ROUE D'AUBES. — ROULEAU
tiers qui marquent les bois, à tracer des cercles. (Voy. Roane.)
ROUE D'AUBES. — Voy. le terme suivant.
ROUE A EAU. — Machine de forme circulaire semblable à une roue, mais qui est munie sur sa circonférence à? augets ou de •palettes; d'où les roues dites à augets et à palettes : on nomme aussi ces dernières roues à aubes ou roues d'aubes. On utilise ces deux genres de roues comme force motrice, parce que l'eau, en tombant d'une certaine élévation dans les augets ou sur les palettes, fait tourner un arbre horizontal qui transmet le mouvement au moyen d'un engrenage ou autrement.
Roue dentée. — Roue dont la circonférence est armée de dents et qui est employée dans les Engrenages (voy. ce mot).
Roue a rochet. — Roue dont la circonférence est garnie de dents pointues et plus ou moins inclinées, entre lesquelles pénètre un levier, nommé cliquet ou rochet, qui est mo-
Roue à rochet.
bile autour d'un axe, mais qu'un ressort presse constamment contre les dents de la roue, de sorte que la roue tournant dans le sens de l'inclinaison des dents fonctionne ; mais elle ne peut aller en arrière, parce que le cliquet ou rochet s'oppose à un mouvement rétrograde.
ROUET, s. m. — Assemblage circulaire en charpente, composé de madriers de 0m,10 à 0m,12 d'épaisseur, et qui sert de plate-forme ou plancher pour fonder un puits. C'est sur le rouet que portent les premières assises de maçonnerie. Cette charpente est assemblée en
queue d'aronde, chevillée, et quelquefois les pièces qui la composent sont reliées entre elles par des plates-bandes ou liens en fer. C'est aussi une enrayure de charpente ronde ou à pans qui porte la charpente d'une flèche de clocher ou la lanterne d'un dôme. — Dans un moulin à eau ou à vent, on nomme rouet la roue armée de dents qui engrène avec les fuseaux de la lanterne pour mettre l'arbre du moulin en mouvement. — En serrurerie, le rouet est, dans la garniture d'une serrure, une pièce en tôle qui a la forme d'une portion de cercle dans laquelle s'engagent les fentes ou entailles du panneton de la clef ; ce qui fait que souvent on donne le nom de rouet à l'ensemble des fentes pratiquées sur le panneton d'une clef. (Voy. Garniture.) Il y a des rouets simples, des rouets foncés, àfaucillon, à fond de cuve, etc.
Enfin on donne quelquefois le nom de rouet au Tire-plomb (voy. ce mot).
ROUCE, s. m. — Couleur employée en peinture. Il existe une infinie variété de couleurs rouges ; on les divise en deux classes : les rouges minéraux, et les rouges végétaux.
Dans la première classe se trouvent les miniums à base de plomb et les vermillons à base de mercure ; les pourpres obtenus par la décomposition des chlorures d'or et les bichlorures d'étain , enfin les rouges à base d'arsenic.
Dans la seconde classe (rouges végétaux) nous trouvons les laques de garance, de Fernambouc, les laques carminées , etc.
ROUILLE , s. f. — Oxyde de fer qui se produit naturellement sur les fers exposés a l'humidité de l'air. La rouille est donc un carbonate de fer hydraté. — C'est aussi une maladie des arbres qui est caractérisée par une poussière rouge qui recouvre les feuilles et les tiges de l'arbre.
ROULEAU, s. m. — Morceau de bois cylindrique, ou plutôt légèrement fusiforme, employé par les maçons, les bardeurs, pour le Bardai ;i; des pierres et autres matériaux lourds (voy. ce mot). — On nomme rouleau
i;o|- LÉ | bois).
RO
mm fin on fort chassie de bois, Bouvent bordé de fer, sous lequel sont fixés deux rouleaux qui tournent sous des eut ni Iles. On en place sur des chariots, sur îles binards, sur des diables, etc.
En serrurerie, on aomme rouleau an fer carillon roulé en volute. — I);ins les poulineries, [es vacheries el les bergeries, on emploie des rouleaux de bois dans les passages étroits des portes, aux angles des bâtiments, dans tous les passages difficiles, en un mot, pour empêcher les juments, les vaches et les brebis pleines de se Messer en frappant du ventre -iodes angles saillants.
Les couvreurs nomment rouleaux ou saucissons des paquets de paille nattée qu'ils attachent sous leurs échelles pour les empêcher de glisser quand elles sont appliquées sur une couverture ; en outre, ces rouleaux, amortissant le poids des ouvriers placés sur les échelles, empêchent la casse des ardoises ou des tuiles.
ROULE (Bois). — On nomme ainsi un bois desséché ou malade dans lequel les couches annuelles ne font pas corps entre elles. Ce bois est impropre à tout usage ; il n'est bon que comme bois à brûler. Quand le bois est tel par suite d'une maladie, on dit qu'il a eu la roulure.
ROULETTE, s. f. — Instrument qui sert à mesurer, et qui se compose d'un ruban de coton ou d'acier de 10 mètres de longueur (c'est le décamètre), ou de 20 mètres (c'est le double décamètre). Comme ce ruban s'enroule dans une sorte de boîte circulaire en cuir ou en laiton, on le nomme roulette.
Roulette. — Petit disque en métal, en bois dur, en corne, en faux ivoire, en porcelaine, en fonte, etc., monté sur une chape et qui peut tourner dans tous les sens. On les adapte aux pieds des meubles , afin de pouvoir déplacer ceux-ci avec facilité. Il y a des roulettes à sabot, à équerre, à gorge, etc.
ROULECR, s. m. — Ouvrier terrassier qui fait les transports à la brouette. (Voy. Relais).
ROUXOXS, s. m. — Morceau de bois or-
dinairement en frêne, de 0m,08 à 0" .<>'> de diamètre h d'uni' longueur variable entre I à 0m,80, qui sont assemblés dans deux ii.
. ce qui donne L'échelle; ou dans deux traverses, ce qui forme un râtelier d'écurie ou d'étable ÇVoj. Échelle et Râtelier.)
ROULUBE. — Voy. Roulé {Bois).
ROUTE, s.f. — Terme qui sert à désigner un certain espace limité en Largeur et qui fournit des voies de communication d'un point à un autre. Il y a des routes d'eau (canaux), des routes de fer (chemins de fer) et des routes de terre; nous n'avons à parler ici que de dernières. On les divise en France en grandes routes ou routes nationales, qui mettent en communication les chefs-lieux de département, et routes départementales, destinées à relier entre eux les chefs-lieux de canton : plus petites routes sont nommées chemins. — Une route comprend ordinairement une ch sèe pavée ou empierrée, sur laquelle se fait 1" roulage, et deux accotements. Quelquefois les routes ont des fossés ou des trottoirs, et sont plantées d'arbres. Nous n'avons pas à parler ici de leur construction, puisque nous avons étudié les principaux modes de les construire au mot Chaussée, où nous renvoyons le lecteur. Quant à la partie historique, nous en avons dit quelques mots au même terme : comme complément, nous prions le lecteur de se porter au mot Toie. Mais nous donnerons ici les largeurs qu'il convient de donner aux routes d'après l'ordonnance du 6 février 177> . et qui sont classées ainsi qu'il suit :
Les grandes routes de premier ordre seront désormais ouvertes sur une largeur de 14 mètres: les routes de second ordre, sur une largeur de 12 mètres; les routes de troisième ordre, sur une largeur de 10 mètres ; les chemins particuliers auront 8 mètres de largeur.
Ne seront compris dans les largeurs spécifiées, ni les fossés, ni les empattements des talus et glacis.
L'ouverture des routes nationales traversant les forêts doit avoir 20 mètres de largeur. Les grandes routes non plantées et susceptibles d*être plantées le seront en arbres forestiers ou fruitiers, suivant les localités, par les propriétaires riverains.
ROUVERIN. — RUE.
Les plantations seront faites dans l'intérieur de la route et sur le terrain appartenant à l'Etat, avec un contre- fossé qui sera entretenu par l'administration des ponts et chaussées.
Les propriétaires riverains auront la propriété des arbres et de leur produit ; ils ne pourront cependant les couper, abattre ou arracher que sur une autorisation donnée par l'administration préposée à la conservation des routes , et à la charge de remplacement.
Dans les parties des routes où les propriétaires n'auront point usé , dans le délai de deux années à compter de l'époque à laquelle l'administration aura désigné les routes qui doivent être plantées, de la faculté qui leur est donnée précédemment, le gouvernement donnera des ordres pour faire exécuter la plantation aux frais des riverains.
Dans les grandes routes dont la largeur ne permettra pas de planter sur le terrain appartenant à l'Etat, lorsque le particulier riverain voudra planter des arbres sur son terrain, à moins de 6 mètres de distance de la route, il sera tenu de réclamer et d'obtenir, de la préfecture du département, l'alignement à suivre.
Dans ce cas, le propriétaire n'aura besoin d'aucune autorisation particulière pour disposer les arbres qu'il aura plantés. Il est défendu d'entreprendre sur la largeur des routes, d'y déposer ni laisser séjourner aucuns gravois, terres, immondices, charrettes, ustensiles ou autres objets; d'y faire aucuns trous, fouilles, culture; de rompre, couper ou abattre les arbres, d'endommager les bornes milliaires, celles des ponts, et d'étendre des linges et autres objets le long des routes.
ROU VERIN, adj. — On nomme fer rouvert 'n celui qui casse à chaud sous le choc du niait eau, et qui par conséquent est difficile à forger.
ROUX (Plâtres). — On nomme ainsi les plâtres qui dans le voisinage d'un conduit de l'un ne ont pris nu ton bistre par l'effet de la famée et de la suie. Il est impossible de rendre aux plâtres ainsi colores leur couleur première ; on peul t' fois atténuer le ton bistre en couchant les plâtres avec de l'essence pure ou deux OU trois COUChe8 d'ÉCHAUDAGE | voy. ce mot).
ROYAUME. — Voy. Loupe, in fine.
RU, s. m. — Canal alimenté par un petii eau.
RUBAN, s. m. — Ornement de sculpture plus on moins évidé qui imite un ruban enroulé autour d'une baguette unie ou perlée. Ces rubans peuvent être unis ou formés par des bandes de feuilles plus ou moins découpées; ils peuvent porter dans leur milieu un rang de perles ou un rang sur chacun de leurs bords. Quand l'ornement dit baguette est décoré d'un ruban, on le nomme baguette rubannèe. (Voy. Baguette.)
RUBRIQUE, s.f. — Ocre rouge, et par suite, chez les Romains, titre ou article de loi qui était écrit avec de l'ocre rouge, tandis que les décisions et règlements des préteurs étaient écrits à la manière ordinaire, c'est-àdire à l'encre noire sur fond blanc (album). (Pers., v. 90 ; Quint., XII, 3, 11 ; Juv., XIV, 192.)
RUDENTÉ, ÉE,part. passé. — Orné, décoré de rudentures.
RUDENTURE, 5./. — Sorte de baguette ou de bâton, uni ou sculpté, en forme de roseau , qui sert à décorer le tiers inférieur des cannelures d'une colonne, qu'on nomme, à cause de cela, cannelures radentées, colonnes rudenlèes. (Voy. Cannelure et Colonne.)
RUDÉRATION, s.f. — Ce terme, dérivé du latin ruderafio (dérivé lui-même de rudus , rude, grossier), servait à désigner, chez les anciens, la première couche de pierrailles, la couche faite en matériaux grossiers servant d'assiette à l'aire d'un pavement, d'une route : ils l'appliquaient par suite au travail que nous nommons Hourdage (voy. ce mot).
RUE, s.f. — Voie de communication ménagée dans les villes entre les maisons ou les bâtiments construits en bordure sur l'espace laissé libre pour créer cette voie de communication. La beauté des rues et des places contribue' beaucoup à l'embellissement des villes.
Il n'est pas de ville où les rues soient plus pittoresques, plus curieusement groupées et entassées, pourrions-nons dire, que dans la petite ville italienne de San Remo. Des maisons
i: [JE.
hantes et Bombres forment les bordures des rues, dont la pente est bellement rapide qu'il a fallu placer des marches de distance en distance. Les façades des maisons qui se font \ is-àvis sont reliées entre elles par de hautes arcades, placées là, dit-on, pour parer aux inconvé-
nients que pourraient amener les Buitcs de tremblements di '■ rre, assez fréquents dans ce pays. Nos figures i et 2 donnent une idi l.i configuration de- ces rues bien mieux que ne le ferait une longue description. Nous ; dessiné nos figures d'après nature en 1878
ïig. 1. — Une rue de San Hemo.
deux rues font partie de la vieille ville ; elles conduisent au plateau sur lequel s'élève la modeste église, pourtant à coupole, de la Madona délia Costa. De la place qui précède cet édifice, le spectateur jouit d'une magnifique vue sur la mer et les montagnes voisines.
Suivant leur largeur, les rues portent le nom d'avenues, de boulevards et de rues propre-
ment dites ; les rues très étroites se nomment ruelles.
Les avenues sont de larges voies, souvent plantées d'arbres, qui conduisent à un monument, à une gare, à une place, et qui n'ont pas la longueur, le développement d'un boulevard , qui , lui aussi , est planté d'arbres . mais qui a de plus grandes proportions que l'avenue.