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RHOMBOÈDRE, s. m. Corpa Bolide donl Lee faces jonl dea rhombea : d'où L'adjectif rhomboèdriqui i, qui signifie, qui a la forme d'un rhomboèdre; rhomboïdal, qui a la forme d'un rhomboïde, c'est-à-dire d'une figure plane donl La forme approche de celle du rhombe.
EtHYTON , 8. m. Nom grec d'une ci .nu.' à boire (Martial, 11. 35, 2) de laquelle on laissait couler le liquide, ce qui explique l'étymologie du mot (£uw?, coulant). Souvent Le rhyton
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était une simple corne ; mais souvent aussi on trouve des modèles d'un dessin recherché : ils représentent une tête d'animal , quelquefois celle d'un aigle ou d'un cheval. — On dit aussi ri/thon et rhytion.
RIAULE, s.f. — Outil du mineur : c'est une sorte de crochet pourvu d'une poignée.
RIBLER, v. a. — Aiguiser une meule neuve avec de l'eau et du sable sec en la frottant contre une autre. On rible quelquefois avec un vieux morceau de fer ou de tôle ébréché, ce qui facilite la morsure de la pierre neuve.
RIBLOX, s. m. — Petit morceau de fer hors de service qui n'est bon que pour la fonte.
RIDAGE, s. m. — Action dérider un cordage, c'est-à-dire roidir un cordage au moyen d'une ride, ou cordage d'un plus petit diamètre.
RIDEAU, s. m. — Pièce d'étoffe diversement agencée et disposée qu'on place devant une fenêtre, afin de modérer le jour ou les
rayons du soleil, ou bien encore pour interr la vue du dehors à l'intérieur de l'appartement. On met aussi dea rideaux sur Les portes ou dans les baiea sana portes de l'intérieur des appartements. On nomme ce dernier genre de rideau portière.
Historique. — Le rideau joue un rôle assez important dans L'antiquité. Souvent, dans l'intérieur des maisons et des palais, l'ei des chambres n'était fermée qu'au moyen d'un tapis ou d'un rideau, que les Romains nommaient, à cause décela, vélum cubiculare ou aulœum, aulcea (aùXaia) : on utilisait mes dernier genre de tapisserie pour décorer les murs des salles à manger (Horace, Sat., 11. 8, 54) ; on les plaçait également entre les piliers d'une colonnade pour garantir le péristyle dea rayons du soleil (Prop., II, :}2, 12). — I. - Crées nommaient ce rideau parapetasraa -■/pairétatrua) ; on le suspendait devant la porte de la rue d'une maison, quand cette porte restait ouverte. (Suét., Claud., 1U: Juvénal, \'J. 228.) — Dans les temples, on employait le rideau pour voiler l'image de la divinité; on ne le tirait que dans des occasions solennelles. (Apulée, Met., XI, p. 251 et 257.) On les relevait et on les abaissait a l'aide de poulies et de cordes. Le roi Antiochus avait donné un magnifique rideau de pourpre an temple de Jupiter à Olympie. Suivant Suétone (ioid.), Claude fut proclamé empereur au moment où un soldat l'aperçut se cachant par peur derrière un rideau. — Dans les causes criminelles, qui absorbaient toute l'attention juges, ils avaient coutume de se placer derrière un rideau qui dérobait ainsi le tribunal aux regards des accusés et du peuple : d'où l'expression ad vêla sisti, qui signifiait, comparaître devant les juges. Au contraire, quand une affaire était jugée coram populo, c'est-àdire en présence de tout le monde, on empli lyait l'expression levato vélo (à rideau ouvert) ; le juge ordonnait alors de tirer les rideaux : vêla reducere (Apul., loc. cit.). Enfin, quand certains rideaux étaient faits d'une seule p comme les portières de petites portes, on employait l'expression (Ulevare vélum (Sénèque, Ep., 8o), qui signifiait qu'on soulevait ce rideau de bas en haut.