‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 22 sur 238 · POUSSÉE. POUTRE · texte numérisé non relu

POUSSÉE. POUTRE

du droil ou pour défaut de forme dans Lecoun d'un procès. — En matière d'AucxK.MK.vr (vov. ce mot ), quand il s'agit de démolir, on peut obtenir un sursis par une ordonnance du

conseil d'Etat.

POUSSÉE, $./. — Effort qu'exercent des

terres contre un obstacle <jui les empêche dans leur glissement de prendre la forme d'un talus naturel. On comprend sous ce même terme l'effort horizontal que les voûtes exercent de dedans en dehors sur les pieds-droits qui les soutiennent. Dans les voûtes, cet effort est transmis par les voussoirs : plus ceuxci sont petits, plus la voûte a de poussée; de même, dans une voûte, sa poussée est d'autant plus grande que ses murs ont plus d'épaisseur, et les pieds-droits devront être d'autant plus solides et résistants qu'ils seront plus élevés. — La poussée a dans l'art de bâtir une grave importance, aussi nous l'étudions poulies terres au mot Soutènement, pour les Voûtes à ce mot, et d'une manière générale à Statique (voy. ces mots).

En serrurerie, on nomme poussé, ou Ion poussé, un objet blanchi, mais non poli. Beaucoup de serrures du commerce sont simplement dénommées poussées, parce qu'elles sont blanchies à la lime, mais non polies. Le terme demi-poussé sert à désigner les serrures de qualité inférieure, et bon poicssè celles de qualité supérieure.

POUSSE-FICHE, s. m. — Outil en fer de même forme que le chasse-pointe, mais un peu plus fort, qui sert à dèbrocher, c'est-à-dire à enlever les broches des fiches.

POUSSER, v. a. — Ce terme a, dans la langue technique des constructions, de nombreuses significations ; nous nous contenterons d'énumérer les principales. Pousser une moulure, une rainure, une feuillure, c'est, à l'aide d'un outil à fût, exécuter sur le bois ou la pierre des moulures, des rainures, des feuillures ; pousser à la main , c'est tailler des ouvrages en plâtre faits à la main sans être traînés, c'est aussi tailler des moulures sur la pierre tendre; pousser le nez des marches, ou sim-

plemenb pousser les marches, c'est faire avec un outil à fût spécial le nez on quart de rond qu'on exécute sur le devant des marches.

Poussée au vide. (*n mur pousse au vidé quand il boucle, on quand il fait ventre.

POUSSIER on POUSSIÈRE. — Danchantiers de construction, on nommi ou poussière, la poudre qu'on obtient par le tamisage clos recoupes (le pierre, de plâtre, de gravois, etc. On emploie 1 avec du plâtre, pour faire l'aire d'un carre- Dans les rez-de-chaussée, pour garantir contre l'humidité le lambourdage des parqueta, on mêle le plâtre avec du poussier de charbon ou de mâchefer.

POUTRAGE, s. m. — Ensemble des grosses pièces de bois ou poutres qui concourent à la confection d'un plancher.

POUTRE, s. f. — Pièce de charpente de fort éqnarrissage qui sert à soulager la portée des solives d'un plancher, à recevoir d'un côtelés abouts de ces solives, ou à supporter les charges des trumeaux qui portent sur une baie de boutique. Il y a des poutres en bois, des poutres en fer, des poutres mixtes, c'est-àdire avec bois et fer, des poutres simples, des poutres doubles, des poutres formées par la réunion de plusieurs pièces, enfin des poutres de bois armées simplement de fer, frottes, colliers, brides, etc.

Poutres ex bois. — Ce sont de grosses pièces de bois carrées qui portent plus de 0m,30 à Qw,3i> d'équarrissage. On admet généralement que l'épaisseur verticale, c'est-àdire la hauteur des poutres, doit être d'environ un dix-huitième de leur portée ou longueur totale; de préférence, elles doivent être plutôt carrées que méplates ; cependant, quand elles sont méplates, on doit les poser de champ, et non à plat , parce que dans ce sens elles présentent plus de résistance à la flexion, c'est-à-dire plus de rigidité , et par suite une plus grande solidité. Les poutres ne doivent pas être de bois refendu, elles doivent être équarriea dans le cœur même de la pièce, c'est-à-dire que le centre de la poutre doit

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