‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 51 sur 238 · RENARD. - RENFLEMENT · texte numérisé non relu

RENARD. - RENFLEMENT

que rend (Luis une journée un four à chaux toujours allumé.

RENDEMENT DYNAMIQUE. — Quantité de force produite : par exemple, une mobile a un rendement dynamique de dix chevaux-vapeur.

RENARD, s. m. — Fissure par laquelle s'échappe l'eau d'un aqueduc, d'un bassin, d'un canal, d'une conduite d'eau, d'une source. C'est parce qu'elle est quelquefois difficile à découvrir qu'on la nomme renard. — On nomme de même de petites pierres qui servent à maintenir tendues deux lignes (cordelettes) qui passent sur des lattes fixées dans une position voulue. C'est donc à l'aide des renards que les ouvriers guident les cordeaux qui leur servent à élever un mur dans une même épaisseur déterminée. — En charpenterie, on donne ce nom à un petit châssis assemblé en retour d'équerre dans le sommier inférieur de la scie de long ; le renard , qui a environ 0m,60 de longueur et qui fait une saillie de 0m,ll du sommier, sert à maintenir la scie par le bas. — Enfin, on nomme renard un mur Orbe (voy. ce mot) orné de décorations feintes, et qu'on élève pour faire symétrie au mur d'un édifice qui se trouve en face du renard.

RENARDIÈRE, s. f. — Fourneau d'affinage. C'est aussi dans les fourneaux une des régions placées au niveau des tuyères.

RENCONTRE DES BOIS. — Opération de Y établissement des bois de charpente ; elle consiste à battre les lignes de contre-jauge, à tracer les tenons et mortaises, puis à rabattre les lignes de repère , traits ramenèrès , etc. , afin de pouvoir rembarrer, s'il le faut, toutes les lignes d'établissement sur la face de dessus des bois. (Voy. Marque, § Marques des bois, et Rembarrer.)

RENDAGE, s. m. — Quantité de chaux

RENDRE, v. a. — Avant de terminer un projet de construction, les architectes font de nombreuses études. Pour aller plus rapidement, ils étudient leurs projets sur papier dioptique; quand ces travaux préparât sont terminés, pour présenter convenablement leurs projets, les architectes en font le rendu, c'est-à-dire qu'ils le rendent, qu'iLs le dessinent sur papier fort, sur bulle ou whatman, au crayon, à la plume, à l'encre de Chine, a la sépia ou à l'aquarelle : c'est ce travail définitif qui se nomme le rendu du projet.

RENDU D'ARCHITECTURE, le terme précédent.

Voy.

RENDUIRE, v. a. — Enduire de nouveau.

Après avoir fait des enduits partiels sur un mur pour boucher certains trous, c'est appliquer un enduit général.

RÉNETTE, 6'./. —Instrument du charpentier qui lui sert à tracer des lignes sitr les pièces de bois et à donner de la voie aux scies. On écrit aussi Raixette (voy. ce mot).

RENFAITAGE, s. m. — Action de renfaîter, raccommoder le faîte d'un toit.

RENFAITER, v. a. — Raccommoder le faîtage d'un toit ; d'où le terme renfaltage, qui exprime cette opération.

RENFLEMENT, s. m. — En architecture, ce terme ne s'applique qu'au renflement de la colonne, ce que, d'après Vitruve, les Grecs nommaient e'vTacrt'i;, et que nous appelons aussi galbe : c'est une petite augmentation du diamètre d'une colonne qui va en s'accentuant de l'extrémité supérieure du fût de la colonne jusqu'au tiers de sa hauteur totale. Il existe

RENFONCEMENT. — RENIVELLEMENT.

divers procédés pour tracer cette courbe, pour galber la colonne.

RENFONCEMENT, s. m, — Évidement peu profond sur le parement d'un mur, tel qu'une arcade, une niche feinte ou une table creuse. — On nomme renfoncement cle soffite l'espace compris entre les saillies que forment les solives d'un plancher ; quand celles-ci sont entre-croisées, dans le but de décorer le plafond, et qu'elles forment des compartiments rectangulaires, on nomme ces renfoncements Caissons (voy. ce mot). — On donne aussi ce nom à la partie d'un théâtre qui en fait la profondeur, ainsi qu'à l'effet de perspective qui fait paraître une chose plus éloignée et plus enfoncée qu'elle ne l'est réellement.

RENFORCÉ, ÉE, adj. — En général, toute pièce qui est plus forte qu'une pièce ordinaire. Ce terme s'emploie surtout pour les objets de quincaillerie ; ainsi on dit : une presse renforcée; une équerre, une charnière, renforcées.

RENFORCER, v. a. — Rendre plus fort, donner plus de force, plus de solidité à un ouvrage quelconque. On peut obtenir ce résultat par divers moyens : par exemple, on peut renforcer une construction ou une partie d'une construction, soit par des éperons, soit par des contre-murs, soit en remplaçant de mauvais matériaux par des matériaux neufs, soit en boulonnant sa charpente, en la reliant avec des liens et des armatures en fer, etc.

RENFORMIR, v. a. — Faire un renformis, c'est-à-dire redresser au moyen d'un crépissage plus ou moins épais une surface qu'il s'agit d'enduire. Quelques auteurs donnent comme Synonyme de ce mot celui de renformer : c'est une grave erreur, car ce dernier terme signifie remettre sur la forme et ne s'emploie jamais sur les chantiers pour rertformir.

RFA KO RM IS, s. m. — Surépaisseur de

mortier ou de plâtre ajoutée à un mur qui

boucle et qui rentre. Quand an vieux mur i si

crevassé, bouclé ou rentré, on hache la surface

dict. d'architecture. — t. iv.

à renformir, on l'humecte avec de l'eau, puis on applique du gros plâtre en le laissant le plus brut possible à la surface, afin que le crépi puisse adhérer parfaitement. Quand l'épaisseur d'un renformis excède 0m,05 d'épaisseur, onj a soin d'y ajouter des éclats de briques, de tuileaux, des plâtras, etc.; on scelle ces débris dans le plâtre au fur et à mesure de son application. On fait des renformis sur la surface des murs, d'un pan de bois, d'un plafond , etc.

Généralement l'épaisseur du crépi et de l'enduit est d'environ 0m,022 pour un mur, un pan de bois, une cloison, et de 0m,030 pour un plafond; l'épaisseur excédante du plâtre à poser sur les surfaces pour les obtenir parfaitement planes constitue ce qu'on nomme le renformis.

RENFORT, s. m. -- Sorte d'épaulement que l'on pratique au collet d'un tenon et à la partie correspondante des arêtes de sa mortaise. Les renforts servent à consolider les assemblages. On distingue le renfort ordinaire, qui affecte la forme d'un prisme triangulaire et le renfort carré, dont le tenon et l'épaulement sont rectangulaires. Divers assemblages, le mors-d'âne, par exemple, sont des renforts. — En serrurerie, on nomme renfort toute pièce que l'on soude à un ouvrage pour le renforcer, le fortifier.

RENIFLARD, s. m. — Petit appareil qu'on place dans certaines conduites et qui sert à les purger des eaux de condensation ; aussi le nomme-t-on souvent purgeur. Dans le chauffage à la vapeur, dans les coudes placés à l'extrémité de pentes ou de longs tuyaux, on place des reniflards ou purgeurs. Dans les canalisations de gaz, l'hydrogène fournit souvent une certaine quantité d'eau; il restitue, du reste, celle qu'il entraîne en traversant le compteur. Aussi placc-t-on dans le bas des principales conduites des reniflards, que les gaziers appellent souvent siphons,

RENIVELER, v. a. — Niveler de nouveau; faire un rcnive/lemcnt.

RENIVELLEMEXT, s. m. — Action de

BBNTON. — BBPABATION.

reniveler. Dana les grands travaux de remblai, certaines parties tassent plus les unes que les autres; aussi est-OD Obligé souvent de procéder à un renivellement.

RBNTON, .s. m. — Joint en coupe oblique de deux pièces de bois qui doivent se prolonger sur une même ligne; les cours de pannes ou de sablières sont souvent assemblés en renton.

RENTRANT, TE, adj. — Qui rentre. — On applique ce terme à des objets divers, mais surtout aux angles : l'angle rentrant est formé, par exemple, par deux murs qui forment un creux ; c'est l'opposé de l'angle saillant , qui fait un coin. (Voy. Angle.)

RENVERSÉ (Arc).— Voy. Arc, 1. 1, p. 121.

RENVOI , s. m. — Tringle de fer ou de laiton qui sert à transmettre le mouvement d'un cordon de sonnette.

RÉPARATION, s. f. — Restauration ou remise en bon état des parties dégradées d'une construction quelconque. Les réparations sont rendues nécessaires par diverses causes, et, suivant leur nature, elles incombent à différentes personnes, comme nous allons le voir dans la législation et la jurisprudence de ce terme.

Législation et jurisprudence. — Les réparations sont rendues nécessaires : 1° par les cas fortuits ; 2° par le fait du voisin ; 3° par les incendies. On nomme cas fortuit tout événement qu'aucune des parties n'a occasionné et n'a pu empêcher. « Il faut donc, dit Lepage (t. II, p. 103), d'après cette définition, comprendre dans les cas fortuits ceux qui arrivent par force majeure, c'est-à-dire les événements qui ont pour cause une force quelconque à laquelle on n'a pu résister, et qu'on n'a pas été maître d'éviter. L'autorité qui ordonne ou défend est une force majeure, une attaque de voleurs est une force majeure ; tandis que la découverte d'un trésor, le débordement d'une rivière sont des cas fortuits. » Et plus loin (page 107) le même

auteur ajoute : « Lorsque le changement ■ par le cas fortuit est irréparable, ou s'il ne peut être réparé qu'en détériorant l'iiéi voisin, il faut que la perte reste à celui que l'événement a frappé, sans qu'il puisse forcez son voisin à souffrir que les lieux soient rerais dans leur ancien état. » Si d< . des

matériaux, sont apportés par le débordement d'un cours d'eau, peut-on retirer les objets apportés? Nous répondons par l'affirmative; mais, dans ce cas, il y a lieu de dédommagez le propriétaire sur le terrain duquel il faut accéder, et le dédommagement doit comprendre d'abord le préjudice causé par le travail nécessité par les objets à retirer, et s'étendre, en outre, aux pertes occasionnées par l'arrivée inattendue de ces objets. Nous avons traité longuement cette question au mot Accession, où nous renvoyons le lecteur, et nous passons immédiatement aux accidents arrivés par le fait du voisin. — Nous n'avons à considérer ici les accidents qu'autant qu'ils peuvent occasionner des réparations aux héritages. Il y a lieu de distinguer : 1° quels sont les ouvrages qu'on peut faire chez soi sans être responsable de ce qu'il pourra advenir ; 2° les précautions à prendre contre le voisin dont l'édifice menace ruine : 3° en quoi consistent les dommages-intérêts résultant d'un accident causé par le voisin ou tout autre. I. Quels sont les ouvrages qu'on peut

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