SANGUINE
relatifs aux villes et aux communes, tandis que les administrations municipales s'occupeut des mesures particulières , telles que d'assainir l'air, de fournir le plus d'eau potable possible, de prévenir et d'arrêter les épidémies, les maladies contagieuses, de réglementer la prostitution, de tenir la main à la bonne interprétation et à l'observation rigoureuse des règlements concernant le balayage et le lavage des voies publiques, de l'arrosement, de l'enlèvement des boues, des immondices, des neiges et glaces, de la vidange des fosses d'aisances, du curage des puits, puisards, canaux, rivières, de l'enfouissement des animaux morts, ainsi que des viandes et autres comestibles gâtés et corrompus. L'administration municipale s'occupe également du classement des établissements insalubres ou dangereux. (Voy. Établissements dangereux.) Le Code pénal (art. 471 et suiv.) punit d'amende, et d'emprisonnement, en cas de récidive, toutes les infractions aux règlements locaux.
Pour ce qui concerne les logements insalubres, qu'il ne faut pas confondre avec les établissements industriels insalubres que nous venons de mentionner, les causes d'insalubrité sur lesquelles l'autorité est appelée à se prononcer le plus fréquemment, ces causes sont : insuffisance de jour et d'aération, mauvaise installation des fosses d'aisances et des conduites d'eaux ménagères, humidité des logements, etc.
Quant aux établissements insalubres, ils ne peuvent être autorisés qu'après une enquête de commo do et incommoda; du reste, nul établissement, quelle que soit la classe à laquelle il appartient, ne peut être fondé sans une autorisation préalable. (Voy. Etablissements DANGEREUX, etc.)
Pour ce qui est des eaux, une ville ne peut être salubre qu'à la condition d'en posséder une quantité suffisante pour répondre ■ tous les besoins domestiques ou industriels. (Voy. Eau.) Les eaux une fois utilisées sont rejetées; il est donc indispensable que l'absorption ou la disparition «les eaux ait lieu le plus rapidemeni possible, car leur stagnation donne naissance à de nombreux inconvénients : c'est, pour obvier a ceux-ci que
sont construits les égouts des villes. (Voy. Égout.)
Enfin les voies publiques et les promenades doivent être parfaitement tenues, nettoyées et lavées, débarrassées des boues, immondices, neiges, glaces, etc., et fréquemment arrosées en été.
Tels sont les principaux points sur lesquels se porte l'attention municipale, en ce qui concerne la salubrité et l'hygiène publiques ; ajoutons que, dans les grandes villes, il existe des commissions, dites d'hygiène et de salubrité, qui s'occupent exclusivement de tout ce qui touche de près ou de loin aux questions de salubrité.
SANCTUAIRE, s. m. — Partie des temples anciens dans laquelle se trouvait placée la représentation de la divinité, et qui correspond au chœur des églises catholiques. (Voy. Chœur.)
SANDARAQUE, s. f. — Substance employée dans la fabrication des vernis : c'est une sorte de gomme résineuse qui découle en larmes claires et luisantes d'une variété particulière de genévrier des pays chauds. C'est la meilleure des résines à employer pour la fabrication des vernis blancs, et c'est grâce à la sandaraque que ceux-ci ont une solidité considérable. — Il n'entre pas de la sandaraque dans les vernis à la gomme laque.
SANG-DE-DRAGON, s. m. - - Couleur d'une grande intensité de ton, rougeâtre, qui est surtout employée par les aquarellistes. Cette couleur est tirée d'une résine provenant du dracoiinicr, laquelle résine est sèche, (Viable, de couleur rouge analogue au ton d'un sang foncé et caillé ; elle entre dans la composition de certains vernis bruns.
SANGUINE, s.f. — Fer oxydé rouge, ou minerai de fer, qui a l'aspect d'une pierre rougeâtre onctueuse au toucher. Cette pierre se présente sous forme de longues lamelles; elle est. dure et assez lourde; elle sert à de nombreux usages : à faire des brunissoirs pour
polir les métaux et brunir l'or (voy. Brunis-
SANTE (maison- db). - SARCOPHAGE.
sont), pour fabriquer dea crayons de sanguine. Les menuisiers el les charpentiers l'emploient à l'étal naturel pour tracer des marques sur leurs bois. — On nomme aussi la sanguine pierre hématite.
SANTÉ (Maison de). - ■ Voy. Maison de santé, et Hospitaliees, Bâtiments.
SAPE, s./. — Tranchée faite eu sous-œuvre au pied d'un mur, d'un terrassement, d'un glacis, etc., pour les faire tomber; d'où le nom de sapeur, donné à celui qui sape, et de
sapeurs-pompiers, aux hommes qui font ]. des corps chargés d'éteindre les incei lesquels sont souvent obligés d'employer, outre la pompe, la sape pour circonscrire le feu.
SAPER, v. a. — Faire une sape, travailler à la sape, c'est-à-dire abattre au moyen de tranchées pratiquées en sous-œuvre des murs ou des pans de mur, des terrassements, des fortifications, etc. — Les outils employés jxtur saper sont la hache, des têtus, des marteaux, des masses et des pinces. — Saper une butte, c'est, après y avoir pratiqué une tranchée, un
Kg. 1. — Sarcophage de Cuéus Scipion Barbatus.
chevalement et des étrésillonnements en dessous, mettre le feu à tout l'ouvrage pour opérer son éboulement.
SAPIN, s. m. — Bois tendre et léger, plus ou moins résineux suivant sa variété, rayé de veines blanches et jaunâtres qui se colorent toujours plus fortement au fur et à mesure que le bois vieillit. Le sapin est très employé dans les industries du bâtiment pour la charpente et la menuiserie ; les variétés les plus usuelles sont les sapins du Nord et ceux de Lorraine. On les distingue en sapin liane et sapin rouge, suivant qu'ils ont été ou non saignés, c'est-à-dire privés de leur résine; on les débite en poutres, poutrelles, chevrons, planches et madriers. (Voy. Pin et Pitchpin.)
SAPINE, s./. — Longue pièce de bois de
sapin en grume qu'on utilise dans les travaux de construction pour construire les éehafauds élevés qu'on nomme tours, sapines, ou Montecharges (voy. ce mot).
SARCOPHAGE, s. m. — Ce terme (dérivé du grec «rapl, capxo'?, chair, et cpaysiv, manger) signifie littéralement mange-chair, Carnivore; il a été donné à tous les récipients en pierre ou en marbre destinés à renfermer les restes mortels de grands personnages. On a employé pour les premiers sarcophages une espèce de pierre calcaire, la pierre assienne, qu'on tirait d'Assos en Troade ; elle avait la singulière propriété de consumer dans l'espace de quarante jours la chair et les os d'un cadavre; seules les dents résistaient à cette action consumante (Pline, H. X., XXXVI. 27) : aussi employait-on cette pierre pour faire des car-