‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 44 sur 238 · RÉDUCTION · texte numérisé non relu

RÉDUCTION

REORÉPISSAGE, s. m. — Action de recrépir. Le recrépissage se lait comme le Crépissage (voy. ce mot), mais souvent il est interdit pour les travaux qui servent ;ï RÉ- CONFORTÉE (VOy. ce mot).

RECREUSER, v. a. — Creuser de nouveau creuser plus profondément : ainsi, (m recreuse les chéneaux, les noues, etc.

RECTANGLE, s. m. — Quadrilatère dont les angles sont droits.

RECUEILLIR, v. a. — C'est, dans un travail en sous-œuvre, recevoir sur une forte reprise la partie d'un mur qu'on a jugée bonne à conserver.

RECUIRE, v. a. — Chauffer du fer écroui pour lui rendre sa ductilité. Quand les ouvrages en acier ont été trempés trop durs, on est obligé de les réchauffer, de les recuire, afin de les adoucir.

RECULEMENT, s. m. — Un mur, une façade, sont sujets à rendement quand ils avancent sur l'alignement de la voie publique. (Voy. Alignement.)

RÉCUSATION des experts. — Voy.

Expertise, § Récusation.

REDAN, s. m. — Retranchement composé de deux faces qui se coupent en formant un angle saillant. — En construction, on nomme redans les ressauts qui existent de distance en distance sur un mur établi sur un terrain en pente. Comme on ne pourrait faire suivre au chaperon de ce mur le sens de la pente, on le coupe de distance en distance de ressauts dont le profil figure celui des marches d'un escalier : tels sont les véritables redans, car on donne plutôt le nom de ?'essauts et de décrochements aux différences de niveau qui existent dans les plans verticaux.

REDENTS, s. m. pi — Découpures de pierres en forme de dents, qu'on retrouve pendant l'époque ogivale comme décoration des

meneaux et des œils des fenêtres, ainsi que dans l'intrados des arcades, des gabl pignons. IN sont simples quand la courbe qui les forme n'est pas brisée; ralentis, quand ils --"ut formés par des courbes brisi dents. Les rect i souvent terminés par

des têtes ou par des l>ouquets de feuillag Oll peut en voir fie ce dernier genre en jetant les yeux sur notre planche LXVIII, qui montre l'intérieur de la salle capitulaire de la cathédrale de Salisbury.

En charpente, deux poutres sont assemblées en redents quand elles sont superpo»

juxtaposent en se pénétrant et s'accolant l'une à l'autre au moyen de redents : les poutres aimées sont ainsi assemblées.

REDOUBLES. — Voy. Doubla, in fine.

REDOUTE, s./. — Dans l'architecture militaire, on désigne sous ce terme un ouvrage détaché, construit en maçonnerie et en terre, qui sert à recevoir des pièces d'artillerie. On place des redoutes devant des forts, devant des bastions, à l'entrée d'un pont ou d'un défilé, etc. C'est un rempart bas, avec fossé, qui sert à arrêter la marche de l'ennemi qui se dirige vers un point ou une position qu'il désire occuper.

REDRESSEMENT , s. m. — Action de redresser; mise à niveau d'un plancher, d'un ouvrage quelconque qui a fléchi.

RÉDUCTION (Compas de) — . Compas qui permet aux architectes et aux dessinateurs de réduire du premier coup, sans hésitation et sans erreur, un dessin. Voici comment on procède : une fois le compas mis au point voulu pour réduire un dessin au quart, à la moitié, au cinquième, on mesure le modèle qu'il s'agit de réduire avec les longues pointes du compas, et les pointes comtes donnent la réduction désirée. Dans notre figure, le compas est pour réduire de moitié : aussi l'ouverture ou écartement des petites pointes est mathématiquement égale à la moitié de l'ouverture des grandes. En opérant inversement, les compas de réduction servent à agrandir un dessin.

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