‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 64 sur 238 · RIGOLE · texte numérisé non relu

RIGOLE

le seul type strictement ire? Sa grande

hauteur n'esl donc faite que pour lui donner d'heureuses propori ions ;orc'est là précisémenl ce qui crée de graves difficultés -. des loges d'avant-scène, une grande arcade très élevée, ce qui nuit beaucoup à l'acoustique et empêche le fonctionnement régulier de toute espèce de chauffage et de ventilation tant sur la scène que dans la salle et leurs dépendances. Nous pouvons même ajouter que ces obstacles sont si difficiles à surmonter que bien des architectes contemporains les considèrent comme des problèmes insolubles et ne s'en sont nullement préoccupés lors de l'édification des théâtres qu'ils ont construits. (Voy. Théâtre.)

Rideau de cheminée. — Dans une cheminée, on nomme rideau un appareil composé de trois ou quatre bandes de tôle qui se recouvrent mutuellement ou se développent, suivant qu'on élève ou qu'on abaisse ce rideau, qui est maintenu relevé dans un châssis ou cadre à l'aide d'une chaîne et d'un ou deux contrepoids, suivant la dimension du rideau. On en fait également à crémaillère, en tôle ondulée et même e:i tôle perforée.

Rideau de poxt. — Ensemble des tringles en fer, des chaînes ou des cordes en fil de fer qui supportent le tablier d'un pont suspendu.

Rideau de jardin. — Palissade de charmilles, haies vives, ou arbres et arbustes taillés d'une certaine façon qu'on établit dans un jardin ou dans un parc pour cacher des murs nus ou des recoins qui servent de dépôts, etc. On établit aussi des rideaux de verdure pour empêcher de voir à l'intérieur d'une propriété ou pour faire obstacle aux rayons du soleil. C'est entre des rideaux de verdure qu'on place, pendant les chaleurs de l'été, les plantes de serre chaude et de serre tempérée, ainsi que toutes les boutures.

RIDELLE, s. f. — Sorte de gros râtelier ou de châssis à claire-voie qui forme le côté de certaines charrettes. (Voy. Rideau et Charrette.)

RIFLARD, s. m. — Outil du maçon qui

lui sert a couper le plâtre, a raccorder les moulures planes, telles que larmiers, filets, a égaliser les Burfaces, a tailler les denticules et a terminer les ouvrages de ravalements en plâtre. I - compose roy. notre fig.) d'une lame biaise el mince en métal, emman

d'un petit manche. — C'est aussi un outil du charpentier, un rabot a poignée ou a double poignée qui a quelque analogie avec la demivarlope : son fer arrondi sert a dresser l< charpente. Les menuisiers se servent du riflard pour dégrossir et blanchir les planches. — En serrurerie, on nomme riflard une grosse lime qui sert à dégrossir les métaux, ainsi qu'une sorte de brunissoir en acier, droit ou courbé, arrondi ou en pointe, afin de pouvoir l'appliquer aux saillies ou aux creux des pièces. (Voy. Brunissoir.)

RIFLARDER, v. a. — Se servir du riflard, employer le riflard pour exécuter certains travaux. (Voy. le terme précédent.)

RIFLOIR, s. m., RIFLOIRE, s. f. — Sorte de lime qui sert â dresser les métaux. surtout le cuivre, ainsi qu'à dégrossir les ornements en bronze.

RIGAUD, s. m. — Voy. Grapiers.

RIGOLAGE, s. m. — Action de faire couler les eaux dans des rigoles. (Voy. le terme suivant.)

RIGOLE, s. f. — Canal de petite dimension creusé dans la pierre, petit fossé creusé en terre pour amener l'eau dans un terrain. Les aqueducs romains étaient ordinairement des rigoles construites en béton. Dans les nymphées, ces rigoles étaient faites avec des tuiles courbes ajoutées bout à bout et plan sur le dos, ce qu'on nommait imbrex sûpùius. (Voy. notre fig.) Dans les ponts et ehauss s, on nomme rigole un lit artificiel creusé dans

RIGOTEAU. — RISBERME.

le but d'amener les eaux d'une source, d'un réservoir ou même d'une rivière sur un point où elles ne pourraient arriver naturellement. C'est aussi une tranchée de petite dimension, comme celle qui reçoit la fondation d'un mur d'une épaisseur moyenne.

RIPE, s. f. — Outil du tailleur de pierre qui lui sert à racler et polir la pierre. Le

" Imbrex supinus.

Rigole (Fouille en). — Voy. Fouille.

Rigole d'assèchement. — Canalisation pratiquée dans un drainage pour assécher le terrain. C'est aussi,' sur les voies ferrées, des ados très rapprochés qui permettent aux eaux de se réunir et de s'écouler rapidement : c'est l'intervalle de deux ados qui forme rigole; on en établit dans tous les endroits où le ballast est placé sur un sol imperméable.

RIGOTEAU. — Terme impropre employé au lieu et place de NlGOTEAU (voy. ce mot).

RINCEAU, s. m. — Ornement composé de branches, de fleurs, de fruits, de feuilles d'acanthe, etc., disposés par enroulements. Souvent ces branches recourbées paraissent sortir de culots de feuilles. L'architecture romaine et celle de la renaissance ont fait un large emploi des rinceaux, surtout pour décorer des frises, des champs de pilastres et des panneaux. Au mot Frise (pi. XIV) le lecteur trouvera deux beaux spécimens de rinceaux de l'architecture romaine. — En termes de blason, on nomme rinceaux des branches chargées de feuilles.

RINGARD, s. m. — Petite barre de fer soudée au bout d'une autre trop courte pour être tenue au feu à l'aide des tenailles. — C'est aussi une tige cylindrique de fer dont l'une des extrémités est recourbée et l'autre emmanchée en bois ; cet ustensile sert à attiser le feu.

RIPAGE, s. m. — Action de racler la pierre à la Ripe (voy. ce mot).

Fig. 1. — Ripe coudre.

ripage est le dernier travail qu'on exécute sur la pierre. La ripe est un outil qui mesure envi-

Fig. 2. — Ripe droite denttt.

ron 0m,40 de longueur; sa tête, recourbée, est aplatie et armée de dents serrées. Il en existe de divers genres : nos figures en montrent deux types.

RIPER, v. a. — Gratter la pierre avec la Ripe, faire un Ripage (voy. ces mots). — En termes de marine, c'est faire glisser une pièce de bois sur le corps qui la supporte.

RIPOIRE, s. m. — Cordage de chanvre et de crin entre les torons duquel on fait passer les fils et cordes qui sortent du goudron , afin de leur faire dégorger l'excès de goudron qu'ils ont absorbé.

RISBERME, s. m. — Intervalle compris entre des pieux jointifs et un batardeau. C'est aussi un talus établi dans le but de protéger le pied de quelque ouvrage hydraulique, ainsi qu'un espace réservé au pied de la jetée d'un port ou d'une construction sous l'eau, ann

RIVE. - ROANE.

d'assurer Les fondations contre des courante mi contre des affouillements causés par la m< .

On établi! en avanl des maç teries des

fasoines el des grillages qui sont maintenus en place par des palançons et de gros quari iers de pierre. En termes de fortification, une risberme est une retraite garnie de fascinage au pied d'un mur de terre.

RIVE, s. /. — C'est le bord, l'arête d'un objet. — En couverture, on nomme bordure de rive, ou simplement riva, la bordure en terre cuite qui termine une toiture en tuiles sur le mur pignon, de même qu'on nomme fronton de rive une sorte d'antéfixe placé au sommet du pignon, et duquel partent les deux cours de rives. (Voy. FRONTON.)

Les paveurs nomment rives les côtés d'un pavé quand il est en place, c'est-à-dire enfoncé dans le sol.

RIVEMENT , s. m. — Action de river ; on dit : le rivement de ce clou est difficile.

RIVER, v. a. — Abattre la pointe d'un clou sur l'autre côté de l'objet qu'il transperce et aplatir cette pointe, pour l'empêcher de sortir. C'est aussi faire un rivement et une rivure. Pour river, on aplatit peu à peu l'extrémité d'un tenon, d'une goupille ou d'un rivet avec la panne, ensuite avec la tête du marteau. On frappe les objets à river sur une virole nommée contre-rivure, ou bien sur une bande de fer ou une penture, quand il s'agit de river sur celle-ci. •

River en goutte de suif. — C'est faire l'extrémité de la cheville de la goupille ou du rivet en forme de goutte de suif ou de tête de champignon. Pour les gros rivets, on obtient la goutte de suif en les frappant sur une sorte d'étampe nommée Bouterolle (voy. ce mot).

RIVET, s. m. — Sorte de clou assez court et gros ayant une tête en goutte de suif d'un côté; l'autre côté traverse les pièces à réunir dans un trou calibré à cet effet. Quand le rivet est en place, on rabat cette extrémité de manière à former une seconde tête au rivet. Notre

figure montre deus rivets : le premier

esta bête sphérique, le second en goutte de suif ; le troisième indique une goupille non i mais sur laquelle on peut obtenir des Quand les rivets sont tout petits, le rivement se lait à froid ; quand ils sont forts, un forg jette le riv< ; chauffé à rouge au riveur, qui le

Bireta.

reçoit avec ses tenailles, l'introduit dans le trou et rive. Cette opération se pratiqui rapidement, et .si les deux ouvriers, celui qui lance le rivet chauffé au rouge blanc et celui qui le reçoit, sont d'une grande habileté, il est rare qu'un rivet lancé de la forge tombe à terre. Indépendamment du rivet à goutte de suif, il y a des rivets mé/>Iats, à tite ronde, des clous-rivets, etc. Ces divers rivets servent à assembler des feuilles de tôle avec des fers cornières.

Rivet. — Bord d'un toit qui se termine à un pignon.

RIVEUR, s. m. — Ouvrier qui enfonce les Rivets (voy. ce mot).

RIVOIR, s. m. — Marteau de l'établi ou de l'ouvrier de ville. Il y a de gros et de petits rivoirs ; on les nomme ainsi parce que leur panne leur permet de faire les secondes têtes des rivets. On nomme aussi ce marteau bouterolle, d'où le terme Bouteroller (voy. ce mot).

RIVURE, s.f. — Résultat d'un rivement.

— C'est aussi le nom d'une petite broche qui sert aux assemblages et se rive. Les deux ailes d'une fiche en tôle sont réunies par une rivure.

ROANE ou ROUAXE, s. f. — Instrument en fer terminé par deux pointes servant aux marchands à marquer leurs bois.

Sorte de grande tarière servant à percer les corps de pompe en bois. (Pernot , Dictionnaire dis mots techniques, etc.)

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