‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 43 sur 238 · RECOUVREMENT · texte numérisé non relu

RECOUVREMENT

demande du propriétaire ou de son architecte qu'on procède au récolement ; le premier s'accomplit dès que les constructions sont élevées à hauteur de retraite, c'est-à-dire dès qu'elles sortent des fondations, et les récolements de hauteurs d'étages, corniches, bandeaux, etc., au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Le propriétaire qui a obtenu un alignement a le droit d'exiger de l'administration qu'elle procède au récolement et qu'elle détermine sur place les points de repère et toutes autres indications indispensables.

RÉCONFORTER (Interdiction de). — D'après l'article 15, tire III du décret du 27 juillet 1857, il est interdit de réconforter les murs et certaines parties de bâtiment. Nous avons donné ce décret au mot Façade, où le lecteur pourra le consulter, relativement à l'interdiction dont il s'agit; mais nous donnerons ici l'article 166 de l'instruction concernant la voirie urbaine, instruction en date du 31 mars 1862, qui complète les renseignements dudit décret.

Art. 166. — 11 n'est pas possible de préciser a priori les'travaux qui peuvent être permis et ceux qui doivent être interdits. Tout dépend de l'état des constructions qu'il s'agit de restaurer ou d'augmenter, du genre d'opération à exécuter, de la nature des matériaux à employer, etc. Les travaux qui paraissent de peu de conséquence, tels qu'un simple crépissage et même un badigeon, peuvent avoir pour résultat sinon de conforter, du moins de conserver; d'ailleurs, ils servent à dissimuler des ouvrages plus importants. (Cass., 23 juillet 1835, Blanchard; 20 juillet 1838, Canet et Foulloy ; 11 février 1859, Lacave.) (Yoy. Voirie.)

RECONNAITRE un attachement. — C'esl s'assurer de son exactitude, vérifier si le conducteur des travaux ou le commis du vérificateur L'a bien établi.

RECONSTRUCTION. — Voy. Aligxkkent, Façade, Maison-, Mitoyen, Mur, Réconfortée, Voirie, etc.

RECOUPE, s./. — On désigne sous le nom de recoupe, sous-entendu des pierres, les débris,

détritus, raclures et poudre qui proviennent

de la taille, de la coupe des pierres. On tamise tous ces résidus ; le poussier qui sort du tamis est mélangé avec de la chaux pour faire du mortier de la couleur de la pierre. Ce mortier sert à jointoyer, au bouchement des trous, à réparer les épaufrures et les écornures de la pierre, etc. Mêlé avec du lait de chaux, le poussier de recoupe sert à faire le badigeon. On emploie le gros de la recoupe, ce qui est resté au-dessus du tamis, pour affermir le sol des caves, garnir les reins des voûtes et faire une première assiette pour un sol qu'on veut daller ou paver.

RECOUPEMENT, s. m. — Ravalement d'un vieux mur en pierre de taille. Suivant le plus ou moins de profondeur des dégradations existant sur la surface d'un mur, son recoupement est plus ou moins profond. — On applique le même nom aux retraites d'une certaine importance pratiquées sur un sol incliné ou faites à chaque assise de pierres , quand il faut leur donner un fort empattement. On fait également des recoupements pour certains ouvrages fondés dans l'eau.

RECOUVERT (Joint). — Tout joint qui n'est pas apparent.

RECOUVREMENT, s. m. — En maçonnerie, une dalle, une pierre quelconque, sont posées en recouvrement lorsque la saillie de cette dalle ou de cette pierre est posée sur le joint, recouvre le joint de la pierre ou de la dalle contiguë. — On désigne sous le même terme le plâtre qui recouvre les pièces de charpente au moyen d'un lattis espacé qui reçoit un gobetage, puis un crépi, enfin un enduit. — En charpente, toute partie saillante d'une pièce qui recouvre un tenon se nomme réunivrement. — En menuiserie, beaucoup de travaux sont à recouvrement : par exemple, un cadre rapporté sur un bâti à feuillure et collé sur panneau ; un auvent en bois qui a ses planches posées les unes au-dessus des autres. au lieu d'être jointes ensemble, est un auvent dit en recouvrement ; enfin toute saillie que forme la joue d'une pièce emurevée dans une antre.

i; EOB ÉPISSAG B.

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