‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 124 sur 252 · SPATULE · texte numérisé non relu

SPATULE

ploie cette brosse pour adoucir les veines formées par les dents du Peigne. ( Voy. ce mot. ) Il y a deux types de spalfor : l'un qui sert :\

SPEOUS.

Spalter.

Teiner largement, et le second, beaucoup plus f fort (Voy. notre fig.), qui est employé pour passer légèrement sur l'ouvrage et lui donner le dernier coup, \e fini.

SPATULE, s./. — Outil de fer de diver-

I ses formes employé par divers corps d'état.

L'une a la forme d'une petite truelle ovale et

pointue ; elle est employée par les marbriers et

Spatalo.

les serruriers pour gcàcher le plâtre pour les scellements qu'ils ont à exécuter. (Voy. notre fig.) Une autre possède un fer large et plat, flexible; elle est employée par les vitriers pour mastiquer et par les peintres pour réparer les moulures avec du plâtre à modeler ou du mastic.

SPÉCIALITÉ, s.f. — Branche de travaux à laquelle un ouvrier se livre ou une personne se consacre. Parmi les peintres, il y a plusieurs spécialités : les uns font les marbres , les autres les moulures, ceux-ci les faux bois, ceux-là la lettre ; on appelle ces spécialistes marbriers, filteurs, peintres de faux bois, de lettres. Le métreur vérificateur est un architecte spécia-

liste qui ne s'occupe que des écritures du bâtiment, des devis, des métrés, de la vérification des travaux et des mémoires ; ces derniers sont revus souvent par un spécialiste nommé réviseur.

SPÉCULAIRE (Pierre). — Espèce d'albâtre gypseus et transparent, de talc, que dans l'antiquité on débitait en lames minces pour l'employer aux lieux et places où nous posons aujourd'hui du verre. Les vitres dans l'antiquité étaient donc formées avec des tablettes de pierre spéculaire. On nommait ainsi cette pierre parce que chez les Romains on donnait aux châssis de fenêtre le nom de specularis, specularia, et par suite on aurait nommé tapis specularis la pierre employée comme carreaux de vitres. (Senec, Ep. 90 et 86.) Cette pierre servait également pour couvrir des serres et des châssis de couche. ( Pline, JT. X. , XIX, 23; Columelle, XI, 3, 52.) Pline, dans un autre passage, en parlant du vernis employé par Apelle, dit qu'à travers ce vernis l'on voyait sa peinture comme au travers d'une pierre spéculaire : Veluti pcr lapident sjjecularem intucntilius. On tirait cette pierre de Cappadoce, de Chypre, de la Sicile, de l'Afrique; mais la meilleure venait d'Espagne. Il existait,' du reste, diverses variétés de pierres spéculaires ; les plus estimées étaient celles qui étaient les plus transparentes ; parmi celles-ci nous citerons nue variété -aormnée pheugites , que Néron avait employée à la construction d'un temple à la Fortune élevé dans l'enceinte de sa Maison dorée et dans l'intérieur duquel, au dire de Pline, on voyait, même les portes fermées : Forihus opertis, interdik claritas ibi diurna erat. Au dire du même auteur, on fabriquait avec cette pierre des ruches, afin de pouvoir observer le travail des abeilles ; on voit que nos ruches de verre créées dans le même but n'ont rien de nouveau. ( Voy. Htpèthre, Fenêtre, Verre.)

SPECUS. — Terme d'antiquités qui servait à désigner une caverne et par suite le canal sombre d'un aqueduc fermé. ( Frontin, Aq., 17, 21, 91; Vitr., VIII, 7.) (Voy. Aqueduc et Puits. )

SPEOS, - SPHEROÏDE.

SPÉOS, s. m. — Temple souterrain de l'ancienne Egypte. Ces édifices étaient souvent taillés dans le flanc des montagnes par la main des hommes, et leur plan était conçu de même que celui des temples érigés sur le sol. On trouve d'abord le 'pronaos, le naos, le sanctuaire, et souvent des cryptes. — Quand les spéos étaient précédés de diverses constructions qui servaient à pénétrer dans le spéos, on les nommaithèmi-spèos. Ainsi le temple de Girchè, dédié par Sésostris au dieu Phta, était un hémi-sphéos. Il en subsiste encore de beaux restes, c'est une grande salle soutenue par dix piliers contre lesquels sont adossés autant de colosses d'un travail remarquable. Au mot Égyptien {Art), planche XXIX, le lecteur pourra voir l'intérieur d'un temple.

A Ibrim, dans la Nubie, dénommé rrimis par les géographes grecs , il y a quatre spéos entièrement creusés dans la montagne et qui ont été consacrés par des gouverneurs éthiopiens à des rois de la dix-huitième et de la dixneuvième dynastie ; l'un d'eux, dit celui de SU. silis, a sa façade formée par deux rangs de bas-reliefs taillés dans le roc. Dans la Nubie inférieure, à Ibsamboul, qu'on nomme aussi avec plus de raison Abou-Simbel, Ramsès II, dit le Grand, fit creuser deux spéos. Le plus petit, dédié à la Vénus égyptienne, à la déesse Hathor, a sa façade décorée de six colosses qui représentent Ramsès, Nowré-Ari, sa femme, et leurs enfants. Le grand spéos d'Abou-Simbel a été dédié au Soleil. Le travail que cette excavation a coûté, dit Champollion {Lettres surl'Éffi/pte, p. 119) effraye l'imagination. La façade est décorée de quatre colosses, deux de chaque côté de la porte, qui représentent Ramsès. Ce monument comprend seize salles. La première est soutenue par huit piliers contre lesquels sont adossés huit colosses qui représentent Osiris sous les traits de Ramsès, qui est très-ressemblant, comme on a pu en juger par les autres figures de ce prince qu'on a retrouvées à Memphis et à Thèbes. Sur les parois de cette vaste salle règne une suite de bas-reliefs historiques et religieux relatifs aux conquêtes de ce pharaon en Asie et en Afrique. On a recueilli dans ce spéos des inscriptions donnant la liste des enfants de Ramsès et la

relation d'une guerre contre les Khétas, ou habitants d'une confédération asiatique dont le territoire comprenait la Syrie, la Mésopotamie et une partie de l'Asie Mineure. Cette guerre se termina par un traité de paix à la suite duquel le pharaon épousa la fille du chef des Khétas. Dans cette guerre, Rhamsès faillit être fait prisonnier; mais, au lieu de capituler, il montra un grand sang-froid et beaucoup de courage. Ce fait est raconté tout au long dans un poëme de Penthaour ou Pentour, dont le musée du Louvre, salle historique, contient une page. — Les autres salles de ce' spéos ont les parois de leurs murs couvertes de bas-reliefs religieux; enfin le sanctuaire possède quatre statues assises qui représentent Ramsès au milieu de Phta, de Phré et d'Ammon-Ra. Le pronaos de ce temple ne mesure pas moins de IT^jôO de profondeur sur 1.5 mètres de largeur; quant à la cella, elle a environ 7"',80 de longueur.

SPHÈRE, s./. — Solide ayant la forme d'une boule dont tous les points de la surface sont également distants d'un point intérieur appelé centre. Ce solide peut donc être engendré par la révolution d'une demi-circonférence tournant autour de son diamètre. Le volume de la sphère est le suivant :

'tiR^ ou V =

SPHÉRIQUE , adj. — Qui a la forme de la sphère. Il y a des voûtes, des combles, des u dômes sphériques. f?

SPHÉRISTÈRE, s. m. — Ce terme, dérivé du grec (ToaipiiTTvîpiov, sert à désigner une salle des gymnases , des thermes et autres lieux publics, dans laquelle on jouait à la balle. Les belles maisons romaines possédaient souvent un sphéristère {splixristerium). Les villas possédaient également de ces jeux de paume. Pline le .Tcune {Ep., II, 17, 12; V, G, 27), en donnant la description de ses maisons de campagne de Laurentum et de Toscanum, y parle des sphéristères.

SPHÉROÏDE, s.m. — Solide dont la forme

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