SAS
eueils, quand on enterrait des cadavres, au lieu de les incinérer. Les sarcophages sont généralement de forme quadrangulaire et le dessus est bombé, angulaire ou droit : dans ce dernier cas, ils affectent la forme d'un parallélépipède. On en faisait en terre cuite, en plomb, en maçonnerie et même en verre (1). Notre figure 1 montre un sarcophage, celui de Cnéus Scipion Barbatus, trouvé dans le tombeau de la famille des Scipions, et qu'on voit aujourd'hui
au musée du Vatican à Rome. Ce sarcophage est assez simple. Plus tard on en fit de très ornés ; l'un des plus beaux et des plus connus est celui de Cécilia Métella, que montre notre figure 2 : nous avons dessiné ce monument d'après les restaurations de MM. Leveil et Ancelet.
Quand les sarcophages ne contiennent pas le corps du défunt, que ce sont simplement des monuments élevés en leur honneur, on
Fig. 2. — Sarcophage de Cécilia Métella.
les nomme Cénotaphes (voy. ce mot et Tombeau).
SARDE nu SARDOINE, s./. — Variété d'agate d'un beau jaune strié de veines orangé - et jaunâtres foncées. Une variété mélantvec de l'onyx fournit le sarâonyr, qui sde altemativemeni des teintes mates et brillantes, ei d'antres transparentes.
(1) D'après Tï:"itissier (Wsf. <U- Varl minium., p. f>3.r>), qni dit, d'après les historiens , que les Phéniciens fabriquaient des sarcophages de verre. Malheureusement, cet auteur n'indique pas les sources où il a puisé ce renseignement.
SARRANCOLIN, s. m. — Variété de marbre très estimée, d'un ton rouge foncé avec de fortes veines blanches et grises; on le tire des carrières de Sarrancolin , petite localité du département des Hautes-Pyrénées. (Voy.
Marbre.)
SARRASIXE (Architecture). — Voy.
ARABE, Architecture.
SAS. g. m. — Dans l'architecture hydraulique, OD nomme sas un bassin bordé de quais et fermé par deux écluses. On pratique des sas sur la Longueur d'un fleuve, d'une rivière ou d'un canal , afin de faire passer, au moyen
l'UM
8A8SBE. SAVON MÉTALLIQUE.
des écluses, des bateaux d'aval en amont et réciproquemenl . | Voj . Ecluse.)
On désigne bous le même terme an tamis de crin "ii de soie, aux mailles unes, qui serl dans ks chanl iers de construcl ion à passer, à tamiser le plâtre destiné à faire les enduits des plafonds, «les murs et des cloisons. On désigne ce plâl re bous le nom de plâtre au sas, pour le distinguer des autres plâtres, plâtre ordinaire, gros plâtre, mouchette, etc.
Kg. 1.
Sauterelle en bois.
SASSER, v. a. — Passer le plâtre au sas. (Voy. l'article précédent.)
SAULE, s. m. — Arbre de petite taille qui a donné son nom à la famille des salicinées (salix, saule), et qui fournit un très mauvais bois, mais qui est cependant employé pour les constructions Rurales (voy. ce mot). Il entre dans la composition de la poudre à canon, quand, transformé en charbon, il a été réduit en poussière. Une variété de saule sert aux vanniers pour faire des corbeilles et autres travaux de vannerie.
SAUMAKI, s. m. — Variété de marbre oriental dont les plus connues sont d'un ton rouge veiné jaune, ou fond blanc veiné également jaune.
SAUMON, s. m. — Lingot de plomb, tel qu'il sort des usines et qu'on le trouve dans
le commerce. Suivant leur provenance .
saumons pèsent de 65 à 70 kdlogranan
SAUTERELLE ou FAUSSE ÉQUERRE.
— Voy. Êquerre ei Bivbau.
Sauterelle d'écurie. — Appareil qui permet d'abattre promptement les bam séparation ou les bat-flancs des écuries, afin de dégager la jambe «lu cheval <|ui aurait enjambé ces séparations. Xos figures 1 et ■> iiion-
Fig. 2. — Sauterelle en fer poli.
trent deux types de sauterelles; dans notre Traité des constructions rurales, nous en avons dessine d'autres modèles. — En serrurerie, on nomme sauterelle la branche de bascule droite d'un mouvement de sonnette, qui sert à faire un ressaut au fil de fer on cordon de tin 2
SAUTON, s. m. — Ardoise réduite sur sa largeur afin de pouvoir compléter un rang d'ardoises. Souvent, pour remployer de la vieille ardoise, on la transforme en sautoa.
SAVON MÉTALLIQUE. — Savon obtenu en versant une dissolution saturée de couperose (sulfate de fer) dans une dissolution concentrée de savon ordinaire. Il se forme, par suite, un précipité grumeleux qu'on nomme savon métallique; on le lave alors à grande eau jusqu'à ce qu'il devienne insapide.
Ce savon est employé dans la peinture à Fresque (voy. ce mot).