SERVANTE
quand elles sont plus hautes que longues. On nomme sfirures à entailler, à larder dans le bois, celles qui nécessitent ce travail: telles sont les serrures de tiroir, d'armoire, de coffre, etc.
A Paris, dans le commerce de quincaillerie, on distingue les serrures en serrures ordinaires et en serrures tnarqi/êes ou estampillées. Les bonnes marques sont Bricard frères (S. T.); l'Union des quincailliers, dont les marques sont E. T., A. G., T., J. P. M., etc.
SERRURERIE, s.f. — Art de travailler le fer, qui tire son nom et son origine de la fabrication des serrures. L'art de la serrurerie embrasse la presque totalité des travaux en fer, qu'on peut classer en trois catégories distinctes :
1° Les gros ouvrages àe. ferronnerie, tels que poutres, poitrails, filets, solives, fermes, combles, charpentes el pans de fer, ponts, serres, vérandas, etc. ;
2° Les objets dits de forge et de façons; tels que : balcons, grilles, ranipies, cJiaînes et tirants, pentures, armatures, é trier s, liens, potences, etc. ;
3° Les objets fabriqués dits de quincaillerie, tels que : serrures, verrous, targettes, loquets et loqucteaux, paumelles, fiches, charnières, piions, crochets, vis et clous.
L'emploi du fer dans les constructions remonte à une très-haute antiquité, et dès les époques grecque et romaine nous trouvons employés dans les édifices des éléments de construction en fer, tels que crampons, agrafes, goujons, queues-de-carpe, etc. (Voy. Fer-
nOXNERIE.)
SERRURIER, s. m. — Ouvrier qui exécute la plupart des ouvrages en fer employés dans la construction des édifices; autrefois le patron du serrurier se nommait maître serrurier; aujourd'hui il s'intitule, avec plus de raison pour notre époque, entrepreneur de serrurerie, car cette industrie a pris de nos jours une telle extensicin que celui qui est à la tête d'un établissement industriel de ce genre est avant tout un homme d'affaires, un administrateur qui s'occupe de l'ensemble de son
industrie et laisse à des ingénieurs civils et à des contre-maîtres le soin de la fabrication et de la partie purement technique.
Les ouvriers serruriers comprennent : les forgerons, c'est-à-dire ceux qui battent le fer à chaud, qui forgent sur l'enclume; les ajusteurs, qui liment, rapprochent les pièces, les ajustent, afin qu'elles s'emboîtent parfaitement ensemble : ce sont eux qui terminent l'ouvrage et l'amènent au point voulu pour la pose; les ferreurs, qm ferrent les pièces de menuiserie, qui posent les liens et armatures des charpentes en bois, qui chaînent les murs, qui montent les grandes pièces de charpenterie en fer, etc.; ils sont secondés par des ajusteurs, qui donnent les derniers coups de lime.
L'ouvrier de ville, ou plutôt Yhomme de ville, comme on le nomme dans l'atelier de serrurerie, est un compagnon qui fait les corvées, c'està-dire qui exécute en dehors de l'atelier, au domicile du client, les menus ouvrages de serrurerie. Enfin, dans ces dernières années, on classe comme ouvrier serrurier le poseur de sonnettes, qui autrefois était un ouvrier spécial ayant sa boutique à part, et ne faisait aucun travail de serrurerie en dehors de la pose de ses sonneries.
Les aides du serrurier sont le soufjleur, qui fait fonctionner le soufilet de forge : c'est souvent l'homme de peine, dans la petite industrie, qui remplit cette fonction; le frappeur, qui seconde le forgeron, et le perceur, qui pratique toutes sortes de percements.
SERTIR, r. a, — Faire un bourrelet autour d'une pièce pour la fixer à une autre; c'est aussi réunir une pièce de fer à une autre par un petit bourrelet pratiqué au bord du trou sur lequel on ajuste la pièce.
SERVANTE, s. f. — Appareil employé par divers corps d'état et qui sert de second point d'appui à de grandes pièces qu'on travaille. Les menuisiers emploient comme servante une tige à crémaillère portée sur un pied à quatre branches (Voy. notre fig.), et c'est sur le mentonnet, agrafé par une bride goupillée à un des crans de la crémaillèi'e, qu'ils