SALLE
SAINT-LEU. — Nom d'une pierre tendre calcaire, de bonne qualité', qu'on extrait des carrières de Saint-Leu (Oise). Il y a trois espèces de cette pierre. Le saint-leu proprement dit, le vergelet, et le trossg. — Le saintleu se trouve au-dessus du vergelet ; il a le grain plus gros que celui-ci; le vergelet a un grain plus dur, il en existe deux variétés dont la plus connue est le silly ; enfin le trossy est une pierre tendre analogue à la nature de certains tufs. Ces diverses variétés de pierre pèsent environ de 1,500 à 1,650 kilogrammes le mètre cube.
SAINT-NOM (Pierre de). — Roche très dure qu'on tire du département de Seine-et- Oise; la variété la plus employée, nommée roche fine, porte de 0m,48 à 0m,60 de hauteur de banc ; le poids du mètre cube est d'environ 2,350 kilogrammes.
SAINTE-ANNE. — Variété de marbre à fond noir ou noirâtre, faiblement veiné de gris et de blanc, qu'on extrait de certaines carrières de la Belgique. Ces marbres font des chambranles de cheminée à bon marché.
SAINTE-MARGUERITE (Pierre de). — Cette pierre se tire des carrières des environs de Montereau; il en existe trois qualités distinctes , dont deux sont extrêmement dures et susceptibles de prendre un beau poli : c'est une sorte de marbre d'un ton jaune. Cette pierre pèse environ 2,750 kilogrammes le mètre cube.
SALLE , s.f. — Pièce d'une grande dimension dans un édifice quelconque, et plus ou moins décorée, suivant qu'elle appartient à une maison modeste, à un hôtel privé, à un palais. Dans l'antiquité, tous les peuples ont eu dans leurs monuments des salles ayant de - proportions, leurs plafonds et leurs voûtes étaient soutenus par de- piliers ou des colonnes diversement disposés. Les As- Byriens, les Égyptiens et les Romains ont
créé îles salles il snses dans leurs palais,
dans leurs temples ou dans leurs thermes. Chez les Romains et chez les Grecs, les
portaient divers noms qui indiquaient leur destination. — Pendant le moyen âge, les maisons possédaient diverses salles qui remplissaient à la fois l'office de salon et de salle à manger ; mais on dénommait plus spécialement salle hasse une vaste pièce du rez-dechaussée dans laquelle se tenaient les gens et les familiers, tandis que le maître recevait et traitait les étrangers à l'étage principal , dans la salle haute, qu'on dénommait aussi la grande salle. Les maisons communes, ou hôtels de ville, avaient également leur grande salle ou salle commune; les abbayes et les monastères, leur salle capitulaire, dans laquelle s'assemblait le chapitre de la communauté (caput), d'où son nom de capitulaire. Cette salle était située à rez-de-chaussée ; elle étai t souvent adossée au transept de l'église ou de la chapelle, souvent elle était couverte par des voûtes magnifiques. — Pendant la renaissance, les grandes salles de château prirent le nom de galeries : telles étaient les galeries des Cerfs et de Henri II au palais de Fontainebleau (voy. Palais) ; celle des Glaces, à Versailles. Dans ces temps modernes, on a décoré ou restauré de belles salles, telles, par exemple, que la galerie d'Apollon au Louvre, la galerie dorée à la Banque de France. (Voy. Décoration.) — Dans les palais de justice, on donne le nom de salle des pas perdus à de vastes galeries servant de promenoirs aux avocats, aux plaideurs et aux hommes d'affaires. Enfin, dans notre civilisation moderne, on donne le nom de salle à une foule de locaux qu'il nous suffira de mentionner pour que le lecteur connaisse l'usage de ces pièces, ce sont : la salle à manger, la salle de compagnie OU salon, la salle de billard, la salle de bain, la salle de spectacle, la salle de concert, la salle d'audience, la salle de police, la salle de lecture, la salle des morts, la salle d'autopsie, la salle d'hôpital, la salle d'asile, etc.
Sali, es de COURS. — Dans les grands éditai ' d'instruction publique, on nomme salles de cours des locaux plus ou moins vastes dans lesquels des professeurs font des cours: il exisie de ces salles dans les facultés de droit, de médecine, des sciences, etc. Quand ces locaux n'ont pas de grandes proportions, des