bassin. Enfin, le poulailler proprement dit, c'est-à-dire la pièce servant d'abri à la gent volatile, doit être pourvu de juchoirs ou perchoirs, de nids, d'auges ou mangeoires, et d'augettes pour le grain, enfin d'Epixettes (voy. ce mot). Souvent les poulaillers sont surmontés de pigeonniers, car les pigeons redoutent encore plus l'humidité que les volailles. (Voy. Pigeonnier.)

POUILLEUX. SE, adj. — On désigne sous le terme de lois pouilleux, de planches jwuil- Icuscs , des bois et des planches qui se piquent de petits points noirs ou rougeâtrea, qui indiquent un commencement de pourriture.

POUILLY (ciment de). — POURVOI.

POUILLY (Ciment de). — Voy. Ciment.

POULIE, s.f. — Roue, massive ou évidée, creusée en gorge, etc., en bois ou en métal, qui peut tourner sur un axe en fer que supporte sa garniture, ou clmpe. Ordinairement les roues des poulies ont leur épaisseur creusée en gorge pour leur permettre de recevoir une chaîne ou une corde. On utilise les poulies pour de nombreux usages. On nomme poulies de puits celles qui sont accrochées au-dessus de l'ouverture d'un puits et qui servent à monter de l'eau (voy. Puits) ; poulies folles, les poulies qui servent à transmettre un mouvement et qu'on peut déplacer sur un arbre de couche :

Poulie.

on les nomme aussi poulies (le transmission. Quand plusieurs poulies sont montées sur une seule chape, on les nomme jeux de poulies, m', h îles, etc. (Voy. Moufle.) — Notre figure montre une poulie à repos, de M. L.-J. Boudin, qui peut rendre d'excellents services dans un chantier et éviter bien des accidents, car son principe consiste à tenir la charge suspendue quand on quitte la corde, et cela à n'importe quelle hauteur, de sorte qu'un ouvrier imprudent ou maladroit ne risque pas de blesser ou même de tuer un camarade. Cette poulie se manœuvre comme une poulie ordinaire de puits, surtout quand on monte la oharge tour à tour par chacun des brin- de la corde. La charge descend quand, ayant fait tourner la poulie, elle se trouve du côté

de celui qui manœuvre la corde. Tout ce résultat est obtenu par un simple crochet et une agrafe, qui, suivant le côté du fonctionnement, permet à la poulie de marcher ou de rester stationnaire.

Poulie (Garniture de). — Espèce de gond portant chape, et dans laquelle sont montées une ou plusieurs poulies recevant des cordons de tirage à l'aide desquels on fait mouvoir des rideaux.

POUPÉE, s. f. — Pièces qui font partie d'un tour. Ce sont les poupées qui maintiennent fixe et en place l'objet que l'ouvrier tourne.

POUPONNIÈRE, s.f. — Appareil en bois, de forme circulaire, qu'on utilise depuis quelques années dans les salles d'asile pour apprendre aux jeunes enfants à marcher. C'est une sorte de canal circulaire à claire-voie dans lequel les enfants peuvent marcher, soutenus au-dessous des bras par des traverses : tel est le circuit extérieur. Le compartiment intérieur possède une table circulaire autour de laquelle les enfants peuvent s'asseoir dans des sortes de petites stalles.

POURRITURE, s.f. — Défaut des bois qui peut provenir de plusieurs causes, surtout des alternatives de sécheresse et d'humidité par lesquelles ont passé des pièces de bois. La pourriture rend les bois tout à fait impropres aux constructions.

POURTOUR, s. m. — Mesure tout autour, circuit d'un objet, d'un édifice. Dans une église, on nomme pourtour du chœur la prolongation des nefs latérales qui se joignent derrière le chœur. — Les ouvriers emploient ce terme comme synonyme de contour d'une surface quelconque, de périme ln\

POURVOI, s. m. — Action qu'on porte devant la cour de cassation ou devant le conseil d'État, afin de faire casser un jugement rendu par les tribunaux ou les conseils de préfecture. On ne peut se pourvoir devant ces deux juridictions que pour inobservation

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