‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 61 sur 238 · RETREMPER · texte numérisé non relu

RETREMPER

RETREMPER, v. a. — Tremperde nouveau. 'On retrempe l'acier pour lui donner certaines propriétés. (Voy. Revenir.)

RETROUSSER, v. a. - Ce terme est sou- \<mi! Bynonyme de relever, On dit retrousser un tas de sable, an tas de moellons, pourrelevi r ce 3able el rejeter les uns sur les autres les moellons.— C'est aussi remanier la forme en sahle d'un chemin, d'une chaussée, qu'on veut soit relever, soit abaisser.

RETROUSSÉ, ÉE (Cintre, Ferme, Extrait). — Voy. Cintre et Ferme (fig. 7).

REVENIR, v. a. — Quand un outil a sa trempe aigre, il est cassant ; on le fait revenir, c'est-à-dire qu'on le chauffe, pour le rendre moins cassant. C'est donc une opération de trempe. Après la trempe, l'acier incomplètement refroidi passe par différents degrés de coloration et revient à son point de départ. Les couleurs de l'acier servent à indiquer l'intensité de la trempe. (Voy. le terme suivant.)

REVENOIR, s. m. — Outil qui sert à faire revenir, c'est-à-dire à donner plusieurs recuits à l'acier ; il sert aussi à lui faire prendre la couleur bleue.

RÉVERBÈRE. Voy. Candélabre,

Lampadaire et Lanterne.

REVERS, s. m. — Partie pavée, plus ou moins en pente, que l'on établit devant des murs pour rejeter vers des ruisseaux les eaux pluviales qui tombent directement du ciel ou des égouts de comble. On établit des revers pour empêcher la dégradation des murs par ces eaux. On nomme : rues à double revers, celles qui, au lieu d'avoir leur chaussée bombée, l'ont creuse, et ont par conséquent le ruisseau dans le milieu ; revers en biseau, le ruisseau qui n'a ni contre-jumelles, ni caniveaux faisant liaison avec les revers : le revers en biseau écoule donc lui-même directement ses eaux.

REVETEMENT.

placée an bas d'un châssis, d'une croisée, d'une porte-croisée. Cette pièce l'ait saillie sur le seuil et porte un coupe-larme, afin d'emp<

de pénétrera l'intérieur- de la chambre.

<mi dii aussi Jet d'eau, Jeteau et Rejei i;\ r (vpy. ces mol

REVÊTEMENT, s. m. Mur qui sou-

tient les [cires d'un quai, d'une terrasse, d'un rempart, et, en général, tout placage, que)

REVERSEAU, s. m.

Pièce de bois

Fig. 1. — Carreau de revêtement sur fond de couleur p;Ve.

qu'il soit, ayant pour objet l'utilité ou la décoration. (Voy. Soutènement. Mur de, et Épaulement.) — Nous ne nous occuperons

mm

Fig. 2. — Carreau de revêtement, fond pâle.

ici que des revêtements employés dans la construction des édifices. — Le revêtement le plus usuel daus les pays où le plâtre est abondant,

R EVETEM E N T

REVÊTIR. — RHOMBÏFORME.

est l'enduit en plâtre ; mais comme dans les endroits bas et humides le plâtre serait d'un mauvais usage, on emploie des mortiers hydrauliques et des ciments. — Quand on veut faire servir les revêtements à la décoration, on utilise des carreaux de terre cuite de tous genres, émaillés ou non émaillés, des stucs, des dalles de pierre ou de marbre, de l'onyx, etc. Nos figures montrent trois spécimens de carreaux en faïence , tandis que notre planche en couleur LXXX fait voir des mosaïques de revêtement en marbre, en verre et en nacre : le motif supérieur est tiré de la mosquée d'Aetoûn-Bogha-el-Mordany, au Caire; l'autre, de la grande mosquée de Damas. — Dans bien des locaux, on utilise aussi

Kg, 3. — Carreau de revêtement, dessins pftlea sur fond fonci\

des lambris en menuiserie. Le moyen âge et la renaissance ont employé pour ce genre de décoration depuis les lambris les plus simplee jusqu'à ceux qui avaient la plus grande richesse par le luxe de leurs moulures ou de leurs sculptures. On n'a pas d'exemple que l'antiquité ait utilisé le lambris, mais les peuples anciens ont beaucoup employé les marbres, les faïences et les mosaïques en revêtement; ils ont également utilisé le bronze, l'ivoire et jusqu'à l'or pour le sanctuaire de certains temples.

REVÊTIR, v. a. — Paire des revêtements.

— C'est aussi, en charpenterie , placer des poteaux et des tournisses dans un pan de bois, couvrir de lambris ou de simples planches les

murs d'une chambre. — Enfin, c'est gazonner des talus , des glacis ; c'est palisser des charmilles pour dissimuler un mur de clôture, de terrasse, une palissade, un treillage, etc.

REVIXCTUM (Opus). — Terme d'antiquités; nom que Vitruve donne à l'appareil dont les blocs sont réunis au moyen de crampons. (Voy. Appareil, fig. 15.)

REVISION, s. f. — Action de revoir un compte après Arérification ; on nomme reviseur celui qui est chargé de ce travail.

REVIVRE (Faire). - - On entend par cette locution, nettoyer, laver et raviver une peinture pour lui redonner du brillant.

REVOYEUR, s. m. - - Bateau-machine, espèce de gaoare à vase, qui sert au curage d'un canal : c'est un bateau plus petit que la Marie-salope (voy. ce mot).

REZ-DE-CHAUSSÉE, .s. m.— Dans toute construction, c'est l'étage qui se trouve au niveau du sol, de la chaussée, de la rue ; cependant certains rez-de-chaussée peuvent être élevés de quelques marches au-dessus du sol, surtout du côté des cours et des jardins.

REZ-MUR, s. m. — Se dit de la surface des gros murs dans oeuvre, de la partie d'une poutre comprise entre deux murs. On dit, par exemple, cette poutre mesure :'>'", 80 de rezmur, c'est-à-dire dans sa longueur, sans compter ses portées, c'est-à-dire abstraction faite de ce qui pénètre dans les murs.

RHAGADE, s. f. — Petite fissure étroite et longue.

1M10MBE, s. m. — Terme de géométrie.

Quadrilatère dont tous les côtés sont égaux sans que les angles soient droits. On le nomme plus ordinairement losange.

RHOMBÏFORME ou RHOMBIQUE , adj.

— Qui a la forme du rhombe.

i; lin. \l BOEDRE.

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