‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 113 sur 252 · SOL · texte numérisé non relu

SOL

SOCLE, s. m. — Ce terme, employé dans son sens générique, sert ià désigner un corps carré , moins haut que large, qui sert de base, qui sert à supporter quelques moulures ou parties d'architecture, et cela quelle que soit l'importance du fragment : ainsi les colonnes ont souvent sous leurs bases des socles ; un édifice peut être porté sur un soubassement ou socle ; ainsi on dit : le socle de cet édifice est en roche de Comblanchien.

En menuiserie, on nomme socle une assez large plinthe en bois d'épaisseur qu'on rapporte au bas d'un lambris : ce genre de socle peut être décoré de moulures ; on désigne également sous le même terme de larges planches moulurées sur leur rive supérieure, qu'on rapporte au bas des murs pour figurer de petits lambris ; enfin les menuisiers donnent encore ce nom à des champs carrés ou rectangulaires et légèrement saillants qu'on rapporte au bas des pilastres, oubien qu'on rapporte à entaille au bas des montants de chambranles.

En serrurerie, on nomme sork.^ : 1° les empâtements, en forme de congé, pratiques au bas du montant d'une grille d'appui , d'un arc-boutant d'une console ; 2° aux bandes de tôle qu'on rapporte sur le sommier d'une grille.

SOFFITE, s. }n. — Dessous d'un ouvrage suspendu, tel qu'un plafond orné de compartiments et de caissons décorés de rosaces ; mais on applique surtout ce terme aux snr-

Softite de la coroiche du temple de Murs Vcngeiir.

faces vues en dessous des architraves ou des larmiers. Les principaux ordres d'architecture ont chacun des soSites distinctifs : ainsi les corniches doriques ont leur soflite décoré de gouttes disposées sur plusieurs

rangs correspondants aux gouttes figurées au bas des triglyphes; dans l'ordre ionique, le soffite de la corniche est décoré de denticules et parfois de petites rosaces; enfin, dans le corinthien, le soffite de la corniche est décoré de petits compartiments séparés par des modillons richement sculptés, et chaque compartiment a son centre orné d'une rosace. Notre figure montre le soffite du larmier de la corniche du temple de Mars Vengeur.

— Ce terme est dérivé de l'italien sofflfo.

SOFFRE, s. m. — Fort anneau de fer qu'on place sous une pièce en fer qu'on veut percer.

SOL, s. m. — Surface sur laquelle reposent les corps terrestres ; c'est donc aussi la superficie sur laquelle on élève les constructions. A ce point de vue, on qualifie le sol de bon, de médiocre, de mauvais. Il est bon, quand il est composé de terre forte, compacte, mélangée à du caillou, à du gros gravier; le gros sable et le roc sont aussi de bons sols. Les sols médiocres sont ceux qui sont médiocrement compressibles. Enfin, les mauvais sols sont très-compressibles ; les terrains tourbeux, la glaise, etc., sont classés parmi ceux-ci. L'architecte doit prendre de grandes précautions pour fonder sur les mauvais sols. (Voy. Fondation.)

Jleisprudexce et législation. — En termes de droit, le sol est le terrain, le fonds d'un héritage. D'après les articles 540 et .551 du Code civil, la propriété du sol emporte celle du dessus et du dessous. Le propriétaire est libre de faire sur son terrain à peu près tout ce qu'il lui plaît, en respectant toutefois les règlements et les lois d'ordre public ou d'intérêt général, et en respectant aussi les ordonnances de police, les servitudes et les droits légalement acquis aux voisins, enfin en observant les lois et les décrets relatifs aux mines. {Code civil, art. 552 et suiv.) — Le propriétaire qui, par un motif ou un travail quelconque, fouille le dessous de son sol, doit prendre des précautions pour ne pas fouiller le sol de son voisin. (Yoy. Fouille.) Il ne peut non plus élever ni abaisser le niveau de

SOLAIRE (cAnuAx;

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