‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 123 sur 252 · SOUTERRAIN · texte numérisé non relu

SOUTERRAIN

SPALTER.

Il ne nous reste plus qu'à étudier divers moyens de construction des murs de soutènement. On les fait droits, quand il sont peu d'effort à supporter (fig. 2); on les fait en talus légèrement inclinés en dehors (fig. 3), ou en dedans (fig. 4), avec des rcdans intérieurs ( fig. 5 ), avec des contre-forts simples ( fig. 6 ), avec des contre-forts renforcés ou en arcade (fig. 7), avec de grands arcs en décharge, sur un ou deux étages (fig. 8).

De toutes les formes des murs de soutènement que nous venons de donner, la construction la plus économique est le mur sans fruit avec contre-forts à l'extérieur; c'est même

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Fig. 8. — Mur de soutènement avec ores de décharge.

la plus logique, car la paroi du mur ou masque bute contre le contre-fort et ne peut se séparer de lui, tandis que si le contre-fort est intérieur, la paroi peut se séparer de lui, et dès lors le mur peut boucler ou subir d'autres avaries. Malheureusement, il n'est pas toujours possible d'adopter le contre-fort extérieur, soit parce qu'il est gênant, soit parce qu'il produit mauvais effet. La forme à donner aux contreforts est variable; ils sont à base rectangulaire, à base trapézoïdale, à base rectangulaire et réunie au mur par un adoucissement formé par un arc de cercle de cha(jue côté, ou bien cette base rectangulaire est flanquée de deux colonnes ou plutôt de deux accotements arrondis. Pour prévenir le décollement du

mur et des contre-forts, on emploie avec succès des arcs de décharge reliant entre eux les contre-forts, de sorte que l'ensemble de la maçonnerie est solidaire, parce qu'elle est fortemont reliée. Au moyen âge, ce mode de réconforter les murs était très-connu ; beaucoup d'édifices nous en montrent des exemples, mais dans aucun l'efficacité de ce système n'est pins saillant que dans le palais des papes à Avignon. (Voy. Française {Architecture), fig. 6.)

SOUTERRAIN, NE, «rfy. — Qui est sous terre. Constructions souterraines , c'est-à-dire construites sous le sol ; chapelle souterraine, chapelle construite dans une crypte. — Pris substantivement, on nomme souterrain un lieu qui se trouve sous terre, soit qu'il ait été construit par la main de l'homme, soit qu'il iwovienne d'un ou\Tage naturel ; les grottes, les cavernes creusées dans le flanc des roches, sont des souterrains naturels ; les hypogées, les catacombes, les tunnels, les réservoirs sous terre, sont des souterrains creusés par la main de l'homme.

SPALME, s. m. — Toute espèce d'enduit employé dans la marine.

SPALMER, r. a. — Nettoyer la carène d'un navire et la siiiffer , c'est-à-dire mettre du suif dessus; on dit aussi espahner, et même sparmer, car nous lisons dans Lepage {Lois du bâtiment, t. II, p. 215 ) : « On appelle sparmcr, mettre du suif par-dessus le goudron; l'usufruitier est tenu, comme d'un simple entretien, de faire calfater, goudronner et xparmer le bateau. »

SPALT, s. m. — Ce terme est synonyme de Mastic des fontaixiers. (Voy. ce mot.) On désigne aussi sous ce terme : 1° un mastic formé de ciment et de poix-résine ; 2" une pierre dont se servent les fondeui'S pour mettre les métaux en fusion. 3° Les artistes peintres donnent ce nom au liiturae de .liuléc.

SPALTER, s. m. — (ienre de pinceau anglais fait avec des poils de petit-gris et qui sert pour travailler sur les faux bois ; on em-

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